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Coke en stock (CCXCVIII) : d’autres surprises encore

Nous ne sommes pas au bout de nos surprises pendant la pandémie. D’autres pays et d’autres avions ont participé bien sûr à perpétuer et entretenir le trafic, avec là encore de belles surprises dont la principale est bolivienne, avec la découverte d’une vraie entreprise à retaper les épaves d’avions pour les faire revoler au mépris de toutes les règles existantes de sécurité aérienne. La seconde étant une révolte anti-drogue citoyenne dans le Beni, toujours en Bolivie, et la dernière une saisie sidérante sur une ligne aérienne dominicaine qui n’a fait aucun bruit dans la presse (belge !), pour des raisons que l’on aimerait bien pouvoir expliquer…

On n’a pas chômé non plus au Brésil 

Peu d’innovations donc,  durant cette épidémie, avec le train-train des arrivages de jets ou des Cessna bourrés de coke… sauf le 5 juin au Brésil, où on n’a pas chômé, loin de là comme vous allez le voir… avec tout d’abord un avion inattendu : celui des pompiers, et donc un avion ambulance tout rouge, hyper-visible (un Piper-Embraer Navajo 820-C, bien reconnaissable) avec sa livrée voyante atterri intact de nuit, à Fernandópolis, après avoir été forcé de le faire sous la menace des Super Tucanos FAB A-29  de l’armée de l’air brésilienne. Un avion immatriculé PT-RAS, rempli de bidons et de sachets de cocaïne : il en emportait plus de 450 kilos en effet, une fort belle prise ! Ironie de l’histoire, l’avion avait été proposé à la vente (directement sur Internet, par enchères sur le site dédié), entre deux terrains ou des appartements) en décembre 2019 par l’Etat de Goias, « considéré comme inutile ou de récupération non économique « . Les trafiquants avaient eu du nez en profitant de l’aubaine, sans même s’embarrasser à le repeindre ! Mais ils auraient pu faire moins voyant….

Des Tucanos efficaces, qui avaient déjà intercepté dans la région de Loreto un autre petit bimoteur le 19 avril, un Piper Seneca cette fois dans l’état d’Amazonas. Immatriculé PT-VGF, il emportait les sacs de fibres de cannes à sucre habituels bourrés de coke et des bidons de chlorhydrate de cocaïne : pas loin de 420 kilos au total !!! Ici, la vidéo du déchargement de l’avion, rempli à ras bords. L’avion avait été contraint de se poser sur l’aéroport de Porto Urucu, (04°53′00″S065°21′23″W) région en plein jungle et fort humide où il n’est pas toujours facile d’évoluer. Chez l’un des pilote arrêté on avait retrouvé un petit camion avec un chargement de coke. L’avion avait été suivi et surveillé depuis le Pérou.

Deux jours avant, à Flores, un autre avion avait été saisi avec 130 kilos de cocaïne à bord vers Manaus. Il provenait de Tabatinga (à 1065 kilomètres de Manaus). Le lendemain un autre avait été intercepté par les Tucanos à 8/5, après l’interception de l’armée de l’air brésilienne (FAB) à Coari (à 365 kilomètres de Manaus), avec un quantité de drogue non divulguée. Le 25 avril c’était un Beechcraft Baron immatriculé PT-LRM à la belle livrée doré et noir, posée en plein milieu d’une longue saignée en pleine forêt à Apuí à 1 122 kilomètres de Manaus), près de Gefron, un endroit pour sûr par sa taille capable de recevoir des jets (rappelez-vous cet incroyable séquence ). On avait découvert ce jour-là de la drogue, de l’essence, un Toyota Hilux immatriculé NCH 2573 (ici à droite) venu pour l’attendre, un pistolet de 9 millimètres avec des munitions du même calibre, divers équipements de communication et de navigation et de l’argent : la panoplie complète du trafiquant  !

Au Costa Rica, une bien étrange traversée du pays suivie à la trace

Opération surprise au Nicaragua le 18 mai 2020 dans le port de containers de Puerto Limón (côté Atlantique, donc, ici à gauche) : 550 kilos de coke, portant à  plus de huit tonnes de coke au  total découvertes à cet endroit, réparties en 8 266 paquets !!! Avouez que c’est  un joli score pour le 12 eme port d’Amérique Centrale, décrit dans l’ouvrage « Mares de cocaína: Las rutas náuticas del narcotráfico » de Ana Lilia Pérez, avec sa région devenue l’épicentre du trafic selon Insight Crime !). Les containers visés cette fois provenaient ou devaient se rendre à Turbo en Colombie, au Costa Rica ou vers Puerto Barrios, au Guatemala. J’ai déjà évoqué ici en février le problème de ce pays-charnière, obligé, par sa position géographique, a servi de relais essentiellement routier au trafic (et portuaire) vers le Nicaragua puis vers le Honduras ou le Salvador. C’est un endroit où l’on enterre disccrètement les avions du trafic, et où on se tire dessus lors d’atterrissages de petits Cessnas bourrés de coke (le faux N2103S de Cardenas, en octobre 2019). On y avait trouvé rappelez-vous toute une entreprise de terrassement à la base d’un réseau de distribution faisant le lien avec des ports de pêche de la côte sud servant de relais au transport de la coke. Un endroit où l’on trafique donc, et où de l’argent, beaucoup d’argent, circule, donc. Il va de soi que les antinarcos US de la DEA, avec de gros moyens comme ce gros Northrop Grumman E-8 JointStars (ici à gauche , et en dessous une de ses missions effectuée le 23 avril dernier), a radar à synthèse d’ouverture fort précis, viennent suivre de près parfois les trajets de certains petits avions ou l’endroit où ils se posent. C’est l’un d’entre eux qui va les intriguer en ce 12 février 2019 : un Cessna 210 Centurion immatriculé (faussement) N1177, arrivé comme les autres par le sud, côté Pacifique, mais qui, au lieu de s’y poser, comme les autres, avait traversé tout le pays longitudinalement en direction du nord pour se poser (de nuit) sur l’aérodrome de Tortuguero, à Pococí de Limón. A bord, trois personnes armées chacune de pistolets 9 mm, Huertas García, 34 ans; Larios Garcia, 27 ans, et Lugo Martinez, 40 ans, trois mexicains.

Pas de drogue… mais 260 000 dollars (plus de 164 millions de córdobas) en paquets de billets de banque qui ont été sagement emballés dans quatre sacs scellés sous vide. Le paiement d’une transaction de drogue, à l’évidence !

Un afflux de petits avions, au Costa-Rica, que le pays a parfaitement recyclé une fois saisis : ce sont devenus des avions de la police, peints en bleu-vert foncé ou portant les bandes rouges des gardes-côtes :

En  Argentine, un avion de collection pour trafiquer (de la marijuana) !

Près de San Justo, Santa Fe, en Argentine, le 22 février, alors que le monde bruisse déjà du Covid19, on retrouve replié sur un poteau de clotûre de champ, aile droite arrachée, un bien bel avion de petite taille. Son allure comme sa décoration hyper-visible intriguent : il y a longtemps que l’on a pas vu ce genre d’engin voler. C’est en effet un Piper Cherokee PA-28-140 de première génération – il date de 1967 – et a manifestement été remis à neuf et repeint couleur « Cherry »brillante. Le premier Cherokee date de 1962. C’est sur une route rurale à proximité de la ville de Naré, dans le département de San Justo. Bref, c’est plutôt rare de voir un avion trafiquant de drogue (il a fait le chemin du Paraguay) être en même temps un avion de collection ! C’est l’ex N4380J devenu ZP-X060, dont on retrouve la proposition de vente sur le net, chez Clasipar.com, annoncé à 57 000 dollars quand même (c’est cher !) par un dénommé « Velasquez ». L’avion était « visible dans la propriété rurale de Pedro Juan » était-il indiqué ». Pedro Juan Caballero, on suppose, situé à la frontière avec le Brésil. L’enquête a révélé que le pilote a bénéficié de l’aide d’officiers de police locaux : « au cours du week-end, un ancien agent de la police de Santa Fe a été arrêté dans le cadre de l’enquête sur l’avion trouvé samedi 22 février sur une route rurale près de la ville de San Justo. Il s’agit de l’ancien officier de police Carlos Alberto « Pipi » Maldonado, qui a été transféré ce lundi devant la Cour fédérale pour prendre une déclaration d’enquête sur le crime de « complot » pour le prétendu trafic de drogue. Selon le journal El Litoral, Maldonado a été arrêté le samedi 29 février dans la ville de Tostado, au nord de la province de Santa Fe, où il est soupçonné de s’être échappé après l’arrestation du pilote paraguayen Juan Adrián Fleitas González (arrêté par le gouverneur) Crespo le week-end dernier) (…). Pour l’affaire, il y a deux personnes détenues (le pilote et l’officier de police) et deux autres avec un mandat d’arrêt: Claudio Andrés « La Pulga » Casco et sa compagne Lorena Guadalupe Melgarejo, qui avaient fait l’objet d’une enquête pour trafic de drogue dans une cause qui a été abandonnée pour intervention de la délégation de Santa Fe de la police fédérale. Le procureur Walter Rodríguez et la brigade anti-stupéfiants de la police provinciale interviennent dans l’affaire, qui enquêtent sur le transfert présumé du Paraguay à Santa Fe d’une cargaison d’environ 200 kilogrammes de marijuana. » Le petit avion voyageait beaucoup pour son âge  : selon son GPS, il avait en effet auparavant effectué des voyages en Uruguay et au Brésil !

En Bolivie, la découverte de l’atelier du diable

En Bolivie, on a affaire à une belle prise le 29 avril avec un Cessna particulièrement chargé dans la région du Beni : 420 kilos de cocaïne à son bord en effet. L’engin ouvre logiquement donc  le journal télévisé du matin (ici à gauche). L’appareil est immatriculé CP-1892, et il ne nous est pas inconnu : c’est en effet le Cessna d’une association de joyeux drilles, des parachutistes de Santa Cruz de la Sierra, appellée Skydive Bolivia. Il a récupéré ses portes, visiblement, à l’occasion, et c’est bien la même décoration et le même appareil ! Le site des parachutistes n’a rien mis à jour depuis le 7 avril avec une intervention sur l’absence de dangers à faire du parachutisme. Le site aurait-il plongé à la verticale lui aussi ?

Autre cas. Dans une ferme appelée Paraíso dans la province de Moxos à Beni, la police avait déjà trouvé en septembre 2019 « un petit avion » (un Cessna Centurion, immatriculé CP-2040, ici à droite), 166 kilos de cocaïne et des armes. Quatre hommes avaient été arrêtés, « des garçons vachers de métier, trois boliviens et un péruvien » avait-on appris discrètement sans plus de précision : une chape de plomb était subitement tombée (et l’avion photographié plutôt de face aussi; pour ne pas révéler son immatriculation !). « Dans des sacs cachés sur la propriété, les policiers ont trouvé 157 colis contenant 166 kilos de chlorhydrate de cocaïne. On a également trouvé un fusil AK-47 à crosse pliable, un fusil AK-47 à crosse fixe, un fusil de calibre 22 et un fusil de chasse, en plus des munitions » décrit la police. On comprend vite pourquoi tant de précautions pour parler d’un éniéme Cessna bolivien transporteur de drogue. L’avion était en fait au nom de Melina Davieds Rodríguez, selon les certifications de l’Institut national de réforme agraire (INRA), or c’est la fille d’un ancien conseiller officiel et la nièce de l’ancien maire de San Joaquín, Bernardo Winston Rodríguez Ardaya ! Elle est liée au lié au MAS, le parti présidentiel d’Evo Morales (aujourd’hui en fuite en Argentine !). En prime, deux frères de Melina apparaissent également comme copropriétaires de l’hacienda, et l’un d’eux, Carlos Davieds Rodríguez, qui avait sur le dos un mandat pour le délit de trafic de drogue, n’a pourtant pas été arrêté ! Winston Julio Rodríguez Daza, surnommé le « Narcoarrepentido« (le repenti)  avait été retrouvé avec 205 kilos de cocaïne et des armes à feu lors d’une opération en 2018, dans l’hacienda appelée Las Filles. A droite ici, c’est Meyling Rodríguez avec son oncle, l’ex maire de San Joaquín (à sa gauche). Sur place, on évoque clairement le « clan Rodriguez » pour parler de cette famille !

L’usine à retaper les épaves volantes

Je vous ai déjà décrit ici en détail l’aviation bolivienne et ses casse-cous, dont de jeunes écervelés jouant avec leurs Cessna comme en France de jeunes délinquants avec leurs rodéos en scooters (ici à droite). Les avions qu’il utilisent ont la plupart du temps connu des incidents dans leur carrière, martyrisés par leurs pilotes et les condition météorologiques difficiles.

Le 17 février mars dernier, c’est un gros coup dur pour le trafic bolivien qui est frappé avec une descente de police dans une ferme transformée en hangar à aviation de Warnes, près de Santa Cruz, et la saisie de pas moins de six appareils d’un coup; un vrai garage de réparations  la sauvette pour trafiquants, dans lequel des avions parfois lourdement accidentés étaient retapés à grands coup de marteau et de postes à souder !!! Cela avait débuté par la découverte fortuite d’un atelier de chimie clandestine pour coke, au départ.  » Le 6 février, la Force spéciale de lutte contre le trafic de drogue (Felcn) a annoncé la découverte d’un laboratoire de cristallisation de chlorhydrate de cocaïne capable de produire une demi-tonne de drogue par semaine. Lors de l’opération, réalisée dans la municipalité de Roboré, à Santa Cruz, une piste clandestine et trois autocollants de plaques d’immatriculation pour des avions boliviens et un du Brésil ont également été trouvés. Les images indiquent que les plaques d’immatriculation boliviennes trouvées dans le camp de production de drogue étaient CP-2160 et CP -2750 (ici à droite). Dans le cas de la série brésilienne, c’était le PT-ONH (un avion existant, remis ici depuis au goût du jour).. »  C-dessus deux exemples des appareils retapés et repeints, les CP-3091 et CP-3035.  Cela nous rappelle beaucoup un atelier paraguayen de 2018, du même tonneau, souvenez-vous ! Quelle collection on avait pu découvrir là-bas !  !!! J’avais déjà évoqué ces tripatouillages boliviens ici-même… Tout cela au mépris de toute les règles de sécurité aérienne !!! Nota: l’endroit été l’objet d’incendies intenses l’été dernier …

C’est une entreprise dans la propriété appelée « Casa de Campo » qui ne fait pas que dans la mécanique que l’on a découvert cette incroyable affaire de maquillage d’avions, il y a en effet sur place un atelier complet de peinture et et on y confectionne aussi les fausses immatriculations comme on l’a vu !!! Ici, la visite en vidéo des découvertes : saisissant tableau ! La liste des appareils littéralement  tripatouillés relevée par les services fiscaux est édifiante relève la presse (Ahora Digital) :

Le CP-3013
« Cet avion léger a subi un accident le 30 décembre 2018 à Trinidad. Lors de l’examen de ses documents, il a été vérifié qu’il n’y avait pas de rapport de réparation dans un centre agréé, comme l’exige la norme et ils présument qu’en 2019 un autre avion a été présenté à sa place pour renouveler son certificat de navigabilité ». Ci-contre l’état dans lequel l’ion a été trouvé : et c’est donc ça que l’on fait revoler là-bas: c’est de la folie ! Un dossier très effrayant que ces avions à moitié détruits que l’on renvoie à nouveau dans les airs !

le CP-1749

« L’avion a subi un accident en 2016, le rapport de réparation est inconnu. On présume que l’avion a été réparé pour des inspections ultérieures. Le rapport signale les techniciens et le chef régional de la DGAC à Beni pour manquement à leurs devoirs. Il demande également que de nouveaux voyages en avion soient interdits. » Ici c’est le CP-3124. Et ici l’un des fournisseurs (mexicain) de ce genre d’engins abîmés et récupérés. Le spécialiste de la tôle pliée à défroisser (il faut un bon fer à repasser pour certains comme cet exemplaire à droite !). Parmi les responsables du site de récupérateurs d’avions abîmés, dont on devrait suivre davantage les ventes, je pense, on note la présence d’un ex-général de l’armée mexicaine au nom prédestiné, Pablo Banuelos Marquez-Surveyor :

Le CP-2535
« Un rapport indique que ce petit avion a été incendié au Pérou en 2017, en plus d’être répertorié comme enquêté dans deux affaires de trafic de drogue qui ont eu lieu plus tard à Santa Cruz et Beni. La situation de cet avion a été signalée à Celier Arispe, alors directeur de la DGAC, et on présume que le système Centair a été falsifié » (pour ne pas en avoir tenu compte). Ci-dessous le CP-2965 au design graphique hors normes, façon maison : celui-là, s’il se fait prendre, on le reconnaîtra tout de suite !

Le CP-2160
« L’avion est également répertorié comme abattu au Pérou en 2016, mais en 2018, le certificat de navigabilité a été délivré dans la ville de Santa Ana en échange d’un paiement présumé de 25 000 dollars. Dans ce cas, la manipulation du système Centair devient plus évidente, impliquant plus de fonctionnaires. » A gauche un avion indéterminé en phase finale de peinture, tous masques encore installés.


Le CP-2544

« L’avion a subi un accident dans lequel le propriétaire et le pilote (Mirko Elorza) sont décédés le 28 mai 2014. Une plainte cite des noms de fonctionnaires de la DGAC qui ont commercialisé les moteurs de l’avion pour 40 000 dollars, malgré le fait que ces documents sont notés dans leurs entrepôts ». Ci-contre la catastrophe avec les experts de la DGAC venus inspecter les débris : reprendre les moteurs d’un tel engin accidenté est tout simplement criminel ! De l’inconscience la plus totale !

Le CP-1231
« L’une des premières irrégularités par rapport à ce modèle d’avion de 1977 est le manque de documents sur son transfert impliquant trois présumés propriétaires, en plus du fait qu’en 2013, il a subi un accident dont les réparations ne sont pas au dossier et impliquent même la légalité. » Ci-dessous le compte-rendu officiel de l’accident de 2013 (lisible aussi ici): l’avion est crédité de « graves dommages » après un atterrissage forcé et une pale d’hélice perdue en vol ! Sur la photo, le CP-2179 est une vieille connaissance déjà repérée ici… en 2018. Le N°182-52497 celui de Loredo Armidio Villavicencio, propriétaire d’une société de taxi aérien à Trinidad (sur la photo il est à l’extrême gauche, bien reconnaissable).  Il jouxtait les avions de Martin Rapozo Villavicencio, eu aussi accidentés et retapés, et venus par container d’un peu partout (y compris de l’Alaska) !).

Le CP- 3027
« Le rapport indique que le 4 juin 2019, l’avion a subi un accident à San Ignacio de Moxos et qu’un technicien a été nommé pour vérification sur place, et qui, selon une plainte et un témoin, a reçu 5000 dollars pour ne pas s’y rendre le même jour. L’avion continue de fonctionner, mais il est présumé qu’il a également été réparé. »

Le CP-2520

« Les documents de transfert entre les différents propriétaires de cet avion – modèle 1975 – sont également peu clairs. Mais comme pour les autres cas, il existe un dossier selon lequel il a eu un accident lors de sa chute sur le toit d’une maison en 2011, mais en 2016 ses documents sont présentés sans le rapport du type de réparation qui a été effectué. » C’est un de plus beaux cas du dossier ! Ci-contre en effet à droite et à gauche l’état de l’avion CP-2520 le jour de son accident en mars 2011 ! Incroyable qu’on l’ait remis en état de vol après une telle traversée de deux murs de briques !

Le bilan de l’enquête est désastreux pour l’aviation bolivienne, au total 17 avions volant toujours sont en effet répertoriés comme invalides; surtout pour la DGAC qui a grands coups de pots de vin a laissé passer ces cercueils volants. Le Beechcraft 350 CP-2600 de la DGAC lui-même a bénéficié de certificats douteux alors que le ministre des Travaux publics, Milton Claros, a effectué dedans des voyages au Brésil note le journal note le rapport !!! Même les ministres sont mis en danger avec ces pratiques douteuses !!! Quel scandale ! Un autre Cessna, le CP-1216, un modèle type 182, avec le numéro de série C18263393 a lui reçu son certificat de navigabilité en décembre 2018, alors que l’avion avait été gravement accidenté en 2012 (cf ici à gauche) et il était resté longtemps sans moteur, un autre avion prenant alors sa place, en  falsifiant les signatures et même affirmant en joignant à son dossier des déclarations sous serment… contenant de fausses informations !!! La comptabilité de la DGAC étant désastreuse, constatent avec effarement les enquêteurs, comme d’ailleurs celle de l‘AASANA (pour « Administración de Aeropuertos y Servicios Auxiliares a la Navegación Aérea ») : sur plus de 40 vols journaliers normalement effectués depuis certains aéroports, il y en a à peine 10 d’enregistrés officiellement en Bolivie !!! Une véritable aubaine pour les trafiquants !!! Une porte ouverte pour la coke !

Autre exemple pendable encore : le 19 juillet 2108, le DGAC s’était fendue d’un communiqué à propos d’un Cessna N°20700639 immatriculé  CP-2571 découvert avec 380 kilos de cocaîne au Brésil, à Pontes e Lacerda  dans le Matto Grosso le 16 juillet 2018 (ici à gauche). Or il en existait déjà un autre avec la même référence, qui avait été retrouvé complètement écrabouillé quatre années auparavant, le 22 août 2014 à Boca Sanibeni, Satipo au Pérou (ici à droite). Selon la DGAC, le Cessna 207 « brésilien » avait ses papiers parfaitement en règle. Or l’autre, de 2014, appartenait on l’a vu à Luis Alberto Suarez Medina, un éleveur ayant des liens avec le trafic de drogue,  et avait été acheté par Christine Urnezis Rapozo, l’épouse de Martin Rapozo, habitant tous les deux Tarpon Springs, en Floride. Il volait depuis 6 ans en Bolivien répertorié par la DAGC  ! Or comme je l’ai déjà raconté ici il avait un lourd passé derrière lui ce grand Cessna 207 particulier : « ça s’est passé à Chicken (?), qui est situé en Alaska, un coin perdu et où on dénombre… 7 habitants). Au dessus de Delta Junction, il avait perdu  tout à coup de la puissance moteur et avait dû se poser en catastrophe : un des pistons de son moteur venait alors de le  lâcher: Un moteur qui avait accumulé  1 560 heures déjà  depuis la dernière  révision.  L’avion, posé en catastrophe, « avait subi des dommages importants » avait noté le rapport d’accident…. le N75703, une fois revendu (à bas prix) et exporté en Bolivie, était devenu notre fameux CP-2571 en fait ! Qui croire ? Comment avait-on pu « ressusciter » celui du Pérou ? Un deuxième communiqué de la DGAC avait bien tenté de rectifier le tir en faisant du Cessna « brésilien »un Cessna 206 plus petit… sans trop convaincre ! Le second avait bien usurpé l’identité du premier ! Quand bien même ç’eût été le bon, la DGAC avait accepté un appareil qui s’était déjà auparavant écrasé; en tout cas ce qui n’était guère mieux  !!! En voulant se défendre, la GGAC bolivienne s’était enfoncée toute seule !!!

La mise en cause du pouvoir bolivien 

Une catastrophe que ces dangers publics autorisés, qui implique aussi directement le régime de Morales :« Le rapport indique que Celier Arispe, ancien directeur de la DGAC – expilote d’Evo Morales (ici à droite, il était général de l’armée de l’air, ici à gauche) -, était au courant des faits et n’a pas engagé de poursuites contre les fonctionnaires impliqués, qui continuent d’exercer des fonctions à Beni et dans les bureaux centraux de l’institution. Il est mentionné que le système Centair, qui est la base de données utilisée par les inspecteurs pour délivrer les certificats de navigabilité, a été manipulé pour activer les avions. Différents ateliers appelés organismes de maintenance agréés (OMA) sont également impliqués. Dans plusieurs cas, des techniciens, des directeurs et des conseillers juridiques sont signalés pour manquement à leurs devoirs. L’une des plaintes indique que 25 000 dollars ont été demandés et un autre a signalé le vol de moteurs dans les entrepôts de la DGAC. Deux des avions sont répertoriés comme abattus au Pérou, mais en Bolivie, ils continuent de voler » (notre fameux 207). Depuis, l’homme de confiance de Morales est entre de sales draps, depuis janvier dernier, pour corruption en plus  : « l’ancien commandant de l’Armée de l’air bolivienne (FAB) et ancien directeur général de l’aéronautique civile, Celier Arispe, a été appréhendé hier accusé de la commission présumée de crimes de mauvaise utilisation de l’influence et d’enrichissement illicite, a rapporté le chef de la Division de la corruption publique de la Force spéciale de lutte contre le crime (FELCC), Luis Fernando Guarachi. « La plainte établit que la société du désormais arrêté Celier Arispe, tout en agissant comme officier militaire et exerçant une fonction au sein de la DGAC, a obtenu quatre contrats de quatre millions de dollars avec l’Etat », a-t-il expliqué. Guarachi a expliqué qu’Arispe et son épouse ont formé la société ‘Arbatech Construcciones’, qui a directement remporté ces quatre contrats qui réalisent le même nombre de projets de l’Unité des projets spéciaux (UPRE) pour construire des unités éducatives et sportives ». Mais lui, il est vrai, n’a pas pris le temps de fuir en Argentine ! Le voici devenu lampiste de Morales !

Retaper les avions en Bolivie est une seconde nature (voire une première), ou un sport national, à croire à constater ce désastre. En avril 2015, un Cessna immatriculé CP-2015 voit son moteur prendre feu après que son train avant ne se soit cassé net à l’atterrissage : l’avion est salement amoché montre le journal télévisé du jour (ici à droite) !!! Son propriétaire ne semble pas trop inquiet de le voir redécoller. Il a raison ce bon monsieur : lorsque l’on se rend aujourd’hui sur Trip Advisor, avec comme idée d’aller visiter les environs de Trinidad où l’avion est basé… pour voir la « Barba Azul Réserve », notamment, on retombe sur lui comme avion à touristes, le capot encore bien marqué par son aventure d’il y a cinq ans : on n’a même pas pris le soin de le repeindre !!! Sidérant !

Certains de ces engins ont été retrouvés aussi au Pérou comme celui-ci (le CP-2936, en août 2018, et ici le CP-1855 en juin ou en Uruguay. Là, c’est une histoire à tiroir en fait : le 15 janvier dernier, deux hommes, un brésilien et un bolivien sortent de prison, tout heureux d’être libérés . Il viennent de purger une période d’incarcération pour « abandon d’avion« , au bord d’un chemin rurale près de la ville de Morató, à Paysandú. en  septembre dernier. Un Cessna 210 “Centurión II » bien classique avec ses couleurs d’origine, immatriculé en Bolivie CP-2787...Ils vont vite déchanter : une procureur, Mónica Ferrero, les renvoie en effet aussitôt en prison !

Il faut dire qu’entre temps l’enquête a progressé et que l’on a retrouvé ce que transportait le Cessna : 392 kilos de cocaïne, saisis quelques temps plus tard ( le vendredi 4 octobre)  dans une maison située dans le quartier des Cumbres de Carrasco, à Montevideo.
Cinq boliviens du même secteur font partie du même lot, tous installés sur place : deux habitant dans un appartement du quartier du 21 de Setiembre, un autre rue Echevarriarza et un couple dans un immeuble situé à Benito Blanco.

En février  un amateur filme avec son portable un petit Cessna volant à basse altitude, en train de se choisir un endroit pour atterrir dans la région rurale d’élevage d’Artigas (ci-dessus à droite). L’avion posé, les policiers débarquent et trouvent dedans 347 kilos de pâte de base de coke.  Le contremaître de la ferme où l’avion a été saisi, raconte « qu’il a vu l’avion à plusieurs reprises mais ne connaissait pas la véritable raison de son vol ». Il peine à convaincre les policiers…

En décembre 2019, l’Uruguay avait effectué une prise record de 4 417 kilos de cocaïne, record national, dans une hacienda de de Soriano faisant dans le soja, la drogue dissimulé un peu partout notamment dans des pneus de tracteur. La drogue apportée à Montevideo devait embarquer dans un container pour l’Afrique !

En janvier encore avait été photographié un Cessna de type Centurion d’origine bolivienne, immatriculé CP-1627 sur le bord d’un chemin vers Okinawa Uno (des japonais sont en effet venus s’installer en Bolivie, lire ici : c’est assez surprenant en effet cette enclave !). A ses côtés un véhicule 4×4 et un vieux tracteur, près de la piste clandestine.

Pandémie, lutte contre la drogue et citoyenneté

Plus étonnant encore, peut-être où plutôt le signe que des choses bougent dans la tête des gens vis à vis de l’ampleur du trafic et du danger qu’il représente pour les populations. Le 17 juin, on assisté à une drôle de scène à Bella Vista dans le Beni, une localité d’à peine 5000 habitants. Des habitants de la communauté de Magdalena, lassés de voir un petit avion faire des aller-retours incessants sur leur aérodrome malgré le confinement, se sont mis en travers de la piste et l’ont empêché de décoller et en ajoutant sur la piste des branchages. Une première dans le genre ! Rassemblés, il avaient la veille voté ensemble pour décider leur action, et avaient averti Juan Fríasla de la FELCN, lui demandant d’envoyer la police pour examiner l’appareil, le Cessna CP-2804, (ici à droite), un avion soupçonné de transporter de la drogue. Il effectuait en effet jusqu’à 7 vols quotidiens, notamment vers une autre piste clandestine voisine, selon eux ! Le problème étant qu’à Bella Vista il n’y a que deux policiers en place, mal équipés, mal armés et vivant dans un commissariat infect ! Voyant que rien ne bougeait il ont alors déménagé eux-mêmes l’avion (ici gauche, il est aujourd’hui sur la place du village, cf l’image ci-dessous !). Incroyable vision ! L’Eglise s’en est mêlée aussi le 21 juin, avec Monseigneur Eugenio Coter, président du Réseau ecclésial panaméen-Bolivie, qui a dénoncé lors de sa messe que « tout le monde a vu la piste, le hangar et les avions qui en vienent et sont chargés de cocaïne« . Des renforts sont arrivés en la personne du maire de Magdalena, Tommy Añez; du corregidor de Bella Vista, Alonso Silva, de l’influente missionnaire religieuse Tatiana Torrico et du lieutenant-colonel de la police Erick Arturo Mealla, venus leur assurer la fin des vols (provisoire) de l’avion. Les premiers examens par micro aspiration menés à bord ont été menés, les résultats attendus pour bientôt ! En attendant, l’appareil trône sur la plage du village, sous la vigilance des habitants  :

 

La  République Dominicaine aussi 

Le 6 avril en République Dominicaine on se croirait au Brésil, avec un Embraer coincé sur le côté d’un champ de canne à sucre. C’est un PA-31 Navajo, immatriculé faussement  « YV312 » (il manque un chiffre). L’avion est visible accidenté, posé sur le ventre largement à côté d’un chemin qui aurait dû lui servir de piste d’atterrissage. Nous sommes à San Rafael de Yuma; dans le champ de la région côtière la plus à l’est de La Altagracia: C’est sur la route qui mène de La Romana à Punta Cana, près de Los Tocones. L’avion serait venu du Venezula. En janvier 2019, un petit ULM monoplace s’était déjà planté dans le même secteur et avait été retrouvé abandonné. L’engin, tout métal, ne portait aucune identification. Mais ce n’est rien en rapport de la colossale révélation faite le 14 mai dernier dans la plus parfaire indifférence hélas…

L’énorme scandale dominicain étouffé en … Belgique

Ce 14 mai est en effet paru une vraie bombe médiatique. Ce jour-là, un communiqué venu de République dominicaine affole les compteurs :  » la Direction nationale du contrôle des drogues, par l’intermédiaire de son Département des affaires internationales, a été informée par les autorités anti-stupéfiants de la ville de Bruxelles, en Belgique, de la saisie de huit valises sans passagers qui avaient été abandonnées sur le tapis-roulant convoyeur de bagages de cet aéroport, qui contenaient à l’intérieur le montant de 350 colis, vraisemblablement de la cocaïne, dont le poids nous a ensuite été rapporté comme étant de 345 kilos de cocaïne, qui étaient arrivés sur le vol régulier de la compagnie aérienne Tui Fly TB178, venant de l’aéroport international « General Gregorio Luperón », dans la province de Puerto Plata, RD, l’avion est un modèle réduit de type B-787-600, qui avait 257 passagers à bord, 175 à destination de Bruxelles et 82 passagers en transit vers d’autres destinations et un total de 161 bagages, ledit vol avait décollé à 17:40 (5:40 PM). » Après l’affaire de la 1,3 tonne d’Air France,  one dit que c’est bien au départ que ça coince, là-bas !!!

Le plus sidérant étant la totale absence d’information coté journaux belges ! Embargo ? Enquête trop sensible ? Il n’y a en  tout cas rien eu sur le sujet dans les médias du pays !! Seul Marc Fievet, toujours vigilant, en a parlé !  Incroyable : une compagnie de renom balade 345 kilos de coke sur un vol ordinaire (qui donc peut être dupliqué à l’infini) et personne n’en parle !!! Les preuves sont là pourtant : les valises, photographiés, mises à l’écart et leur contenu passé au scanner ! Seul 20 Minutes en a fait un entrefilet le 1er avril dernier dans un article sur la pandémie et la circulation de coke : « autre surprise : près de 350 kg de cette même drogue ont été saisis le 16 mars à l’aéroport de Bruxelles-Zaventem à l’arrivée d’un vol en provenance de République dominicaine. « En temps normal on fait des constatations portant sur 1 kg, 1,5 kg, 2 kg… Jamais sur une telle quantité » dans des bagages, poursuit le chef des douanes. La drogue était cachée dans « huit bagages » placés en soute, et n’a été réclamée par personne à l’arrivée, « il n’y a pas eu d’arrestation », précise-t-on au parquet de Hal-Vilvorde (centre), où une enquête a été ouverte. »

Et les dominicains de s’en laver les mains, bien sûr : « La compagnie aérienne Tui Fly Belgium (anciennement Jetairfly), est une compagnie aérienne dont le centre d’opérations aériennes est situé à Zaventem, dans le même pays; elle exploite des vols réguliers et charters. à destination et en provenance de différentes destinations en République dominicaine. Au cours de l’enquête initiale et du processus de collecte d’informations concernant la cache trouvée sur la ceinture de l’aéroport international de Belgique et signalée par les autorités dudit pays, concernant l’avion (modèle type B-787-600), il n’a aucun lien avec des sociétés aéronautiques nationales privées basées en République Dominicaine, le dit avion est la propriété de la compagnie aérienne Tui Fly Belgium« .

Le Paraguay, la station-relais

Le 13 avril, ce sont 365 kilos de cocaïne qui sont découverts (par coup de chance !) dans une ferme abandonnée de Bahia Negra en partance pour le Brésil raconte ABC Color. « Les 385 kilos de cocaïne saisis jeudi après-midi dans une hacienda abandonnée de la ville de Bahía Negra (Alto Paraguay) devaient éventuellement être transmis à des membres d’une structure criminelle qui devaient remettre la cargaison au Brésil à partir d’un point frontalier. du département de Concepción, selon des sources anti-drogue » 

« La drogue a été trouvée dans un avion monomoteur immatriculé bolivien CP-1597. Cette plaque correspond à un avion de caractéristiques similaires qui a été confisqué par les autorités du pays voisin le 11 mai 1993 dans la province de Santistevan, dans le département de Santa Cruz (nota : en Bolivie). Cet avion serait donc volé et les trafiquants de drogue auraient placé cette plaque d’immatriculation pour opérer. Selon des agents, deux policiers de Bahía Negra ont découvert l’avion presque par hasard lorsqu’il a atterri sur une hacienda abandonnée, à environ 32 kilomètres du centre-ville, peut-être pour faire le plein et continuer son voyage jusqu’à Concepción, à la frontière. avec le Brésil, ont-ils noté. »

Le 9 mars ce sont les vestiges d’un monomoteur qui ont été découverts dans la colonie indígène Ybypyte, a près de 110 km de Pedro Juan Caballero. Il ne reste que le bloc moteur de visible au milieu des débris calcinés (ici à droite). L’avion avait probablement servi à un trafic de drogue, selon la police. Les touristes font rarement un feu de camp avec un Cessna, il est vrai…

Le 27 avril dans un champ de la colonie Potrero’i d’Amambay , c’est une vieille forme bien connue d’avion léger qui est découverte portant une immatriculation brésilienne (PT-KEN) : celle d’un Cessna 310Q bien reconnaissable. L’avion a été abandonné et porte toujours ses couleurs d’origine. On le soupçonne bien sûr d’avoir apporté de la drogue.

Cela avait commencé dans l’année le 18 janvier avec un Cessna retrouvé dans la colonie Cerro Cora’i avec 387 kilos de coke, et trois persones arrêtées Diego Ronaldo Recalde Ferreira (23 ans seulement), un paraguayen ; un bolivien Pol Valcalzar González  et un brésilien de Goias, Gustavo Enrique Silva Da Rosa, un trio donc très représentatif du trafic à cet endroit qui joue en effet sur trois pays !!! Une arrestation mouvementée, en tout cas, ce jour-là, avec échange de tirs sur place.

L’avion utilisé par le gang était un classique monomoteur Cessna 210 blanc et rouge immatriculé au Brésil PT-SOM.  Ont été trouvé sur place trois armes de gros calibre, des chargeurs, des munitions, des uniformes camouflés et plusieurs jerrycans chargés de carburant, plus des radios de type «talkie-walkie ». La panoplie complète habituelle ! Les colis de cocaïne, présumés d’origine bolivienne, étaient dans deux camionnettes qui se trouvaient à proximité de l’avion, répartis dans plusieurs sacs de jute.

Au Paraguay, s’est aussi produit un autre événement discret le 7 janvier 2020. Mais celui-là; si vous le voulez bien, étant donné son importance cruciale, on va lui réserver quelques pages futures. On était presqu’arrivé à lui, dans notre quête, souvenez-vous… il y a deux ans déjà, au Paraguay, à Asuncion, et celui-là; c’est une des clés fondamentales de tout un fonctionnement depuis des années, à vrai dire ! Il en a nous raconter en effet. Pour nous expliquer pourquoi par exemple la DEA, qui était sur le point de le choper, avec un volumineux dossier à son encontre, a été écarté en août 2013 alors qu’elle était sur le point de conclure à son encontre en l’arrêtant…  Je vous donne un indice en photo ici à droite… celle d’un oiseau rare en effet ! L’autre indice étant ce gros Beechcraft 300LW:

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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