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Coke en stock (CCXCIII) : champs de soja et poupées russes

 

On est loin d’en avoir terminé avec les visites surprises dans le Campeche.

Des jets, là-bas, atterrissent en effet parfois en plein champ de soja ! D’autres se posent sur des routes sommaires de terre, entre deux exploitations mennonites.

L’un d’entre eux, un superbe jet fraîchement repeint, résiste aujourd’hui encore aux investigations. Il est vrai que l’on semble avoir tout fait pour en dire le moins possible à son propos…

 

Le 10 septembre, c’est à Chencoh, près d’Hopelchén, qu’une étonnante photo est prise. C’est celle d’un avion qui émerge à peine d’un champ de soja, vu de face.

Image incongrue : depuis quand les jets se prennent-ils pour des tracteurs agricoles ?  Ou des avions d’épandage ?

 

 

L’appareil, un biréacteur, a réussi à se poser sur ce sol très meuble, déjà une belle prouesse en elle-même, mais il bien aussi dérapé sur l’étroite piste entre deux zones cultivées et a terminé sa course au milieu des rangées de soja ! Il a même très longuement dérapé, comme le montre un cliché pris de plus loin (ici à gauche) !!! C’en tout cas un engin bien reconnaissable, car c’est encore un Hawker, modèle 700 cette fois, il semble (reconnaissable à la quille arrière dont sont dépourvus les modèles suivants)… un aéronef aux couleurs bien marquées ce qui devrait le rendre facilement reconnaissable, se dit-on… il est effectivement blanc et noir avec des parements effilés rouges et dorés. Les trafiquants auraient incendié l’intérieur de l’avion avait-on aussi appris.

Il nous en rappelle en effet immédiatement un autre, vu ici en train de se poser tous volets sortis non pas dans un champ mais sur l’aéroport de Cancun, au Mexique, le 2 février 2019, soit huit mois auparavant à peu près. Effectivement, c’est bien le XB-SMV, un avion qui n’est plus tous jeune : il est âgé de 42 ans et il  à commencé sa carrière aux USA, à Houston, au Texas (N360X) puis est parti au New Hampshire (N881S) en 2003 pour remonter encore jusque chez Allen Transport LLC à Anchorage en Alaska en 2007 (devenu le N899AB), pour être enfin racheté le 18 avril 2016 par un habitué de nos listings de revendeurs « à risques », à savoir Projets Inc de Houston, qui s’est empressé de le revendre à des mexicains le 3 octobre de la même année pour devenir le XB-SMV:

Lesquels de mexicains, voilà bien le problème. Car c’est bien le même donc, dont on a même retrouvé le nid douillet mexicain, ou plutôt son hangar de Toluca (celui de Transportes Aereos Pegaso, une grosse entreprise aérienne mexicaine qui dispose de son propre FBO (Fixed Base Operator et qui héberge donc des avions qui ne lui appartiennent pas, nécessairement) dans lequel il y avait le XB-SYT (un autre Hawker 850XP), le N304TT, un Canadair CL-600-1A11 Challenger 600 et encore un autre Hawker, le XA-EBM un Bombardier Learjet 45, plus un Hawker, celui-là indéterminé, un Cessna Citation SP1, le XB-SHA, que l’on retrouvé mis en vente à 530 000 dollars (au nom de la Corporación Aeronáutica Mexicana, gérée par Jorge Edgar Waring Rodriguez), un Turbo Commander et trois Learjet dont le ZA-ZZ, et le XA-EMM (celui à l’extrême droite dont on n’aperçoit que le museau) plus deux hélicoptères dont un Airbus Eurocopter EC 130B4 XA-KUZ..  jolie collection sur place !

Que faisait-il là, ce Hawker, on l’ignore : Pegaso semble depuis s‘être passé de ses jets (de ses Hawker en tout cas, qui semblaient donc bien lui appartenir) pour investir massivement dans les seuls hélicoptères très récents. On a bien retrouvé une offre de vente, pour nôtre faucheur de soja, mais elle semblait dater de l’époque MacAllen; avant l’exportation au Mexique. Déjà à cette époque, l’avion, resté somme toute en bon état, avait été annoncé pour une bouchée de pain : 300 000 dollars seulement ! La très bonne occase, pour les trafiquants !

A droite la mise en vente du XB-SYT (N°258767), lui aussi sous le nom de Corporación Aeronáutica Mexicana, aperçu lui aussi dans le hangar de Toluca (sans tarif de vente annoncé). Il est semble-t-il devenu après le XB-PUO après et a effectué le 4 novembre 2019 un vol le menant vers le Mexique. Le 4 mars 2020 il a été photographié à Toluca, arborant une nouvelle limmatriculation, XA-VDY. Voilà donc un avion »à suivre » dirons-nous car son prix a encore dû baisser et il doit être aujourd’hui en deçà – au moins- des 400 000 dollars (pour un 850XP).

Une partie de l’explication de la présence dans le  hangar d’un vieux Turbo Commander ou d’un des Learjet (et de l’encombrement du hangar de Pegaso) provient de cette annonce : « Le gouvernement de Tabasco a annoncé qu’il mettra en vente les trois avions dans lesquels 42 millions 800 mille pesos ont été investis pour leur maintenance, pendant le mandat présidentiel d’Arturo Núñez Jiménez (2013-2018). Le gouverneur, Adán Augusto López, de Morena, a indiqué que, par mesure d’austérité, il mettra en vente les appareils appartenant à l’État, car ils représentent une dépense onéreuse et inutile pour l’entité et qu’il voyagera sur des vols commerciaux pendant son administration. Il a expliqué que, par exemple, que dans le Lear Jet (LJ28), un million et demi de dollars – plus de 30 millions de pesos – ont été investis dans des réparations en 2018 (…). Selon le portail de transparence, le gouvernement de l’État dispose de deux appareils: un Rockwell International de 1978 et un Lear Jet de 1978 (LJ28) – de ce modèle, seuls cinq ont été produits dans le monde – en outre, un hélicoptère Bell 206 ( JRIII) de 1984. Le PRD a loué les services à Servicios Aéreos Estrella (SAE) SA de CV, basée à l’aéroport de la ville de Toluca, et à Transportes Aéreos Pegaso à Mexico, qui ont reçu plus de 70 millions de pesos. En 2018, 30 millions de pesos ont été dépensés pour la réparation de l’avion officiel. De 2013 à 2017, 12 millions 800 milliers de pesos ont été décaissés, le montant le plus élevé ayant été enregistré en 2016« . Le Learjet est donc le XC-VSA (28-002) et le Turbo-Commander le XC-TAB (11504). Pour ce qui est du troisième Hawker aperçu dans le hangar, le XA-EBM vu bien en avant dans le garage aux merveilles (ci-dessus à droite), il a rejoint Miami le 22 août 2019, au partir de Toluca et on ignore son devenir depuis :

Plein d’essence, prêt à repartir

Le 16 septembre, c’est dans le Quintana Roo que ça se passe, avec un fort bel avion retrouvé parqué en bout de chemin d’une zone agricole en partie abandonnée contenue dans le territoire de la ville de Ramonal, dans la municipalité d’Othón P. Blanco. C’est au 18° 25’55.9″ N 88° 37’31.4″ W. On est pas loin du Rio Hondo qui permet d’écouler la cocaïne par bateau rapide à moteur. Le coin s’appelle Las Quinientas. C’est le triangle désormais bien connu des opérations de trafic international de drogue en provenance d’Amérique du Sud, composé des communautés de Miguel Alemán, Río Verde et El Gallito, tournant autour de la municipalité de Bacalar devenue point central du trafic. Selon la presse. « La piste clandestine sur laquelle a atterri l’avion à réaction à double turbopropulseur King Air, avec la capacité de transporter jusqu’à une tonne et demie de cocaïne, a été construite au début d’août de cette année lorsque les criminels ont abattu les arbres pixoy et ceiba. qui était au bord d’une route de récolte pour faire d’elle une narcopiste. »

« C’est le scénario dont les criminels ont profité pendant les jours précédant les jours fériés pour nettoyer les rives de la piste clandestine, quand ils ont placé de nouvelles balises pour sécuriser les lanternes » (une quarantaine, marchant avec des piles alcalines laissées allumées même l’avion une fois posé !) « pour éclairer le narco-pilote et ainsi faciliter l’atterrissage de l’avion avec l’immatriculation superposée N252AJ et avec capacité de transporter 1,5 tonne de drogue ». C’est devenu un vrai nœud de communication narco cet endroit :  cela jouxte la route de terre connue sous le nom de Cuatro Caminos, qui relie les villes de la rive sud du fleuve Hondo appelées Allende, Javier Rojo Gómez, Pucté, Cacao avec celles du  de Carlos A. Madrazo, Sergio Butrón Casas et même avec celle de Nicolás Bravo (vers l’Ouest).

L’avion est un bimoteur, blanc à rayures « souples » comme c’est la mode aujourd’hui, bleues et dorées, immatriculé N252AJ, et visiblement un Beechcraft, aux couleurs de la marque, mais avec de belles erreurs comme le « B » de l’empennage, particulièrement raté (il aurait dû être rouge et l’avion est gris-bleu de fond et non franchement noir, ici à droite c’est fort visible). Ce qui laisserait entendre que l’engin est passé entre les mains de non-professionnels, ou d’un atelier clandestin de peinture. Les filets qui courent tout le long de son fuselage sont eux aussi irréguliers et ont des courbes variables. Il porte comme immatriculation N252AJ. Elle est bien sûr fausse. C’est celle d’un petit Mooney M.20-K !

L’avion est de facture récente en tout cas : son tableau de bord contient de larges écrans LCD de dernière génération, et sa cabine est jonchée de bidons encore pleins d’essence, comme on peut l’apercevoir à ravoir leur paroi translucide. Visiblement, il s’apprêtait à redécoller… pour un long voyage !!! (on pense au Venezuela bien sûr, ce qui indique aussi qu’il devait avoir l’habitude de ces rotations !!! A bord il y avait 1280 litres de « carburéateur » (de couleur jaune).

Fait plus étonnant, à cette occasion, Miguel Ángel Huerta Ceballos, commandant de la 34e zone militaire, fait une déclaration fracassante à la presse en affirmant « que le commandement militaire a souligné que les ejidatarios de cette région ont cessé de mener leurs activités d’agriculture pour devenir bailleurs du crime organisé, en louant leurs terres aux cartels de la drogue afin de pouvoir construire des pistes d’atterrissage clandestines pour les avions narco. La détection d’avions narcos dans les régions centrales et méridionales de l’État est devenue une constante, car à ce jour plus de 100 ont été détectés en survol dans l’espace aérien mexicain, dont très peu ont été arrêtés ». On ne peut être plus clair : les mennonites selon lui, sont bien dans le coup ce de réseau tentaculaire qui ignore les frontières entre Guatemala, Belize et le Yucatan !!! Le Beechcraft lui, était en parfait état; et il s’est envolé sans encombre vers la capitale, saisi et devenu depuis propriété d’état.

Beech toujours….

Le 23 octobre 2019, c’est un appareil au look familier qui est retrouvé incendié au bord d’un chemin de culture de soja à Hopelchén encore, à côté d’un roseau d’irrigation, a 11 kilomètres de Dzidbalchén. Un Beechcraft C-90 type « queue plate » (post N°317 de production), à la décoration récente. C’est comme par hasard encore en territoire mennonite, celui de La Nueva Trinidad, dans un endroit marécageux connu sous le nom d’Akalché, très proche de Rancho Angola et pas loin en fait du Hawker 700 qui a atterri le 10 septembre précédent. On sait que depuis son atterrissage accidentel, l’avion, qui avait des rayures marron et bleu marine et était sans immatriculation, avait été gravement endommagé, en versant dans le fossé d’irrigation, sans possibilité de remontée, ses opérateurs avaient donc procédé à son incinération sur place.

Selon Por Esto ! « à  l’atterrissage, l’avion s’est incliné et l’un de ses pneus s’est enfoncé dans la boue, et pour ceux qui ont observé l’opération narco, dès la descente de l’avion, au moins deux fourgons tout-terrain se sont approchés du site et deux fourgons fermés, desquels au moins 10 personnes sont descendues, chargés de réaliser les travaux de déchargement, pour plus tard quitter l’endroit avec les pilotes. Il est également nécessaire de mentionner que, le long de la trajectoire laissée par l’avion lors de son atterrissage brutal, des restes ont été retrouvés et même une partie de ce qui semble être l’altimètre. De plus, à l’intérieur de l’avion, il a été possible d’observer ce qui semblait être des canettes de bière. Des sources bien informées ont précisé que ce type d’avion biturbopropulseur peut être autorisé à charger jusqu’à une tonne de cocaïne, à condition qu’il ne transporte pas de passagers et que ses sièges soient retirés ».

Aucune charge de cocaïne pas plus que des trafiquants n’ont été interceptés ce jour-là, hélas pour les autorités. En octobre en revanche on découvre un beau lot de coke : c’est celui apporté au Belize le 30 septembre 2019, à Blue Creek, Orange Walk, Belize par le Gulfstream N511TL vu à notre épisode CCLXXXIV, rappelez-vous (tout s’imbrique !). On peut la voir entre les deux véhicules saisis, dont une toute neuve Jeep Wrangler customisée comme je vous l’ai indiqué. La frontière Mexique-Belize est bien complètement poreuse !!!

La tribu des Piper Navajo toujours sur le sentier de la drogue

En décembre 2019, c’est encore un Piper de type Navajo fort coloré celui-là, qui s’est écrasé, train avant plié dans un rebord de terrain de la colonie agricole de La Trinidad. C’est dans une zone boisée du secteur de Kikab, appartenant à la municipalité de Campeche. A ses côtés a été découvert un pick-up contenant 13 fûts et quatre conteneurs du carburant pour avion (AVGas), pour environ 1 400 litres, ce qui est déjà conséquent vu la taille de l’avion à ravitailler, qui est un Piper PA-31P-350 Mojave, exactement ! A ce moment là, la SEDENA reconnaît qu’à Quintana Roo et dans la zone frontalière (avec Belize), « il y a entre 20 et 30 vols illicites par mois, dans les territoires où se déroulent les opérations de drogue, qui chevauchent précisément les territoires qui traverse les États de Yucatan, Quintana Roo et Campeche« . Aucune drogue n’a été trouvée, La Presse locale (ici à droite), aux côtés des infos sur les terribles inondations d’alors, l’ajoute à l’arrivée du Hawker, qu’elle confond toujours avec un Cessna Citation, allez donc savoir pourquoi…

Le plus beau… « gardé au secret »

Le 21 décembre 2019, on monte d’un cran encore avec le déboulé dans un champ mennonite d’un superbe Hawker 800XP (sans winglets donc) fraîchement repeint, et retrouvé abandonné, dans un champ de soja à Chencoh, encore une fois, secteur que l ‘on ne présente donc plus, à Hopelchén  » petite ville paisible, touchée par la lumière et le soleil » selon le Petit Fûté.

C’est de loin le plus beau des avions apporteurs de cocaïne avec sa livrée fort particulière (il porte le schéma de peinture du tout dernier Gulstream 600, ici à droite (1) !). Le journal local Por Esto! (Pourquoi !) fondé par Mario Renato Menéndez Rodríguez, encore une fois se retrouve être le mieux renseigné sur l’appareil : « l’avion a atterri aux premières heures du 10 septembre sur les routes des récoltes de Las Flores à l’aide de feux sur ses côtés. À cette occasion, en raison de la pluie intense qui était tombée et de la boue dans la région, le narcojet de luxe est resté embourbé dans le champ, d’où il n’a pas pu être retiré après que ses occupants aient abandonné l’avion ». Effectivement, le bel avion un Hawker 800, un des plus récents tombés de la sorte parmi les modèles de Hawker 125, a atterri sur une piste clandestine, un chemin très étroit entre deux champs, et après avoir parcouru environ 500 mètres, il a dérapé sur le sol mouillé et a presque heurté un tracteur garé dans un champ de maïs. Cela s’est terminé par des dommages au train d’atterrissage : l’avion a versé, le bout de l’aile droite s’est enfoncé dans la boue avec le train principal, et son aile gauche est restée en l’air. Le journal papier du Campeche (ici à gauche) qui relate l’affaire nous montre deux photos qui nous font mieux comprendre ce qui s’est passé (et nous montre la piste, invisible sur les autre clichés pris de loin l’armée et la police ayant immédiatement interdit l’accès au site: on note ainsi qu’il ne porte pas de winglets). A noter qu’il s’obstine aussi à présenter l’avion comme étant un « Cessna Citation », à croire qu’il n’y a aucun spécialiste des avions dans la rédaction !). « Un témoin a dit au journaliste de Por Esto ! qu’après l’atterrissage accidentel, les occupants de l’avion, ainsi que les personnes qui les attendaient, ont tenté de retirer l’avion de la boue, à l’aide de cordes et de machineries lourdes, mais n’ont réussi qu’à endommager davantage l’avion. Étant donné  que la Sedena avait un de ses détachements à Hopelchén, il est arrivé immédiatement sur les lieux, et les trafiquants de drogue ont alors procédé au déchargement de l’avion, puis ont mis le feu à l’intérieur de l’avion »(…) « Avec l’aide de machines agricoles, l’avion a été tenté d’être retiré des cultures, ce qui était impossible en raison de sa grande taille, et il a été démantelé et il a maintenant quitté le site. Après l’examen après le démantèlement, il est apparu que le jet de luxe avait un enregistrement de numéro de série colombien qui n’a jusqu’à présent pas été publié. Las Flores, où l’avion a atterri, est sous la juridiction de Chencoh et l’endroit est louée par des « ejidatarios » aux mennonites, qui y ont leurs récoltes. Des opérations et des transferts de drogue y ont été effectués. A cette occasion, les occupants de l’appareil ont descendu une tonne et demie de drogue, dont on ignore jusqu’ici le sort. Les mennonites commençaient à ce moment-là leur récolte de soja, mais le narco-avion les embêtait pour le travail agricole; alors les autorités ont commencé le démontage et, avec l’aide d’une remorque, elles ont emmené les pièces dans la capitale de l’État. Les moteurs de l’avion ont été les premières choses qu’ils ont emportés, un mois  après son atterrissage ». On en sait aussi un peu plus aujourd’hui sur les préparatifs de l’atterrissage : « Des sources militaires ont confirmé à Por Esto ! que l’avion qui a atterri sur le territoire de Chenero a été aidé au sol par un groupe de personnes qui ont utilisé un système d’éclairage de piste, qui était alimenté en électricité au moyen d’un générateur à essence. Nos informateurs ont précisé que ce type d’avion long courrier (3700 km) peut transporter entre l’Amérique du Sud et le Mexique entre 1,2 et 1,5 tonne, bien qu’il soit également présumé être le transport de luxe d’un trafiquant de drogue. Comme cela a été bien révélé par Por Esto ! ». Ah tiens, il aurait servi de transport VIP dans le milieu des trafiquants colombiens !!!

 » Les habitants de la région, qui restent effrayés par les survols constants de narco-avions et le passage de véhicules tout-terrain à travers les champs mennonites et de l’ejido, ont indiqué que l’opération d’atterrissage de l’avion de luxe a été observé par plusieurs paysans qui sont passés par là de façon circonstancielle ». Notre beau Hawker reste donc pour l’instant secret, il serait donc « colombien » paraît-il selon ces informations exclusives. Mais pourquoi donc ne pas révéler son véritable numéro de série, à défaut de son immatriculation ? Qui protège-t-on, côté mexicain, en faisant de la sorte ? Et pourquoi la livrée particulière de cet avion n’est-elle visible nulle part ? Depuis quand la porte-t-elle ? Il y a bien une piste à suivre, mais elle reste elle aussi sans réponse : sur son empennage a été manifestement effacé un gros logo, ou des lettres, dont il reste des traces bleues de visibles. Quel était-il ? Est-ce une immatriculation ? Sa signification donnerait la meilleure piste possible, c’est sûr, pour retrouver son propriétaire !!! S’il y avait un lettrage, en tout cas, il devait être de couleur bleue, à voir les traces effacées. Peu de choses à ronger pour déterminer quel modèle exact est-ce : le seul distinguo découvert et sa petite antenne arrière, de type Cobham (comme celle visible ici à l’arrière du N800WJ), très effilée et non en forme de lame sur ce modèle 800XP.

 

Un jour sans fin et une autre société douteuse de plus

Ces arrivés incessantes et répétitives de Hawker qui s’écrasent ou se posent font penser au film culte du drôlatique Bill Muray en effet : » I’ve got you babe… » (et son détournement récent en Jeep)…  Car cela n’a décidément jamais de fin, et c’est donc deux autres autres Hawker qui s’y sont collés le 18 et 23 avril dernier, en ratant de peu le Campeche pour aller s’écraser au Guatemala, dans le Peten, pour le premier; une  région déjà bien décrite ici pour ses nombreux arrivages de nuit de cargaisons illicites. Là c’était près de Las Cruces cette fois. Le second ayant été retrouvé incendié aussi dans le Peten dans le cimetière à avions de cocaïne du Parc Laguna del Tigre dont je vous parle ici (depuis plus de dix ans maintenant)… Il semble tout d’abord pour le premier que le pilote ait été seul à bord et a tenté de se poser de nuit.. une opération fort risquée pour lui, pour s’écrabouiller littéralement au sol avec son appareil, un énième Hawker 125-700, devenu le préféré donc des trafiquants :

Erreur de GPS, mauvaise visibilité, erreur de pilotage, on l’ignore à ce stade . Un avion qui malgré son grand âge (41 ans) présentait encore très bien pourtant et était en parfait état quelques heures auparavant. La veille, le 18  avril, il avait en effet effectué le trajet Villahermosa (Licenciado Adolfo Lopez Mateos)-Chetumal au Mexique, un trajet réalisé en moins de 3/4 d’heure de vol, l’avion se posant à 22H17 heure locale. C’était avant le crash. Sur place, sera même arrêté puis emprisonné un soldat arrivé sur place qui avait tenté de dérober un pain de cocaïne… il faut dire que pas loin des vestiges de l’appareil, un beau lot de pains de coke avait été découvert… mis à l’écart de l’incendie de l’avion par on ne sait qui.

 

On peut raisonnablement penser que son crash s’est produit non pas à l’atterrissage comme on l’a dit mais au décollage, car à bord, l’avion emportait pas moins de 726 kilos de cocaïne qu’il avait bien dû charger quelque part : à Toluca ou dans le Peten. La drogue n’ayant pas été chargée de son lieu de décollage du 18 avril, on s’en doute. Le décalage entre son arrivée et la découvert de son épave le lendemain laisse peu de place à un aller-retour de chargement au Venezuela (mais ça reste possible). Le mystère étant alors vers quelle destination…  Dans la bouillie de tôles et de restes humains mêlés, l’avion est difficile de le reconnaître. Mais des traces de peinture bien reconnaissables permettent plus vite que prévu de l’identifier: c’était bien le Hawker 125-700A N°257063 immatriculé N700NW qui s’est écrasé cette nuit-là. On découvre à la lecture de son registre qu’il appartient à une société américaine, mais que son dirigeant est d’origine mexicaine : il s’agit de Mario Munguia, qui venait d’acquérir l’avion le 2 juillet 2019 seulement. L’avion a été exporté bel et bien par OnPoint Avioincs LLC au Mexique !!!

 

A elle seule, OnPoint Avionics LLC mérite toute notre attention en effet. Le 30 septembre 2019, à Blue Creek, Orange Walk, Belize, s’était cassé en deux un Gulfstream, un modèle ancien, de type G-1159 Gulfstream II B, au CV long comme un jour sans pain. Or le 7 août 2019 qui précédait il avait été acheté par  une société appelée Technical Aviation LLC de Los Angeles, qui l’a aussitôt revendu le lendemain à des mexicains… Elle possédait aussi; cette même société, le Falcon N717LF, qu’elle s’est empressée de refiler un an plus tard à Three Hundred Sixty Degrees LLC, vous ai-je dis déjà ici, une autre société douteuse (lire ci, c’est celle qui a vendu par exemple le N101LT, exporté en Répblique Dominicaine, l’avion qui s’est crashé El Pajeral dans le Parc National del Tigre et le N813NA devenu XA-NEM (ici à gauche) crashé à Las Pilas, Champerico au Guatemala le 8 août 2019 !). Or que constate-t-on avec un de ses fleurons (car elle en possède d’autres que nous devrions bientôt voir aussi « tomber » sans doute), un Falcon 50, le N717LFde 1993 ? Ceci :

Une collusion évidente entre trois sociétés douteuses, Technical Aviation LLC, Three Hundred Sixty Degrees LLC et OnPoint Avionics LLC qui se sont refilés mutuellement ce gros bébé triréacteur en l’espace de 4 ans. Si on ajoute à ce lot TWA International Inc et Projets Inc, on constirue une sorte de consortium de brokers tous en cheville avec des barons de la drogue, leurs avions étant systématiquement revendus au Mexique pour finir mal quelques semaines après !! Un gros bébé qui a fait lui aussi des trajets intéressants comme on peut le constater ici à droite.

Et une société qui ne se se contente pas de ces deux appareils cités, car elle possède aussi d’autre engins passionnants…  Le vieux Gulfstream N227LA de 1976, par exemple, surpris ici en train d’effectuer le trajet Monterrey-Culiacan le 18 septembre 2019… Comme haut fait d’armes pour l’instant on  notera qu’il participé au tournage d’une série TV des années 2010, appelée Hawaï Five-O, pour l’épisode « Lā o nā Mākuahine (Motherʻs Day) », à la gloire des Navy Seals et son commandant Steve McGarrett, joué par Alex O’Loughlin. A mon avis cet exemplaire-là a fort envie de se retrouver à nouveau prochainement devant des caméras ! Des Gulfstream dont le N227LA, mais aussi le N748MN; l’un des plus laids existant en décoration, même après avoir été repeint, et le N27SL vu ici en train de décoller de Fort Lauderdale le 21 février 1013. Celui-là, on va en reparler un peu plus loin. Mais aussi les Hawker N339CC (aperçu ici au Costa Rica en 2009), le N45GD 1 1988 loué à East Coast Jets, ici dans son hangar, ou le N375TC (retrouvé crashé lui aussi). Car celui -là nous amène directement à notre second appareil décrit en débutant ce chapitre. Le 18 avril en effet, même scène que d’habitude dans le Peten encore une fois :

On découvre que c’est cela aurait été le XA-GCC, mais une confusion s’installe vite car celui-là vole toujours, même en ce moment. En effet, cette immatriculation portée par le Hawker (HB-0009) l’avait aussi été par son prédécesseur le N°258252 (ex N938H et ex XB-GCC) notre expert Falcon interrogés la question précisant rapidement l’origine de la confusion : chaque avion reçoit un code appelé « HEX code » en mode S correspondant à son immatriculation dans son transpondeur. Il arrive régulièrement que le nouveau propriétaire oublie de changer le code lorsqu’il a changé l’immatriculation (surtout si c’est pour un unique vol avec atterrissage forcé !), si bien que sur le radar, le transpondeur affiche alors l’ancienne immatriculation et pas la nouvelle. C’est ce qui est arrivé pour le XA-GCC. Le code affiché par le transpondeur ne correspondait plus avec l’immatriculation affichée ! D’où la confusion chez les contrôleurs… et les enquêteurs !!! Le Hawker 258252 émettait son ancienne immatriculation XA-GCC alors qu’il aurait du émettre la nouvelle : N375TC… Celui-là, justement, c’est bien le Hawker de OnPoint Avionics LLC ‘nous y revoilà) qui arborait des couleurs fort reconnaissables (trop, d’ou son incendie volontaire pour sûr !) !!! Pour ceux qui ne douteraient en ayant trouvé trop grise le dessus de l’aile incendiée (cf la photo ci-dessus des vestiges) ils peuvent toujours regarder celle prise de l’arrière on s’aperçoit en effet qu’elles n’étaient noires qu’à l’intrados. On comprend aussi pourquoi les trafiquants ont pris grand soin de l’incendier autant avec des marques aussi reconnaissables !!! Pour compliquer le tout, son succsseur en XA-GCC  appartenant auparavant à E.D. Santos Associates sous l’immatriculation N750FA avait été effectivement vendu lui aussi à un mexicain le 2 décembre 2013.. et devenu d’abord XA-OAC…  On le photographiera en train de porter cette immatriculation provisoire imprimée en papier et collée sur son empennage le 11 octobre 2013 au départ du Las Vegas – McCarran International  dans le Nevada (ici repeinte, définitive). Le 20 avril était découvert ce qui pouvait être son chargement : 34 gros paquets de toile, préparés pour être transporté par des chevaux !

OnPoint Avionics LLC sur la sellette 

On n’en a pas terminé pour autant avec OnPoint Avionics LLC, loin de là. Le 16 juin dernier, les autorités vénézuéliennes nous avertissent avec un de leurs communiqués flamboyants vantant les mérites de leur implacable aviation (ça fait plus de dix ans qu’on les entend ainsi pérorer !). L’armée aurait en effet encore une fois « poursuivi » un appareil et l’aurait encore une fois « abattu »  ou cette fois « intercepté » (le vocabulaire change un peu, ils se sont peut-être aperçus que ça ne prenait plus !). Comme d’habitude, on découvre sans surprise un (gros) appareil qui s’est tranquillement posé sur une piste « clandestine » et qui a été incendié après, par les trafiquants eux-mêmes, très certainement, et même pas par les militaires. Un grand classique, au Venezuela, comme on le sait. L’engin bardé sur la photo transmise par les autorités de sigles « FAB » (ils viennent de découvrir Photoshop, ce n’est pas possible autrement !) et bien calciné dans sa partie centrale est pourtant aisément reconnaissable avec ses extrados bleus (l‘intrados l’est aussi !).  C’est bien en effet le N27SL, un engin plus tout jeune (c’est un G-1159) : il date de 1970, et ne peut plus voler partout avec ces vieux réacteurs  Spey MK 511SR trop bruyants et trop polluants. Or, encore une fois, c’est un avion de OnPoint Avionics LLC !!! Vendu à des narcos le 5 décembre 2019  par la société Le Gross LLC, via sa responsable, Anyelen Pascual une consultante en aviation de Floride comme l’atteste ici à droite l’acte de vente. Ce précédent propriétaire semblant avoir été un simple intermédiaire car il l’avait lui-meme acheté le 30 octobre qui  précédait à Wiley C Sanders Jr  de Troy en Alabama (un entrepreneur à la tête d’un réseau de camions et d’une entreprise de recyclage de batteries de voitures, décédé le 27 mars  2019), l’avion est passé après le décès chez Southern Leasing LLC. C’est cet intermédiaire qui va en réalité retenir toute notre attention désormais, car il présente un intérêt certain, pour des tas de raisons comme vous allez le voir. Anyelen Pascua est en effet « agent » (employée) aussi chez One Touch Soccer LLC, Marpa Yachts LLC , Global Jets Xpress LLC et Jet Universal, LLC…  qui ressemble aussi à une autre cellule creuse aujourd’hui inactive.

La première raison est qu’Anyelen Pascual et son fiancé Jose Martinez s’étaient déjà faits en effet remarquer par les « customs » en 2013  en se promenant au Lynden Pindling International Airport avec plus de 10 000 dollars en cash sur eux (15 000 à eux deux). L’explication qu’elle avait donné de l’origine de ses fonds prêtait à sourire : »Martinez a déclaré à la police qu’il avait obtenu une partie de l’argent sous forme de prêt de membres de la famille, des Panaméens, qui étaient en vacances aux Bahamas. Il a dit qu’elle était venu aux Bahamas avec 2 000 $ et qu’il avait gagné 2 000 $ au casino Atlantis. Pascual a déclaré à la police qu’elle avait son propre argent, qu’elle avait gagné 1500 $ au casino et qu’elle avait également en main de l’argent de la famille de son fiancé en cadeau pour son bébé. » Voilà bien une chanceuse, cet  ex présidente de « Jet Universal« , ex de Bella Cigars LLC, deux sociétés fermées depuis !!! Le couple semble bien avoir servi de prête-nom à OnPoint Avionics LLC lors du rachat de l’avion à la famille Sanders !!! Ceci pour le premier point.

Le problème avec Pascual, c’est qu’une dénommée Nadege (ici à gauche) présente le même CV qu’elle, mais ailleurs, chez Emporio Jets de Fort Lauderdale, qui est également une structure totalement creuse comme on le découvre. Elle se déclare aussi secrétaire (« Administrative Assistant ») chez APC Aviation Parts Corporation et annonce fièrement être devenue une nouvelle agent de crédit… tout en vantant en 2016 les mérites « d’un Gulfstream III G-1159A  disponible en Floride », le N748JX pris en photo (Gulfstream N°377). En prime, une rapide recherche d’adresse confirme que ‘Nadege » et Anyelen sont bien « en relation » ou « apparentés ». Voilà notre second point, qui alimente aussi la suspicion. L’avion, pas vraiment de première jeunesse, à voir l’usure de ses manettes, devenu le N377LR,  (ex N377RX ici à droite) vient de changer de mains le 21 mai dernier. Il est donc à surveiller de près !!! Car en janvier dernier,  il avait déjà fait le voyage vers Toluca ! L’appareil précédent, le fameux N27SL s’était posé à Toluca le 22 avril précédent. Voilà qui ne fait qu’intriguer !

Les poupées russes

Des sociétés écrans imbriquées les unes dans les autres comme des poupées russes, c’est l’impression que ça laisse; vu de l’extérieur. Pascual annonce travailler chez Emporio Jets, dont le nom fait bien sûr penser à une ligne d’objets signés Armani. Etrangement, son mari aussi ; c’est même le manager de la boîte comme on peut le voir sur la fiche Linked’in, ou il se fait appeler sur place Jose Gerardo.  Sur son CV, il indique avoit été patron de Majestic Jets qui proposait, fait rare une flotte de FalconLeur site actuel est une coquille totalement vide de 4 pages, où l’on annonce en fait faire du booking, de la réservation de places sur jets privés après avoir payé un abonnement. C’est complètement creux, en fait. Aussi s’étonne-t-on beaucoup quand on découvre qu’ils proposent à la vente un appareil annoncé au tarif de 750 000 dollars (ç’est à dire bien au-dessus des tarifs étant donné son âge), présenté façon frime complète avec devant lui une Lamborghini Aventador, reconnaissable à son énorme ramasse-poussières avant (appelé officiellement becquet). Faire plus frimeur doit être difficile. L’avion est annoncé visible à Hialeah en Floride… où il n’y a pas d’aéroport (il y en avait un en 1926 mais l’urbanisation l’a dévoré). On peut supposer que c’est donc à Opa-Locka, plutôt, ou sur celui de Miami même. L’acheteur potentiel devra bien le faire décoller de quelque part !

L’avion est loin d’être de première jeunesse, c’est en effet un Gulfstream III, un G-1159 enfumeur, le N516TR comme on peut le constater dans le cockpit, où l’on peut admirer ses manettes usagées (ici à gauche). L’engin date de 1979, au début de sa carrière il a appartenu au grand banquier mexicain Manuel Espinosa Yglesias, avant que sa banque ne soit nationalisée par José López Portillo. Cet avion aussi a bénéficié d’une entourloupe : officiellement il est toujours annoncé comme appartenant à Spatium Enterprise LLC de Miami Lakes, qui l’a acheté fort récemment, le 20 mars 2019 comme l’atteste ci-contre à droite la fiche de vente. Le document est signé Robert Vidal, « manager » de la société acheteuse, l’avion ayant été racheté à Steven Brothers Aviation LLC qui le détenait depuis 2014. En aucun cas le nom d’Emporio, de Martinez ou de Pascual n’apparaissent…  sur ce document, comme pour l’acquisition précédente pour OnPoint Avionics LLC. Le contact de vente est pourtant Robert Vidal – Emporio jets sur le site Controller.com ! Sur le site d’Emporio, pourtant, il n’y a que PO BOX 530551, Miami Shores, 33153, Floride comme adresse, la même que pour Vidal : c’est une simple boite postale !  Avec un tel CV, on s’attend donc à voir notre vieil avion débouler quelque part au Mexique bourré de cocaïne malgré sa fière allure extérieure :

On commence à y songer sérieusement le 18 juin quand l’appareil décolle de Oaxaca (région de l’opium désormais !) pour se rendre à Chetumal, haut lieu comme on le sait du trafic de coke en provenance de Belize, notamment :

Bingo, le lendemain, le 19 juin dernier, l’avion fait à sa façon la une des journaux, mais pas au Mexique, au Guatémala :

C’est bien le même en effet, il n’y a pas de doute, pas la peine de tenter de lire la fausse immatriculation en grosses lettres qu’on a collé sur ses réacteurs. L’appareil s’est posé à El Chico, dans l’Etat de Retalhuleu, bien connu ici depuis la découverte d’un gros Beechcraft 200 incendié par les narcotrafiquants sur le même fond de palmiers poussant en bord de plage, rappelez-vous…. tout ce qui arrive par les air à El Chico finit en fumée ! A peine l’avion éteint ou presque, et à 8 km de là en tombe un second, le 29 juin, plus petit, un Cessna 210 équipé d’un radar (un P210N pessurisé peut-être bien), qui a été complètement incendié, on ne reconnait que son capot avant de couleur jaune orangé parmi les débris.

Pour conclure le chapitre du « konzern » de sociétés vendeuses d’avions à des trafiquants, on peut sans hésiter proposer et montrer tout l’amateurisme de l’une d’entre elles, TWA International Inc, plusieurs fois dénoncée ici et qui a mis en ligne il y a peu son site internet qui constitue à vrai dire un vrai moment de rigolade (ce serait vraiment risible si au bout des pilotes ne mouraient pas et si les avions ne servaient pas à transporter de la cocaïne).

La totalité du site est en effet toujours rempli de texte en « lorem ipsum« , ce texte neutre en latin que connaissent bien les metteurs en page de PAO ou les créateurs de sites internet, et on s’aperçoit en prime que l’on s’est servi sans vergogne d’un site préexistant de modèle de vente de vêtements (le modèle à choisir dans le site Prestashop de Juta) et dont il reste toujours affiché aux milieu des Hawker et autre Gulfstream une catégorie « femme » , ou celle des ‘jeans » !!! Plutôt incongru !!! Seuls les prix sont déjà indiqués : 150 000 ou 225 000 dollars le Hawker, une paille, 225 ou 275 000 le vieux Gulfstream, une deuxième paille. Un grand moment du net en tout cas !!!

(1) les seuls à lui ressembler comme schéma de décoration et le Hawker de Katerra, entreprise de BTP issue de la Silicon Valley (?) et enregistré dans l’île de Man : le 2-OTWO vu ici à Delkab Peachtree en février 2020 et là le 2-NICE, Canadair CL-604 Challenger de Beem Holdings. (et ex Volare Aviation qui l ‘a vendu récemment). Le 2-OTWO au départ est bleu (cf ci-dessus) et non gris. Un Hawker N946WT de Luxury Aircraft Solutions semble aussi avoir été inspiré par le même schéma  de peinture. L’atelier qui les a peints semble être le même pour les deux premiers; il est situé en Angleterre, c’est celui installé sur l’EMA – East Midlands Airport à Castel Donington, chez Airborne Colors (géré par Satys Air Livery LTD). A droite le N670BP un Bombardier CL-600-2B16 Challenger 605 qui semble avoir été peint avec un design similaire, décidément fort à la mode !

 

 

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