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Coke en stock CCLXXXII : au Belize, intensification du trafic et police corrompue

Ces deux dernières années (2019 et 2018) les arrivées d’appareils chargés de cocaïne ont augmenté à Belize. De façon répétée on a retrouvé des vestiges de grosses carcasses d’avions en plein champ, abandonnés incendiés par les trafiquants, comme au Guatemala voisin, et comme avant eux au Honduras, dont j’ai tenu ici la litanie des arrivées de ce type. Des arrivées de plus en plus nombreuses, non suivies d’arrestations, ni de saisie de drogue, pour la majeure partie d’entre elles. Jusqu’à ce jour d’octobre 2018 où l’on attrape des trafiquants venus attendre un de ces avions chargé de drogue : parmi eux, un responsable de la police, venu nous démontrer par l’exemple le fond du problème dans ce pays essentiellement corrompu à tous les niveaux… 
Une apparition soudaine 
En 2015, c’est une visite impromptue et mystérieuse qui intrigue les autorités de Belize. Là on a affaire à un cas particulier car l’avion a atterri sur un aéroport tout ce qu’il y a des plus officiel, le Philip Goldson International Airport celui de Belmopan, vers 5H30 du matin alors que celui-ci ouvre à 6H, sans l’accord des autorités de l’aéroport donc. Problème, depuis, plus personne n’a vu son pilote ni son passager : l’avion a été abandonné sur place Le Piper Seneca PA-34 à  7 places est immatriculé N32812  et d’après son plan de vol il était encore à Managua, au Nicaragua, à environ quatre heures et demie de vol de Belmopan. Le vol précédent datait du 30 septembre précédent, de Fullerton, à San Jose, en Californie. Un rapide examen de l’avion montre qu’il n’était pas été équipé de réservoirs supplémentaires pour effectuer des vols plus longs. Mais le 25 octobre précédent il avait fait le trajet Aruba-Belize City (il s’y était rendu le 22). L’avion est depuis le 28 mars 2014, immatriculé au nom d’un pilote américain James A. Stallings d’Irvine, en Californie. Cela, je vous l’ai décrit ici. Au 28 octobre, l’avion n’avait toujours pas été réclamé par son propriétaire légitime…
L’affaire ne semble par contre n’avoir eu aucune suite : le 25 juillet 2016 on le photographiait revenu aux Etats-Unis, tranquillement venu assister à la grande fête aérienne de la mecque d’OshKosh
Un mois avant, c’est un hélicoptère gris de type BELL-407 qui avait ainsi été abandonné à Blue Creek dans l’Orange Walk District.  Il arborant le numéro d’immatriculation N607AZ, une fausse immatriculation. Il aurait pu s’agir du XA-FMC, repeint plus discrètement
A la fin de l’année 2015, c’est un Cessna qui tente sa chance sur une route non macadamisée sur Spanish Lookout, près de la lagune d’Aguacate…(ici à droite) et quel’on retrouve incendié : il n’en reste que l’empennage de visible. La presse commente de façon ironique : « les détails officiels sont pratiquement inexistants, peut-être parce que la police n’a pas grand-chose à offrir pour le moment« . Selon News Five « au cours de l’année écoulée, un autre avion qui transportait des stupéfiants avait atterri au même endroit et avait été brûlé » (c’est notre Cessna 210 de l’épisode précédent, retrouvé  à un mile de l’autre !). Le Cessna 210 incendié était immatriculé YV3241. C’est en fait celle d’un hélicoptère Agusta A109C, ex N111TS !!! Rien à voir avec l’original !
Encore raté !
En décembre 2016, encore raté pour la police de Belize. Et en même temps première inquiétude sur l’apparition d’avions bien plus imposants venant visiter régulièrement le pays. Sur une piste clandestine, une de plus, près de la Coastal Road, vers La Democracia, dans le Belize District, on n’a pas trouvé d’avion cette fois  mais de drôles de choses : des bidons énormes, une vingtaine (16 exactement encre pleins de kérozène et 4 vides), de quoi ravitailler un gros avion, donc. Mais aussi des sièges bicolores, de style plutôt anciens, à accoudoirs, repliables et assez hauts, encore juchés sur leurs piétements de tubes, un assortiment de ce qui semble être des tuyaux ou des câbles électrique, voire de la corde, quatre batteries, bref tout ce qui reste d’un vidage complet de gros porteur de type indéterminé. Les sièges sont ceux  d’un Beechchraft 200, signe que l’on est déjà passé au stade supérieur dans le trafic. Selon la population locale, la piste existait depuis trois années au moins ! Sidérant ! Ci-dessous une pub pour Beechcraft offrant les types de sièges à bord des King Air :

Les gros porteurs à hélice débarquent

L’avion raté par la police fin 2016 avait semble-t-il pris ses habitudes ont raconté les habitants près de la piste clandestine où il s’était posé. De gros modéles de type Beechcraft se posent en effet régulièrement à ce moment là depuis des mois en Belize, pas loin de la côte, le plus souvent (ils viennent de loin, du Venezuela, et cherchent à se poser au plus court, ayant épuisé leurs ressources en essence) et il faut attendre que l’un d’entre eux se plante pour qu’on commence à saisir l’étendue du problème.

L’un des premiers à le faire est celui qui a atterri dans un champ de maïs en novembre 2017 dans le secteur de Hill Bank, à Orange Walk.  Il ne reste rien de l’appareil incendié par les trafiquants à part l’empennage et les fuseaux moteurs (cf les clichés ci-contre et le YouTube ici), cela semble être est tout cas un gros Piper Cheyenne type 42, d’après les détails visibles, dont son empennage à cône arrière caractéristique (ci-dessus à droite). Un avion plutôt rare dans le genre, et qui a été utilisé par les antinarcos américains pour ses capacités de vitesse, notamment. L’examen des débris, malgré un doute sur l’état de l’hélice gauche, laisse entendre que l’avion a bel et bien réussi à se poser et a été incendié après : il n’y a presqu’aucune trace laissée derrière lui dans le champ qui était en train de pousser. Le responsable de la police chargé des enquêtes criminelles  qui s’est rendu sur place a alors cette phrase incroyable devant les caméras des journalistes venus entendre une explication : « jusqu’à présent, nous n’avons aucune information indiquant que quelque chose d’illégal a été vu dans la région. La seule information que la police a reçue au sujet de cet avion dans cette zone, d’où la raison pour laquelle ils s’y sont rendus et ils ont trouvé l’avion complètement détruit par le feu ». En somme, un avion à plusieurs centaines de milliers de dollars a flambé au beau milieu d’un champ, mais il n’y faisait rien de répréhensible à cela, pour Alejandro Cowo !!! Sidérante appréciation policière !!!

Plus étonnant encore, quand on compare un Cheyenne III des « customs » US et celui qui a été retrouvé incendié. A part le nez, dépourvu du gros radar décrit dans un épisode précédent, les décorations sont les mêmes. Les Cheyenne « douaniers », retirés du service, aurait-il été mis en vente par les Marshals ? Les N9085U, N9142B et N9279A, datant de 1986, ont été déclarés retirés du service, et on n’en les aurait pas revendus avec leur radar, pour sûr ! Pour ce dernier en tout cas, on est sûr que ce n’est pas lui... Les gens qui ont de la mémoire, eux, faisant remarquer que ce Cheyenne ressemblait aussi à celui débarqué en 2012  sur la côte Sud du Guatemala à El Manchon…

Le problème étant que cet exemplaire portait lui aussi le « nez long », mais sans le radar des customs… mais là aussi, à bien regarder ce n’était pas le même décoration.

Le Beechcraft vautré était très attendu : c’était un bombardier à coke !

Le 16 mars 2018, soit à peine quatre mois plus tard, c’est un autre gros bimoteur qui se vautre en plein champ, train replié, un long Beechcraft Super King Air 200 cette fois arrivé en pleine nuit près du Blue Creek Village, dans le secteur d’Orange Walk District qui semble déjà être devenu le point de ralliement des avions bourrés de coke, et ce, en moins de deux ans. L’appareil à beaucoup souffert de s’être posé train rentré et sur une longue glissade : le nez semble s’être pris de côté  un arbre, l’aile gauche à son extrémité retournée vers le bas et l’arrière du fuselage est carrément plié : il est bon pour la casse !!! Quel choc les pilotes ont dû recevoir à l’intérieur !!! Arrivés sur place, les policiers ne trouvent personne, même pas de blessés qui semble fort étonnant et pas un seul paquet de drogue non plus : l’avion à l’intérieur a été complètement vidé !!! Il est complètement nu, le choc de l’atterrissage a fait larguer automatiquement les masques à oxygène du plafond (ici à gauche) !! Il doit pourtant y avoir eu des blessés à bord :  » dans la zone de pilotage de l’avion biplace, les officiers de police ont trouvé des traces d’une substance qu’ils croient être du sang. Myvett (l’inspecteur de police)  a expliqué que des traces d’une substance qu’ils croient être du sang ont également été trouvées à l’intérieur d’une camionnette Ford blanche portant des plaques d’immatriculation mexicaines, qui a été découverte dans la rivière du côté mexicain de la frontière, près de l’endroit où l’avion est tombé. » Comme immatriculation il arbore un truc plutôt totalement fantaisiste : un bout de papier marqué « 24 » surajouté à un chiffre existant commençant par 32… précédé de YV, les dernières lettres étant plus grandes (?°pour faire croire à celle d’un appareil existant réellement au Venezuela, mais différent : celui-là présente deux quilles arrière notre champion du posé sur le ventre une seule et pas de compartiments bagages sur les fuseaux d’ailes. Bref ce n’est pas celui-là !!!

Il n’y a pas que ça  sur place, il y a aussi le comité d’accueil, plutôt fourni, à savoir pas moins de trois véhicules, deux gros pick-up et une camionnette à ridelles type porteuse de cannes à sucre, et qui porte des bidons, certains restant disposés à l’arrière du véhicule, dans le champ.

Visiblement, s’il ne s’était pas autant vautré, il aurait dû repartir,  une fois le  plein fait… comme pour notre appareil « mystère » de Coastal Road en décembre 2016… la quantité de bidons pour le ravitailler semblant sensiblement même la même, laisse entrevoir  en effet que notre visiteur précédent était bien lui aussi un Beechcraft de cette taille !!!

La pratique du « wet drop » (largage dans l’eau)

Si l’avion était vide de drogue on sait aussi pourquoi, selon un journal mexicain (le Diario de Quintana Roo,à partir des infos venues de Belize) : « selon 7News, le journal mexicain «dit que le King Air 200 qui s’est écrasé il y a une semaine dans la région de Blue Creek a fait une énorme largage dans le Rio Hondo.Cela confirme ce que les experts nous ont dit après avoir vu les sacs noirs, les cordes et les marqueurs attachés à l’intérieur de l’avion. » Le Diario de Quintana Roo rapporte que 6 bateaux conduits par des équipages béliziens ont soulevé plus de trois mille livres de cargaisons de drogues illicites hors du Rio Hondo près du village mexicain de Ramonal. Des villageois ont déclaré au journal qu’ils avaient vu et entendu l’avion tourner trois fois au-dessus du Hondo – volant à environ 150 pieds » (45 m seulement !!!) « au-dessus de la surface de l’eau. Ils ont également vu des paquets argentés et bruns tomber de l’avion. «Ils disent que les 6 bateaux avec environ 20 hommes armés ramassant la drogue sont sortis d’un canal qui relie Patchakan à Corozal à Ramonal au Mexique. Ils affirment que les équipes ont ramassé plus de 100 colis de drogue présumés en 10 minutes. «Maintenant, c’est la même zone d’Estero du côté du Belize que nous avons signalée à plusieurs reprises comme un hotspot de contrebande et de drogues illicites…», a déclaré 7News. « … Les équipages des bateaux ont ramené les colis de drogue au Belize, par le canal de Patchakan », ajoute le rapport ». Un information de 7 news du 4 juin 2018 réitérera l’idée selon laquelle des avions tournent au dessus de certains endroits, ne se posent pas, puis repartent comme ils sont venus.: « Juste avant l’heure des nouvelles jeudi dernier, notre salle de presse a reçu des informations faisant état d’un avion soupçonné d’être un avion de drogue par les autorités locales en direction du nord. Malgré les vérifications effectuées à Corozal et Orange Walk, aucun atterrissage illégal au Belize n’a été confirmé.  C’est parce que l’avion a en fait effectué un largage (« Wet Drop ») dans le fleuve Rio Hondo qui borde le Belize et le Mexique entre La Union et Revolución, dans la municipalité d’Othon P. Blanco. Les autorités mexicaines ont confirmé au média Linea De Fuega Chetumal que vers 18 h 30, un avion soupçonné de drogue volant à basse altitude a déchargé des colis dans la rivière avant de quitter la zone. Après un survol par la marine mexicaine vendredi matin, on pense que l’avion a atterri quelque part au Belize ou au Mexique pour faire le plein avant de retourner à son lieu d’origine, soupçonné d’être la Colombie. Selon les informations recueillies à ce jour, après que l’avion a déchargé sa cargaison, plusieurs colis ont été collectés et récupérés par des trafiquants de drogue voyageant dans au moins trois bateaux. Les autorités de l’État de Quintana Roo, en particulier l’armée mexicaine, la marine mexicaine et la police fédérale, ont parcouru la zone après le wet drop. Plus tôt cette année, un autre avion de drogue présumé a déchargé du fret illicite dans le Rio Hondo et de nombreux autres se sont écrasés dans le nord du Belize, qui semble maintenant être devenu un site attrayant pour les activités illicites ».  A défaut d’avoir attrapé des avions, on a une explication précise de leur activité : ce sont de vrais bombardier à coke ! Ils larguent leurs balles de pains en plein vol, et le plus souvent au dessus du lit des rivières, car à cet enduit ils n’éclatent pas au contact !!! C’est du grand art !

Un des pilotes blessé sera arrêté un peu plus tard, et les autorités révèlent alors la vraie immatriculation de l’engin, dissimulée sous le bout de papier : c’est YV3284. Encore une fois, c’est un appareil qui a été exporté le 1er novembre 2013 par l’avocat gérant le Solomon Mark Trustee de Wilmington (qui est à son nom, donc Mark Salomon (1)), qui avait ainsi placé le N97BD, ex N200WJ  qui a été auparavant indien VT-EPY et a démarré N7241L en 1988. On le voir ici décollant du Queen Beatrix International Airport à Oranjestad, à Aruba, le 23 août 2014. On peut constater qu’il portait effectivement la même livrée… les trafiquants se sont bien contentés du seul bout de papier sur le fuselle pour masquer sa vraie identité !!! Ci-dessous le même en 2013 à l’aéroport international de Curaçao, également nommé aéroport international Hato ( à croire que dès 2013 il ne visitait que des endroits « sensibles » au trafic de coke) :

A noter que Mark Solomon a aussi racheté en décembre 2011 un vieux Gulfstream GII… aux vénézuéliens de Transhipment Petroleum Global; le numéroté YV1681, ancien N711RZ et N527K qui est devenu depuis N137GJ. Et ne semble plus avoir beaucoup volé depuis – sauf ici en 2017- (photographié ici en 2012 à Opa-Loka en Floride.

Il a effectué le mardi 24- juillet 2018 un petit saut de puce d’Opa-Locka à Miami en évitant soigneusement une perturbation, qui préfigurai qu’il allait peut-être s’envoler ailleurs… plus au sud, dans les mois qui suivraient. Un prochain candidat rêvé pour aller visiter Belize de nuit !

Des plus petits avions encore, et la surprise du chef… de la police, lui-même un trafiquant !

En janvier 2018, c’est un petit appareil que l’on retrouve incendié. De maigres clichés nous donnent un indice sur ce qu’il était : un petit Cessna, type 320 semble-t-il, reconnaissable à ces réservoir typiques de bout d’ailes. Des vestiges de couleur visibles laissent penser à un Cessna mis en vente en 2017, le N329DB, un modèle Skynight annoncé chez SkyPlanes à un prix dérisoire : 59 950 dollars. L’occasion idéale pour un trafiquant ! Mais ce n’est pas lui : l’original vole toujours aux USA, il a été pris en photo ici à Orlando Kissimme en Floride en janvier dernier ! En tout cas ça nous donne une bonne estimation du faible investissement à faire pour embarquer des centaines de kilo de coke sur un trajet court…

En octobre, c’est un modèle un plus gros qui est retrouvé en flammes, ou plutôt encore fumant. Visiblement c’est un Beechcraft King Air, modèle C-90 d’après la taille. Il a été découvert près du village de Progresso dans le Corozal District, noyé dans un champ de canne à sucre ou il semble s’être posé sur le ventre (ici à droite)… Une fois encore la police fait preuve d’une finesse sidérante en déclarant que « de toute évidence, il s’agissait d’un atterrissage illégal, car ce n’est pas un aérodrome autorisé, donc c’était un atterrissage illégal »… Les autorités, pour masquer leur grande incompétence, font dans la lapalissade ! Il remarquent quand même que « c’est le deuxième avion tombait sur la même route« , signifiant par là qu’il a aussi été traîné dans le champ pour y être incendié (le précédent datant d’avril). Nous serons amenés à reparler bientôt ici de cet exemplaire, car il va jour un rôle important quelques semaines après… patience !

On apprend par la même occasion que les sept (?) derniers atterrissages ont » bénéficié de l’aide d’un officier supérieur de police de Belize, David Chi, de deux agents de police, Norman Anthony (ici droite), Peter Friesen Junior, ainsi que des ressortissants mexicains Eli Figueroa Nunez et Azariaz Manzano x
(à gauche) qui ont tous été inculpés de complicité pour l’importation d’une drogue et d’et complot en vue de faire atterrir un avion dans un aérodrome non autorisé. La police pense que les hommes sont responsables de l’atterrissage de l’avion qui a rapporté environ 14 millions de dollars BDZ (un dollar du Belize = 0,49 $ US) de cocaïne. Chi a été libéré sous caution de 1 000 000 $ BDZ ». Or l dénommé Chi était le commandant de l’ Orange Walk Police Station !!! L’avion était celui atteint à Tres Leguas, près de Blue Creek, le mois précédent. C’était un petit Cessna Centurion, marqué N286TC (une fausse mais qui est la copie d’une existante aux USA) qui est arrivé sur place avec à son bord pas moins de 556,2 kilogrammes de cocaïne : plus d’une une demi tonne qui remplissait quasiment tout l’avion (ici à droite) !!!!  Un record pour ce genre d’appareil !! La moule volante était chargée à ras bords !  L’officier Chi, a été arrêté en flagrant délit, il est ici en photo menotté et abattu à l’arrière d’un pick-up de la police, avec son image de chef de la police bombant le torse juste à côté : l’image qui en dit long sur l’état de dégradation de l’Etat à cet endroit !!!

Chose amusante, les trafiquants qui semblent se passer le mot ou utilisent la même base de donnes frelatée pour leurs fausses immatriculations, comme on l’a déjà dit ici, car ils ont affublé un autre Cessna Centurión II du répertoire N286TC : celui là a été retrouvé bourré de ballots de coke  en mai 2019, le nez en avant dans un fossé pas loin de l’hacienda San Lorenzo, au nord d’ Esmeraldas… ville qui est située… en Equateur (ici à droite) !!! Pour ce qui est du malheureux Cessna bourré de coke,  la police de Belize a trouvé un moyen original de le ramener à sa base militaire… (ici à droite). C’est ce que voient passer les béliziens sur la route un petit matin en effet !!!

Mais tout cela semble dérisoire avec ce qui arrive à se poser le 24 avril 2018 sur le bord d’une chemin… au Belize, posé sur la San Estevan Road, dans le district d’Orange Walk. Le début de toute une volée incroyable d’avions bien différents, et bien plus gros, que nous allons étudier demain si vous le voulez bien !

(1) il détient aussi depuis le 12 septembre 2013 le N85PC,  un très beau Beechcraft C-90A king Air (LJ-1262) aperçu ici le 3 août 2017 en Colombie et ci-dessous… chez lui, au Olaya Herrera Airport…  à Medellin :

Son N30JR un autre Beechcraft C-90 aperçu ici en vidéo à Baranquilla-Meddelin a effectué lui le trajet Tolu (Golfo de Morrosquillo Airport) – Medellin au moment ou je rédige ce texte, le 20 mars  2020 :

 

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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