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Coke en stock CCLXXXI: Belize, l’arrivée des gros porteurs de cocaïne

Au Belize, la montée en puissance du trafic va se faire par soubresauts, puisque l’on aura très vite de gros avions, qui vont rester longtemps des cas exceptionnels avant de venir la norme ces deux dernières années. Un cas demeure parmi eux exceptionnel, celui de 2010, car il est directement li au trafic en provenance du Venezuela, et il a été en quelque sorte « supervisé » par un personnage sulfureux, très haut placé dans le régime (il est vice-président depuis 2017), Tareck El Assaimi (1). Depuis, on découvre tous les jours ou presque des ballots de cocaïne flottant ici et là sur la côte ou dans les rivières, ou des bidons d’essence attendant l’arrivée de leur avion, ou encore des pistes sommairement aménagées mais souvent équipées d’éclairages nocturnes temporaires, un peu partout dans le pays, et spécialement au bord de la côte (à l’Est).

Le cas « spécial » de Tropic Air

Belize a fort peu d’avions natifs, aujourd’hui encore. Ces sont essentiellement des petits Cessna (172P, 182S, 206, 206H, 208B) ou un dernier Britten Norman de Maya Island Air (V3-HGE, ancien G-BGFW, XC-GRO, C-FOKH  HC-BTX et N103NE ), comme celui ici de Tropic Air ici à droite, il y a quelques décennies maintenant. L’un des premiers avions aperçu était un hydravion amené en 1957 par John Grief. Sr. Ancien pilote de guerre tombé amoureux d’une bélizienne lettrée (la première diplômée d’une grande école là-bas), Celi Nuñez, il avait décidé de s’y installer et tous deux d’y bâtir un hôtel à San Pedro, inauguré en 1964, et pourquoi pas à côté une piste d’atterrissage (ici à droite), qu’il ont défriché ensembà la main avec quelques Sanpedranos locaux munis de machettes et de pelles. Le petit « aéroport » sera inauguré en 1969, en portante nom de « Central American Transport« .. ici la piste en 1969 :

Sa femme, bien décidée, deviendra pilote elle-même avant de fonder une école secondaire qui manquait alors sur place. On peut voir sur une photo en noir et blanc leur second appareil, un petit Cessna 182, en compagnie de leur fils John Grief III, encore bambin. On remarque l’immatriculation du Cessna, que l’on retrouve sur une autre photo : celle d’un avion de parachutistes, celui du club de l’Air Sport Center d’Orange , « Parachutes Incorporated« , dans le Massachusetts, décrit dans le numéro de Flying de juillet 1959. Griel l’aurait acheté en novembre 1979. Un club sportif réputé, où venaient en spectateurs des pontes de l’armée, tel le général Charls G. Gallaway, le responsable de du Research and Engineering de l’Army de Natick (aujourd’hui « Soldier Systems Center » (ici à droite). On avait même pu y voir notre recordwoman du monde de 1951, Monique Laroche Machavoine, une superbe championne (décédée en 2016) !!!

Que Grief ait ramené de là-bas cet avion pour ne faire le sien (alors qu’il était natif du Kentucky), et faire avec la toute première entreprise civile d’aviation de Belize laisserait pouvoir faire accepter la thèse du livre de Rodney Stich « America’s Corrupt War on Drugs: and the People » comme quoi la CIA aurait participé à son édification. Sans renier le travail monumental du couple bâtisseur, ou ceux qui l’ont aidé, tel Flora Ancona, la propriétaire du stand de hot-dogs près du bureau principal, qui est devenue plus tard la répartitrice en chef de Tropic Air, on peut dire que si c’est le cas, ça expliquerait pas mal de choses en effet. Selon Stich, c’est un enquêteur appelé M Cullough qui lui aurait fait la confidence, qu’il tenait d’un ex pilote de la CIA, Bo Abbott, découvert par Gary Webb (qui y a laissé la vie, le témoignage ici d’Abbott est plutôt terrifiant) :  » McCullough a déclaré qu’Abbott connaissait des détails sur les personnes qu’il enquêtait, notamment John Grief senior et son fils. John Grief et leurs opérations aériennes. Tropic Air. Abbott a déclaré que Tropic Air était initialement financé par la CIA. Son site Web en 2001. w ww.tropicair.com, indiquait qu’elle exploitait une flotte d’avions affrétés et une petite compagnie aérienne. « Rodney Stich rappelant « qu’au cours des années 1980, alors que les administrations Reagan-Bush menaient une guerre contre le peuple et le gouvernement du Nicaragua, connue sous le nom d’opération Contra« . Abbott ayant fait voler des armes en Amérique centrale et de la drogue aux États-Unis pour la DEA et la CIA, et le Belize a été effectivement l’un de ses nombreux points d’atterrissage. Et cela est plutôt gênant, quand on connaît  la grande capacité d’emport qu’ont les Cessa 208B  !!

En 1991, Air Tropic avait vécu un drame terrible : son Cessna 402B N402BL (ici à droite) avec sept touristes américains à nord s’était écrasé alors qu’il était en route vers Ambergris Cay, à 30 miles seulement (48 km !) de son point de départ, San Pedro, haut lieu de pêche du pays. Son pilote de 27 ans  était… Sri Lankais, il s’appelait Kam Das Amy Muralidaran.   L’enquête démontrera qu’il avait volé 41 heures de plus que ne lui permettait la loi, à la fois sur les heures de vol et sur le délai entre deux maintenances. En gros, il avait été victime de sa sur-exploitation ; le tourisme était devenu très florissant déjà à Belize !!! Son pilote au moment du départ en était à 8h 30 de travail continu; il en était à 141h30 de vol en  28 jours, et son avion à la limite de la surcharge !

Le 17 novembre 2017, le premier ministre Patrick Faber et celui de l’Immigration, Godwin Hulse se retouvaient en famille… mais dans l’eau, en tain de barboter, sains et saufs, avec cette fois beaucoup de chance, après le Cessa 208B V3-HGX de Tropic Air ait eu un incident subit et ridicule, au large de Placencia, lors de ce que l’on peut appeler un accident idiot, la roue gauche de l’avion ayant heurté au moment du décollage le dessus d’un voiture qui venait de passer, on se demande pourquoi, en travers du bout de la piste, en essayant en fait d’éviter les barrières qui y étaient placées  (à gauche les dégâts occasionnés au toit de la voiture par le train du Cessna et à droite le ministre en train de barboter en famille : il avait eu beaucoup de chance) !!

 

L’affaire de l’Antonov resté collé dans la boue

Le 29 août 2003, les béliziens n’en reviennent pas : un gros avion est venu les visiter la nuit, mais il semble s’être trompé de piste d’atterrissage et n’a pas réussi à redécoller : il est resté collé dans la boue, sur une piste fort étroite (2) !!! Son train gauche a raclé toute l’herbe, la voie n’étant visiblement pas assez large pour ce gros engin ! Mauvais calcul ou mauvais renseignement des trafiquants ? C’est en effet un Antonov 26, pas moins, qui s’était posé sur une piste de fortune, près de Blue Creek dans l’Orange Walk District avec à bord de la drogue, selon la police locale qui le retrouvera pourtant vide. L’avion, resté collé dans la boue, n’avait pas réussi à redécoller. On a tenté vainement de l’incendier. Un Antonov 26 emporte certes 7 tonnes de kérosène mais ne vole que sur 2200 km maximum. Il a donc été modifié pour la circonstance, ou est venu cette fois d’un pays tiers, on songe bien sûr aux pistes vénézueliennes habituelles. Sachant qu’il peut emporter plus de 5,5 tonnes de fret, on comprend vite l’importance de la découverte !!! Cela correspondrait à 10 voyages de cocaïne par Cessna 210 rempli à ras bords d’un seul coup !!! Mais ce n’est pas n’importe quel avion non plus : avant de devenir avion de transport de drogue, il était enregistré chez Aerocom, sous le numéro ER-AFH et avait été vu au Portugal sous cette livrée l’année précédente (en photo ici il est à Las Palmas aux Canaries, surnommé « July Morning »). Or c’est une évidence qu’Aerocom a toujours été une compagnie de Viktor Bout, qui aurait donc déjà tâté dès 2003 de transports volumineux de drogue dans le secteur du Golfe du Mexique ! L’avion englué sur place affichait bien un numéro d’enregistrement moldave en tout cas. Bout possédait alors sous le nom de JetLine/Aerocom plusieurs An-26B, L’ER-AFE étant bien un An-26B selon les registres moldaves : c’était un UR-26505 auparavant et même l’ex-CCCP-26505 d’Aeroflot. Mais ce n’est pas tout : cet avion n’aurait jamais dû se retrouver là car il avait auparavant été reconnu inapte à voler : il  avait été déclaré « endommagé au-delà de réparations » le 23 décembre 1981 après  un sérieux accident survenu à Eniseysk ayant coûté la vie aux deux membres de son équipage ! Ce qu’il faisait depuis ?  transporter des armes en Afrique, pardi !!! Aerocom avait en effet déjà été pris dans des livraisons illégales au Liberia de Charles Taylor, faites par l’exemplaire ER-AWN, vu régulièrement a Kinshasa depuis septembre 2003. Le 6 août 2004 les autorités retiraient la licence de vol à Arerocom, qui devient alors l’obscure Asterias Commercial, basée en…Ukraine ! Viktor Bout a toujours joué avec les numérotations de ses appareils, on le sait : en juillet 2004, un avion portant le registre EL-WVA avait été vu à l’aéroport de Kongolo au Congo, transportant armes et munitions : or en juillet 2002 un Antonov An-8 avait été vu à Kalemie au Katanga portant exactement le même numéro ! Quel est donc ce ER-AFE, mystère… mais tout laisse entendre qu’il a bien appartenu à Viktor Bout. Or au même moment, ce dernier a été recruté par les américains pour effectuer des norias pour approvisionner l’Irak, envahie le 20 mars 2003. Le 9 janvier 2007, un antonov moldave ER-26068 s’écrasait sur la piste de Balad, avec 29 turcs à bord et 1 américain, très certainement abattu par un tir de missile automatisé. Il était d’Aeriantur-M Airlines, encore un autre paravent de Viktor Bout. On pense aussi que le pilote de ce gros engin aurait pu être Konstantin Yaroshenko, spécialiste des An-26 et 32, qui avait été pressenti pour effectuer un trajet Amérique du Sud- Côte-Ouest africaine en Il-76, la préfiguration de ce qui deviendra le « Boeing du désert » au Mali !!! Yaroshenko sera arrêté le 28 mai 2010, à Moronvia, par des agents de la DEA américaine et les autorités locales, auxquels s’était joint le FBI !!! L’organisateur des transferts s’appelant Chigbo Umeh, âgé de 42 ans, un Nigerian (Nabil Hage avit aussi été cité). Quel Cartel avait fait appel à Viktor Bout ? Pourquoi celui-ci s’était-il intéressé à l’Amérique Centrale, on l’ignore totalement : son procès, vite expédié n’a strictement rien révélé !!! Les Farcs étaient en relation avec le Cartel de Sinaloa, Los Zetas, le Cártel de los Beltrán Leyva y et celui de Jalisco. On a le choix ! Mais  Los Zetas sont omniprésents au Belize. Et Bout au moment de son arrestation (à Bangkok) était parait-il en train de négocier une livraison d’armes aux Farcs (3), et en même temps d’avoir déposé deux demandes d’achats de deux vieux DC-8 (et non des Boeing) à une banque américaine, envisageant d’en faire ses gros porteurs vers l’Afrique de l’Ouest !!! Le « coup » de l’Antonov reste à part, donc, unique : il y a préfiguration en revanche ce que l’on peur voir aujourd’hui toutes les semaines ou presque débarquer sur Belize la sinistrée du narco-trafic aérien actuel !!!

Le nom de Yaroshenko est revenu dans l’actualité fort récemment le 17  janvier 2019 quand a été évoque le possible échange d’espion par l’administration Trump, les américains voulant récupérer l’incroyable Paul Whelan dont j’ai conté ici les surprenantes aventures… de fournisseurs d’armes impliqué dans le massacre de Las Vegas (4), et relié à miss Butina, pressentie elle aussi pour l’échange (or elle a depuis été libérée !!!). Whelan ne s’était pas fait d’illusion sur ses propres capacités; «La Russie dit qu’elle a arrêté un James Bond en mission d’espionnage, en réalité ils ont kidnappé Mister Bean en vacances», a-t-il dit de sa prison à Moscou !

Le Beechcraft oublié de 2004

L’Antonov n’était n’en fait pas un cas isolé, malgré les apparences. Les autorités bélizeinnes dissimulaient déjà l’ampleur du trafic, il semble bien. En 2004, une grosse quantité de coke avait déjà été amenée par avion. Une opération rondement organisée, à l »évidence, menée à dans le district nord d’Orange Walk, illage de San Lazaro c’est dire dans le fief actuel, 16 ans plus tard dur trafic de cocaïne !!! Une arrivée quasi militaire, puisque pendant qu’un bimoteur Beechcraft atterrissait dans un champ de canne, de trafiquants de drogue tiraient en mer temps sur les autorités depuis un hélicoptère en vol stationnaire à grandes rafales d’AK-47 et de M-16, d’après les douilles ramassées sur place !!! Les narco-trafiquants ont abandonné l’avion et sa cargaison et se sont échappés dans les champs de canne environnants, selon la presse (7News notamment, le meilleur pour suivre de près ces arrivages constants). L’avion pourrait être similaire à celui qui se posera en 2010 et dont je reparlerai bientôt dans un autre épisode, lais dont voici la photo ici à droite. Quant à l’hélicoptère on n’en connait pas le type. Mais on peut facilement faire le lien avec celui de Guillermo Lozano Bauer, décrit à notre épisode CCLXII. Il serait alors venu du Guatémala voisin ! Il travaillait en effet pour Los Lorenzanas, Les Cachiros du Honduras les frères Valle; et pour le hondurien Sergio Neftalí Mejía Duarte, alias ‘ Compa ».  Tel le TG-MEC, ici à droite, propriété d’Aerocentro. Sur place, dans l’avion il y en avait pour 702,5 kilos de cocaïne, répartie en 32 balles de coton, un record pour l’époque en effet !!! Etrangement, un hélicoptère de type Bell 407 avait été annoncé aussi avoir été saisi sur le territoire dans le district de Toledo, sur la rive nord de la rivière Sarstoon, par l’armée bélizienne : trois semaines après, on ignorait toujours s’il allait être rendu aux autorités guatémaltèques qui ne semblaient pas très pressées de le récupérer. Etait-ce l’un de ceux de Guillermo Lozano Bauer ? Juste avant d’être intercepté, posé au sol (on lui avait tiré dessus et il avait eu un début d’incendie à bord), par un bateau de patrouille guatémaltèque, les trafiquants de drogue qui le pilotaient avaient jetés dans la rivière cinq cents kilos de cocaïne. Or c’était à ça que servait l’hélicoptère de Bauer, justement !!! A transporter les ballots de coke !!!

La grande affaire de 2010

En 2010, six ans plus tard, tout bascule au Belize, avec une découverte sensationnelle et plutôt confuse lors de ses premières heures : un soir des riverains de Punta Gorda, près la réserve Bladen, vers deux heures du matin, un samedi matin, ont entendu un avion tourner au dessus de leur tête : il a fini par se poser pas loin sur l’une des rares grande routes bitumées du pays,

la Southern Highway, guidé par des lampes déposées sur le macadam (posées sur des planchettes de bois) et alimentées par des batteries de voiture Atlas.

C’est un gros avion, un Beechcraft Super King Air 200 immatriculé plutôt maladroitement N786B. C’est celle aussi d’un Beech UC-12B Huron, C/N: BJ-2 resté longtemps préservé sous cocon à l’Amarc (depuis 1997 !) sous le numéro 161186 (ici à gauche et c’est pas lui car un monoquille ventrale sans fuseaux moteurs à bagages) Les riverains de l’Independence Village tout près le découvrent au petit matin, avec posé pas loin le Norman-Britten Defender de l’armée bélizienne venu inspecter les lieux. On les soupçonne d’être venus la veille embarquer chez eux la cocaïne !

Autour de l’appareil on distingue des bidons d’essence blancs vides dont on retrouve des exemplaires dans un gros pick-up abandonné pas loin. Il contient vingt trois conteneurs en plastique de dix-sept gallons de capacité, trois réservoirs avec environ cinq cents gallons de carburant d’aviation ainsi que trois pompes à carburant, et douze branches coupées de pin, extraites des bords de la route. Bien que des arbres aient été coupés pour dégager l’atterrissage, l’avion a en effet reçu des dommages mineurs lorsque ses ailes ont heurté un pin (des branches et des aiguilles sont restées fichéees dans le winglet gauche)  raison pour laquelle peut-être le pilote n’a pas réussi à  redécoller.

L’avion est entièrement vide à l’intérieur, seuls restent des cordes et des tuyaux pour le carburant. En cherchant un peu plus loin la police découvre 70 paquets de cocaïne éparpillés, marquées d’un étoile à 6 branches façon étoile de shérif et d’autres plus gros marqués d’un scorpion et des lettres LR. Celui identifie tout de suite le producteur : c’est la Arellano-Felix Organization (AFO) le plus violent des cartels en Amérique du Nord, basé à Tijuana, au Mexique : le scorpion est en effet son symbole.  La saisie est retentissante à plus d’un titre (elle fait 2 tonnes) : il en a surtout pour 131 millions de dollars, ce qui en fait représente pour un seul vol 10% du produit intérieur brut annuel de l’Etat de Belize !!! En prime il y aussi un GPS Garmin, un téléphone Iridium Satellite, des talkie-walkie, des lampes flash Rayovac, un Colt .223 semi-automatique  No. 007865 avec un chargeur de balles de  5.56 et deux paires de gilets de camouflage. A ce moment-là, le leader du gang Eduardo Arellano en personne a déjà été arrêté par la police mexicaine après un échange de tirs à Tijuana, Baja California, le 26 octobre 2008. Luis Fernando Sánchez Arellano, son neveu, a déjà repris la direction du Cartel.

On tire facile en effet dans le Tijuana Cartel. Lors de l’arrivée de l’avion, la police est vite arrivée sur place, alertée par les riverains, et il y a donc eu un échange de tirs. La surprise, ce jour-là étant de découvrir que parmi les tireurs sur les policer, il y’en avait d’autres… de policers, passés trafiquants. Il y a d’abord le chauffeur du pick-up, Renel Grant 33 ans, qui est caporal de Police attaché la circulation à Belize City. Mais aussi Nelson Middleton 39 ans, caporal et chauffeur  du Gouverneur Général du village de Camalote, Lawrence Humes 38 ans, sergent à la Belmopan Police Station de Grapefruit Street à Belmopan, Jacinto Roches 42 ans, sergent à l’Internal Affairs Desk de Belmopan Tangerine Street lui aussi et enfin Harold Usher, 36 ans, marin duCustoms Department de la Finca Solanaqui habite la ville de Corozal. Bref, quasiment que des policiers !!! Le scandale est énorme !!!

L’avion lui-même est en fait un modèle 300LW Super King Air sorti de chez Beech en 1987, pour passer entre autrechez Chevron Canada (C-FTLB) et se retrouver vers l’un des fournisseurs douteux des cartels, à savoir Eagle Corp (3)  lié à Skyline Enterprises de Gilbert Gonzalez (1),le 7 mars 2008 qui l’a vendu à des vénézuéliens, ceux de Inversiones Der-Nel CA qui l’ont eux ré-immatriculé YV2531 : c’est de là qu’il provient le jour où il se fait pincer. Il sera décoré appartenir à Belize Aviation Engineering Co. Ltd le jour de on arrestation… il est en bon état général, à part ses ailes, et continuera à voler : en 2015 il est devenu N377DB chez Cada Collection LLC Bal Harbour en Floride puis Blackbird Aero LLC Boca Raton en Floride en juin 2019 pour être racheté par l’obscur FA137 LLC, Boca Raton le 26 décembre 2019 : or c’est le nom de son numéro de série, FA-137, ce qui laisse agiter une future possible mission « suicide » rempli de cocaïne !!!
Son problème en effet, c’est d’être devenu le YV2531, car c’est cet avion justement, capturé la nuit à Cabo San Román, selon les autorités, dont s’était servi l’ineffable ministre vénézuélien de l’intérieur de l’époque, Tarek el Aissami (d’une famille d’origine libanaise, devenu vice-président du pays !) pour faire un show sur une saisie mémorable de cocaïne, font tout le monde estime aujourd’hui que c’était une mise en scène complète (5). L’avion présentait en réalité la livrée du modèle saisi le 26 novembre  2004, un Beechcraft BE-200, comme ceux de Antonio Korol Hul; mais celui de Sky Way Aircraft, entreprise paravent de la CIA comme on le sait, immatriculé N391SA, saisi à Challave, alors qu’il était sur le point de redécoller pour se rendre au Santiago Marino Airport sur l’île de Margarita. Le 24 novembre, il avait été aperçu au Nicaragua en pleine activité illicite de chargement de drogue (ici à gauche) affublé d’une fausse immatriculation US, N168D. Son pilote s’appelait Pedro  Suarez, ses deux passagers demeurant inconnus à ce jour.  L’avion s’était posé en détresse semble-t-il.  A bord on avait découvert des bidons d’essence et de la coke. C’était le N°37 de production chez Beechcraft
L’avion s’est retrouvé incorporé dans les forces armées du Nicaragua sous le numéro FAN002. Pour certains, donc, l’avion de Tareck était plutôt celui saisi en janvier 2009  à Farallones, (état du Colón, ici à gauche) immatriculé au Venezuela YV2451 et décoré de la même façon . Il avait été retrouvé criblé de balles !!!  Montrer une telle saisie avait pour but de disculper l’Etat vénézulien alors que de plus en plus de critiques montaient à propos d’un cartel de généraux bénéficiaires et organisateurs du trafic, dont Al Aissami aurait été le deus ex machina (6). Au Belize, en revanche, l’affaire de l’avion posé su la route avait révélé une chose ; la corruption phénomènale de la police de l’Etat, toute dévouée, c-visiblement, aux trafiquants. Une découverte qui n’allait qu’empirer, à vrai dire, tant les arrivées massives qui allaient suivre selon suivie de conférences de presse surréalistes des responsables des forces de l’ordre qui affirmeront à chaque fois n’avoir rien vu, ni n’avoir rien pu faire ou d’être trop démunies face à l’ampleur du problème (ce qui exact aussi !) . A en devenir un habitude, même quand parfois un des responsables sera mis à l’écart pour collusion flagrante avec les trafiquants et remplacé par son double… aussi aveugle.
En réalité, le fameux Beechcraft de la route était bien le N467JB,le Beechcraft FA-137, ici à gauche dans son hangar avant la vente avait lui aussi été vendu par Eagle Corp, (retenons le nom) deux ans auparavant, à une société vénézuélienne appelée Inversiones Fer-Nel CA qui ne possédait qu’une obscure boite postale à Caracas. La comparaison des clichées est saisissante : il n’avait même pas été repeint !!!

La valse des arrivées : les plus petits sont aussi de la fête

Le 19 juillet 2011, c’est un Piper PA-23-250 Aztec qui est retrouvé sur le bord d’une route non pavée menant au Guinea Grass Village dans l’Orange Walk District. Il est passablement abîmé, s’est posé sur le ventre et son fuselage arrière est tordu. Bref, il est bon pour la casse. Il a été retrouvé vide de tout occupant ou de bagages. Il portait sur l’empennage l’immatriculation XB-KDF (fictive). Le commentaire de la police locale qui l’a inspecté est alors étonnant le concernant : selon elle, il est sans doute lié à un trafic de drogue, mais elle le juge « trop petit » pour l’avoir fait !!! Ignorant que le robuste Aztec est capable d’emporter près de 800 kilos de chargement ! Bref, la police laisse entendre que l’avion est venu faire simplement du tourisme ! L’Aztec a toujous la faveur des trafiquants, d’ailleurs  le 27 mars 2017; les confrères guatémaltèques prévienne qu’un de ces modèles est en route vers Belize. Les policiers le retombent posé sur une route au nord du pays. L’appareil est un Piper PA-23-250 il porte  l’immatriculation N6769Y et il est cette fois ne parfait état. Deux jours plus tard il est ramené en vol vers le Philip Goldson International Airport. Surprise, celui-là n’a même pas changé ni de décoration ni d’immatriculation : le voici  photographié en Arizona ici à gauche. Il est enregistré au nom de Cuna de Vida Inc, à Marydel dans le Delaware et c’est l’exemplaire 27-4101. Sa vente, prévue en 2018, à été reportée.  Son propriétaire est donc toujours André Niederhauser, un chef cuisinier fondateur de la Caribbean Culinary Federation et de la Taste of the Caribbean, dont l’adresse est au Panama. Problème : le 11 octobre 2016, ce dernier est décédé dans un accident de moto, au Panama, justement. A qui appartenait donc l’avion, mystère !

En  novembre 2011, ves 22h , un avion, un Cessna Centurion II vient de s’écraser.  Alors en vol en direction de Belize City et volant manifestement trop bas depuis deux heures au dessus de la même zone (depuis 20h), son aile gauche a heurté et coupé un tronc arbre et l’avion a aussitôt plongé de l’aile droite vers une crête de pins appelée Mahogany Heights, où il s’est  littéralement désintégré:  le moteur s’est détaché, et l’hélice tournant encore s’est largement enfoncée dans la terre; loin du reste du corps de l’avion resté penché sur le flanc droit (ci-dessus à gauche).

Le fuselage arrière est broyé mais on peut encore apercevoir dedans les sièges avant, et d’autres également une quantité d’essence importante s’est répandue, sur la toute la zone de crash. Deux corps sont retrouvés à proximité, il s’agît de deux pilotes colombiens (ici à gauche dans le pick up de la police), qui ont été tués sur le coup. Le Centurion était immatriculé au Mexique, comme on peut le voir ici à droite.

On en est pour l’instant à des arrivées de petits avions, des monomoteurs de type Cessna 210N comme ici en 2012 celui-ci, retrouvé en bord de route en terre près d-du Rio Hondo (qui sert de frontière avec le Mexique !), au bord d’une plantation de cannes à sucre.Il s’est planté sur une énorme ornière sur le chemin ! L’engin n’avait plus qu’un siège, celui de droite ! Son intérieur est découvert dévasté et jonché de restes de vivres, des sachets venus du Mexique, ou de bouteilles d’eau en plastique! Il est immatriculé HC-CHZ,  qui est fait celle d’un Ayres Turbo Thrush 510P équatorien de travail agricole ! Le reportage qui en parle se termine sur l’évocation du bimoteur XB-KDF cité plus haut.
La décision-clé – mais symbolique- de Barack Obama
Devant l’incurie manifeste des autorités du Belize à juguler le fléau, le 16 septembre 2011, les USA  jettent l’éponge et déclarent que pour eux Belize est devenu un narco-état. « Le président des États-Unis, Barack Obama, a inclus le Belize et le Salvador sur la liste des 22 pays classés comme «principaux transit de drogues illicites ou principaux pays producteurs de drogues illicites pour l’exercice 2012». Le Belize et le Salvador sont désormais regroupés, l’Afghanistan, la Colombie, le Guatemala, le Mexique et le Venezuela étant les principaux acteurs sur la scène internationale du trafic de drogue. Les indications sont que le flux de drogues illicites à travers le Belize pourrait avoir une valeur marchande supérieure à nos exportations de pétrole, dépassant peut-être un demi-milliard de dollars, selon la qualité des drogues et le marché où les drogues sont effectivement vendues. L’inscription de jeudi soir est importante, car le Belize ne figure plus sur la liste depuis 1999, il y a douze ans, selon des rapports officiels américains » écrit Amandala. « Les archives de la Maison Blanche de George Bush notent que dans une lettre datée du 1er novembre 2001, Bush avait signalé que «le Belize a été retiré de la liste des principaux pays de transit de drogue en 1999 parce qu’il y avait des preuves claires que le commerce de la drogue n’utilisait pas actuellement il comme un point de transit pour les drogues se déplaçant vers les États-Unis.  » Mais il a noté que «si, à une date ultérieure, il existe des informations fiables selon lesquelles les drogues à destination des États-Unis transitent à nouveau par le Belize en quantités importantes, je les placerai à nouveau sur la liste des majors». Amandala a vérifié toutes les listes depuis 2001, et aucune d’entre elles n’a inclus le Belize en tant que principal transit de drogues illicites ou principal pays producteur de drogues illicites – jusqu’à ce qu’une nouvelle liste soit publiée ce soir à Washington. La nouvelle a été largement diffusée par l’Associated Press et les organes de presse internationaux ». L’ampleur du sinistre a été revu à la hausse en effet :  « La dernière évaluation américaine pour le Belize estime le flux de drogues à destination des États-Unis à travers ce pays d’Amérique centrale sur la côte des Caraïbes à environ 10 tonnes », a déclaré un mémorandum officiel de la Maison Blanche au secrétaire d’État américain, Hillary. Clinton. La note indique que le Belize est vulnérable en tant qu’avenue sud-nord pour les stupéfiants illégaux. Cela, dit la note, est également démontré par les récentes saisies de drogues et d’armes au Mexique le long de la frontière qu’il partage avec le Belize. «Des responsables américains signalent également que les observateurs du contrôle des drogues au Belize sont de plus en plus préoccupés par la présence d’organisations de trafic de drogue, dont Los Zetas du Mexique, dans les zones frontalières du pays et dans les ports côtiers», a-t-il ajouté. La note note que, «selon la plus récente évaluation interinstitutions américaine des flux de cocaïne, la quantité de cette substance illicite transitant par El Salvador à destination directe des États-Unis était estimée à 4 tonnes en 2009… Il a précisé que 90% des 700 tonnes métriques de cocaïne expédiées de Colombie et d’autres États producteurs de drogues sont destinées aux États-Unis et transitent par cette région d’Amérique centrale ».
 Aujourd’hui, quatre tonnes , c’est ce qu’apportent trois gros bimoteurs enjoins d’un mois, vu que les arrivages sont devenus quasi hebdomadaires… (le Beechcraft de novembre 2010 avait transporté  2,6 tonnes métriques de cocaïne !), Le désert a encore nettement empiré !!! Et l’article de décrire les faiblesse inhérentes au pays qui facilement ce trafic : »Le Belize avait été retiré de la liste en 1995 (en 1993 il figurait en tout cas dans un rapport du GAO lisible ici indiquant clairement qu’il était un relais pour la cos, la carte ci-dessus).. Lorsque le Belize a été réinscrit sur la liste en 1996, en vertu de la loi de 1961, les responsables américains avaient déclaré: «… La situation géographique du Belize au sud de la péninsule du Yucatan au Mexique en fait un point de transbordement stratégique idéal pour les stupéfiants. pour les expéditions de cocaïne à destination des États-Unis. Le long littoral non protégé du pays, de vastes étendues de forêt tropicale, de nombreuses voies navigables intérieures et de grandes zones non peuplées font du Belize un site de ravitaillement accueillant pour acheminer des drogues vers les principaux itinéraires de trafic mexicains qui transportent la majeure partie de la cocaïne sud-américaine vers les marchés américains. » Les États-Unis ont noté que, malgré «un engagement démontré» de la part des responsables béliziens, le pays n’avait pas les ressources humaines et matérielles pour contrôler ses frontières de manière adéquate, pour empêcher les trafiquants de drogue.La liste de 1996 indiquait que «… les autorités béliziennes ont signalé avoir saisi 850 kilogrammes de cocaïne en 1993 et ​​650 kilogrammes en 1990». Bref, sans armée véritable ou digne de ce nom, sans surveillance aérienne, sans radar et avec un seul hélicoptère aujourd’hui;  et sans oublier la corruption régnante dans toute la police,l e pays ne peut s’en sortie seul. Pour marquer le coup, Obama envoyait alors sur place quatre MV-22 Ospreys de la VMM-365, basés à New River, en Caroline du Nord, pour un déploiement de formation de 10 jours (cf les deux clichés ci-dessus). Un simple répit pour les habitants, un déploiement de force pour les trafiquants, mais un signe bien dérisoire de la part des USA : l’envoie d’un radar efficace eût été beaucoup plus opportun ! Le rapport du GAO de 1993 sur le Mexique l’indiquait déjà (page 26) : « un autre obstacle à la mise en œuvre du programme est le manque de moyens radar de détection et de surveillance suffisants et le placement inapproprié des moyens radar disponibles. Pour minimiser l’efficacité des moyens de détection disponibles, les trafiquants ont modifié leurs tactiques de livraison pour inclure une plus grande utilisation du Guatemala et du Belize, deux pays dotés de capacités d’interdiction minimales, comme zones de transit pour les expéditions de drogue« . Cela fait 27 ans que les USA le savent. Et n’ont rien fait ! Une dénonciation mais aucune solution sérieuse proposée pour se sortir du pétrin, donc : le manque de volonté américaine est patent.
Une aide absente ou symbolique et totalement inefficace
En l’absence d’offre de radar, qui aurait résolu pas mal de choses l’envi d’hélicoptères aurait été déjà un mieux. Or là, rien. Faut-il chercher là dans une volonté de ne rien faire, ou un laxisme pur et simple, ou il y a t-il une autre explication ? Celle de l’affaire des hélices guatémaltèques ? Souvenez-vous : en septembre 2018, scène étrange, le Guatemala avait afrété un énorme Antonov 124 pour renvoyer 6 hélicoptères UH-1 (à droite 5 d’ente eux) que lui avaient offerts les USA en 2013…. direction les USA, pour ls fair réparer (et les ramener en septembre 2019) !!! Les engins d’une valeur totale n’avaient jamais pu être utilisés correctement, fautes de pièce détachées suffisantes.. La livraison comprenait également du matériel de vision nocturne et d’autres équipements militaires destinés à lutter conte le trafic de drogue. On aurait voulu faire plus absurde qu’on ne serait pas pris autrement : un hélicoptère ne peut voler sans pièces détachées car mécaniquement c’est un engin limite, ont l’usure est bien plus forte que sur un avion (en raison des vibration constantes notamment. C’est d’autant plus incompréhensible qu’en 1993 le fameux rapport du GAO qui nous sert aujourd’hui de référence avait pointé ce particularisme chez la livraison des hélicoptères de mêem type u Mexique : « Les neuf hélicoptères UH-1H autorisés pour le NBRF lors de la première livraison ont été fournis au Mexique fin novembre 1990. La livraison des pièces de rechange cependant, et d’autres équipements ont été retardés jusqu’à fin février 1991 en raison de la priorité accordée aux opérations Desert Shield et Desert Storm. Des retards dans la livraison de pièces critiques telles que les transmissions de rechange, les pales du rotor principal et l’équipement de soutien au sol ont provoqué une utilisation prudente et limitée des neuf premiers hélicoptères au cours de leur déploiement précoce. Le manque de stocks disponibles a été cité par les États-Unis« . A Belize, il y en avait pas, d’hélicoptères, en prime : ceux disponibles étant les deux offerts le 27 avril 2016, à la Belize Defence Force (BDF) par la république de Chine (Taiwan) !! Avec ces deux-là ça faisait trois  seulement (????), le dernier étant un Bell 407  capturé à Вluе Сrееk, Оrаngе Wаlk en août 2015, abandonné intact et appartenant certainement  au gang d’El Chapo. En octobre 2019; on apprenait que Belize allait se tourner vers les  Philippines pour se fournir en UH-1 remis à jour grâce à un stocks de pièce providentiel  venues du Japon, « Selon le fil de presse officiel du gouvernement, le porte-parole de la Philippine Air Force (PAF), Maj. Aristides Galang a déclaré dans un communiqué que sept hélicoptères Bell UH-1 « Huey » seraient ramenés au statut de vol en utilisant les pièces de rechange données par le gouvernement japonais en mars de cette année. Les pièces de rechange inspectées étaient des pales de rotor principal, des pales de rotor de queue et arbres de transmission du rotor de queue, qui ont ensuite été remis à la 205th Tactical Helicopter Wing le lendemain pour des travaux de restauration des hélicoptères ». Depuis on le sait, un des deux UH-1 s’est écrasé : reste deux voilures tournantes seulement pour l’armée. Un patron privé de voyage aériens, Astrum (ici à droite un de ses Bell 407, en a autant donc que le gouvernement pour aller visiter Amber’s Caye ou la haute d’au de 300 mètres !!!  Il y a manifestement bien une volonté  de ne rien faire au Belize !!!

La dénonciation de l’état de fait par la presse US

C’est le Washington Post (repris ici) qui résumé parfaitement la situation cette année là, qui dévient fort préoccupante au Belize: « les petites villes portuaires endormies, les marais de mangroves et les pistes d’atterrissage dans la jungle des petits Belize mal défendus deviennent des passerelles de premier plan pour le trafic de drogue alors que les mafias milliardaires du Mexique tissent de nouvelles routes de contrebande à travers l’Amérique centrale. À l’aide d’avions légers et de bateaux ultra-rapides, les trafiquants acheminent de plus en plus de cocaïne sud-américaine à travers le Belize vers le Mexique, disent des agents américains de stupéfiants et des responsables béliziens. En débarquant leur cargaison lucrative au Belize, les trafiquants évitent d’être détectés par des patrouilles renforcées de l’armée mexicaine et de la marine, marquant la dernière avancée des cartels mexicains dans les États faibles et appauvris d’Amérique centrale, à travers lesquels jusqu’à 90% de la cocaïne qui atteint les États-Unis passent maintenant, selon les évaluations américaines. Le rôle croissant du Belize en tant que couloir de contrebande a incité l’administration Obama à l’ajouter à la « liste noire » annuelle des pays considérés comme les principaux producteurs de drogue ou voies de transit pour les stupéfiants. La liste des 22 États, annoncée le mois dernier, comprend désormais tous les pays d’Amérique centrale, signe que de plus en plus de territoires sont sous l’influence des cartels. Les autorités américaines estiment qu’environ 10 tonnes de cocaïne sont introduites en contrebande le long de la côte caraïbe du Belize chaque année en direction des consommateurs américains, les consommateurs de drogues illicites les plus voraces du monde. Des chargements supplémentaires arrivent sur des vols en provenance de Colombie et du Venezuela, atterrissant sur les routes et autoroutes agricoles du Belize, où les expéditions peuvent être rapidement déballées, décomposées en paquets plus petits et traversées par le Rio Hondo jusqu’au sud du Mexique ». Le résumé tient en un mot :  « Nous faisons partie de l’entonnoir », a déclaré le ministre de la Police, Douglas Singh, dans une interview ici. «Le Mexique est au-dessus de nous, et le Guatemala et le Belize font partie de l’entonnoir que vous devez traverser pour vous rendre au Mexique. Cela fait prospérer beaucoup d’hommes d’affaires légitimes et illégitimes. Mais cela nous rend très vulnérables. » Avec seulement 320 000 habitants, ce pays à peu près de la taille du Massachusetts a un long littoral et une géographie accidentée qui séduit les touristes balançant les hamacs et les trafiquants de drogue. Ses forces de sécurité sont minuscules et mal équipées. Depuis 2008, le gouvernement bélizien a reçu environ 15 millions de dollars d’aide à la sécurité des États-Unis, y compris des bateaux et autres véhicules, du matériel de communication et des programmes de formation, faisant partie des près de 2 milliards de dollars d’aide contre les stupéfiants que les États-Unis ont fournis ou promis au Mexique et Amérique centrale. Mais le Belize reste un obstacle pour les puissants barons de la drogue. Le pays ne possède pas de système radar capable de suivre les vols non autorisés. Son armée manque d’hélicoptères, sans parler d’autres matériels de base. La police bélizienne n’a même pas la capacité d’intercepter les communications par téléphone portable. « Ils ont de la chance s’ils ont de l’essence à mettre dans leur voiture pour sortir et faire des trucs », a déclaré un haut responsable américain chargé de la police travaillant dans la région, sous couvert de l’anonymat selon les protocoles de sécurité ». Le corollaire inévitable étant la forte hausse de la criminalité dans le pays : « Le Belize a été épargné du genre de chaos plus large qui fait rage au Mexique, au Honduras et au Guatemala voisin, où les cartels mexicains ont assiégé de vastes étendues de territoire et mené des attaques terrifiantes. Mais l’escalade de la violence des gangs à Belize City a mis le nombre d’homicides dans le pays à un niveau record, avec plus de 100 meurtres à ce jour en 2011. Le taux d’homicide par habitant au Belize était encore plus élevé que l’an dernier au Guatemala, et le cinquième plus élevé dans l’hémisphère, selon les données de l’ONU. La police affirme que la saignée est due en partie à l’abondance de cocaïne dans les rues, car les trafiquants étrangers paient leurs contacts locaux en produits bruts plutôt qu’en espèces. Des signes indiquent déjà que les forces de sécurité du pays ont été cooptées. En novembre dernier, des responsables béliziens travaillant avec des agents de la Drug Enforcement Agency des États-Unis ont saisi 2,6 tonnes de cocaïne après qu’un Beechcraft Super King Air 200 bimoteur a coupé son aile en atterrissant sur la route sud du pays » (nota : c’était notre premier gros cas de 2010). »Des policiers malhonnêtes ont bloqué la circulation et installé des lanternes pour marquer une piste de minuit, selon les enquêteurs. Il s’agissait de la plus importante saisie de drogue de l’histoire du pays, d’une valeur de 131 millions de dollars, soit près de 10% du produit intérieur brut annuel du Belize. » Et les exemples abondent en effet…
Les preuves qui s’accumulent
Le 8 mars 2013, une scène insolite surprend les canoïstes enthousiastes du Pueblo Nuevo lagoon dans le District de Corozal  : aux milieu de l’eau gît un avion, retourné sur le dos, entraîné vers le fond par le poids de son moteur, mais pas encore enntièrement submergé : il n’y a pas assez de fond pour ça. C’est à un mile au sud du ferry de Pueblo Viejo et un mile et demie de la New River. L’appareil, un Cessna aux bandes bleues et dorées est immatriculé XB-LGX (une fausse immatriculation de plus). Un appareil avait été entendu la nuit vers 2 heures du matin dans le secteur le 1er mars, et juste après un grand bruit. Pour le chef de la Civil Aviation Authority, Nigel Carter il une pourvait s’agir d’un vol de cocaïne car tous les sièges étaint encore à l’intérieur ! Drôle de conclusion !  Et pourquoi donc personne n’êtait venu le sortit de sa fâcheuse position alors ?
Si la police de Belize paraît impuissante à pouvoir arrêter les avions qui déferlent, les preuves, puisant de leurs passages s’accumulent. Les pistes clandestines, on ne les compte déjà plus. Mais il n’y a pas qu’elles. En avril 2013, près d’une piste de Crooked Tree, vers Shipyard, on trouve 9 fûts pleins de carburant d’aviation. Ils avaient été camouflés, recouverts de feuilles de palmiers et de laurier – pour aussi leur éviter de subir les assauts des rayons du soleil. Il y avait aussi 16 bidons de carburant en plastique transparent vides à côté d’eux, probablement utilisés pour faire le plein de véhicules terrestres. L’essence étant rare à Belize cela représentait une petite fortune au marché noir précise l’article… Le soir, les habitants entendent clairement et régulièrement le son des moteurs d’avions qui viennent se poser pour ravitailler près de Carmelita, (l’endroit où s’était réfugié Jon McAfee !) cela se passe généralement  entre minuit et quatre heures du matin. la piste découverte exactement entre Backlanding et Shipyard ce jour là avait pourtant déjà été détruite par des explosifs par l’armée, il y a des mois, précise 7 News. Non seulement ils viennent, mais en plus ils reviennent !
Un exemple probant
Cette fois on se rend directement chez le pays producteur (aux dirigeants largement impliqués), au Venezuela. Le 21 février 2013, un Aero Commander 500 rouge et blanc, vieux vétéran lui aussi des transports de coke, un avion réputé robuste, avec son aile haute, se pose de nuit au Venezuela… sur l’aéroport d’Acarigua, dans l’Etat de Portugesa, (c’est en fait devenu  l’Oswaldo Guevara Mujica Airport) sans autorisation, alertant aussitôt les autorités, qui arrêtent les pilotes et passent l’intérieur au peigne fin. L’avion s’est posé en catastrophe : il était à court d’essence !!! Le verdict est instantané : de résidus de cocaïne sont omniprésents à bord. Mais il n’y a pas que ça : l’avion n’est pas d’origine, il a subit des modifications internes, il a été équipé notamment de quatre réservoirs auxiliaires d’une autonomie d’environ 8 heures de vol (148 gallons au total soit 560 litres !!!) et de tout un système de répartition avec pompe à main permettant d’établir une autonomie de vol bien plus longue que la normale. Mieux encore : le GPS abord, confisqué pales vénézuéliens, et analysé, pointe comme destination finale une piste non autorisée dans l’État d’Apure : bref, il a tout de l’appareil de narco-trafic ! L’avion est immatriculé N345MP, qui semble être exacte : il a été vendu récemment aux USA par un retraité, Max Hetherington. Les deux personnes à bord sont un citoyen canadien de cinquante et un ans, Sawatzky David William, et un ressortissant colombien de trente et un ans, Jorge Bustamante. Le premier intrigue davantage, car Sawatzky, le pilote, est aussi un fermier mennonite canadien de Mango Creek, à Belize, dans le sud du pays !!! Ici le reportage TV sur l’arrestation des deux pilotes. L’avion provient en effet de Belize, il a décollé le soir-même de d’un piste privée de Cayo (la première ouverte en 2005) et a effectué 12 heures de vol d’affilée !!! Ci-dessous le voyage du modèle d’avion le 10 avril 2012, de Belize City à Corpus Christi au Texas (1482.9 km en ligne droite) :

Les américains savaient tout déjà

Une question pointe alors avec cette arrestation de ce qui est la préfiguration des gros porteurs : les américains étaient-ils au courant de ce trafic par voie arienne ? On peut répondre facilement par le positif, car on semble l’avoir oublié aussi, mais ils avaient même pu les compter durant un certain laps de temps et vérifier précisément leurs trajets. En effet, en avril 2013, au prétexte d’apporter leur aide au projet New Horizons de Belize,  ils avaient temporairment apporté et mis en activité un radar, mis en parce par le commandement du Southcom. Ils l’avaient localisé à Chan Chen un des fiefs de la cocaïne du pays, et cave ne devait pas être un hasard !
C’était une station mobile de type TPS-75,  de chez Grumman et datant de la guerre du VietNam, monté sur camion et transportable par C-130, capable de distinguer des avions à 240 miles de distance. A signaler que du temps de la présence militaire anglaise, jusqu’à 10 ans encore après l’indépendance (de 1981), un autre radar était installé pour guider notamment les Harrier déployés sur place (ici  à droite) par le squadron No. 1417 Flight RAF. On l’avait aperçu lors du reportage de 1991 effectué par la BBC, qui montait le difficile maintien de troupes et de matériel en milieu sub-tropical dans lequel notamment les munition rouillent si facilement. Le pays s’appelait avant le British Honduras, rappelons-le !!! Après la reconnaissance de l’indpendance par le Guatémala, en 1994 les anglais étant partis emmenant avec eux leur radar  N’est resté qu’un bataillon d’entraînement, le British Army Training and Support Unit Belize (BATSUB) et le 25 Flight Army Air Corps, équipé au départ d’hélicoptères Bell H-13 Sioux. Mais en 2011 le Batsub lui aussi s’est vu amputé de ses hélicos pour au final à nouveau s’agrandir en 2015 en raison des tensions maintenues par le Guatémala voisin. Les forces aériennes de Belize se résumant aujourd’hui à deux Bell UH-1, un Bell 407 et 2 Britten-Norman BN-2, ce qui paraît très maigre !!! Pire encore : depuis le 27 février dernier, Belize ne possède plus qu’un seul de ses deux hélicoptères; l’un s’est écrasé en effet dans une lagune, celle du Western Lagoon, en tuant ses quatre occupants. Les soldats se rendaient alors justement sur le site de l’avion de cocaïne découvert la veille et dont je reparlerai ici un peu plus loin.

Pas de radar donc, et on sait à qui ça profite… En 2014, on retrouve les vestiges d’un Cessna incendié que Belize 5 news appelle aussitôt « l’avion mystère ».  « L’avion mystère qui s’est écrasé à l’ouest de Spanish Lookout tôt ce matin dans une zone connue sous le nom de Green Hills. La police a confirmé que l’avion, qui serait un crash d’un Cessna 210 monomoteur, a atterri sur une route abandonnée à deux kilomètres et demi de la frontière guatémaltèque. On pense qu’il a tenté un atterrissage sur le chemin de terre, puis s’est enfui. Après cela, les occupants auraient délibérément mis le feu, puis se seraient enfuis. Il n’y a aucun signe que quelqu’un ait été gravement blessé. Mais vraiment il n’y a aucun signe de quoi que ce soit! Il n’y a pas non plus de marques identifiables dans l’avion, pas de cargaison, pas de carte d’identité, pas rien, car il a été complètement détruit par le feu – à l’exception de la partie arrière »… Une longue trace noire (d’huile ?) sur la route laisse plutôt entendre que l’avion aurait été en feu lorsqu’il s’est posé !!! Belize voir débarquer des petits appareils pour l’instant, mais ça va vite devenir une nuée à tendance exponentielle !

(1) lié par ses origines dira-t-on, au Hezbollah (extrait de Wikipedia : « Le nom d’El Aissami apparaît dans l’affaire des faux passeports vénézuéliens révélée en février 2017 par CNN en español : l’Irak a révélé que l’ambassade aurait distribué de faux passeports vénézuéliens à des citoyens syriens, dont une partie seraient des combattants du Hezbollah irakien. D’après le lanceur d’alerte, des passeports et visas étaient distribués par des employés de l’ambassade, en l’échange de fortes sommes d’argent. Les passeports octroyés permettent d’entrer sans visa dans un grand nombre de pays occidentaux, incluant l’Espace Schengen. Après avoir tenté d’alerter la Chancellerie sans succès, le lanceur d’alerte s’est tourné vers le FBI et la chaîne de télévision CNN. Les journalistes de CNN ont obtenu un rapport émis par les services secrets américains qui estime à 173 le nombre de passeports émis de façon frauduleuse dans cette affaire. Le rapport désigne Tareck El Aissami, alors ministre de l’Intérieur et responsable des services d’immigration, comme le donneur d’ordre. À la suite de ces révélations, le gouvernement vénézuélien accuse CNN de « propagande de guerre » et suspend l’autorisation de diffusion de la chaine pour une durée indéterminée ».

(2) ce ne sera pas le premier à qui cela arrivera : en 2010, la même mésaventure est survenu à un gros Beechcraft 200 immatriculé N308RH, parti initialement de l’aéroport de Puerto Plata en République dominicaine, en direction du Josefa Camejo Airport au Venezuela (état de Flacon),   mais qui entre-temps durant le trajet s’était détourné vers le Honduras et la région de Catacamas pour y charger un cargaison de cocaïne. L’avion avait alors été abandonné sur place, complètement vidé par les trafiquants (cf ici à droite).  « L’avion semble bien avoir été volé, mais de bien étrange façon. Il appartenait à une société de Conway, dans l’Arkansas (tiens tiens voilà qui nous rappelle des choses avec La Mena !), et avait eu comme pilote un dénommé Mike Rosa, qui était monté à bord paraît-il comme… passager. Le 24 février qui précédait, la Dominican Civil Aviation Institute (IDAC) lui avait révoqué son titre de pilote, enregistré sous les numéros 031-0442567 and 031-0281657-0 car l’homme était déjà soupçonné d’être un pilote des narco-trafiquants. Selon les autorités, il y aurait eu au moins deux tonnes de coke à bord. Le pilote s’avérera être effectivement Miguel Antonio Rosa Ureña, plus connu dans le milieu sous le surnom d « El Gato ». En 1986 déjà, Rosa avait été impliqué dans l’import de 186 kilos de cocaïne pure : il récifivait, mais cette fois avec dix fois plus de marchandise ! A ses côtés, le second pilote, David Nathen, des Bahamas, avait prévu deux plans de vol : le premier de Santiago jusque Puerto Plata (le Gregorio Luperon International Airport (ou « POP »)), pour y prendre Rosa et un vénézuelien, Alirio Enrique Ocando, comme passagers (à gauche la photo de Rosa en 2012) ».

« Le second partait de Puerto Plata jusque Josefa Camejo Airport, à Falcon, au Venezuela. A peine décollé, l’avion annonçait un changement de plan de vol à la tour de contrôle celui du Josefa Camejo Airport pour celui de Maiquetía, où la drogue devait être chargée, en coupant aussitôt tout contact radio et tout répondeur radar. L’avion descendait aussitôt au ras des arbres, avant que les contrôleurs ne puissent alerter les policiers des frontières vénézueliens. Le troisième larron à bord était un vénézuélien, justement, Alidio Ocando. L’appareil avait « visé » une piste utilisable l’été…. mais en fort mauvais état à cette époque de l’année juste après de forte pluies ; et surtout une piste clandestine qui avait été close par les autorités après d’autres atterrissages au même endroit, et que les trafiquants avaient donc dû déjà avoir utilisée. Mais dont ils ignoraient la destruction ». El Gato sera arrêté et expédié aux Etats-Unis en 2013 (ici à droite).

(3) Les gens mêlés aux trafics d’armes comme à celui de drogue n’ont qu’une seule idée en tête : l’argent. « Alors que les raids contre le narcoterrorisme de la DEA ont attiré de graves trafiquants d’armes – tels que Monzer al-Kassar, un marchand d’armes syrien lié aux Contras, le Front de libération palestinien, l’insurrection irakienne et d’autres; et Viktor Bout, un trafiquant d’armes russe connu pour acheminer des armes vers des zones de conflit à travers le monde – de nombreuses cibles de la DEA au cours de la dernière décennie semblent être comme Flaviu Georgescu (sujet de l’excellent article ici) et Jamal Yousef, plus des arnaqueurs que des marchand d’armes (qu’autre chose). Les cibles des raids de la DEA ont revendiqué des associations avec les FARC, al-Qaïda, le Hezbollah et les Taliban – mais leurs relations avec les terroristes étaient souvent discutables. Fin 2009, par exemple, des procureurs fédéraux ont inculpé trois Maliens – Harouna Touré, Oumar Issa et Idriss Abdelrahman – à la suite d’une enquête de narcoterrorisme de la DEA dans laquelle les trois auraient comploté pour transporter de la cocaïne à travers l’Afrique pour soutenir les FARC et al-Qaïda. Touré, Issa et Abdelrahman ont plaidé coupable à un soutien matériel à des terroristes, mais ont été condamnés à de légères peines – Touré et Issa cinq ans et Abdelrahman moins de quatre. La juge de district des États-Unis, Barbara S. Jones, a déclaré que Touré n’était pas un partisan d’Al-Qaïda mais était plutôt «motivé principalement, sinon entièrement, par l’argent». Les trois Maliens ont depuis été libérés de prison. » C’est ainsi que l’on apprend par la bande que les USA avaient déjà repéré le trafic vers le Mali AVANT même que le Boeing du désert ne soi incendié à Tarkint !!! Il savaient tout du trafic avant qu’il ne se mettre en place !!! Il savaient même le tarif exigé par AQMI (Al Quaeda) par kilo de coke transporté : 2000 dollars ! Le dossier d’accusation avait été signé par le procurer Preet Bharara, alors Attorney General du pays, réputé à la main de fer et non-partisan. Ce qui lui a valu d’être écarté par Trump, car il s’étai aussi approché du dossier brûlant de l’immeuble de Soho du président…
(4) « Mais l’expérience d’Eagle est une étude sur les dangers de la vente d’avions privés en Floride et la fréquence à laquelle ces avions se retrouvent avec des trafiquants. Sur environ 40 avions vendus par Eagle depuis 2004, un a été confisqué par la Drug Enforcement Administration (DEA), et trois autres étaient liés d’une autre manière au commerce de la drogue, selon des documents judiciaires américains et vénézuéliens et la Federal Aviation Administration ( FAA). Eagle a été éloigné de moins de deux pas des trafiquants de drogue dans le cas du Cessna chargé de coke. Dans d’autres cas, cependant, des avions ont été directement vendus à ceux qui, selon les autorités américaines et vénézuéliennes, ont utilisé l’avion dans le trafic de drogue. Le PDG d’Eagle Schneider souligne que son entreprise déteste le commerce de la drogue et n’avait aucune idée que les clients étaient des trafiquants. « Tous les courtiers ont le même problème », dit-il. En effet, New Times a examiné les informations, les documents judiciaires et les dossiers de la FAA concernant environ 150 avions impliqués dans le trafic de drogue depuis 2000 et a trouvé 24 sociétés de Floride qui auraient pu vendre des avions directement aux trafiquants. En fait, au cours de cette période, la Floride était apparemment la plus grande source d’avions-médicaments aux États-Unis, suivie du Delaware, où des règles strictes de secret d’entreprise ont permis la prolifération cancéreuse de sociétés écrans qui peuvent couvrir l’achat et la vente d’avions-médicaments. La plupart des entreprises de Floride se trouvaient à Miami ou à proximité. Et la plupart des avions ont été vendus au Venezuela, qui est devenu un Far West de l’aviation dont l’anarchie s’infiltre dans le Sunshine State. »Nous avons déjà examiné ce cas des courtiers indélicats dans deux épisodes ici, e CCLXXI et le CCLXVIII.
(5) Selon Reportero24, qui fait plutôt autorité en la matière à propos de la lutte anti-drogue, les explications de Tareck sur une « opération contrôlée » ce jour là (c’est l’expression qu’il avait lui-même employée), ne tenaient pas debout :  « Il n’y a aucune mention des deux exécutions sommaires – des meurtres – effectuées par des fonctionnaires de la commission CICPC, sur demande et au milieu d’une prise de décision hâtive, pour les réduire au silence.  Le meurtre d’ Edilberto Escalante Rosales, le conducteur de la Ford F-350 A76AEOB qui aurait ramassé la charge de la cocaïne pour la mettre en dépôt  dans un endroit inconnu et ignoré jusque là- et l’avait transportée vers la route de Cabo San Roman, située sur le côté de l’avion; il était par conséquent, le seul qui connaissait l’endroit où la drogue était déposée physiquement en attendant le vol »;  Ensuite, « L’assassinat du Garde national Luis Alberto Fuentes Pernía, qui avait décollé de La Carlota en tant que co-pilote du YV-2531 et qui (…) était le lien entre le fournisseur / client de gros ; par conséquent, le seul connaisseur de la route, du pays et des coordonnées où, sous ses intrusions, le pilote atterrirait l’avion pour livrer la cargaison. Le pilote de l’avion YV-2531, qui n’a jamais été identifié ou cité par les médias pendant plus d’une année d’enquête, semble avoir été appelé à la barre; on savait à l’époque qu’il était un officiel accrédité de la CICPC en partenariat avec le copilote assassiné, le deuxième caporal de la Garde nationale Luís Alberto Fuentes Pernía. Le démantèlement ou le démantèlement interne de l’aéronef YV-2531 pour faire de l’espace et réduire le poids, tel qu’il a été décrit, a été supervisé par le pilote non identifié du CICPC; qui a permis plusieurs fois à l’avion, de faire pas moins de cinq décollages / atterrissages et dans l’autre sens de La Carlota à Cabo San Roman et donné après l’opération terminée, a décoller et atterrir à Josefa Camejo; Ensuite, il avait pris l’avion de l’aéroport vers une destination inconnue ».  Les autorités, responsables du trafic, avaient ce jour-là froidement éliminé les personnes qui pouvaient leur nuire après coup et choisi quelques lampistes à jeter en prison pour rassurer la populace.  L’affaire de l’YV-2531 est la première grande erreur, en fait de Tareck el Assaimi.  Qui récidivera peu après, en présentant de nouveau fallacieusement un autre avion transporteur de drogue…

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

 

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