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Coke en Stock (CCCXXXIX): en Equateur, une piste énorme et un avion bien mystérieux

Des pistes clandestines en Equateur ? A l’évidence, avec une énorme (2 km de long !) découverte au milieu de l’année 2020. Des pistes attirant les avions prêts à se remplir de coke comme des mouches, bien sûr, et une mafia violente ayant envahi tout le pays, la suite logique du phénomène. Un footballeur tombé jeune dans l’usage de la coke y perdra la vie, avant qu’un autre phénomène vienne envahir les médias équatoriens : l’incroyable histoire d’un avion qui s’est posé un soir sur une île des Galapagos, y a été abandonné pendant deux mois, pour s’envoler de nouveau sans que personne ne l’en empêche.  Un avion sous fausse immatriculation soupçonné d’avoir transporté une tonne de cocaïne… A ce jour on ignore ce qu’il en est advenu….ou s’il avait véritablement transporté de la drogue, ou de l’argent…

Quel chantier !

En Equateur, le bilan est là et il était déjà le même en 2020 comme l’avait noté El Universo, malgré l’aide aérienne américaine revenue. Un texte devenu depuis prophétique : « cachés sous terre dans une ferme du secteur de Manantiales, à la frontière entre les cantons de Montecristi et Jipijapa, des dizaines de sacs de jute contenant 2 898 blocs (plus de 3 tonnes) de chlorhydrate de cocaïne ont été retrouvés lors d’une opération de police jeudi 27 « (photo ici à gauche). « Dans ce nouveau coup porté au trafic de drogue, une piste clandestine a également été détectée, qui serait utilisée pour l’atterrissage d’avions légers utilisés pour transporter l’alcaloïde vers l’Amérique centrale et l’Amérique du Nord. Ce vendredi, les autorités ont donné des détails sur cette opération qui a réalisé l’une des plus grosses saisies à Manabí. Jusqu’à la mi-août, cette province avait 2,4 tonnes (t) de drogues saisies, alors que l’année dernière il y en avait 4,8 tonnes. Au niveau national, jusqu’à présent cette année pandémique, la police a enregistré 61 tonnes de drogue saisies et a également détecté 17 pistes clandestines, vraisemblablement utilisées dans le transfert de drogue (…) Selon le colonel Patricio Carrillo, commandant de la police nationale, l’institution transporte cette quantité de drogue saisie, ce qui signifie qu’environ 1,5 tonne sont saisies chaque semaine. Plusieurs pistes clandestines ont été détectées, notamment dans le profil côtier, d’Esmeraldas à El Oro, en passant par Santo Domingo et Los Ríos. Il y a environ 17 pistes qui sont intervenues au niveau national … les enquêtes se poursuivent autour du cas d’hier », a déclaré Carillo, sans préciser plus de détails ».  La plus belle des pistes découvertes en juin 2020 près de Jama, dans le Manabi (et la plus longue aussi), une piste assez phénoménale à vrai dire, avec ses 2 kilomètres de long : de quoi faire atterrir un jet, font remarquer les internautes qui la découvrent effarés : quel boulevard tracé au bulldozer !

Ici le reportage TV en date du sur les travaux gigantesques de terrassement entrepris par les trafiquants, dignes des créations d’autoroutes : monts découpés, vallons aplanis, tout y est. Un beau chantier, digne du film « A l »origine « ! Ce n’est pas une organisation d’amateurs qui peut réaliser (et financer) de tels travaux herculéens !!! Elle semble en prime avoir servi, puisqu’à proximité ont été découverts 300 kilos de cocaïne, des armes et du combustible. Le plus étonnant, outre sa longueur, étant sa largeur : ce n’étaient pas que des Cessna de 11 mètres d’envergure qui y étaient attendus, pour sûr !!!

Dans cette continuité, en décembre 2019 s’était tenu le procès du propriétaire véritable d’une ferme de Montecristi. Marcelo Aragundi, un  avocat qui vivait à Manta et qui était accusé d’avoir aidé, le 10 mars précédent, deux pilotes mexicains d’un Cessna (immatriculé N75RO) qui s’étaient écrasés pas loin de sa propriété dans la communauté Río Bravo de Montecristi, (dans le secteur de Los Bajos, via Los Manantiales, entre les Ríos Blanco et Cañar exactement, alors qu’ils survolaient la zone avec un chargement de drogue à bord (ici à gauche les vestiges de l’avion).

Sur les clichés, ça ne faisait aucun doute en tout cas ; la longue piste jouxtait parfaitement son établissement. Les deux mexicains blessés, et arrêtés; nommés Abisahid Villalobos Martínez et Gustavo Lucio Ruedas seront reconnus coupables de trafic de drogue. Tous deux seront condamnés à 17 ans et trois mois de prison avec le fermier Manuel Pin Mantuano, qui s’occupait du bâtiment à côté. Lors du procès, on n’avait hélas pas réussi à déterminer si l’avion avait ou non utilisé la piste, dégageant la responsabilité de l’avocat !!! La fameuse piste et son habitat adjacent sont visités ici par une équipe de télévision du pays (ici à droite). Ci-dessous une idée de sa longueur estimée à plus d’un km :

Le 30 avril 2019; le journal El Comercio nous alarmait encore en titrant fort à propos : « Police : les Narcos « renforcent » les routes aériennes de cocaïne en Équateur ». Dans une infographie, il revenait sur le cas de Montecristi, en y ajoutant celui du « fuselage d’avion » retrouvé incinéré à Puerto Inca le 13 avril (un Cessna 210, poursuivi par les Tucanos il avait fini par s’écraser, ici à gauche, dans un ruisseau) l’arrestation de trafiquants à El Aroma dans le Manabi, avec un avion qui s’était enfui, et en troisième cas, celui du 29 avril, avec la découverte de 510 kilos de coke et 980 litres de kérosène dans un hangar de la base aérienne de Guayaquil Hallazgo. L’avion concerné étant le HC-CIE, un beau Cessna 421B de 1973, le 441 eme construit appartenant à Laensa agro-taxis, détentrice aussi du Piper PA-34-220T Seneca III HC-COG. L’enquête avait commencé dans la zone prévue pour l’édification de la Refinería del Pacífico El Aromo (à 25k m à peine de Manta) où des armes avaient été saisies… dont un fusil automatique récent (ici à gauche) alors que l’avion visé par les enquêteurs avait réussi à s’échapper. Un endroit idéal ; isolé mais repérable de loin en avion, avec une grande route centrale en bitume devenue piste d’atterrissage… logique qu’il ait attiré les candidats !!!

L’avalanche d’avions 

Avec un nombre de plus en plus important de pistes clandestines, de plus en plus d’avions sont apparus, fort logiquement. « Ces types de cas se sont répétés ces dernières années. Le 24 novembre 2019, deux membres d’équipage sont morts carbonisés après la chute d’un avion, tandis que le 11 mars de la même année, les habitants de la commune de Río Bravo, à 20 kilomètres de Montecristi, se sont réveillés au bruit de la chute d’un avion. Là, deux étrangers ont été blessés et ont ensuite été arrêtés par la police qui est venue sur place. En novembre 2019, un autre « avion narco » s’est écrasé à Manabí  (tuant ses deux occupants). Le 24 juin 2020, à Jama, la Police a détecté une autre piste clandestine et arrêté trois personnes qui seraient liées au transfert de drogue vers des destinations internationales. Les 250 paquets de drogue retrouvés dans la communauté de Boca de Bigua de ce canton de Manabi seraient évalués à environ 6,5 millions de dollars, ont indiqué des agents de la police.
Le matin de ce même jour, une opération similaire est intervenue sur deux pistes illégales dans l’enceinte d’Engullima, à Santa Elena. Là, des agents avec l’aide de machinerie lourde ont creusé des fossés pour empêcher toute tentative d’atterrissage d’avions pour des activités illégales
(ici à gauche). «Nous nous attendons toujours à des saisies plus importantes, car pendant les mois de la pandémie, le comportement des groupes criminels a changé. Nous pensons que vers la fin de l’année, nous devons intensifier notre travail », a ajouté la ministre du gouvernement, María Paula Romo, ce vendredi. 

Cela donne aussi parfois d’étranges situations, comme celle d’autochtones tirant certainement profit du trafic et opposés à la destruction d’une piste clandestine sous un prétexte fallacieux (ou menacés par les trafiquants, ce qui est possible également) : ainsi le 24 mars 2021 près de Santa Elena, nous raconte Expreso : « lorsque la police et l’armée se préparaient à détruire et à encercler une vaste zone qui, selon les autorités, servirait de piste d’atterrissage clandestine pour les avions légers qui effectuent des tâches liées au trafic de drogue ; un groupe de membres de la communauté est arrivé pour l’empêcher. L’incident s’est produit dans la ville de Tugaduaja dans la paroisse de Chanduy, au sud de la province de Santa Elena.  Datzania Villao, gouverneur de la province et l’une des autorités présentes dans l’opération, a informé les habitants qu’en raison d’enquêtes policières, il a été déterminé que le site serait une piste clandestine. Mais les habitants ont rejeté l’idée et, en criant, ont donné leur argument. Ils ont dit que les avions n’atterrissent pas dans la région, qu’ils ne l’ont jamais fait, et que c’est maintenu à l’écart car ils y organisent des compétitions équestres pendant les festivités (…).  La semaine précédente, les autorités ont détruit deux pistes d’atterrissage prétendument clandestines pour les avions dans la ville d’Engullima, également à Santa Elena« . Le phénomène avait pris beaucoup l’ampleur, comme on l’expliquait ici en juin 2020 dans Extra : « L’alerte d’éventuels atterrissages d’avions sur une piste clandestine dans la commune Engullima, au sud de la province de Santa Elena, inquiète les autorités. A plusieurs reprises, les quelques habitants du site ont été surpris de voir l’arrivée des engins et de même se relever après une courte période d’être au sol. Le dernier débarquement aurait eu lieu hier, dimanche 21 juin, alors que tout le monde fêtait la fête des pères. Comme preuve du fait, la police a trouvé un camion Dimax (Isuzu) blanc à double cabine qui a été abandonné (ici à droite), plusieurs sacs de jute et 19 bidons de 8 gallons, trois des conteneurs étaient pleins de carburant. Selon les habitants, la zone où atterrissent les avions suspects a été préparée l’année précédente pour enregistrer une publicité pour un véhicule qui est diffusée à la télévision. La société en charge du tournage a aménagé une grande surface de terrain et l’a laissée libre, désormais l’endroit serait utilisé pour l’arrivée des avions qui arrivent la nuit. « Au début, on pensait qu’il s’agissait des avions des propriétaires des élevages de crevettes qui existent dans les environs, mais qu’ils arrivent de nuit est suspect. De plus, lorsque cela se produit, plusieurs véhicules arrivent puis repartent à grande vitesse, il y a déjà eu quelques atterrissages », a expliqué Benito Quimí, un habitant de Chanduy (c’est sur la côte et c’est un point d’atterrissage idéal donc les routes qui en partent mènent directement à Guayaquil !). »

Un pays gangréné 

Signe de la densité de circulation de la cocaïne dans le pays, les meurtres mafieux se multiplient. Le dernier en date étant celui d’un footballeur connu là-bas, appelé Luis Raúl Rodríguez Fontecilla, milieu de terrain abattu à Samborondón le 19 juin dernier à l’âge de 24 ans seulement, c’est un ancien joueur du club historique réputé d’Emelec dans lequel il avait débuté à 18 ans (il est ici à gauche en bleu sous ce maillot). Le club a longtemps été une pépinière, avec par exemple Rafael “Pulga” Guerrero, champion national avec le club en 1972, ou avec Iván Kaviedes, le premier équatorien à avoir joué en division 1 italienne (ici à droite). « Trois hommes sont sortis d’un véhicule gris et lui ont tiré 15 fois dessus. Rodríguez et sa famille vivaient depuis trois mois dans une urbanisation privée de Ciudad Celeste à Samborondón, une ville à 30 minutes de Guayaquil, sur la côte équatorienne. » Rodríguez, qui avait 24 ans, était surveillé depuis un mois par ses assassins. Ils auraient loué une maison à proximité de celle de l’ancien footballeur, (…) Les criminels savaient à quelle heure il partait, à quelle heure il arrivait et avec qui vivait Rodríguez » Le champion au chômage, sans club depuis des mois,  avait sombré il y a une paire de mois déjà dans la coke, il semble bien selon la police. « Le meurtre de Rodríguez serait lié au trafic de drogue, tel que rapporté par la police nationale. Cette théorie découle de ce qui a été trouvé dans la maison de l’ancien footballeur : 12 kilos de cocaïne et une arme à feu. Rodriguez est soupçonné de vendre de la drogue. La police maintient ce qui précède car plusieurs paquets de drogue ont été trouvés déballés dans sa maison. De plus, lorsqu’ils ont perquisitionné la maison des meurtriers, il n’y avait que deux matelas à côté des fenêtres où l’on pouvait voir la maison de l’ancien footballeur. Les antécédents de Rodríguez indiquent qu’il avait déjà une relation avec le trafic de drogue et la drogue. Son casier judiciaire enregistre un casier de recel et de trafic de drogue. En juillet 2019, l’ancien footballeur avait été arrêté car la voiture dans laquelle il se trouvait transportait de la cocaïne » . Il avait alors affirmé que ce n’était pas la sienne et avait été relâché… grâce à cette pirouette. C’est au Mexique aussi, bien entendu, où coke et football font très bon ménage…  Détail supplémentaire concernant le footballeur, ajoute InfoBae : « Luis Raúl Rodríguez est le frère de César Rodríguez Fontecilla, l’un des membres d’équipage de l’avion dans lequel Daniel Salcedo comptait s’échapper, en juin 2020, mais qui s’est écrasé à Tumbes, au Pérou. Daniel Salcedo est l’un des personnages les plus visibles liés à la corruption pendant la crise sanitaire provoquée par la pandémie en Equateur. Salcedo est actuellement en prison et fait face à quatre chefs d’accusation : deux pour corruption et deux pour tentative de fuite au Pérou ». Son sort a été évoqué ici le 10 août dernier (avec le cas du Piper PA-32 Saratoga Turbo  qui s’était écrasé, photo ici à droite).

Le paradis perdu 

Particularité du pays, à 1 000 km de ses terres se situe une de ses provinces les plus connues. C’est celle qui regroupe les îles de l’archipel des Galapagos, réputé pour son extraordinaire faune restée intacte au fil des siècles, un vrai paradis. On y trouve par exemple un espèce voisine du fou à pieds bleus, le Piquero de Humboldt, à pattes grises, emblématique de l’île et répandu sues côtes péruviennes et chiliennes. Un endroit idéal… comme relais vers l’Amérique Centrale. Pendant la seconde guerre mondiale, les américains ne s’y étaient pas trompés en tenant d’y installer brièvement une base militaire, à Balta, en 1942. Ils y construiront l’aéroport, qui demeure toujours le seul de la région. En 2010, des pêcheurs y ont exhumé une cache contenant encore 12 bombes laissées sur l’île Bartolome.  Les militaires ont déguerpi depuis 1946 et n’y sont pas revenus, l’archipel étant déclaré sanctuaire mondial de la faune à protéger. En 2019, le président Lenin Moreno y a pourtant autorisé à nouveau l’accès aux P-3 Orion de surveillance, car autour de l’île des faits nouveaux étaient apparus. Ici, le retour sur l’île des américains le 5  mai, après une mission de surveillance (sur le traditionnel mais aussi la pêche illégale). Le paradis d’antan n’en est plus un, c’est sûr. Des bateaux chargé de cocaïne se dirigeant en effet depuis quelques années maintenant vers la côte Ouest de l’Amérique centrale, vers le Savador, Le Honduras ou le Guatemala, voire le Chiapas, au Mexique et se servent des Galapagos comme relais (de ravitaillement). On a vu fort récemment dans les eaux de l’archipel rôder un semi-submersible, le genre d’engin à pouvant contenir entre 3 et 4 tonnes de coke. Comme ici le 22 mai dernier, aux alentours de l’île Genovesa, au nord des Galapagos avec un semi-submersible à trois moteurs hors-bord intercepté par la marine équatorienne, avec 1 tonne de cocaïne à bord (ici en tête de chapitre).

Il y a plus de 5 ans déjà, en 2015 , le 21 décembre, c’était un autre modèle qui avait été intercepté à 380 km des côtes et  de Manta, déjà plus ancien car les techniques des narcos évoluent assez vite en la matière (cf ici le site du spécialiste Covert Shores), et les modèles hors-bord sont plus faciles à construire que les in-bord : ce sont de simples barques surbaissées. L’exemplaire, alors porteur de 3 tonnes de cocaïne (ci-dessus à droite), un record à l’époque, semblait être parti du  port de Cabo Manglares, (c’est le point le plus à l’ouest de la Colombie) dans la province de Nariño selon la police. Et une confirmation par cette dernière sur le rôle tenu par les Galapagos dans le schéma de route des trafiquants : « la route maritime suivie par le navire indique qu’il a cherché à se ravitailler près des Galapagos et s’est dirigé vers le Salvador ou le Honduras, en Amérique centrale. Hugo Alvarez, directeur régional d’Aquatic Spaces, a déclaré que le bateau naviguait en zigzag pour éviter d’être détecté et que la cargaison serait évaluée à 120 ou 150 millions de dollars« . En 2016, la marine récupérait un lot de 780 kilos de sacs de cocaïne flottants, munis d’une balise de reconnaissance, au large de l’île San Cristobal (ici à droite).  Ils attendaient d’être récupérés et venaient certainement d’avoir été largués par un cargo transporteur. En 2018, moteur un réseau de passeur de drogues par bateau est arrêté…  1,6 tonne de coke est saisie. Le 28 septembre 2020, sur le même principe du ramassage de ballots, ce sont des barges de pêcheurs qui est intercepté avec 300 kilos de drogue récupérée : du haschich cette fois, et la police coffre tout le monde sur les quais. La drogue, signe des temps, est ornée du logo du réseau Tik-Tok ! Ici à gauche l’un des derniers semi-submersibles rattrapés par les colombiens le 22 mars derniers, dont on remarque la forme très effilée, et les trois moteurs, selon la tendance actuelle. Il aurait été construit sur le San Juan de Micay, dans une zone entre les départements de  Cauca et de Valle del Cauca. Il contenait celui-là 402 kilos de cocaïne.

Le cas rocambolesque de l’avion de l’île des Iguanes et des Tortues

Isolé, l’archipel se retrouve handicapé question circulation entre les îles et se retrouve  bien trop dépendant de la métropole, par exemple pour les évacuations sanitaires en cas de pépin chez des habitants. C’est pourquoi en 2013 la proposition de Julio Zavala (ici à gauche), guide naturalise sur place et pilote privé, assisté du précurseur local Jaime Morales Polit, (déjà créateur de la société de transport aérien Emetebe Airlines, avec un petit Islander, (HC-CGI) la fidèle bête de somme de nombreuss îles dans le monde ou son PA-23-250 Aztec D  HC-BNE, un autre Britten Norman B2-Islander, HC-CGY d’Aerotsentsak complétant le tableau sur place.) avait été plutôt bien acceptée par les autorités. Il promettait de mettre à disposition son PA 31-310 Piper Navajo, (modèle Panther Colemill à hélices quadripales et winglets) une photo le montrant avec son équipe, et son appareil immatriculé HC-BKP. Un appareil vite devenu indispensable et une véritable institution dans l’archipel (en photo ici à Guayaquil le 14 février 2009 et ci–dessous sur la piste de l’île Isabela et conseillé… par Trip Advisor. L’avion véhicule tout un tas de touristes dans l’archipel (exemple ici à droite et en vol à gauche).

En 2012; lorsqu’il s’agît de faire la promotion de la réhabilitation de l’aéroport de Riobamba -« Chimborazo » effectué sous la direction de Rafael Davila Fierro, directeur de l’aviation civile, pour faire parvenir les touristes sur les flancs du volcan du même nom, c’est lui qui est pris en photo (ci-dessous):

C’est dans ce contexte qu’a atterri à la surprise générale un appareil, le 8 janvier dernier, sur l’aéroport de General Villamil (sur l’île Isabela) un avion particulier, disons, pour simplifier. Déboulé-là en express vers 18h sans aucune autorisation de vol, ses deux pilotes descendus aussitôt de l’appareil s’en allaient aussitôt, comme si de rien n’était. Selon la police locale, on s’activait déjà pour les retrouver, et un homme avait été annoncé un temps comme détenu à ce sujet. Fausse nouvelle il semble bien. L’avion, en tout cas, semblait donc clairement avoir été abandonné !!! Avec dedans la panoplie habituelle des trafiquants : à l’intérieur, il y avait en effet une radio, un téléphone satellite et deux GPS. C’était visiblement un Cessna, type Conquest 441, un habitué comme on le sait des escapades à coke… rappelez-vous notre fameux bimoteur dissimulé sous les feuillages à  Yupukari, en Guyane : c’était en effet le même modèle, comme ceux qui avaient réussi à traverser l’Atlantique, souvenez-vous aussi !!! Le lendemain dans le journal télévisé de la matinée, Giovanni Poncé, le directeur national de l’antinarcotique, intervenait au micro pour dire qu’une enquête a été diligentée pour savoir si l’avion appartenait ou non à un trafic quelconque. On rappelle au passage dans le reportage une importante saisie dans un container sur le port principal du pays (voir plus loin ici), pour rassurer tout le monde. En somme, on tenait à faire savoir que l’on s’occupait sérieusement et en haut lieu de ce cas déjà étonnant d’un avion ayant falsifié l’immatriculation d’un avion archi-connu sur place et venu se poser sans y avoir été invité…

Au petit matin suivant, on découvrait ses couleurs, sur fond blanc des filets rouge, bleu et jaune, et surtout son immatriculation : HC-BKP, qui est exactement la même que celle du Navajo local (enregistré chez Air-Zab avec le HC-BFK) !!! Pour faire discret, on aurait pu en imaginer une autre, il semble !!! Les envoyeurs de l’avion s’étaient-il trompés ?  Quel intérêt à agir ainsi, à part d’essayer de tromper les autorités en provoquant une telle confusion ?  Qu’est-ce que cet imbroglio ? A bien regarder, cet exemplaire a visiblement été repeint, ce que révèle par exemple les contours de ces hublots, endroits aux coins arrondis sur cette d’avion difficiles à masquer lors d’un peinture extérieure. Ou bien son logo Cessna Conquest dont les lettrages n’ont pas été sérigraphiés mais peints au pinceau, à bien y regarder (le « C » de Conquest est par exemple trop gros). Il possède aussi une particularité sur le flanc droit des orifices en forme de store ou louvers, disposés en deux blocs de deux rangées, surmontés  l’embase de l’empennage (et ce de deux côtés) par un autre orifice rectangulaire muni d’un volet. Renseignement pris auprès des manuels du constructeur, ce sont les traces extérieures d’un kit supplémentaire d’air conditionné fonctionnant au fréon, dont ne disposent pas les appareils Conquest 441 d’origine. Voilà à une découverte qui va faciliter nos recherches, pour sûr. Persuadés que nous sommes de la participation de cet avion à un trafic de drogue, on va donc éplucher les listings du modèle ayant changé de mains à une date récente, le signe très souvent ici d’un revente express à des trafiquants comme on a pu le voir en mars dernier dans le lourd dossier de Debra Lynn Mercer-Erwin, la patronne d’Aircraft Guaranty Group. Le lent et fastidieux épluchage de listings à partir de ces deux seuls critères finit par porter ses fruits. Après la vérification d’une centaine d’avions, un lot d’une douzaine a retenu notre attention. Dont l’avion de Yupukari, en réalité, comme on l’a vu le N533M, lui aussi muni des fameux « louvers » sur le côté droit ! Dans ce classement, arrive vite en tête un avion du même type… car portant exactement les mêmes couleurs ! Bingo, c’est lui, se dit on, et effectivement : ce serait donc bien le N913DG, (4410246) ex Eagle Support Corp, qui est venu se poser aux Galapagos !!

A bien y regarder, cet avion vient de loin, très loin. Car si l’autonomie du Conquest 441 II est déjà conséquente (4 064 km maximum!!), on l’a vraiment transformé en avion de record, à l’aide d’un gros cube de ferraille peint en vert, maintenu à l’intérieur par des sangles jaunes en nylon (c’est-à-dire que cette installation n’est pas à demeure !), cuve que l’on aperçoit à l’aplomb de sa porte arrière située à gauche. A cet emplacement normalement, il y a des sièges (cf ici à droite) ! A l’évidence, c’est un réservoir supplémentaire (avec son tuyau d’évacuation des vapeurs de kérosène dirigé par le toit), comme ceux artisanaux (faits de bidons interconnectés) qu’avaient installés les trafiquants qui avaient ainsi traversé l’Atlantique en 2010 et que j’avais surnommé les nouveaux Mermoz. « Rien que pour faire le trajet vers le Cap Vert (en partant du Venezuela) , il y a en effet plus de 4 200 km  » avais-je écrit. L’appareil de l’exploit étant l’YV1647 ex N441TF (dépourvu d’air conditionné, comme le N195FW qui avait traversé pour atterrir à Nouadhibou en Mauritanie). Celui de notre Conquest ressemble beaucoup plus aux réservoirs pour Cessna 208 de de chez Air-Mods, de Trenton Robainsville, contenant 160 gallons, soit plus de 600 litres, ce qui est énorme !!! Un supplément discret : une fois les rideaux tirés, incapable de distinguer le précieux équipement :

Disparu deux mois plus tard !

Un équipement destiné à servir à quoi ? A repartir incognito, peut-être bien, car deuxième surprise le lundi 22 mars : placé pourtant sous la surveillance de la police depuis son arrivée… l’avion a disparu en pleine nuit ! On avait demandé de le ramener auparavant à Guayaquil, mais on n’avait paraît-il pas trouvé de pilote compétent pour le faire selon l’administration policière ! Il a disparu plus de soixante-dix jours après être arrivé !! Que s’est-il passé entre les deux dates ? Qui donc est monté discrètement à bord, a mis en marche les magnétos à bord et lancé les moteurs pour filer subrepticement à l’anglaise ? Beaucoup plus étrange encore quand le journal Planeta Repuestos (Plan V) indique le 29 mars que « des sources révèlent que ceux qui ont pris l’avion depuis l’aéroport d’Isabela ont eu tout le temps de mettre de regonfler les pneus et de le remplir de carburant. Mais personne n’a rien vu. La police a déclaré qu’elle n’avait pas d’essence pour la patrouille qui était censée surveiller l’avion »… Malgré son énorme réservoir interne, il aurait eu besoin de refiler le plein ??? Cela devient surréaliste !

Un avion très certainement… mexicain !

Quant à savoir d’où il venait, on en a une petite idée, mais cela demeure un peu flou : les sites évoquant les propriétaires d’avions, ou celui des immatriculations américaines, nous indiquent que l’avion était texan encore il y a une quinzaine d’années.  Il appartenait à Rico Aviation en 2004 (où il a été d’abord ambulance sous N913DC, avec lequel il portait déjà sa livrée actuelle cf ici à droite et ci-dessus), après avoir été allemand sous le dénominatif D-IMAX, par exemple (il a même été français au début de sa carrière sous le numéro F-GCQO chez Reims Rocket (c’est un Reims Aviation!). L’engin est équipé d’hélices Harzell 1500 SPOH à quatre pales et de turbines de kits « Propjet Dash-10N Engine Conversion » fait par West Star à partir de Garret – Honeywell  TPE331-10N -515S, une conversion commencée sur la gamme dès 1998. A droite, Sam McRickard, project manager chez West Star Aviation de Grand Junction, dans le Colorado. En fait cela pose problème : l’avion originaire de Reims est un modèle numéroté 376, et celui du jour évaporé porte le N°246… chez Rico le second modèle N903DC portant le numéro 61 de fabrication.

Un sacré imbroglio, donc, qui nous amène à penser que les trafiquants auraient peut-être imité du mieux possible l’avion de Rico… avec une autre cellule au départ !! Il a été ensuite de toute façon acheté par l’Eagle Support Group de Doral, le 16 octobre 2018… Une société qui s’appelle plutôt Eagle Support Corp, dirigée par un dénommé Hector Snider. Sans trop de surprise, comme adresse, c’est un bureau situé au n°7855 d’un centre commercial de Doral qui est situé à moins d’un kilomètre dans l’axe  de la piste sud de l’aéroport de Miami (ici à droite et à gauche) !

Plus rien en indication de vente ou de rachat après 2018, en ce qui le concerne, sauf l’indication d’une « vente supendue« . Mais le site de l’AMCAR nous donne un indice précieux : l’avion aurait bel et bien été vendu… au Mexique, le 3 décembre de la même année 2018 !

Autre renseignement étonnant glané par le journal, : selon lui, « la population a observé, à l’arrivée de l’avion, une personne qui a enlevé des coffres-forts et de grosses sommes d’argent de l’avion. Mais ce n’est pas dans les rapports de police. » Autre découverte : « parmi les broussailles, la police a trouvé plusieurs sacs de jute avec des pneus, des batteries, des câbles et des bûches de bois. Dans un entrepôt près de la piste, ils ont trouvé 23 tubes de carburant, quatre réservoirs vides, qui avaient été retirés de l’avion. » Des bidons alors qu’il possédait un gros réservoir interne ? Les nombreux « tuyaux » auraient-ils relié les bidons entre eux comme l’avaient fait les trafiquants ayant traversé l’Atlantique avec ce genre d’équipement ? Etait-ce alors de la coke en alcaloïde, dans le réservoir d’acier, et pourquoi celui-ci serait-il resté dans l’avion durant tout ce temps ???

L’appareil avait été poussé en bout de piste sur le petit tarmac rectangulaire de l’aéroport, avec comme voisin d’arrière-plan une épave de Navajo, aux couleurs rouge et blanc striées de courbes noires et grises. L’avion était resté disposé plusieurs mois à proximité de la manche à air bien visible avec un compère d’Emetebe, un Piper Aztec (le HC-BNE qui volait toujoursen 2017, et on peut l’apercevoir ci-dessous derrière le Norman Islander HC-CGI de la même entreprise. Celui-là portait l’immatriculation HC-BFK: 

Un remplaçant au Piquero 

En fait, on s’y est pris avec beaucoup trop de légèreté avec cet avion dans lequel on rentrait comme dans un moulin : selon le major William Patricio, l’avion est resté en effet longtemps en terrain découvert et sans garde à vue permanente. « Dans la lettre envoyée à ses supérieurs, il a déclaré qu’il n’y avait aucune sécurité intérieure ou extérieure sur le terrain de l’aéroport, telles que des clôtures métalliques, des clôtures ou des barrières, qui empêchent les personnes non autorisées d’accéder à ladite aérogare. Il a assuré que n’importe qui peut entrer librement sans aucune restriction. Il n’y avait pas non plus de hangar sur lequel l’avion est garé. » Résultat, voici six policiers logiquement sanctionnés. L’un d’entre eux ajoutant « qu’il a également déclaré que l’avion était resté avec trois réservoirs de carburant pleins. Selon le major, l’agence Isabela de Petroecuador a été sollicitée pour extraire ledit carburant. De même, il affirme avoir demandé le transfert de l’avion vers un endroit plus sûr. Pour sa défense, il a déclaré que cette demande avait été faite « au vu du fait qu’il existe des informations officieuses selon lesquelles des inconnus ont tenté d’essayer de prendre ledit avion de l’endroit ». Autre analyse possible alors : si les bidons étaient effectivement ceux d’essence, que contenait alors la grande cuve centrale ? Etait-ce elle qui contenait en ce cas la coke liquide ??? L’hypothèse se tient tout autant que la précédente. Ce qui ne tient pas c’est pourquoi donc ne l’a-t-on pas démontée ou pourquoi donc ne pas avoir bloqué davantage l’avion pour qu’il ne puisse redécoller comme il l’a fait sans aucune difficulté ? Ce n’est pas sérieux cette affaire !!!

On a raté le coche avec cet avion mystère, car l’avion une fois saisi aurait pu servir sur place, l’original (surnommé « Piqero » – celui de Humboldt-) se faisant vieillissant : « le Conseil d’administration du régime spécial des Galapagos a demandé au procureur chargé de l’affaire de confisquer l’avion et qu’il soit administré par la municipalité d’Isabela. Il a fait valoir qu’il existe un système de santé précaire, qui n’a pas de service de transfert pour les patients gravement malades avec des vols directs d’Isabela vers le continent. « En outre, il servirait aux transferts d’urgence inter-îles vers des hôpitaux plus complexes, à la suite desquels une solution intégrale en matière de santé sera fournie, en le couplant comme une ambulance aérienne, dans le seul but de pouvoir sauver des vies , fournissant une aide d’urgence aux familles élisabéthaines. » Lorsque le Conseil des gouverneurs a annoncé la découverte sur leurs réseaux sociaux, certains citoyens ont qualifié l’avion de « cadeau du ciel ». Sur Facebook, les gens ont parlé des difficultés de transfert de leurs patients gravement malades et l’idée a commencé à émerger que l’avion resterait à Isabela, serait peint et appelé une ambulance. « Je travaille dans la santé et je ne sais pas ce qu’est l’impuissance de se battre et de voir les proches d’un patient qui doit être transféré d’urgence », a écrit la résidente María Ruiz Meneses ». Selon certains, c’est l’absence de procureur sur l’île même qui aurait empêché cela de se faire… et permis aux trafiquants de largement prendre le temps d’en profiter pour organiser le départ de l’avion !!!

Quant à savoir aussi ce qu’il venait faire exactement, si on écarte l’hypothèse de l’argent à bord, c’est bien sûr celui de la récupération d’une livraison de coke, apportée sur place via un cargo, lâchée en mer et récupérée par bouées comme on l’a vu, ou pourquoi pas celle du transfert de la cargaison d’un semi-submersible qui se serait retrouvé en difficultés à proximité des Galapagos… En gros, il aurait servi d’ambulance à coke à un cartel mexicain… (à droite la comparaison judicieuse de capacité d’emport faite par un journal équatorien). A ce stade, tout est permis, et on peut compter sur l’ingéniosité des trafiquants pour résoudre ce genre de contretemps pour eux. La distance entre Mexico et les Galapagos est d’environ 2 900 km et l’aller-retour avoisine donc les 5 800 km, c’est peut-être là l’explication la plus plausible de la présence de capacités supplémentaires importantes (bidons ou cuve) de carburant à bord.

Une situation qui a empiré durant le Covid19, les containers de thon en question 

En 2021, c’est clair, en tout cas, la situation a empiré, hélas, dans le pays  : « les cartels de la drogue ont augmenté les expéditions de cocaïne dans de petits avions en provenance de l’Équateur. Les chiffres parlent : en 2020, les autorités équatoriennes ont saisi 4,6 tonnes de cocaïne qui devaient être transportées dans des avions arrivés en Équateur en provenance du Mexique. Cela signifie une augmentation de 600 % par rapport à 2019, lorsque 772 kilos de cocaïne qui devaient être expédiés par avion vers l’Amérique centrale avaient été saisis. Des surprises et polémiques qui ont marqué le premier mois de Guillermo Lasso (nota; le nouveau président, investi en avril 2021 seulement) alors qu’en 2018, aucune saisie de drogue n’a été signalée, sous cette modalité. Jusqu’à présent en 2021, les unités anti-drogue de la Police ont déjà capturé 630 kilos de cocaïne et saisi cinq avions. » Le président juste élu ayant sur le dos un autre problème à gérer : que faire en effet des 50 000 Vénézuéliens arrivés en Equateur, ayant fui le pays de Maduro, devenu narco-état, et installés pour la plupart la province de Pichincha, (celle de la capitale, Quito), dans le nord-ouest du pays ?

Comme preuve récente de cette augmentation, la saisie monumentale  le 27 juin dernier dans le port de Guayaquil alors que le score de l’année en était déjà à la saisie de 74 tonnes de stupéfiants. Dans deux containers, plus de 6 tonnes de coke au total en effet : « dans l’un des conteneurs, ils ont trouvé 19 colis, avec 1 111 colis et un poids de 1,3 tonne. Dans le second, ils ont trouvé 86 colis avec 5 124 colis, soit l’équivalent de 5,9 tonnes. Les emballages ont des logos différents. tels que « Dubaï », « MTRX », « AIR », « B-J ». La drogue est évaluée à 333 millions de dollars, si l’on tient compte du fait que le coût d’un kilo de cocaïne en Europe est d’environ 55 000 dollars« . Les deux containers, réfrigérés; étaient censés contenir du poisson, selon le commandant de la police : (Tannya) Varela a indiqué qu’il ne s’agit pas du premier conteneur contaminé détecté dans l’entreprise qui transporte le thon. « En mars, lors des inspections, deux tonnes de drogue ont été saisies dans un autre conteneur de cette société. La semaine précédente, une opération a été menée qui a laissé huit détenus liés à l’expédition de drogue vers l’Europe ». En octobre 2020, dans le même port, c’étaient des cartons contenant du thon en boîte qui dissimulait 1,5 tonne de cocaïne. C’est depuis 2014 surtout que cette filière de pêche au thon est gangrenée.

On se retrouve là-bas dans la situation du Havre, ici en France, ou à Anvers en Belgique, avec l’implication obligatoire de dockers dans le trafic : « jeudi dernier, un homme a été assassiné à l’un des carrefours de l’Avenida 25 de Julio, qui mène à Puerto Marítimo. Il a reçu plus de 20 coups de feu alors qu’il voyageait dans un camion 4×4. La police a trouvé dans le véhicule 26.000 dollars US. La victime avait démissionné il y a 20 jours de son travail d’opérateur de fret au port ».

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