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Coke en stock (CCCXVII) : en fin d’année, les crashs ont continué

Malgré la covid, en cette fin d’année 2020 et au début 2021, les accidents d’avions chargés de cocaïne, comme ceux décrits déjà ici cet été, ont continué.

 

On retrouve la même variété d’appareils et de terrains d’atterrissage, avec le Guatemala en première place, comme la tendance débutée il y a plusieurs mois et décrite ici, (et ici également):  le Mexique toujours aussi représenté en bonne place et on note le retour du Honduras, Belize ne voyant arriver qu’un seul engin… mais de bonne taille puisqu’il s’agit d’un gros Gulfstream II.

 

Retour sur les derniers mois d’un commerce toujours aussi vivant, avant de repartir étudier le Brésil, où là aussi l’année 2020 a été fort chargée, avec le démantèlement de deux gros réseaux de drogue…

 

Au Honduras, ça recommence par un Beech à la Mosquitia. Le 25 septembre dernier, c’est un avion bien reconnaissable (car ayant gardé sa déco d’origine) qui est retrouvé en pleine nuit, le nez planté dans l’herbe, dans le secteur moult fois visité de Brus Laguna, dans la région  de la Mosquitia au Honduras, devenu depuis des années un vrai cimetière d’avions, rappelez-vous. Les avions de tourisme s’y posent aussi, munis de gros pneus comme celui ici d’AeroCaribe.

 

C’est un Beechcraft Baron, immatriculé semble t-il au Brésil en PS–LUA (qui est en fait fausse), autour duquel sont retrouvés quatre sacs de cocaïne faisant 100 kilos au total. Plus un long fusil et ses projectiles et un chargeur plein provenant d’une AK-47, deux téléphones, dont un satellitaire, et une tablette graphique. Des bidons blancs et des verts jonchent le sol autour de l’engin. L’équipement classique du trafiquant !! L’engin a encore ses sièges arrières à bord, preuve qu’il ne devait pas transporter davantage.  L’avion, une fois examiné par les forces de l’ordre, est au final incendié sur place. Pas loin de là une inspection, suite à une surveillance aérienne sur un fleuve, a permis d’intercepter une longue barque emportant elle aussi de la drogue, dissimulée sous une bâche.
Le réseau de distribution fonctionne ! L’habituelle composante air et eau du trafic dans le pays, l’un étant le relais de l’autre dans ce secteur perpétuellement inondé couvert de lagunes.

 

Le Piper Navajo-Chieftain toujours aussi prisé des trafiquants

Un des appareils parmi les plus réussis de la gamme Piper, et l’un des plus fabriqués aussi, attire depuis toujours les trafiquants. Pablo Escobar en avait avait sa monture préférée dans sa version dopée appelée Panther. Avec de la place pour 9 personnes à bord, les bidons d’essence ou de chlorhydrate n’ont aucune difficulté à se loger, une fois l’intérêt strippé comme il se doit. Le 21 octobre on en retrouve un posé dans un champ …  dans la Mosquitia encore, quasiment au même endroit, Brus Laguna, près de Gracias a Dios et immatriculé faussement YV-2801 (via un lettrage fait main apposé sur une bande de papier, et donc censé provenir du Venezuela). L’intérieur de l’appareil a été complètement mis à nu (cf ici à gauche) pour transporter l’essence et la drogue. On y relèvera à bord un paquet de 38 kilos de coke, qui semble ne pas avoir été le seul transporté, mais le seul abandonné sur place.  Voir ici d’autres images de l’appareil. Et comme la région est marécageuse, on retrouve encore une petite barque à moteur pas loin dotée d’un grand bidon bleu : de l’essence, on suppose, pour l’appareil, ou pour elle-même, on ne sait. Lors de la découverte de l’appareil, le quotidien La Prensa parle du « 6eme avion découvert dans se secteur depuis le début de l’année » :

Le 15 octobre précédent, un autre avion avait eu moins de chance en s’écrasant complètement et en brûlant, calcinant au passage ses trois occupants et leur cargaison de cocaïne dont quelque paquets seulement avaient pu échapper au brasier. Difficile de se faire une idée de l’avion tombé dont on montrait les plaques d’immatriculation figurant vers l’empennage, mais toutes noircies hélas. Il semblait porter des traces de couleur verte et du blanc. L’engin s’est écrasé sur le dos et une vue plus large de ses vestiges nous indique par les nervures de son empennage horizontal que l’on a affaire à un Piper type Arrow, Archer ou Saratoga, dont la disposition des plaques d’immatriculation est au même endroit et de la même forme (sur les Arrow), au contraire du Seneca. La région est fort humide, et les trains avant monoroue ont tendance à s’y enfoncer davantage que les diabolos principaux. Celui-là était bien chargé, lesté de ses 800 kilos de cocaïne exhibées par les forces honduriennes :

Le 9 octobre c’était un autre vétéran Séneca II Piper PA-34 avec une immatriculation brésilienne en PT-OLJ qui avait été découvert à 25 kilomètres à peine de Brus Laguna. « Les forces spéciales assurent la sécurité de la zone, tandis que des opérations sont menées sur les routes fluviales à la recherche de drogues à saisir et de membres liés à des activités liées à la drogue » avait-on pu lire à son propos. L’avion qui avait gardé sa robe d’origine avait été photographié tel quel le 8 avril 2019 sur le tarmac de l’Aéroclub de Flores, à Manaus.  Un haut lieu de trafic comme on le sait. Celui-là aux moins n’était pas faux !

Le 2 octobre 2019, un autre Piper Seneca avait été trouvé abandonné à la frontière  entre les départements de Colón et d’ Olancho. Celui-là, à l’évidence avait croisé en atterrissant la route d’un animal (nocturne) indéterminé, que son hélice de droite avait lacéré… (les autorités parlent d’un « semoviente », un animal domestique, qui aurait heurté le moteur droit). « Les trafiquants de drogue utilisent également des couloirs depuis plusieurs années pour transporter de la drogue des départements est de Gracias a Dios et Colón, à Ocotepeque et Copán, à l’ouest, à la frontière du Guatemala. Au cours des cinq dernières années, plusieurs cartels de la drogue qui opéraient en toute impunité au Honduras ont également été démantelés, en plus d’extrader plus de vingt trafiquants de drogue vers les États-Unis ». Le 23 octobre c’était la glissade à Ahuas, dans le département de Gracias a Dios  du beau Turbo-Commander XB-DRA déjà décrit ici. A bord il y avait 489 kg de coke cette fois-là.

Le bilan est lourd : « selon les statistiques des forces armées, 2 930 kilos de cocaïne ont été saisis jusqu’à présent cette année dans des avions légers et des bateaux dans la région de Mosquitia. En outre, 65 000 plants de coca et sept laboratoires de transformation de cocaïne ont été détruits sur le territoire hondurien. Des opérations contre les trafiquants de drogue sont menées au Honduras depuis 2010 avec l’aide de l’agence américaine anti-drogue (DEA) et des autorités colombiennes, dans le cadre d’un «bouclier» aérien, maritime et terrestre. Une trentaine de capodastres (des chefs de gang) honduriens ont été extradés, tandis que d’autres se sont rendus ou ont été capturés par les États-Unis. L’ancien député Antonio «Tony» Hernández, frère du président Juan Orlando Hernández, est l’ancien député Antonio «Tony» Hernández (ici à gauche), qui attend la condamnation d’un tribunal de New York après avoir été reconnu coupable de «trafic de drogue à grande échelle». Hernandez, le frère du président,  étant embarqué on l’a vu dans un tradic d’armes, également (lire ici).

Le mic-mac du 3 décembre

On reste encore un peu au Honduras jusqu’au 3 décembre avec une drôle de surprise cette fois. Un avion tout blanc et donc facilement reconnaissable, un énième Chieftain-Navajo, est lui aussi retrouvé le nez planté dans la boue, la spécialité locale, décidément. Mais avec une particularité nouvelle chez lui : un logo disposé à l’arrière du fuselage, des deux côtés : celui d’un organisme de l’ONU !!! Celui en fait de Medio Ambiente (ici à gauche). Visiblement une nouvelle ruse imaginée par les trafiquants aussitôt démentie par l’organisme : « le Programme des Nations Unies pour l’environnement précise qu’il n’a pas autorisé l’utilisation de son emblème sur les aéronefs dans la région d’Amérique latine et des Caraïbes, et il ne connaît pas l’origine ou le but de l’équipage de cet avion. ». En effet, « l’équipage avait apparemment tenté de faire croire aux autorités qu’ils transportaient de l’aide humanitaire des Nations Unies pour les victimes honduriennes laissées par les tempêtes tropicales Iota et Eta en novembre » selon les autorités. Lors de l’opération, un affrontement armé avait eu lieu au cours duquel un soldat avait été blessé par une balle dans le pied et une personne qui se trouvait à proximité de l’avion avait été abattue.

Si l’avion n’est pas de l’ONU, sa recherche nous fait vite remonter aux transactions récentes qui auraient pu servir à son acquisition. On tombe d’abord sur un avion intégralement blanc du même type, qui nous amène au Japon, ou plus exactement à un appareil immatriculé au Japon mais se trouvant alors aux mains d’un propriétaire américain habitant Chico en Californie, sur Convair Avenue.  Son avion, un Chieftain de 1988 (N°31-8152111) immatriculé au départ JA5581 se retrouve N409LS en 2015, il est alors repeint intégralement en blanc (pour être plus facilement vendu). Il a été revendu 4 ans plus tard, le 30 avril 2019 à un dénommé Felipe Vargas Torres (ici à gauche), de Aguascaliente AGS, qui est au situé au centre du Mexique, une cité florissante où le japonais Nissan a fait son nid. Or ce fameux Vargas est aujourd’hui mêlé à une sale affaire.  Il est arrivé en effet à son frère Fernando une drôle d’histoire un peu tordue dont on craint l’issue, tant c’est courant au Mexique. Felipe était tombé en conflit ouvert avec son propre frère : « selon des responsables de l’agence, Felipe Vargas est le propriétaire de l’entreprise de construction FEVAT et entretenait des relations amicales avec l’ancien chef du Bureau fédéral spécialisé d’enquête sur les crimes, Felipe de Jesús Muñoz Vázquez, qui a démissionné en juin 2019. Ils ont mentionné qu’il y a eu des allégations selon lesquelles Felipe Vargas a demandé le soutien de l’avocat adjoint de l’époque, à la suite d’un procès familial, ouvrant ainsi un dossier d’enquête pour le crime présumé de blanchiment d’argent contre Fernando Vargas. Pour accélérer la procédure contre son frère, l’homme d’affaires a acheté des billets d’avion et payé l’indemnité journalière de l’agent du ministère public fédéral (MPF) pour se rendre dans l’État d’Aguascalientes en novembre et décembre 2017. Or depuis… le dénommé Fernando (ici à gauche) n’a plus donné signe de vie :  » l’homme d’affaires est porté disparu depuis six mois, après avoir été enlevé dans l’État d’Aguascalientes. Sa famille a indiqué qu’il y a des éléments pour présumer qu’il s’agit d’une disparition forcée (…) Samantha Saldaña Díaz, l’épouse de Fernando, assure qu’il y a des éléments pour présumer qu’il s’agit d’une disparition forcée, en raison des antécédents entourant l’affaire ». Autrement dit, un enlèvement !!! Et au milieu un avion ayant servi à un trafic de coke à la clé !!

Le scénario semble coïncider, mais il existe aussi le N40919, comme candidat possible, un PA-31-350 Chieftain de 1981, N°31-8152162 qui lui aussi s’est retrouvé tout blanc, vu ici à Pompano Beach en Floride, en vente chez Aero Diesel Aviation, LLC.. Il a lui aussi changé de main, mais en 2017 pour devenir N40919LLC. Mais comme les changements de propriétaires précèdent de peu l’usage comme porteur de coke on retiendra plutôt notre N409LS comme engin probable. En juin 2019, le N401919 effectuait un trajet South Bimini-Fort Lauderdale.

Le 1 er novembre, encore un petit appareil crashé retrouvé replié sur lui-même, incendié. Visiblement un Piper Aztec, autre vieux tâcheron du trafic. L’avion avait été pris en chasse à 12 h 45 à une distance de 704 milles marins à l’est du cap Gracias a Dios par un hélicoptère hondurien (comme celui ici à gauche, un Bell 412 qui sert habituellement de transport, les hélicos armés étant plutôt le Bell UH-1H Iroquois). L’engin ayant distancé l’un de ses poursuivants, il a réussi à atterrir à 29 kilomètres au sud-est de Brus Laguna, près de Laguna Rápola, selon le rapport de l’armée. Une fusillade a été signalée à cet endroit, l’un des hélicoptères participant à l’opération recevant des impacts de balles dans le fuselage. Les habitants du coin semblent avoir pris la drogue avant que l’avion ne parte en fumée.

Au final le bilan n’est pas bon pour le Honduras : bref, car en effet, ça recommence comme jadis !! Selon Business Insider le 21 août 2020, en effet, « Les responsables affirment que 2 241 kilogrammes de cocaïne ont été saisis entre janvier et juillet 2020, un peu plus que la totalité du transport de 2 218 kilogrammes de l’année dernière, a rapporté Proceso Digital ». Ci-dessous l’iconographie de 2018 répercutant les points d’atterrissages recensés : on constate qu’il sont en très grande partie autour de Brus Laguna, avec 39 recensements cette année-là.

« De nombreuses saisies ont eu lieu à La Mosquitia, une région de jungle sur la côte caraïbe du Honduras qui est un couloir crucial pour la cocaïne en direction du nord. En juillet, les autorités du département de Gracias a Dios, qui englobe La Mosquitia et a une frontière avec le Nicaragua, ont intercepté un bateau de pêche transportant 900 kilogrammes de cocaïne et un petit avion rempli de 806 kilogrammes de cocaïne. La région a longtemps vu des bandes de forêt abattues pour créer des pistes d’atterrissage clandestines qui desservent les groupes de drogue. La ville peu peuplée de Brus Laguna à La Mosquitia est une ruche de cette activité, avec 18 des 23 pistes d’atterrissage détruites au Honduras cette année. Historiquement, la région a également été un foyer de violence liée aux drogues. La région a également connu une augmentation de la production locale de cocaïne (à droite la « Mosquito Coast »). En août, trois sites de traitement de la drogue dans la jungle ont été démantelés à Colón, un autre département de la côte est du Honduras. Bien que les saisies ne soient pas un indicateur parfait pour mesurer le trafic de drogue, il est probable que la quantité de cocaïne traversant le territoire hondurien augmente. Il s’agit d’un renversement significatif par rapport à 2015, lorsque le trafic de drogue dans le pays aurait été réduit de 72% après que l’amélioration du travail militaire et du renseignement ait forcé les trafiquants à emprunter des itinéraires alternatifs, selon les autorités. Les forces de sécurité ont même déclaré avec fierté qu’aucun autre vol de drogue ne traversait plus le pays, avait rapporté La Prensa à l’époque. »  C’est, hélas, un retour aux sources…de 2011. Ça n’en finira donc jamais !! A gauche l’emblématique Rockwell 695 JetProp 980 à aile haute immatriculé YV2175 (un faux numéro) qui s’était posé sur une route le 28 mai 2009, à Olanchito Jocon, dans le Yoro (lire ici sa descendance). Le début d’une longue série pour le Honduras !!!

Au Belize une accalmie… et un gros invité venu de loin

Le 10 décembre dernier, le Belize, fort visité ces derniers temps (cf nos épisodes précédents) s’est rappelé à notre bon souvenir comme le montre la photo ci-dessous de l’épave calcinée d’un gros appareil :

Ecoutons les officiels du pays, dont on sait qu’ils sont plus dépassés qu’autre chose : « Il y a quelques heures environ, nos équipes sont arrivées dans la zone et ont confirmé la présence de deux avions incendiés au sol, l’un du côté bélizien et l’autre du côté guatémaltèque de la frontière ».

« Sur le terrain, les enquêteurs ont trouvé une piste d’atterrissage clandestine mesurant environ un demi-mille de longueur, et sur cette bande de terre, ils ont vu les restes brûlés d’un avion de 30 pieds portant les inscriptions «N370JL» sur le moteur gauche. Le commissaire de police Chester Williams a déclaré que ses agents avaient été déployés dans la région éloignée pour enquêter ». Pour ne rien trouver, comme à leur habitude, on le sait. Pour une fois, remarquez l’identification a été aisée : l’immatriculation n’était pas fausse, en effet !

Des officiels passablement blasés en fait :  Nous avons affaire à ces atterrissages d’avion depuis un certain temps maintenant, et il est extrêmement difficile de les empêcher tous d’atterrir. Nous n’obtenons souvent pas de crédit pour ceux que nous avons évités », a-t-il déclaré. S’exprimant également sur le sujet et la région éloignée où le débarquement a eu lieu, le ministre de l’Intérieur, l’honorable Kareem Musa, a déclaré: «Nous bloquons en fait les points d’atterrissage connus ou traditionnels … le fait que vous n’entendez pas les atterrissages dans les endroits connus pour recevoir ces atterrissages… et comme le commissaire l’a dit, si nous avions un événement médiatique ou une conférence de presse chaque fois qu’il y a un détournement d’un avion dans notre espace aérien, vous seriez avec nous chaque nuit . « 

L’avion donc est bien le N370JL, un Gulfstream II (G-1159A) ex Cinco Air Charter LLC acheté par Centralav LLC de Lake Worth en Floride (via Exécutive Air Services Inc et Shaen C.Tarter, ici à droite), le 1 er septembre 2020. Et donc fort récemment. A gauche la villa à l’adresse du propriétaire de l’avion, à Lake Worth, avenue Old Medinah (estimée 423 000 dollars acheté 285 000 en 2003). Elle est au nom d’Ursula Ditty, directrice de la société GTATS INC créée en 2003. Cela semble une républicaine bon teint supportrice de Trump et de Jeanine Pirro. Son mari Donnie est pilote contractuel, ancien de Elmet Aviation et responsable de General Aviation Services (sa société en nom propre en fait). Or Shaen C.Tarter était très impliqué à Hawaïi dans un ambitieux projet appelé Air Service Hawaii, supporté par Keystone Holdings, une nouvelle compagnie ayant à la tête des vétérans du secteur aéronautique Hawaïen. Un projet important, prévoyant pas moins de six locations à Honolulu, Hilo, Kahului, Kona, Lanai et Lihue. « Keystone a été fondée par les anciens copropriétaires de Bradley Pacific Aviation, Dr Thomas et Mi Kosasa, qui détiennent une participation majoritaire, ainsi que par les anciens employés de Bradley Shaen Tarter et Todd Baumgartner, anciennement chez Ross Aviation, qui sont des actionnaires minoritaires. Bradley Pacific faisait partie de l’ancienne chaîne Ross Aviation, acquise par Landmark Aviation l’année dernière ». L’infortuné Gulfstream ayant comme dernière adresse connue une boîte postale située au 95 Nakolo Place à Honolulu (96819). Un endroit où effectivement… Google Earth l’a pris en photo, en mai 2019, derrière des grilles, celles qui jouxtent le Danilo K. Inouye Intentionational Aiport de l’île !! Le parking de Air Service Hawaii !!! Il semblait y avoir été remisé depuis quelque temps. Une photo le montre à cet endroit dès novembre 2017 déjà (ici à gauche) alors qu’il était toujours Cinco Air Charter Ontario, en Californie, et pas encore Air Service Hawaii Inc, à Honolulu (acheté le 28 août 2020 et revendu donc 4 jours plus tard, au couple de Lake Worth !).  Surprenant !!! Ça c’est la surprise de fin d’année, franchement !!! Il y a 4 495 miles (7230 km !) entre Honolulu et Belize. Et 11 h 40 de vol en avion de ligne ! En voilà un qui décidément est venu de très loin pour mourir !!

 

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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