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Coke en stock (CCCXIX) : au Mexique, as usual…

Au Mexique non plus ça n’a pas faibli :  les arrivages de coke ont continué, comme si de rien n’était, Covid19 compris. L’occasion pour nous de redécouvrir un aérodrome trop souvent oublié et qui a servi, et qui sert encore, à des militaires mexicains corrompus pour participer au trafic de drogue et le faciliter dans le pays, avec un président dont la nonchalance à l’égard des Cartels commence à inquiéter bien des observateurs extérieurs.

Remontons en avril 2020 tout d’abord avec un arrivage bien classique décrit par Cambio 22. L’année avait été marquée par cet étonnant Beechraft 90 posé sur une route coupée par les trafiquants au nez et à la barbe de la police, descendus puissamment armés.  On avait oublié que, tout près de là, un autre avion du même type immaticulé (faussement) N357D (c’est un Beechcraft V35 Bonanza) s’était posé dans une trouée de forêt aux abords de l’ejido de Salamanca, des mennonites, et de l’ejido de Bacalar, aux petites heures du matin un vendredi. Les troncs laissés sur le côté de la piste et une terre fraîchement aplanie laissaient entrevoir le passage récent d’un bulldozer. Les trafiquants très organisés ont en effet derrière eux une intendance qui fait sans problème dans le chantier d’aménagement forestier (on l’a vu ailleurs).

C’est à el Pueblo Mágico et Xul-Ha, deux  localités assez proches de la capitale de l’Etat qui est… Chetumal. Les trafiquants l’avaient vite vidé de son contenu, avant que l’armée n’arrive, pourtant vite appelée par les riverains.

C’est le radar du Secrétariat mexicain de la marine (SEMAR) qui avait détecté son arrivée. Avaient été retrouvés tout près un fusil de chasse,  une moto noire et jaune avec un casque noir et des bidons d’essence, vides, éparpillés un peu partout. Les policiers étant occupés à ce moment à faire de l’ordre durant la progression d’un feu de forêt vers l’ouest de l’ejido mennonite de Salamanque, s’approchant dangereusement de la zone archéologique de Xcabal à Bacalar.  J’avais rapidement déjà évoqué ce cas le 4 août dernier. Le journal avait alors commenté : « plus de 50% de ces avions sont volés dans des aéroports de différents pays, et c’est pourquoi ils ont tous une fausse immatriculation, et c’est pourquoi il leur est facile de les abandonner ou de les incendier lorsqu’ils ne peuvent pas les faire voler à nouveau en raison d’un échec ou de la hâte d’éviter aux autorités, une fois qu’ils ont réussi à transporter la drogue. (on voit que l’argument est faux : ces avions ne sont aucunement « volés » mais bel et bien achetés par des trafiquants à des revendeurs américains dont on ne cesse ici de répéter les noms…). « Quelques jours avant un vol de drogue, les pilotes utilisent l’aéroport de Chetumal pour reconnaître la région et plusieurs avions ont été détectés qui sont partis ici pour récupérer leur cargaison en Amérique du Sud.Au cours des six mois de 2020, cinq narco-avions d’Amérique du Sud ont atterri dans le sud de Quintana Roo et ont été assurés par l’armée mexicaine et la marine mexicaine, et aucun d’entre eux n’a été un avion léger. » Cela fait du un par mois, comme jet… alors que c’est davantage, comme on l’a remarqué ici aussi…

Le quotidien nous informe alors d’une autre circonstance locale tout aussi révélatrice : « mercredi dernier, 22 avril, un jet marqué de l’immatriculation N70QB, blanc à rayures kaki et bleu marine, et une queue bleu marine superposées, est arrivé de Monterrey, Nuevo León, à l’aéroport de Chetumal, sans sièges de passagers, confirmant que l’aérogare est utilisée pour des opérations de crime organisé ». C’est bien une immatriculation connue pour celui-là; c’est le Hawker 700A NA0289 (N°257125) datant de 1981, mis en vente ici par Projets.  Jetnet Llc l’a acheté le 13 mai 2016 et l’a revendu à Alfonso Anthony Romo, de San Diego en Californie le 21 août 2018 (il y était toujours en avril 2020).  Or cet appareil, on le retrouvait en vente annoncé à vil prix : 260 000 dollars seulement, une vraie paille. Et il effectuait le dimanche 23 juillet 2020 le trajet suspicieux Corozal (Belize) – Mexico City :

« Les pilotes ont déclaré qu’ils effectuaient un test en vol à des fins d’achat, mais lorsque l’avion a été inspecté par des éléments de l’armée mexicaine stationnés à l’aérogare, ils ont remarqué des incohérences dans la documentation, l’immatriculation et le numéro de série. Par conséquent, ils ont effectué une inspection de l’avion et il a été découvert que les sièges n’étaient pas complets, ce qui a conduit les éléments des forces armées à le sécuriser. Cependant, les pilotes et les passagers n’ont pas été arrêtés, car des éléments de la police fédérale et du personnel de l’aéronautique civile qui se trouvaient sur le site leur ont permis de quitter l’aéroport. L’avion a été abandonné sur la piste de l’aéroport de la capitale de l’État, sans que les pilotes ne reviennent le réclamer ». Depuis il l’a été, réclamé, comme on peut le voir lors du vol décrit.  Romo détenant aussi depuis le 5 septembre 2019 le N611MC,(257080), un autre Hawker (NA 0257, datant de 1979). Lui aussi, quel hasard, proposé aussi à la vente… après avoir été repeint avec le même schéma de design qu’à l’origine – en 2004- mais du doré et du noir pour faire joli… Voilà qui sent l’économie de moyens, ça !! Quand ce ne sont pas les Beechrafts, ce sont les Hawkers qui prennent le relais dans ce secteur très fréquenté !!!

En juillet on en était revenu à un plus classique bimoteur à hélices retrouvé incendié  le 10 près de  Felipe Carrillo Puerto, Quintana Roo, à Champotón (près de Valle de Yohaltún), sur un chemin bordant la route menant de Carlos Salinas de Gortari à Chilam Balam, un tronçon routier peu fréquenté, à 7 km de la localité de Ah Kim Pech. Malgré l’état de l’épave on reconnait un Cessna 401, notamment à son large empennage dont la décoration qui n’a pas totalement brûlées comme pour les fuseaux moteurs et les réservoirs caractéristiques de bouts d’ailes aux fines lignes bleues orientent plutôt vers le modèle N81AD (N°401A0023), un appareil ancien datant de 1969 et réinscrit en avril chez S & K Rentals Inc de Claymont, dans le Delaware.

Le 29 août, il nous était passé sous le nez celui-là : dans le Chiapas cette fois, sur l’aéroport de Palenque, les forces de l’ordre avaient arrêté un énième Hawker. L’annonce de Cambio 22 avait en fait surpris (et encore plus l’image à la clé, l’avion n’arborant aucune immatriculation, ou alors elle avait été effacée par la presse !).  « Les événements ont eu lieu à l’aéroport de Palenque Chiapas et l’avion a été sécurisé par des éléments de l’armée mexicaine et de la Garde nationale. Les kilogrammes de substances interdites transportés par l’aéronef sont inconnus, le secret prévalant dans cet aérodrome pendant que les travaux ministériels se poursuivent ». Erreur de com ou metteur en page en panne d’illustration ? Quand on y songe bien… on s’aperçoit que c’est encore notre fameux N70QB cité plus haut qui faisait des siennes, et dont on a gommé l’immatriculation à la mise en pages !!

Deux jours plus tard on nous en montrait un tout autre d’avion, au même endroit, et celui-là est tout sauf vide à vrai dire : un Falcon 200 mexicain, immatriculé XB-OAP, ex N504FJ, le N°504 chez Dassault, sorti d’usine en 1985,  une denrée rare dans le milieu. Arrivé à Palenque carrément vautré celui-là, train rentré et lourdement lesté de 41 gros sacs contenant 1 205 paquets pour un poids total de 1 356 kilogrammes, un joli record (au départ on a cité un peu rapidement 3 tonnes, ce qui dépasse la capacité d’emport de l’engin).

Tout le fuselage en était plein, néanmoins… comme on peut le voir. A se demander comment ils ont réussi à caser tout ça dedans !!! L’avion se serait posé en catastrophe, poursuivi par des appareils mexicains : il avait été détecté par l’armée de l’air, alors qu’il survolait le territoire de Tabasco, tout près de la municipalité de Tenosique, à la frontière avec le Guatemala.

Pour ce qui est de ses propriétaires, indiqués comme étant en 2008 « Falcon 504 Aviation Inc.  de Dover, Delaware », et revendu le 20 octobre 2014 au Mexique… on retombe sur Conrad Kulatz , un avocat déjà cité ici pour des reventes d’avions à des trafiquants supposés (là). ? Un lourd passif pour ce dernier ! Ce monde est décidément bien petit, à retomber régulièrement sur les mêmes, décidément !

On repasse par le Costa Rica comme case départ

Les avions viennent de loin, ou de pays voisins, et les pilotes parfois aussi… Retour 6 ans en arrière (déjà !) dans le Guanacaste, au Costa Rica (cf  Coke en stock (LXXI) du 28 octobre 2104) avec un Cessna bien chargé (ici à gauche) contenant pas moins de 400 kilos de cocaïne, posé sur une piste de « fumigation » agricole. « L’avion découvert, avait été photographié au bord d’une piste privée d’un énorme ranch de 6000 acres situé près de Cañas, dans le Guanacaste, et il était digne d’intêrêt en effet, à double raison. Par ce qu’il emportait, tout d’abord, à savoir 400 kilos de cocaïne, mais aussi 2 millions de dollars en petites coupures, ce qui conduit à la réflexion que ses occupants étaient obligatoirement à la tête d’un trafic énorme la police découvrira leurs traces en Colombie, au Panama, au Costa Rica, au Nicaragua, au Guatemala et au Mexique. Il est extrêmement rare en effet de tomber à la fois sur un arrivage de drogue et son paiement : l’avion ne servait donc pas qu’à transporter la drogue, et les personnes qui le pilotaient n’étaient pas que de simples transporteurs. Ce qui étonnait le plus c’est la présence à bord à la fois de cocaïne, mais aussi de dollars, en effet. Les deux ne voyageant jamais ensemble ! L’ arrestation des trafiquants étant selon cette même police le fruit d’une investigation et d’une surveillance de trois mois consécutifs, affirmait aussitôt la police costaricienne« .

L’un des hommes alors cité s’appelait Jeankarlo Alexander Sánchez Meneses et il est guatémaltèque. C’était le copilote du Cessna qui avait déjà volé du Guatemala en Apure, au Venezuela, afin de collecter près d’une tonne de cocaïne au total, à 20 ans seulement. En 2014 et 2015, Sánchez Meneses, alias « Jan » aura effectué en effet deux voyages (au moins) en transportant de la drogue de cette façon. On avait fini par l’attraper en janvier 2019 seulement et on s’attendait alors à le voir extradé aux USA. Or deux mois pus tard il réussissait à s’échapper et depuis, plus de nouvelles… (en mai 2017, une autre évasion de la même prison, s’était produite lorsque Marixa Lemus, alias la Patrona (voir ici), avait utilisé un uniforme du système pénitentiaire pour s’échapper :  « elle sera condamnée au Guatemala à 94 ans de prison pour crimes de complot pour meurtre, plagiat, enlèvement et association illicite, et le fait d’avoir « joué un rôle de pont » entre les trafiquants de drogue d’Amérique centrale, selon le tribunal »…).

On finit par le retrouver, notre fugitif et c’est à nouveau avec une histoire d’avion. Mais cette fois, elle lui a été fatale : « dans la nuit du 22 septembre, un groupe de soldats a découvert quelque chose d’inhabituel dans le village de Santa Marta Salinas, à Chisec, Alta Verapaz. Ce n’était pas le jet écrasé, que le feu a noirci et consumé presque complètement après l’impact. Jusqu’à présent cette année, les autorités avaient découvert 11 autres avions incendiés – à la suite d’un atterrissage spectaculaire ou parce que l’équipage les avait incendiés – sur un total de 26 liés au trafic de drogue en 2020. Ce n’était pas non plus la découverte de deux corps près du jet ». La découverte annoncée était toute autre encore : visiblement l’avion avait eu deux autres personnes en plus à son bord, dont l’une, blessée, avait réussi à s’extirper de l’épave (???) mais avait été retrouvée morte un peu plus loin : « deux autres morts se trouvaient à 20 kilomètres de l’accident, dont Jeankarlo Sánchez Meneses, qui était en fuite depuis un an et demi. Sánchez Meneses, 26 ans, s’était évadé le 17 mars 2019 de la brigade militaire Mariscal Zavala, dans la capitale, après deux mois de prison, alors que son extradition vers les États-Unis était en instance pour trafic de drogue. Un parquet de Virginie l’avait accusé en 2016 d’avoir piloté un avion chargé de cocaïne du Venezuela au Guatemala depuis 2012. En 2020, il est mort précisément en faisant cela: l’avion qui s’est écrasé à Chisec avait décollé de Zulia, au Venezuela, chargé de cocaïne ». On ignore les circonstances exactes de ce décès (une crise cardiaque après lésion selon le légiste) : « selon les données d’El Universal, l’Institut national des sciences judiciaires (Inacif), Sánchez Meneses avait 26 ans. La cause du décès était une déchirure du foie, suivie d’un traumatisme abdominal contondant. Son identification a été possible grâce aux empreintes digitales (correspondance des empreintes digitales). »En mars 2019, à peine échappé, la police avait fouillé ses 5 résidences connues de Cobán dans l’Alta Verapaz, où il habitait donc (comme sa famille) et avait trouvé dans l’une 246 000 quetzals en espèces et au moins 103 184 autres dans une autre, ainsi qu’une arme automatique et un fusil de chasse.

Fin prématurée de l’aventure de la vie pour Meneses, à même pas encore 30 ans !!! En 2018 déjà la police du Guatemala avait déjà arrêté sur une autoroute deux autres trafiquants mexicains s’activant sur son sol dans le Peten, justement: Mauricio Rangel Casillas, 44 ans et son compatriote Carlos Sainz, 41 ans. Ils sont ici à droite lors de leur capture. « Les deux Mexicains conduisaient une voiture avec des plaques d’immatriculation de leur pays et une vingtaine de cartes de crédit clonées leur ont été saisies, a déclaré le porte-parole aux journalistes. « Rangel Casillas est recherché par (les) autorités de Querétaro (Mexique) accusé de crimes de trafic de drogue », a-t-il ajouté ». Les trafiquants mexicains sont donc bien implantés dans le Peten… depuis des années en fait ! 

L’un des nœuds du problème : Cuernavaca, l’aéroport oublié

L’avion je vous l’ai dit, aurait décollé de Tetlama comme piste. Cet endroit ne dit rien à beaucoup, hélas. C’est normal, c’est l’ancien nom de l’endroit, plutôt connu seulement des autochtones. Le vigilant José Manuel Pérez Durán de Diario Morelos nous donne un éclairage saisissant sur ce fameux aéroport mexicain, oublié semble-t-il des médias : « lorsque Lauro Ortega Martínez en tant que gouverneur de l’État a décidé de construire un aéroport, à proximité de Cuernavaca, il a trouvé deux alternatives … L’une était dans la section connue sous le nom de Loma Larga par les directions de Vista Hermosa, parallèle à l’autoroute Alpuyeca-Acapulco, où il y avait une partie des habitants de Xoxocotla … L’espace alternatif au souhait du gouverneur, les ingénieurs l’ont localisé sur un terrain dans la ville de Tetlama, qui, sans être le meilleur endroit, était celui qui a promu le tout-puissant Don Lauro, avec toutes les ressources que ce travail exigeait qui ne s’est avéré être que l’aéroport naissant de Tetlama, qui a reçu le nom d’aéroport de Cuernavaca … » (littéralement « corne de vache », c’est situé au sud de la capitale Mexico et c’est un aérodrome monopoliste):

« Avec le passage des termes de six ans, peu ou pas beaucoup d’autres dirigeants ont fait pour que cet aérogare améliore ses conditions, qui ne peuvent être reçues que par certains type d’avion plus gros, mais pas trop grands, en raison des conditions de l’espace aérien et de la courte longueur de sa piste .. Les dirigeants ultérieurs tels que Antonio Rivapalacio, Jorge Carrillo Olea, Jorge Morales Barud et Jorge Arturo García Rubí, ont fait quelque chose ou pas grand-chose pour l’aéroport, bien qu’ils aient permis la création de des compagnies aériennes modestes telles que l’éphémère AeroMorelos de Carlos Ruiz Venegas, avec des vols vers Ixtapa-Zihuatanejo, Acapulco et Huatulco …Bientôt la compagnie aérienne Colibrí de Jorge Rodríguez Marié est arrivée, avec des avions plus grands et des liaisons vers Morelia, Guadalajara, Mazatlán, Culiacán, Hermosillo, Mexicali et celle de Tetlama à Monterrey…  Les deux compagnies aériennes en tant que services ont été un succès commercial, mais encore une fois les ambitions et les perversités ont donné le tracasser avec eux … » En fait, Colibri alias Aerolíneas Internacionales, créée en 1994, était bien basé à l’aéroport international de Cuernavaca Mariano Matamoros et son propriétaire était le capitaine Jorge Rodríguez Marie qui a fondé le club de football des Colibríes de Cuernavaca à la fin de 2002 (pour le foot et le Mexique c’est ici). La compagnie aérienne parrainait l’équipe qui a fait une éphémère saison en division 1 (en 2003). Après plusieurs problèmes de sécurité, le permis du ministère des Communications et des Transports lui a été retiré. Il a été mis fin aux opérations en 2003.

« À l’heure actuelle, on sait seulement qu’à l’aéroport de Tetlama, il y a une académie et plusieurs avions sont abandonnés, beaucoup transformés en véritable épaves comme vestiges de ce qu’étaient AeroMorelos (et ses Fairchild Friendship F-27 ici à droite) et Colibrí, ainsi que de petits avions et quelques « Executive Jet » inutiles ou attendant que leurs propriétaires, s’ils existent, apparaissent, payent leurs dettes et les règlent s’ils le peuvent, après l’abandon d’années pendant lesquelles Ils sont restés … Récemment, deux actions scandaleuses ont été vécues à cet aéroport, l’une était le départ « pour vol » d’un Jet Hawker 800, étonnamment sorti de là bien chargé d’essence sans journal de bord, sans permis ni itinéraire de vol, et oui avec tout le des installations qui, selon ce qui a été découvert après les enquêtes obligatoires, ont été emmenées au Venezuela où elles l’ont chargé de drogue et en un temps record, après moins de 24 heures, cet avion s’est écrasé sur les terres guatémaltèques, où les restes de ses deux membres d’équipage, ceux de le navire et sa cargaison illégale … Ici, les autorités, par la voix du secrétaire Pablo Ojeda, ont seulement dit qu’elles attendaient que le propriétaire du Jet ou une compagnie dénonce son vol, dont jusqu’à présent, non ou rien n’est connu … L’autre avion, un 727 de 180 passagers appartenant à la compagnie AirWays, selon le secrétaire au Trésor a été déclaré débiteur au Trésor et devra donc être saisi par le gouvernement fédéral …  (l’avion est là depuis 12 ans et il était resté un temps plutôt en mauvaise posture, comme on peut le voir : c’est le N°19913, immatriculé XA-UII, de Planet Airways firme d’Orlando qui ne l’a jamais réclamé depuis, on a commencé à le démantibuler en 2017 seulement…). « A titre indicatif en marge si cet embargo est respecté, Andrés Manuel López Obrador peut l’envoyer à une vente aux enchères de ceux qu’il a instrumentés, à condition qu’il ne soit pas volé par les responsables de ces commandes comme cela s’est passé là-bas, ou le mettre dans une grande tombola de la loterie nationale pour faire un autre cirque »… (nota : Andrés Manuel López Obrador a mis l’avion présidentiel en vente de cette façon. L’avion est un Boeing 787 Dreamliner, acquis en 2012, mis en vente à 130 millions de dollars, mais il ne l’a pas vendu. Lui voyage en classe économique, depuis). Certains rêvent de voir Morelos s’agrandir pour devenir le plan B de la capitale Mexico, en présentant de plus gros jets sur sa piste unique, en publicité (un Bombardier Challenger 300 à 8-9 passagers) :

L’aéroport discret des généraux mexicains véreux

En 2012, déjà, « Tetlama » avait fait parler de lui comme aéroport, et pas vraiment en bien : « le général divisionnaire Ricardo Escorcia (ici à gauche), arrêté jeudi 17 par le PGR, a une longue et sombre histoire à Cuernavaca. Il était commandant de la zone correspondant à Morelos, d’où ils l’ont fait sortir lorsque la DEA a appris qu’il laissait atterrir des avions avec de la drogue. Le chef du Sedena a voulu l’envoyer à Sinaloa mais le militaire a refusé et est resté vivre dans la capitale de Morelos d’où, selon les enquêtes militaires menées ces deux dernières années, il avait donné et continué à soutenir et à couvrir le cartel. de la famille Beltrán Leyva. Le malheur du major général Ricardo Escorcia Vargas a commencé le 28 décembre 2007 lorsqu’un avion King Air chargé de cocaïne a atterri à l’aéroport de Tetlama, à Morelos. L’avion, tel qu’il ressortait de rapports ultérieurs, était protégé par des soldats de la 24e zone militaire, dont il était le commandant. Cette protection était courante. Ce qu’il n’était pas, c’est que l’avion était surveillé par la DEA.  Bien qu’Escorcia ait été immédiatement relevé de ses fonctions et remplacé par le général Leopoldo Díaz, il n’a pas été démis de ses fonctions ni soumis à aucune procédure militaire ou civile. Le secrétaire à la Défense, Guillermo Galván Galván, l’a nommé chef de l’état-major général de la IIIe région militaire basée à Mazatlán, Sinaloa. Le divisionnaire n’a pas accepté la nomination et, dans un acte inhabituel, a décidé de demander un congé sabbatique. Il est resté vivre à Cuernavaca, Morelos, où il s’était installé.  Depuis lors, selon les archives officielles du ministère de la Fonction publique, il n’a occupé aucun poste au ministère de la Défense nationale (Sedena) ». Le Beechcraft apporteur de coke pour le clan Leyva était le N14TF. Il est devenu depuis le CC-CDY, photographié ci-dessus à gauche  au Santiago de Chile Arturo Merino Benítez, au Chili, le 30 avril 2017; cinq ans après les faits. Il était passé N810KA entre deux en 2008. En 2007 il était toujours présenté comme appartenant à l’Etat du Wisconsin, basé à Madison !!! (ici le XC-CLQ – BB-1958– portant la même déco : on notera que l’un des avions de Barry Seal portera plus tard la même… voir ici à droite, c’est le  N6308F, aujourd’hui le N239JV).

Sur l’aéroport on trouve encore en 2020 plein de vieilles épaves, dont les deux montrées ici : le vieil XA-TVK de 1966, un Lockheed L-1329 731 Jetstar (N°5098) d’Aeroservicios S.A de C.V., qui sert plutôt aux exercices de pompiers désormais, et le tout aussi vieil Hawker HS-125-400A XA-UDF (N°25202 NA731, datant de 1969), ex XB-MAR , XA-JRF ou N336AC et longtemps N31TJ…de Taxi Aereo Nacional, devenu un temps colombien en HK-4205X !).  Sur place son semble faire dans la peinture, comme avec ce Boeing  XA-SNW d’ Aerolíneas Internacionales repeint aux couleurs d’Aerotropical, une société fictive. Le voici en effet engagé chez Hollywood, plus exactement recruté pour une série TV à la mode. L’avion a servi en effet de décor à la série Narcos pour tourner la mort d’Ossie Meija, incarné par Jero Medina, dans l’explosion d’un camion d’essence destiné à tuer par suicide des leaders narcos lors de l’Operation Leyenda. Meija, dans le film, au sortir de prison, serait devenu un agent de la DEA, après l’attaque de l’entrepôt de Chiapas de 1988 où sévissait l’organisation de Carillo Fuentes : or tout ceci est invention, car le travail des agents de la DEA, aujourd’hui encore, demeure secret. C’est le même avion repeint qui a servi à tourner la scène de l’entrepôt. Narcos, et ses évidentes fictions, a donc été aussi tourné sur des lieux où les Cartels ont vraiment sévi… comme ici, donc !!

En 2010, déjà, le Los Angeles Times avait décrit la ville comme étant le fief de groupes armés sanglants, adjurant Calderon de faire quelque chose… sans succès : « non, en fait, ce n’est pas un problème d’image. C’est un réel problème pour les habitants de Cuernavaca, Ciudad Juarez et pour une liste croissante de villes dont les citoyens ne se soucient pas de savoir si les choses sont pires à Rio de Janeiro ou à Washington. S’il est apparemment vrai que la grande majorité des victimes ont été liées aux cartels, cela ne tient pas compte des centaines, voire des milliers de civils qui ont perdu la vie dans les tirs croisés, et cela ne répond pas non plus à la terreur ressentie par les gens. Ils sont enfermés chez eux et craignent toujours que des hommes armés fassent irruption par la porte, comme ils l’ont fait à Ciudad Juarez en février, laissant 15 jeunes morts lors d’une fête célébrant une victoire au football dans une école. Ou ils essaient de rester à l’écart des routes pour ne pas finir comme 10 étudiants tués par balles dans l’État de Durango en mars pour ne pas s’être arrêtés à un point de contrôle des trafiquants de drogue alors qu’ils allaient recevoir des bourses du gouvernement. Ils ne croient plus que les innocents sont en sécurité au Mexique. Calderon doit donc écouter son peuple et ajuster son propre message. » Un discours vain, hélas ! Cuernavaca, aujourd’hui encore est la proie que se disputent les deux clans de la la Familia Michoacana et le Jalisco New Generation Cartel (CJNG), dans la ville de « l’éternel printemps » où on s’entretue tous les jours à l’arme lourde. L’éternel printemps des tirs croisés, oui, plutôt ! Le Jalisco New Generation Cartel, celui qui fit atterrir les jets sur les autoroutes, pour les incendier après comme ici en juin dernier (on note ici à droite que le même avion avait déjà reçu auparavant la visite de la police… l’un d’entre eux ayant même servi à faire un film télévisé sur la vie d’Amado Carrillo Fuentes. !!!

Cuernavaca héberge aussi l’ancien Boeing 727 XA-SKC faussement immatriculé XA-LSV d’un côté et XA-SBB de l’autre, peint aux couleurs d’Aeromexico, visible de Google Earth avec désormais une toile de tente dresse au-dessus de son fuselage en climatisation de fortune. C’est devenu un musée pour enfants à l’intérieur.

Ou encore également un appareil d’Etat remisé, de la police fédérale peut-être bien, resté sur place dans son jus :

L’armée mexicaine corrompue jusqu’à la moelle, le retour à 1 million de pesos

Ricardo Escorcia Vargas n’était pas seul : ils étaient quatre militaires de haut rang à couvrir le trafic de drogue. Avec lui, les généraux de division, Tomás Ángeles Dauahare (ancien sous – secrétaire de la Defense Nationale de 2006 à 2008 et attaché militaire à l’ambassade du Mexique aux États-Unis !), le brigadier Roberto Dawe González (tous deux en liaison avec Amado Carrillo Fuentes) et le général de brigade Rubén Pérez Ramírez, proche de Enrique Peña Nieto, ancien président, accusés par le Bureau du procureur adjoint pour les enquêtes sur la criminalité organisée (SIEDO) de la PGR d’avoir eux aussi protégé les activités du cartel de trafic de drogue des frères Beltrán Leyva, dans les année 2012. Une belle brochette, d’un côté comme de l’autre !!! Le 20 janvier 2008, l’arrestation d’Alfredo Beltrán Leyva avait été à l’origine d’une série d’assassinats, car le clan avait accusé El Chapo de l’avoir livré. En représailles, El Chao y perdra son fils de 22 ans, Édgar Guzmán López. Un commissaire fédéral, Édgar Eusebio Millán Gómez, sera aussi parmi les victimes de ces terribles règlements de comptes (il avait en fait très certainement été tué par les propres troupes de son père, qui l’avait pris pour un membre du clan Leyva !!!). Le 16 décembre 2009, on retrouvait mort Arturo, l’un des 4 frères Leyva, dans l’appartement 201 de la tour 3 du complexe d’habitation « Altitude » à Cuernavaca : il avait été surpris et tué sur place par les Marines mexicains, après plusieurs heures d’assaut. La police suspendra des fonctionnaires médecins légistes et policiers qui avaient pris son corps dénudé couvert de billets (à gauche l’arsenal sur place et les traces de tir au mur). « Arturo Beltran Leyva avait la réputation d’être l’un des plus sanguinaires barons de la drogue. Au moins douze cadavres, décapités et démembrés, ont été retrouvés avec un message signé de son nom de guerre «le Chef des chefs». Aussi connu comme «le Barbu», «la Mort» ou bien «Bottes blanches», il était un intermédiaire incontournable pour les cartels colombiens, avec lesquels il entretenait d’excellentes relations. Il se chargeait d’acheminer la cocaïne à travers le Mexique jusqu’aux États-Unis, un trafic estimé à 64 milliards de dollars depuis 1990 et qui lui aurait personnellement rapporté 6 milliards de dollars. » lit-on ici. Un cartel s’attaquant ouvertement aux représentants de l’Etat : «Le cartel des Beltran Leyva est aussi une organisation qui a causé beaucoup de dégâts au gouvernement fédéral, explique Eduardo Guerrero, expert en sécurité publique. Au début de l’année dernière, ils ont fait assassiner Roberto Velasco, directeur du renseignement au ministère de l’Intérieur, et Edgar Millàn, directeur de la police fédérale.» Selon Guerrero, une nouvelle vague de violence est à craindre : «Maintenant, le cartel est affaibli et son ennemi, el Chapo Guzman, va en profiter pour l’attaquer.» Une analyse partagée par le ministre de la Justice, Arturo Chavez Chavez, qui a déclaré : «L’affaiblissement du cartel est une opportunité pour d’autres cartels en lutte pour un territoire.» On connaît la suite. Dont la mort toujours inexpliquée du jeune ministre mexicain de l’Intérieur Juan Camilo Mourino, décédé à 37 ans dans le crash de son Learjet XC-VMC en pleine rue piétonne de Mexico. Le soupçon d’usage d’explosif militaire C4 à son bord demeure, des années après.

L’implication de l’armée ou des politiques dans le trafic n’a en fait jamais cessée : en 2019, c’est au tour de Genaro Garcia Luna (ici à gauche), ex ministre de la Sécurité publique, responsable de la lutte anti-drogue (!) protégé de la présidence de Calderón (il est resté célèbre pour le montage complet de l’affaire Florence Cassez !), d’être arrêté au Texas pour avoir reçu des pots-de-vins (six à huit millions de dollars selon El Chapo en personne, c’est lui qui l’a dénoncé, mais la DEA l’a confirmé). Accusé d’avoir pour le cartel de Sinaloa facilité l’entrée des bateaux chargés de drogue aux USA. Et en octobre 2020 encore, avec l’arrestation médiatique de Salvador Cienfuegos Zepeda (ici à droite), promu général sous Calderon, secrétaire à la Défense Nationale du gouvernement Enrique Peña Nieto d’être également inculpé lui aussi de trafic de drogue et de blanchiment d’argent.  Surprise, alors qu’intercepté à Los Angeles on attendait son incarcération imminente aux USA en vue d’un procès, ces derniers abandonnent toutes les charges à son encontre et le laissent filer au Mexique, où il n’est pas sûr qu’il soit jugé un jour…

Un retour moqué ici dans les grandes largeurs par Infobae, qui a chiffré le trajet à 63 000 dollars (« un million 255 mille 800 pesos« ) puisque Cienfuegos Zepeda « est rentré à bord d’un Gulfstream près avoir décollé de l’ aéroport de Teterboro dans le New Jersey, et s’être posé quatre heures et 47 minutes plus tard sur l’aéroport Adolfo López Mateos de Toluca au Mexique après avoir parcouru une distance de 3 623 kilomètres à une vitesse de 863 km / h. » Et même plutôt 62 790 dollars, soit un peu plus d’un million de pesos selon le journal. L’ancien général est rentré à la maison dans l’appareil d’un milliardaire en fait…

« L’ expulsion a été rapide et dans un confort total , contrairement à tout autre citoyen qui pouvait acquérir un billet commercial dans les aéroports internationaux de New York, faire une ou deux escales ou se rendre directement dans la capitale du Mexique, avec toutes les dispositions que ces les voyages nécessitent : réservation, être quelques heures avant au terminal, s’entraîner comme tout le monde et payer entre 3 000 et 16 000 pesos, selon la compagnie aérienne, l’horaire et le siège. Mais non, le général n’était pas un simple touriste , il devait être transféré comme le font les personnes de pouvoir et d’influence. Selon les données de la Federal Aviation Administration des ÉtatsUnis,le propriétaire de l’enregistrement Gulfstream IV N40VC est la société SK Aviation LLC , dont l’adresse de propriété est à Santa Helena, en Californie. Il dispose d’un certificat délivré le 29 septembre 2016 avec une date d’expiration le 30 septembre 2022. À son tour, le jet est associé au réseau de taxi aérien Prime Jet LLC . L’avion est lié au service de transport à l’intérieur et à l’extérieur des États-Unis (il aurait pu prendre aussi son jumeau, le N740VC). Il dispose d’Internet sans fil, d’un téléphone satellite, de lits où cinq adultes peuvent se reposer, ainsi qu’un mineur, ainsi qu’une capacité de 10 à 13 passagers . Il dispose de six sièges individuels , deux doubles et un plus long équivalant à trois places. Il est équipé aussi  équipé d’une salle de bain et d’un lavabo, ainsi que de quatre petits écrans et un autre de plus grande taille » . SK aviation n’étant qu’une partie de l’iceberg de la fortune de Charles M Sweeney (« Chuck »), fondateur de Trinity Investment Trust, LLC, 81 balais, qui est aussi le directeur de Landmark Hotels… à savoir le groupe qui gère les hôtels Marriott, Hilton, Hyatt, InterContinental, Radisson et Choice Hotels… rien que ça !!! Mais pourquoi donc n’est-il pas revenu avec un avion du JPATS (ici à droite) ? Le fameux Justice Prisoner and Alien Transportation Ssystem, comme cela aurait dû être le cas ??? La peur de se perdre à l’intérieur ??? Pour mémoire, Casa Magna, l’ancienne villa de Pablo Escobar (aujourd’hui Casa Malca) est devenue l’hôtel le plus réputé, à Tulum… au Mexique (dans le Quintana Roo, c’est 439 euros par nuit !). Lire l’histoire ici…

Selon l’US Department of Justice, les liens entre le Mexique et les USA auraient « prévalus » sur son emprisonnement. Certes, mais lesquels, de liens ? Ceux de longue date de la CIA avec les trafiquants ??? Ou pour ménager l’actuel président dont la lutte contre le crime et la drogue est pour le moins… vague ? Ou manque sérieusement d’engagement ?  Ci-contre à gauche ce n’est pas un convoi militaire mexicain : ce sont des narco-trafiquants en train de parader avec leur nouveau camion blindé !!! C’est bien une guerre intérieure, là-bas !

Drôle de tortue de mer

Le 1er octobre, on va à la mer. Sur la côte sud, vers Oaxaca de Juarez. Là-bas, sur les plages, ce que l’on trouve habituellement ce sont… des tortues. Mais c’est en juillet que ça commence, avec 1 million de tortues Golfina à Morro Ayuta et la même chose pour les  sanctuaires de Playa de Escobilla (le troisième lieu où elles apparaissent en masse étant la grotte de l’Ixtapilla au Michoacán.

On en trouve aussi à Verde Camacho, dans ke Sinaloa, au Santuario Playa de Mismaloya, à Jalisco; Chupadero, dans le Colima; Santuario Playa de Tierra Colorada et Santuario Playa Piedra de Tlacoyunque, à Guerreroet Santuario Playa de Puerto Arista, dans le Chiapas et… au Santuario Playa de la Bahía de Chacahua, à Oaxaca.
Là nous sommes tout près, à San Pedro Huamelula, avec un policier arrivé en bord de la mer, alerté par des autochtones.  Dans l’eau, en fait de tortue, on a une masse de métal grisâtre qui surnage. Les restes d’un Cessna T210N Turbo Centurion II de 1971, immatriculé XB-PMY, ex N81GH venu de Hunstville en Alabama dès l’année 2006. Visiblement l’avion a fait un atterrissage d’urgence sur la plage et depuis les flots l’ont emporté et malmené. Comme personne n’est venu le réclamer, la conclusion est simple : c’était un vol illégal et donc certainement pour amener de la drogue… au pays des tortues !

Une poursuite et un crash en direct

Le 7 octobre, vraie scène de film Hollywoodien, on a eu le droit à une longue poursuite en l’air. Ça a commencé selon La Jornada, par l’entrée détectée la frontière sud du pays d’un avion de type Cessna 210 Centurion immatriculé sobrement N120 (?) et une surveillance de plusieurs heures à partir de là. Tout cela dans un superbe paysage (de Western ?) :

Vers 3h30 de l’après-midi, l’avion survolait l’espace aérien de Querétaro, suivi par des hélicoptères Eurocopter EC725 Caracal (reconnaissables à leurs pontons latéraux, ici à droite), et un avion biréacteur de l’armée de l’air mexicaine (un Citation il semble, celui de surveillance radar chez eux), le forçant à tourner vers Guanajuato, le Michoacán et Querétaro qu’il atteint vers 21 heures environ. L’avion manquant de carburant certainement s’est brusquement effondré au sol, au droit de la communauté d’El Rincón, à environ 110 kilomètres de la capitale Querétaro. L’engin venant se fracasser sur le muret à l’intérieur d’une propriété, se repliant, l’avant complètement broyé par le choc, moteur entré dans le fuselage, écrasant les occupants. « Quelques heures après l’incident, la police de l’État de Querétaro a confirmé que les deux personnes qui voyageaient à bord de l’avion avaient perdu la vie, tandis que des éléments du Serena bouclaient la zone. À l’intérieur de l’appareil, 255 colis ont été trouvés avec un poids total de 400 kilogrammes de cocaïne, qui ont été mis en sûreté par le Sedena et le bureau du procureur général (FGR) ». L’engin selon la police venait directement de Colombie.

Demain, d’autres découvertes nous attendent : nous allons visiter Chetumal !

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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