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Coke en stock (CCCLIV) : le Belize, devenu porte-avions grâce aux Mennonites !

Un pays dont la devise est « je fleuris à l’ombre » est une vraie incitation à finir ses jours incarcéré : or il n’en est rien. Au Belize, on attrape rarement les trafiquants de drogue et quand on en prend quelques uns dans les filets de la police, ce sont comme par hasard des subalternes, jamais les cadors du réseau. Là-bas, la police est corrompue jusqu’à la moelle (un bon nombre de policiers participent au trafic, nul ne l’ignore), car c’est tout le pays qui est corrompu et soumis au bon vouloir d’un homme influent, un richissime lord anglais. Là bas, celui qui gouverne, c’est en effet l’argent, comme vient tout juste de le montrer une affaire impensable qui a fait le une des tabloïds anglais, friands de ce genre de cas, une mort d’homme (un policier qui plus est !) devenue là-bas « un malheureux accident ». Un pays qui héberge aussi une bien étrange communauté religieuse devenue par la force des choses l’alliée inattendue des trafiquants…

Alors, effectivement, à partir de là,  les Hawkers et les Gulfstream peuvent continuer à s’y poser tranquillement avec leur lourd chargement... Invariablement, le chef de la police, appelé Chester Williams (ici à gauche), qui se traîne lui-même toute une série de vielles casseroles (1), viendra dire devant les caméras qu’il fera tout, bien sûr pour découvrir qui se cache derrière. Il dit ça depuis son entrée en fonction il y a maintenant 27 ans… et aucun responsable n’est jamais tombé de son fait. Mais un appareil posé récemment  nous a dévoilé (enfin !) tout un pan historique fondamental du trafic (nous verrons ça demain)…. nous révélant comment le Belize est devenu un vrai pays de cocagne pour les trafiquants !!! Une parodie de pays, où les pistes clandestines visibles pourtant via Google Earth sont inconnues… de Chester Williams !!!!

Une mort suspecte passée à la trappe

On commence par un fait divers étonnant. Le 2 juin 2021, un représentant de la police de Belize, père de 5 enfants, un haut gradé (c’est le Super intendent of Police de Belize City, pressenti pour être le futur dirigeant de la police du pays et donc le remplaçant de Chester Williams !) du nom d’Henry Jemmott est retrouvé mort, son  corps flottant sur le dos dans l’eau, à proximité d’un quai de bois où s’est étalée une mare de sang, à Ambergris Caye (cf la trace noire ici à gauche). C’était un grand gaillard de 1,82m et 135 kilos, affichant 24 années de métier à son compteur. L’endroit où s’est passé la tragique scène faisant partie de l’ensemble Mata Rocks Ressort, à deux pas de l’hôtel Alaia (ici à gauche ) ouvert 3 semaines à peine auparavant, appartenant au groupe Ashcroft spécialement à Anfrew, le fils du magnat anglais anobli par la reine. C’est justement sa femme qui en est la directrice !!! Il a reçu une balle à l’arrière de la tête, constatera l’autopsie. Pas le type de blessure résultant d’une lutte ou d’un  tir d’agression à distance. A côté du quai, on a retrouvé une jeune femme, décrite dans un état « hystérique », couverte de sang. Ce n’est pas une inconnue : c’est l’ex- belle-fille, âgée de 32 ans, mère de deux enfants, du roublard « non résident anglais » Lord Aschroft, toujours le seigneur de l’île, sinon le maître incontesté du pays qui s’y rend régulièrement en Falcon 50 quand celui-ci ne traverse pas les murs de parpaings… à Malte ! 

Un gars « sympa » (???), ce lord : il avait fouraillé en cour de justice pendant des années pour obtenir de l’état du Belize exsangue le reliquat de 78 millions de dollars qu’il lui devait pour avoir nationalisé son entreprise, alors qu’il avait pourtant déjà reçu 458,4 millions de dollars en compensation : il y a des gens comme ça qui préfèrent mettre des pays à genoux… pas le genre à lâcher une ristourne, le bougre ! En 2007 lorsque sa propre banque au Belize avait dû faire face à 80 accusations de non-respect des lois anti-blanchiment d’argent, l’affaire avait été vite enterrée, sous sa pression car la même banque en perdition aurait provoqué l’effondrement de toute  l’économie bélizienne ! L’ancien Premier ministre, Dean Barrow, avait un jour déclaré que « les intérêts commerciaux prolifiques d’Ashcroft avaient « subjugué toute une nation », à la suite d’une dispute sur la nationalisation des société de télécommunications : les mots résonnent toujours là-bas !!! Comme preuve de son emprise, il y a le fait que c’est lui qui finance par exemple la Police, celle qui n’attrape jamais de trafiquant … Le maître du haut-château, à Belize, c’est lui !!

La mort du brigadier fait évidement la une des journaux à sensation anglais (ici au-dessus à gauche). Les premières explications de la dame, toujours de nationalité canadienne, sont pour le moins confuses : elle parle d’abord de « massage » avec à un moment la demande par le policier de lui passer son arme (un Glock 17, et un coup de feu qui serait parti accidentellement avec une arme dont la gâchette est pourtant verrouillée par une sécurité !), puis elle affirme que le tir aurait pu aussi venir d’un bateau qui passait, bref s’enferre totalement. Une douille vide était toujours logée à l’intérieur du pistolet qui a été trouvé sur la jetée  avec un chargeur, des balles réelles et une mare de sang. Incarcérée sur suspicion de meurtre, dans une prison où elle croise un panneau attestant du don d’un équipement de gym (ici à gauche) légué par son incontournable beau-père (!), elle reçoit la visite de l’avocat attitré et très influent de celui-ci, Godfrey Smith (ici à droite), preuve que la très présente famille va alors tout mettre en œuvre pour l’en sortir, quitte à marcher allègrement au-dessus de la justice locale. Une vilaine habitude familiale ! Un atavisme ! Elle affirmera pourtant quelque temps avoir été lâchée par sa belle famille.

Les policiers l’interrogeant l’auraient surtout questionnée sur son usage de cocaïne, susceptible de condamnation, a-t-on appris après coup, pour l’inciter à davantage parler ou mieux expliquer la scène ayant conduit au décès du policier ! De la drogue avait en effet été trouvée dans son sac à main !!! Le policier tué, ironie de l’histoire, ayant fait lui toute sa réputation dans la chasse aux dealers du quartier du Southside à Belize City ravagé par la drogue !!! Alors pourquoi donc cette rencontre à l’écart du monde, en tête à tête ? A un collègue qui lui demandait avec qui il discutait au téléphone la veille de sa disparition, le policier tué avait répondu en plaisantant qu’il ne lui dirait pas qui, que ça resterait « un secret » d’importance, puisqu’il « l’emporterait dans sa tombe« .

Qu’était-il donc venu dire à celle qui a fini par avouer au final devant un juge avoir tenu le pistolet (mais plaidé la thèse de l’accident) ? Certains on évoqué un « jeu avec une arme » : mais quel jeu malsain offre comme action  de mettre un revolver chargé pointé vers le crâne de quelqu’un tournant le dos ? La roulette russe, mais façon acrobatique ou pour contorsionniste (à gauche une des dernière photos de Jemmott alors qu’il n’était pas en service : une image bien différente des clichés officiels !) ?

Or là dessus, presque au même moment, le futur ex-mari (Andrew Ashcroft ici à droite) vient la charger à fond en affirmant que Jasmine Hartin est « inapte à s’occuper des jumeaux Charlie et Ellie » car « elle boit et se drogue » (à la coke, dont quelques grammes ont été découverts sur la scène du crime comme on l’a vu !!!), lors d’une convocation plutôt cinglante au tribunal pour le divorce en cours : dans ces grandes familles, les règlements de comptes dans lesquels l’argent joue un rôle majeur tourne souvent façon OK Corral…

Manifestement, Andrew ne désirait pas trop se faire plumer par son ex lors du divorce !!! Pour ne pas améliorer son image, déjà bien ternie, on apprendra par la suite qu’elle a été vue sur les réseaux sociaux, tirant au riot-gun sur une pastèque, ou sur un pas de tir, s’affichant une arme lourde en mains, ou bien encore chevauchant, bien éméchée, une selle fichée su une poutre dans un bar, raconte le Daily Mail, qui signalait qu’elle avait été déjà  impliquée dans un autre incident de tir accidentel en mai 2020 dans un appartement du Grand Colony, « un autre complexe appartenant à Ashcroft où elle vivait avec Andrew avant la mort de Jemmott ». Celui qui  vient expliquer (en partie) tout ça aux journalistes s’appelle… Chester Williams, qui d’emblée exclut le sentiment de faveur envers l’inculpée, sans qu’on le lui demande vraiment !!! L’enquête entre ses mains, beaucoup déjà se disent qu’elle va mal tourner… et rapidement disculper la belle !

Vous avez déjà supposé la suite je suppose :  ça n’a pas raté,  le 10 juin suivant, après 9 jours de cellule seulement, la VIP importée du pays des érables était libérée sous caution de 30 000 dollars, une paille étant donné sa fortune, au grand dam de la famille du policier. La défense avait plaidé  l’accident sous l’influence de l’alcool (et l’absence de port d’armes, il fallait oser le faire)! Un seul coup de fil de Lord Aschroft et le Belize s’arrête de fonctionner, rappelez-vous  !! Alors pensez donc, dans ce pays, les trafiquants de tous poils qui peuvent graisser la patte sont eux aussi les bienvenus; l’exemple ici est probant, il me semble !!  Au  Belize, la police est aux ordres, le responsable une marionnette, et la justice un simulacre quand il s’agît de protéger les grandes fortunes !!

Remarquez, pour terminer ce chapitre,  le 27 juin suivant , elle reprenait l’avion direction la prison pour avoir enfreint son interdiction de croiser des gens en attendant son procès à venir : elle venait alors de rencontrer… Andrew Ashcroft !!  Au passage, elle avait appris avoir été inculpée aussi pour possession de cocaïne (pas un policier ne l’avait testée le jour de la découverte du meurtre, alors qu’elle venait manifestement en prendre et peut-être bien aussi… d’en partager : bravo Chester !)….

L’emprise Ashcroft sur le Belize

Cette incroyable poids de la famille Ashcroft sur la politique, la police et la justice du pays, un journal anglais, The Gardian l’avait perçue et dénoncée voici déjà vingt ans aujourd’hui dans un brûlot de Rob Evans , David Hencke et David Pallister, en date du 4 juin 2001 et qui aujourd’hui peut faire office de véritable prophétie. Le titre annonçait la couleur : « Pourquoi le monde secret des affaires du Belize a alarmé les agents américains des drogues » L’article n’y était pas allé de main morte avec un puissant et influent lord anglais, ancien trésorier et vice-président du parti tory (le parti conservateur), qui n’hésitait pourtant de traîner en justice ceux qui s’attaquaient à lui (comme il l’avait fait avec le Times). Oh certes on ne l’accusait pas de trafiquer directement , mais d’avoir mis en place un système qui favorisait tous les détournements bancaires possibles et imaginables, ce qu’avaient vite compris les trafiquants de tous poils accourus à ses guichets. « M. Ashcroft était arrivé dans la petite ancienne colonie britannique au début des années 1990. Il a déplacé nombre de ses intérêts là-bas et a acheté le contrôle de la plus grande banque locale, la Belize Bank, et a encouragé les politiciens locaux à adopter des lois entre 1990 et 1992 qui établissent des pavillons de complaisance et des « sociétés commerciales internationales » et des fiducies offshore secrètes, pour payer en retour les charges au gouvernement » (du lieu, et non en Angleterre).

« Les illégalités qui ont suivi dans l’atmosphère anarchique du Belize et ont alarmé les Américains comprenaient :

  • Le Banner Fund. Deux Californiens ont exploité la législation offshore inspirée d’Ashcroft pour créer une société offshore au Belize en 1993, qui a escroqué des citoyens américains et britanniques de 6,5 millions de dollars (4,6 millions de livres sterling).
  •  L’affaire Ricke. Un trafiquant de drogue américain (Thomas Ricke)  et ses associés ont transféré 700 000 $ de produits de la drogue dans des sociétés offshore du Belize, selon les autorités américaines. Une somme de 25 000 $ aurait été versée à la banque contrôlée par M. Ashcroft (il n’y a aucune preuve que la banque ou M. Ashcroft savaient que l’argent était suspect).
  • La demi-tonne de cocaïne. La DEA a vu un problème dans l’existence d’une telle législation sur les paradis fiscaux dans un pays vulnérable à la corruption. Un succès soutenu par la DEA lors de l’arrestation au Belize d’un trafiquant lié au cartel de Cali s’est terminé en farce lorsque, comme l’a rapporté l’ambassade, « il s’est échappé sans effort de prison » en 1995 avec l’aide de fonctionnaires corrompus. Le Belize a ensuite été classé par Washington comme « un grand pays de transit de drogue » (1).

A la Chambre des Communes, le lord s’était fait épingler le 21 juin 1999 par Peter Bradley, du Parti Travailliste, en ces termes révélant un deuxième côté obscur, bien précis et que l’on connait bien ici en France :« en 1989, le nom de M. Ashcroft était lié à une enquête de la DEA sur le trafic de drogue qui s’étendait à travers l’Europe, les États-Unis et le Canada, et impliquait le fils de Jean Baptiste Andreani, qui a été immortalisé, si c’est le mot, dans « The French Connexion. » En 1992, un Thomas Ricke a été arrêté et emprisonné pour blanchiment »… et le député termine par un autre exemple « Trois ans plus tard (après 1993) , le nom de M. Ashcroft est apparu dans le cadre d’une autre enquête, a déclaré M. Bradley, et en 1997, un homme arrêté en Hollande pour suspicion d’infractions liées à la drogue a donné la même adresse au Belize que la BHI Corporation de M. Ashcroft ».

Un député suivant achevant la démonstration et le sort du lord en même temps en l’accusant de trafiquer: « Dennis Skinner, a lancé une attaque encore plus grave contre M. Ashcroft, qui a provoqué un tollé parmi les conservateurs et les acclamations de ses collègues. « L’opposition conservatrice reçoit un million de livres par an de l’un des plus gros trafiquants de drogue en Occident. N’est-il pas grand temps que le chef de l’opposition ait le courage de se débarrasser de lui ? A-t-il  demandé », relève ici The Indépendent.

C’est la DEA qui avait sonné (fortement) le clairon de l’alerte : « Le nouveau bureau de la DEA au Belize a envoyé un rapport cinglant à Washington en avril 1993 sur le régime de paradis fiscal qu’Ashcroft avait aidé à mettre en place, et qui était géré par la banque locale qu’il contrôlait (ici à droite c’est le Yacht du lord  milliardaire, le Lady-M II qui fait 50 mètres de long, vaut 25 millions de dollars et en coûte 2,5 en frais annuels de fonctionnement . Ashcroft possède aussi l’Atlantic Goose de l’amiral Gosling, qu’il loue). N’importe qui dans le monde pouvait créer une société en vertu de la loi de 1990 sur les sociétés commerciales internationales (IBC). » En somme, pour résumer, Ashcroft avait créé une banque qui fonctionnait comme Aircraft Guaranty Corp, dont la responsable est aujourd’hui sous les verrous !!!  » « C’est (…) un mécanisme par lequel des activités illicites pourraient être déguisées par des opérateurs avisés. Le secret de l’information permettrait aux trafiquants de drogue de créer librement des sociétés en vertu de la loi IBC pour dissimuler ou transférer les produits de la drogue. La confidentialité des sociétés, des noms, des dirigeants et les informations de compte rendent presque impossible (…) d’enquêter sur toute allégation d’activités illégales. » Un système qui n’avait aucune sécurité en prime : « ces sociétés IBC n’étaient pas tenues d’être auditées, « une fausse société peut donc déclarer tous les bénéfices qu’elle souhaite puis transférer ces bénéfices, en franchise d’impôt, sur un compte bancaire légitime ».

Aschroft avait déjà été accusé de la même chose aux USA en 1996, via un article du Times : le lendemain même il s’était rendu lui-même à l’ambassade US en Angleterre pour déposer une plainte évoquant qu’il était impliqué dans le blanchiment d’argent, ce qu’il n’avait pas apprécié du tout et qui était pourtant évident. Lui clamant partout que « pas la moindre preuve n’a été trouvée » de ce blanchiment. Cela donne un e idée du personnage, plutôt vindicatif  !! Très adroitement, il avait donc créé et financé une organisation caritative anti-drogue, Crimestoppers, pour rehausser son image. Les américains piaffant d’impatience dans le cas Rike, car ils ne pouvaient pas récupérer les sommes volées, déposées au nom de plusieurs IBC anonymes dont le propriétaire n’avait pu être retrouvé en raison du secret bancaire imposé par Ashcroft !!! A gauche et à droite c’est le Falcon 50 VP-BZE d’Ashcrft (BZE, pour Belize !). L’engin s’est illustré à Malte en 2017 en étant poussé lors d’une tempête contre un mur en parpaings plutôt légers … l’avion est inscrit chez Flying Lion… dont le siège est aux Bermudes (d’où le VP) !

Voyageant beaucoup en jet privé la DEA l’a progressivement soupçonné d’effectuer lui-même des emports de drogue mais avait fini par conclure qu’elle n’avait trouvé aucune preuve des faits, le disculpant entièrement sur le sujet. Mais en 1994, le bureau de Savannah de la DEA remarquera qu’il avait utilisé un avion privé lié à des trafiquants de drogue, pour se rendre à Nassau au Bahamas, le lord répondra que son nom avait été usurpé. Au Belize en 1995, la DEA avait saisi 536 kg de cocaïne colombienne et avait arrêté un membre présumé du cartel de Cali… que la police bélizienne avait vite relâché, hélas !! Le rapport qui avait suivi concluait «  le potentiel existe pour que le Belize devienne un point de transbordement majeur pour la cocaïne » et enfonçait le clou en ajoutant que « le blanchiment d’argent doit toujours être considéré comme une menace potentielle majeure« . Le rapport précisait « qu’aucune affaire de blanchiment d’argent n’a été poursuivie par le gouvernement du Belize, malgré l’adoption de sa loi anti-blanchiment sous la pression américaine. Les fiducies offshore étaient répandues « parce qu’elles n’ont pas besoin d’être enregistrées auprès d’un organisme de réglementation ». Le problème était bien là, le Gardian concluait que  » les experts pensent que 90% du blanchiment d’argent dans le monde est probablement effectué par le biais de paradis offshore ».

Imbu de lui-même au plus haut point, il se rêvait en ministre de David Cameron. Ce dernier, en 2010, ne lui offre pas le fauteuil escompté… alors Ashcroft ronge son frein pendant 5 ans et se venge en publiant de sa plume (et surtout de celle d’Isabel Oakeshott, ex-chef du service politique du Sunday Times, une biographie incendiaire de Cameron visant à détruire totalement son image dans la vie publique. Et ça marchera hélas, précipitant la chute du premier ministre le 13 juillet 2016.  C’est le lord qui fait les rois ou les défaites en Angleterre. Enfin un seul !

La situation actuelle du Belize ? Ou plutôt de quel héritage il bénéficie ? Eh bien exactement de celui qu’avoir prédit la DEA il y a vingt ans !  Le pays est ravagé par les arrivées successives de jets incendiés après avoir apporté la drogue à la tonne, désormais. Sur place, les attend un véritable paradis bancaire et fiscal, en prime. Il apportent la blanche, et après la blanchissent encore davantage !! Aschroft ce cynique, se positionne toujours, comme étant loin de tout ça bien sûr: il a aussi été ambassadeur du Belize auprès des Nations Unies de 1998 à 2000, et personne n’aurait osé à ce stade-là y toucher !!! Eh pourtant : en 2017, le lord se faisait sérieusement rattraper par les Panama Papers !! Provocateur, ce partisan du Brexit posait aussitôt avec un journal qui mettait les Panama Papers en « une » (ici à droite)… Le dossier montrait surtout qu’il était resté résident au Belize alors que son statut de pair (lord) aurait du le forcer à déclarer ses revenus en Angleterre : le scandale qui éclate alors est énorme  !! Palpant ainsi entre 2000 et 2010 quelque 150 millions de livres (169,6 millions d’euros) d’un trust situé aux Bermudes, où bien sûr il n’a jamais payé d’impôts !!! « Des dizaines de courriels et d’états financiers retracent le fonctionnement interne du Punta Gorda Trust, basé aux Bermudes, depuis sa création en 2000, juste après qu’il soit devenu pair. Les documents courent jusqu’en 2016, lorsque le cabinet d’avocats offshore Appleby, qui agissait en tant que fiduciaire, a mis fin à la relation, une décision contestée à l’époque par les représentants d’Ashcroft. « La valeur de la fiducie a fluctué, mais un état financier divulgué l’a enregistré comme ayant des actifs de 450,4 millions de dollars (341 millions de livres sterling) en 2006 » précisait le Gardian. La fortune d’Aschroft a été calculée en 2021 faisant 1,257 milliard de livres sterling. Appleby a aussi été cité dans le cas deTrump, et de son entourage comme Rex Tillerson, Gary Cohn, Wilbur Ross, Randal Quarles, Ben Carson ou même celui de l’ambassadeur en Russie, Jon Huntsman !

Aujourd’hui, Aschroft affiche toujours^ le même cynisme et fait claironner qu’il a offert des millions (10) au Belize pour lutter contre le civid-19. Une aide qui est passée… bien sûr par la Belize Bank !!! Quel grand philanthrope, n’est-ce-pas ? Soudain on comprend mieux le fis, qui pour ne pas perdre sa part de gâteau dans son divorce, décrit son ex-femme comme une alcoolique ou une droguée… alors qu’elle vient d’être mêlée à un meurtre !

La communauté mennonite impliquée, mais pour quelle raison ?

Passe encore la corruption, présente à tous les étages dans le pays, et donc incontournable quoi qu’on  fasse, il y a aussi un autre problème dans le pays : la présence des mennonites, plusieurs fois décrits ici comme impliqués dans le trafic de drogue. Mais sans que l’on sache vraiment pourquoi. En juillet 2018 dans l’épisode « Coke  en stock (CXC) : la découverte et la chute des fournisseurs d’avions (25)  «  , j’avais décrit des arrivages déjà en 2010 chez les mennonites de Bolivie… un pays qui les avait fortement attirés pour une raison simple : « en 1950, la Bolivie, vaste territoire quasi-vierge en quête de peuplement, les accueille à bras ouverts en leur promettant la liberté religieuse, des écoles privées et l’exemption du service militaire »  indique Wikipedia. En 1959, ils n’étaient que 189 !  Ceux-là provenaient du Paraguay (dans la région dud Chaco) et parlaient un parlent un dialecte allemand, le Plautdietsch. Il ont été rejoints ensuite par des mennonites russes. La première colonie bolivienne «  Tres Palmas » s’est installée à 25 kilomètres au Nord-est de Santa Cruz de la Sierr »a. Je vous avais décrit l’intérêt des trafiqnants à se rapprocher d’eux :  « on remarquera l’intelligence des trafiquants qui laissaient l’entretien des pistes d’atterrissages aux mennonites, toujours à soigner leur environnement, en l’occurrences des pistes de terre aux côtés de leurs cultures !  Des pistes d’atterrissage toujours propres, grâce à eux !!! « . je vous avais rappelé ici en 2018 l’atterrissage emblématique , sept années auparavant,  du ,Cessna CP-2493, sur une longue pistre, en faire une portion de route mennonite….

Comme ceux de Belize les mennonites de Bolivie  participent grandement à l’économie de l’endroit où ils s’installent : « le rôle joué par les mennonites dans le dynamisme agricole du département : ils ont été à l’origine de la diffusion de la culture du soja, ainsi que de l’introduction du blé dans l’Oriente. Ces pionniers contrôlent actuellement des superficies très importantes mais la valorisation économique qu’ils ont entreprise reste étroi tement liée à leur orthodoxie. l’impact et les conséquences de la colonisation : le rôle économique des mennonites ne fait pas de doute mais leur totale absence d’assimilation à la société bolivienne se confirme au fur et à mesure de leur croissance démographique. Par ailleurs, l’usage qu’ils font de la terre peut mettre en danger l’écosystème déjà fragile. Avec les moyens dont elles disposent, les institutions essayent d’enrayer un pro cessus avancé » écrivait déjà Gwenaëlle PASCO dans   » La colonisation mennonite en Bolivie, culture et agriculture dans l’Oriente » en 1997. Et au milieu de ce développement incessant, on avait déjà trouvé des avions porteurs de cocaïne, en effet, en Bolivie. Et ce, très tôt comme l’atteste l’image à droite ici (datant de 2010).

 


Les mennonites débarqués du Canada en 1958 à Belize, dans le secteur de Spanish Outlook (ils étaient 680 seulement !) se sont vite acclimatés au terrain et ont adapté leurs méthodes de culture, car ce sont des obsédés de la production agricole (ils ne représentent que 4% de la population mais fournissent tous les poulets du pays !) et de la productivité des terres (il s s’en vont quand ils trouvent qu’elle ne produit plus assez) contrairement à ce qu’on pense à voir leurs carrioles à chevaux façon Hamish. L’adaptation est une de leurs caractéristiques surprenantes en effet, eux que l’on imagine fermés à toute nouveauté : « les premières années des mennonites au Belize ont été difficiles et pleines de nouvelles expériences. Jantzen (1989) et Snider (1980) soulignent les difficultés que les agriculteurs ont dû surmonter dans les premières années de leur présence au Belize. Non seulement le climat et la jungle dense leur ont donné du fil à retordre mais aussi le fait qu’ils ont dû adopter une nouvelle technique, la technique d’abattis-brûlis, pour cultiver l’environnement avec son « sol gombo lourd » (Snider, 1980). En plus de cela, Driedger (1958) et Snider (1980) notent que les agriculteurs mennonites devaient cultiver d’autres types de cultures, du maïs et des haricots, qu’ils n’en avaient l’habitude au Manitoba et au Mexique, où ils cultivaient de l’avoine et du blé ». Aujourd’hui, dans la même lignée ils se sont davantage orientés vers l’élevage des poulets (ici  gauche) ou des poules, jonchant une bonne partie du territoire du Spanish Lookout de longs hangars caractérisques, très visisbles sur Google Earth :

Ils ont réussi à transformer le Belize en porte-avions multipiste avec leurs bulldozers (tel que celui du jour ici à droite) !!! C’est l’excellent dossier « Traditional farmers or modern businessmen? religious differentiation and entrepreneurship in a kleine gemeinde mennonite community in Belize » de Carel Roessingh et Amber Schoonderwoerd, sorti en 2004 qu’il a fallu consulter pour comprendre pourquoi ce lien entre les arrivées de jets remplis de coke et les mennonites. Au final c’est très simple à comprendre :  « au cours des dix à quinze dernières années, la communauté de Spanish Lookout a connu des changements majeurs. Dès le début de la colonisation, les agriculteurs ont pu développer différentes techniques pour cultiver leur terre. Des mennonites aux États-Unis, ils ont reçu des bulldozers et des chenilles, qui, entre autres, ont été utilisés pour cultiver la terre et améliorer l’infrastructure de la colonie (Jantzen, 1987) ».  Des tracteurs à chenilles d’acier car, pour de raisons religieuses (ou pratiques !) assez obscures, ils bannissent l’usage des pneus, ce qui donne parfois d’étranges versions enfin comme celui ci…à droite  (vu chez des mennonites de Pennsylvanie, ou le « Cat » ici à gauche. Sur un forum, un intervenant amusé fait la remarque : « je me suis toujours demandé comment les pneumatiques étaient liés aux règles et à la philosophie de l’église ». La raison semble se tenir dans leur autonomie industrielle jalousement  entretenue : ils ont à profusion des ferronniers, et des charrons pour réparer, mais pas de spécialistes du caoutchouc !!! Et pas non plus des spécialistes des suspensions, donc !!

« Au fil du temps, le niveau de vie de la communauté a changé, ce qui est symbolisé par l’expression « des mennonites aux mécanites », une expression fréquemment utilisée par les Béliziens pour indiquer le développement technique rapide de la communauté espagnole de Spanish Lookout. » En résumé, les mennonites ne rechignent pas à utiliser de gros engins de chantier quand il le faut (à droite une exception, un tracteur sur pneumatiques !). Quand ils ne recourent pas à l’usage des avions ensemenceurs, ou pour déverser des pesticides comme on a déjà pu le voir ici aussi (En Bolivie,  dans la colonie mennonite de Chihuahua, près de Santa Cruz).

Le mode de production agricole de mennonites repose sur des propriétés tracées au cordeau, avec des routes construites entre elles en bordure, couvertes de marne concassée et bien entretenues pour favoriser le passage de leurs carriole à chevaux. Ce la donne de longues lignes droites toute blanches, visibles de haut (ici à gauche qui fait plus de 4 km). Bref, des pistes d’atterrissages parfaites ! A droite c’est une piste créée au Belize près du village de Chunox, dans le Corozal District, pour recevoir le 28 mai dernier 2020 un avion abandonné sur place par ses occupants. Le Hawker N720P 700A numéro de série 257032 datant de 1978, un habitué de longue date de Toluca. Les moteurs de l’avion resté coincé sur un poteau, tournaient encore à l’arrivée des policiers. En-dessous, c’est notre superbe « tout blanc » de cet été… le N412DA !!!

 

Une fois le paysage et la situation actuelle décrits, on peut en venir à notre découverte du jour. J’avais déjà parlé ici de pierre de Rosette du trafic, (avec l’épave de Santa Elena ixi à droite) à l’époque où la CIA s’intéressait beaucoup à l’Amérique Centrale et au Belize, avec sa flotte de Beech-18, ici c’est sans nul doute la seconde… Les trafiquant de même, puisque certains étaient aussi des acteurs de la CIA. Des B-18 (C-45 dans l’armée) ou d’autres engins comme cette autre épave restée longtemps visible dans les années 70, un Lockheed PV-2 Harpoon immatriculé N6647D, acheté à Trade Ayer Inc, Linden, Nex-Jersey en 1959ayant servi à un trafiquant, le passage d’un ouragan après son abandon, n’ayant pas vraiment amélioré son état :

Comme j’ai pu l’écrire ici il y a trois ans déjà c’est une vieille histoire en effet : « On note tout de suite ici la particularité unique du pays : au Belize, les avions ont une fâcheuse tendance à se poser, effectivement, sur les routes !!!  » J’avais aussi ajouté que  »  problème sur place (dans les années 90)  n’était pas que la drogue et les trafiquants, mais ceux qui les protégeaient.« En notant que les élites béliziennes ont généralement agi en toute impunité, rares sont ceux qui se souviennent d’un cas où une personnalité éminente a été sérieusement pénalisée pour comportement criminel »…. notre exemple précédent étant la preuve la plus récente ! Ci-dessous un des jets débarqué côté mexicain (dans le Campeche) dans un champ mennonite… qui n’avaient pas tout de suite réussi à le sortir de l’ornière…. un des plus beaux arrivés, je l’avoue  (on va en reparler bientôt) !

 

L’avion précurseur : avec déjà un mennonite à bord (venu du Canada !)

D’autres avant avaient montré le chemin…. En 2013, c’était un petit bimoteur rouge Aero Commander 500 en bon état (ici à droite) qui avait été intercepté  au Venezuela, bien après son décollage de Belize. Lui aussi peur faire figure aujourd’hui, de précurseur : on l’avait retrouvé sur « une piste d’atterrissage clandestine dans la région du nord-ouest de ce pays connue sous le nom d’Acarigua. Le GPS embarqué découvert à bord  indiquait que sa destination finale était l’État d’Apura, frontalier de la Colombie. Les personnes à bord étaient le Canadien David William Sawatzky et le Colombien Jorge Armando Bustamante. Ils ont été inculpés de trafic illicite de stupéfiants » nous avait expliqué Belize 7 news le bien informé. » L’avion avait volé douze d’heures d’affilée pour atteindre le Venezuela où il aurait dû charger sa cocaïne. Pour y arriver, il avait subi des modifications avec l’adjonction de réservoirs supplémentaires à bord. « A l’intérieur de l’avion, les autorités ont trouvé quatre bidons d’essence, une pompe à main, un tuyau et un réservoir supplémentaire pour le carburant. Des articles de journaux citent le pilote disant que l’arrêt était un atterrissage d’urgence puisqu’ils devaient faire le plein (ici le reportage TV). Les autorités vénézuéliennes ont confirmé ce que nous avons signalé pour la première fois, à savoir que le système de carburant avait été modifié avec un réservoir pouvant contenir 148 gallons  (560 litres !!!) pour une autonomie de vol étendue ».

Comment était-il parti ? Tout simplement d’un aérodrome dûment répertorié où personne sur place n’avait vérifié son contenu : « et alors que c’est maintenant l’affaire des autorités vénézuéliennes, que s’est-il passé au Belize qui a permis au vol de partir sans tous les contrôles légalement requis ? Eh bien, tout d’abord, l’avion est parti d’une piste d’atterrissage privée autorisée dans le secteur espagnol. Il s’agit de l’une des 20 pistes d’atterrissage privées autorisées au Belize – et elle a été autorisée pour la première fois en 2005. Le département de l’aviation civile du Belize était au courant de la présence de l’avion au Belize – et a déclaré qu’il avait disparu lors de la surveillance régulière de la piste d’atterrissage en février.  » Un bel aveu de laxisme policier !!! Les pistes avaient été créées par John Grief. Sr.  « ancien pilote de guerre tombé amoureux d’une bélizienne » vous avais-je dit.

« L’avion est immatriculé aux États-Unis (c’était le N345MP de 1959) et une recherche de ses lettres d’appel montre que le dernier propriétaire enregistré est Max Hetherington de Corpus Christi, au Texas, qui est connu au Belize en tant que retraité. Les rapports indiquent qu’il essayait de vendre l’avion depuis un certain temps. David William Sawatzky est également bien connu au Belize en tant que mennonite canadien de Mango Creek, où il est connu pour piloter des pulvérisateurs de récolte et possède de l’équipement lourd pour l’agriculture. Il est également agriculteur et vendeur de fruits frais ».

Un pilote Colombien, son compère un Mennonite bélizien venu du Canada et avion bidouillé pour effectuer la distance vers l’Apure où la coke était chargée ; un schéma qui allait servir pendant une bonne paire d’années !!!

(1) pour un policier, le cas est exceptionnel (ailleurs il ne serait jamais arrivé à ce poste !) : lors de son ascension rapide au sein de la police il semble qu’on ait tenté de lui mettre tôt des bâtons dans les roues : on l’accusera par exemple d’avoir assassiné  un homme, le dénommé Jermaine Fuentes  qui sera retrouvé vivant bien plus tard aux USA (en 2010). Mais sa hiérarchie y avait crû, qui l’avait alors rétrogradé. L’histoire en dit long sur l’ambiance là-bas, surtout sur ses accusateurs principaux qui étaient alors un rival, le commissaire de police Carlos Perdomo, et le ministre de la Fonction Publique John Saldivar, cité aujourd’hui dans notre histoire comme corrompu par l’argent des trafiquants !!! Williams sera accusé d’avoir été surtout en cheville avec Chayben Abou-Nehra alias Ben Bou-Nahra (ici à gauche), un businessman véreux, plutôt sanguin et bagarreur qui possédait diverses concessions pétrolières au large de la côte du Belize, assassiné en 2008. Arrêté par Williams, pour le meurtre d’un voyou bélizien, le policier l’avait en effet aussitôt relâché !!! Nehra avait réussi à intimider après tous les témoins pour qu’ils ne viennent pas témoigner à son procès. A l’époque, c’est à noter, Nehra sortait avec Evita Bedran, l’héritière de 22 ans du magnat Don Escander Bedran, originaire… du Liban et détenteur notamment du plus grand hôtel du pays, le  San Ignacio Resort Hotel (il avait reçu la reine d’Angleterre en 1994 !). Il avait été retrouvé mort à l’hôtel après une énième altercation dont on connait peu d’éléments en fait.

La même année Williams se retrouve à proférer des menaces de mort contre son collègue policier Edward Broaster : rétrogradé comme commissaire, il est de nouveau muté à San Ignacio et Cayo. Il sera lavé en mai 2008 de tous soupçons par le e solliciteur général Tanya Herwanger. Ce qui n’était pas de l’avis du premier ministre, qui avait  trouvé l’avis « complètement hors de propos ». Réintégré en 2010, il n’effectue pas tout son temps de service en déclarant qu’il suit en même temps des cours à l’université de West Indies Cave Hill, à la Barbade : étonnante façon de voir le travail (beaucoup y voyant des vacances perpétuelles ) ! Le 6 janvier dernier, Williams, qui se promenait en civil dans sa voiture personnelle, a été arrêté par ses propre hommes faisant leur ronde à moto pour avoir brisé le confinement qu’il avait lui-même mis en place. Pour sa défense, il avait plaidé l’excès de zèle : mais peut-on faire confiance à un policier qui ne respecte pas lui-même la loi ? Et c’est cet homme-là qui vient régulièrement nous dire qu’un nouvel avion plein de drogue ou vide vient d’être découvert, mais qu’il ne sait vraiment pas qui à bien pu l’amener ou faire disparaître la drogue. Quand il ne confond pas un Gulfstream avec un Cessna Citation. A ce stade, ce n’est même plus de l’incompétence !!!

Aujourd’hui cela fait 27 ans qu’elle dure, cette incompétence flagrante, qui sert bien entendu le trafic de cocaïne au Belize. Candidement, en février après le crash d‘un énième Beechcraft  modèle B100, plutôt rare (lire ici) , il avait lâché les noms des personnes arrêtées dans une grande barque à proximité. Il s’agissait entre autres de trois membres ds forces de l’ordre, pas moins  : Tyrell Talbert « affecté à une unité de patrouille spéciale (SPU) » ici à gauche, un « agent de police, Byron Claire,  affecté à l’unité canine » (ici à droite), et « ‘un certain Steve Rowland ». » Je pense que c’est le nom, d’un caporal suppléant dans la Force de défense du Belize » avait-il dit du bout des lèvres…. ce qu’oublie – sciemment-  de dire notre incroyable Williams c’est que le dénommé Lance Corporal Steve Rowland, n’est autre que le chauffeur personnel du Brigadier General Steven OrtegaAutrement dit le général qui dirige la BDF, la Belize Defence Force, autrement dit tout l’armée du pays !!Et là, on peut dire : rideau, rien à ajouter à cette farce perpétuelle bélizienne !!

(2) en 2012, on cherchera El Chap évadé du côté de Belize, car un de ses lieutenants y résidant et lui aurait pu lui offrir le gîte selon la DEA : « en août 2012, l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) du Département du Trésor américain avait annoncé que le magnat des affaires bélizien de Stann-Creek, John Zabaneh, (ici à droite) son neveu Dion Zabaneh, de Belize City, et l’homme d’affaires de Corozal Daniel G. Moreno, ainsi que cinq entreprises associées aux aînés Zabaneh et Moreno, ont été désignés en vertu de la Foreign Narcotics Kingpin Designation Act comme des personnes et des entreprises qui ne peuvent plus faire affaire avec des particuliers et des entreprises américains ».

Et surprise, 5 ans après revirement total des USA sans aucune explication bien sûr : « Hier, le département du Trésor américain lui a envoyé une lettre déclarant : « À compter de la date de cette lettre, vous et vos entreprises n’êtes plus désignés comme trafiquants de stupéfiants spécialement désignés. Il a poursuivi: «En conséquence, tous les biens et intérêts dans des biens qui avaient été bloqués uniquement en raison de votre désignation ou de celle de votre société sont débloqués et vous et vos sociétés êtes autorisés à vous engager dans toute transaction légale impliquant des ressortissants américains ». Quelle mouche a-t-elle pu piquer l’administration Trump concernant ce trafiquant notoire ???

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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