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Coke en stock (CCC) : la fourmilière narco du Yucatan et le football

Dans les années 90, une terrible épidémie de crack ravage les USA : comme la coke arrivée par tombereaux (volants) son prix a beaucoup baissé et ses adeptes sont devenus plus nombreux. A l’origine de ce fléau dénoncé par G.W.Bush père, il y a en fait l’Etat lui-même, qui, pour financer sa guerre des Contras, revend la coke colombienne, la CIA servant à fournir les avions et les pilotes pour la transporter, dont le célèbre Barry Seal. Tout cela se fait avec l’aval des autorités mexicaines, comme on l’a vu dans l’épisode précédent avec les Caravelle du Seigneur des Cieux. C’est à ce moment-là que les narcos font du Yucatan une base définitive et non plus temporaire. Ils s’installent et amènent leur mode de vie avec villas de rêves, voitures de luxe et Kalashnikovs dorées. Et le football !

L’épidémie de crack des années 90 aux USA

Le tonnage apporté aux Etats-Unis (essentiellement par camion après avoir été amené au Mexique par avion) est alors devenu sidérant au seuil des années 90. Toute la Californie se retrouve ravagée par une épidémie… de crack, qui, vendu à bas prix fait des adeptes par milliers et des morts par centaines.

Les quantités découvertes deviennent astronomiques et entrent en effet dans le livre des records :

 

 

« vingt-deux tonnes de cocaine découvertes dans un entrepôt de la banlieue de Los Angeles (ici à droite): c’est la plus grosse saisie de l’histoire de la lutte contre la drogue, un saisie proprement monstrueuse. La marchandise confisquée aurait permis de fabriquer plus d’un milliard de doses de crack, et représente, au prix de vente dans la rue, entre 7 et 10 milliards de dollars : c’est l’équivalent du budget total annuel de la guerre que le président Bush (père) a déclaré à la drogue, il y a trois semaines.

Loin de saluer cette prise extraordinaire par des cris de victoire, le chef de la police de Los Angeles a immédiatement lancé un appel pressant à Washington pour que l’Etat fédéral renforce les effectifs de la DEA (Drug Enforcement Agency) dans la mégalopole californienne.

 

Détrônant Miami, Los Angeles est en effet devenue la capitale des importations de cocaine en provenance d’Amérique latine. Il est vraisemblable que la drogue a été amenée par camion, à travers le Mexique, lieu de passage désormais le plus utilisé. » En juillet 1995, l’inspection d’un navire de pêche intercepté au large du Pérou et ramené à San Diego par l’USS Cape St George (ici à à gauche) révélera 12 tonnes encore… Comment-at-on pu en laisser autant entrer dans le pays ? Un journaliste va enquêter … pour finir par y trouver la mort à la fin : Gary Webb. Ce qu’il a découvert ? C’est que c’est la CIA qui se charge en réalité du trafic, quitte à s’opposer régulièrement aux actions de la DEA ! Webb sera déclaré suicidé de deux balles (?) sans la tête ans que cela ne choque qui que ce soit…

Installation à demeure des narcos dans le Yucatan 

Wikipédia résume rapidement ici son cas : « À partir d’, le journaliste américainGary Webb publie une série d’articles dans le San Jose Mercury News dans lequel il expose une enquête sur le financement des Contras au Nicaragua dans les années 1980 par des narcotrafiquants, lesquels auraient été couverts par la CIA : l’agence aurait sciemment favorisé la distribution du crack dans les banlieues noires deLos Angeles. Le sérieux de cette enquête a été contesté par de nombreux médias dontThe New York Times,The Washington Postet leLos Angeles Times. En  mai 1997, le rédacteur en chef du  San Jose Mercury News, Jerry Ceppos, publie une tribune dans le journal critiquant la méthodologie de Webb. Le 5, le Mercury News reconnu que Gary Webb avait raison, mais exigea qu’il signe un accord pour ne pas rendre publique les termes du règlement, ce qui a insulté la fierté de Gary et le fit décider de quitter le journal ce jour-là ». En réalité, ce qu’à aussi découvert Webb, c’est que les Colombiens se sont installés dans le Yucatan, où ils ont acquis un ranch pour stocker la cocaïne apportée de Colombie par voie maritime et aérienne et la transmettre à la Floride et à la Georgie dans de petits avions. Fin juillet 1988, un agent de la DEA, Ernest Jacobsen, reconnaîtra ouvertement devant les membres du Congrès lors de leur enquête que Barry Seal, impliqué dans le cartel de Medellín, dirigeait effectivement les transferts de coke. Selon Jacobsen, le but était de pièger le Cartel, et de remonter jusqu’aux principaux commanditaires dans « la plus importante enquête de l’histoire de la DEA« , selon lui, ce qui aurait pu marcher s’il n’y avait pa eu un grain de sable venu tout mettre par terre appelé Oliver North… Seal est abattu juste au moment ou North a révélé le pot aux roses, la seule façon pour lui de s’en sortie en fait, pour lui, mais condamnant irrémédiablement Seal. « Dans son témoignage, Jacobsen a déclaré que Seal avait révélé à la DEA qu’entre 1984 et 1986, le Cartel de Medellín avait au Yucatan un ranch de 40 000 acres (16 184 hectares, mais le document ne précise pas l’emplacement), pour stocker la cocaïne colombienne. et la transmettre aux États-Unis dans de petits avions. Ces engins pouvaient transporter de quatre à cinq cents paquets de drogue chacun ». (ici une réunion dans le ranch d’Escobar montre un éventail de ces petits appareils).

L’opération était connue et même parrainée par la CIA, selon des documents récemment publiés par le gouvernement américain, liés à l’affaire Iran-Contra. « De 1984 à 1986, l’agence d’espionnage a organisé de 50 à 100 vols en avion du Cartel de Medellín vers les terminaux de l’aéroport nord-américain, sans être inspecté par le service des douanes de ce pays, dans le cadre d’un accord entre la CIA et les Colombiens, selon un rapport de 410 pages de l’inspecteur général de la CIA de l’époque, Frederick Hitz, récemment déclassifié. La péninsule et plusieurs pays d’Amérique centrale sont alors devenus des points importants pour le transbordement de drogues en provenance d’Amérique du Sud, tant par air que par mer. Selon les documents déclassifiés, sa proximité géographique avec les pays producteurs et les États-Unis a fait de la péninsule « une voie naturelle pour le transport de drogues ». Des milliers de kilomètres de côtes non surveillées, de pistes d’atterrissage clandestines et de frontières non surveillées ont facilité l’opération. À cette époque, les expéditions de cocaïne sont passées de la péninsule à la Géorgie, à la Louisiane, au Texas, au Colorado et à New York ». Seal utilise plusieurs avions dont son Piper « dopé »(un modèle Panther), mais aussi deux gros Beechchrafts, montrés ici.

Un ranch privilégié

Un nom va apparaître progressivement pour l’emplacement d’un autre ranch principal du Cartel de Medellin : celui de Chapultepec. « La quantité de cocaïne transportée aux États-Unis via la péninsule du Yucatan a soulevé l’ambition d’autres groupes anti-sandinistes, comme celui dirigé par le chef de la résistance misquite Steadman Fagoth » (ici à droite). « Un câble envoyé par un agent de la CIA dans la période de 1987 à 1988 à ses patrons aux États-Unis révèle ce qu’un plan de Fagoth, conçu en 1984, serait d’assassiner au Yucatan les trafiquants de drogue colombiens qui travaillent dans ce lieu du Mexique, de saisir leur cargaison et de la vendre pour financer les activités de combat Misquite. Selon la CIA, il est présumé que Fagoth a exécuté son plan et a vendu la drogue. Ces informations figurent dans le rapport d’enquête de l’inspecteur général de la CIA, Frederick Hitz, sur l’affaire Iran-Contra, volume I, pages 187 à 288.- H.C.C. Et ce n’est pas fini, car après le démantèlement du Cartel d’Escobar, plusieurs membres du Cartel de Medellín sont restés au Yucatan au moins jusqu’en 1989. « Après le démantèlement du ranch de 16 000 hectares dans l’État, le Cartel a envoyé Jorge Humberto Chalarica Cortez au Mexique avec pour mission de réorganiser le trafic de drogue de la Colombie vers les États-Unis. Selon les documents de l’époque de la DEA, Chalarica a ouvert des voies clandestines à Sonora, Tamaulipas et Yucatan. Ici, le Cartel de Medellín a contacté plusieurs Yucatèques, dirigés par Enrique Ferráez Peraza, pour recevoir de petits avions chargés de cocaïne sur la piste de leur ranch de Chapultepec, à Tizimín. Ce ranch, d’environ 300 hectares, servait de centre de réception de drogue et de ravitaillement pour les avions colombiens. En plus de ce ranch, entre 1988 et 1989, plusieurs Yucatèques ont aidé des Colombiens à débarquer de la drogue à Progreso et dans des pistes d’atterrissage près de Holcá, municipalité de Kantunil, ou dans des commissariats de police de Yaxcabá, selon des rapports publics de la DEA. L’arrestation des Yucatecans du ranch de Chapultepec en octobre 1989, dont le Diario a largement fait état, a permis l’arrestation de Magdalena Pineda Trinidad, une Mexicaine chargée de blanchir de la drogue sur le territoire national, quelques jours plus tard. Selon la DEA, Magdalena Pineda a acheté et vendu des propriétés dans le centre et la zone hôtelière de Cancun (1), et a eu des relations avec des hommes d’affaires et des politiciens du Yucataan. En novembre 1989, la police judiciaire a capturé Chalarica Cortez et ses principaux partenaires colombiens et mexicains à Mexico. Chalarica Cortez, alias «El Negro», était arrivée dans le pays fin 1987 Les Colombiens utilisant la route de la péninsule contrôlaient des flottes de petits avions, dont beaucoup avaient des routes complexes. » Selon certains, c’est c’est Magdalena Pineda Trinidad, qui a engagé Mario Aburto, l’assassin du candidat présidentiel Luis Donaldo Colosio en 1994. Son cas a a inspiré le film « Perdita Durango » (aussi connu comme « Dance with the Devil« ) de Álex de la Iglesia. Un parfait nanard !

La confirmation pendant le procès d’El Chapo

Le dossier Yucatan est revenu dans l’actualité lors du procès d’El Chapo selon El Diario del Yucatan du 17 décembre 2018 :  « les aveux de Tirso Martínez Sánchez, «El Doctor», au tribunal de New York(2) , et les données des archives du Diario de Yucatán établissent qu’en près de trois décennies, le Yucatan a cessé d’être un simple tremplin ou lieu de transfert de la drogue des dirigeants des cartels mexicains les plus puissants pour exporter de Colombie vers les États-Unis, pour devenir leur sanctuaire et celui de leurs plus proches parents, ainsi qu’un centre important pour l’opération de blanchiment des sommes exorbitantes qu’ils obtiennent du trafic de drogue. Un dossier préparé par la police judiciaire fédérale, que le journal a publié dans son édition du 25 août 1990, indique que la péninsule du Yucatan est stratégiquement située pour promouvoir la communication par mer et par air, car elle relie le centre au L’Amérique du Sud avec les États-Unis, et « a servi pendant plusieurs années un groupe de trafiquants de drogue liés au Cartel de Medellín pour expédier de la cocaïne dans le pays voisin, soutenu par des Yucatèques qui sont maintenant en prison ». Le document indique également que le chef du gang était Gonzalo Rodríguez Gacha, alias «El Mexicano», décédé en décembre 1990 lors d’une embuscade de l’armée colombienne. Depuis ce pays, le trafiquant de drogue a demandé à son personnel de vérifier que les expéditions avaient atteint leur destination en traversant l’air, la mer et la terre du Yucatan il y a plus d’un an. Selon un résumé des rapports de la police, dans les années 90, les trafiquants colombiens avaient le soutien d’Enrique Ferráez Peraza, qui a adapté une piste au ranch «Chapultepec», à Tizimín, pour l’atterrissage de avions transportant de la drogue colombienne. Plus tard, selon le rapport, la cocaïne a été transportée « par la route vers Progreso et, sur un navire de type Banpesca (un chalutier), ils ont continué vers les eaux internationales pour la transférer vers d’autres navires qui pourraient finalement l’emmener aux États-Unis ». Dans la dernière partie du résumé, il est précisé qu’au moins une fois, «Ferráez (arrêté quelque temps plus tard) a été aidé par Rufino Rodríguez Conrado, également prisonnier, pour transporter 550 kilogrammes de cocaïne à Progreso dans une camionnette, pour laquelle ils recevraient un fort montant en dollars. Cependant, la drogue a été jetée à la mer parce qu’un dragueur de mines de la Marine commençait à rattraper le bateau qui le transportait. » 

Les  trafiquants innovent, question transport, après les avions et les chalutiers. Tirso, était en effet le responsable du «train de cocaïne», (« the choo-choo opération« ) un trafic ferroviaire qui circulait entre le Mexique et New York. Le cartel utilisait en effe de l’huile de cuisson transportée par wagons-citernes pour dissimuler la cocaïne aux autorités. Et ce pour un total de 500 à 800 millions de dollars pendant la période où Martinez était aux commandes du trafic. Un Martinez qui a témoigné au procès d’El Chapo qu’il avait empoché personnellement entre 15 millions  et 20 millions de dollars avec ce trafic. C’était à la fois classique et ingénieux : « les wagons-citernes transportaient de l’huile de cuisson au Mexique sous couvert d’une activité légitime, dans laquelle l’huile était siphonnée et des compartiments secrets à chaque extrémité étaient remplis avec des kilos de cocaïne, a-t-il expliqué. Les travailleurs ajoutaient ensuite un ou deux pouces d’huile au fond du conteneur pour décourager les douaniers d’approfondir plus loin leurs recherches. Ils avaient également couvert leurs traces en tamponnant les kilos eux-mêmes avec de la graisse pour éliminer l’odeur et éloigner les chiens renifleurs de drogue ». Une fois les wagons arrivés à l ‘entrepôt, on transvasait sur d’autres engins de distributionSanchez a déclaré que les trains de cocaïne arrivaient dans un entrepôt du New Jersey, puis des camionnettes fermées transportaient la drogue à New York, où des hommes rencontraient ses distributeurs à des arrêts de restauration rapide comme McDonald’s ou Burger King. « Nous leur disions quelle voiture contenait les drogues et leur remettions les clés », a-t-il dit ». Un trafic ayant pour lieu les MacDo’s, avouez qu’il étaient plutôt doués !

Un repaire pour les barons de la drogue et pour le blanchiment

Les narcos s’y sont donc installés à demeure, dans le Yucatan. « Au fil des ans, dans les années 2000, le Yucatan est passé du statut de tremplin pour le transfert de drogues de la Colombie aux États-Unis à celui de repaire des patrons et cadres intermédiaires du trafic de drogue. Selon les dossiers du Diario, d’autres chefs ou proches d’organisations criminelles au Mexique ont été appréhendés dans l’État, notamment à Mérida, où, selon certaines versions, ils établissent la résidence de leurs proches parents, comme nous l’avons déjà révélé. Bien qu’il n’y ait aucune preuve concluante que les dirigeants des cartels de la drogue au Mexique opèrent et considèrent le Yucatan comme une place importante, semblable à d’autres entités du pays, comme la voisine Quintana Roo, il existe des preuves qu’ils établissent plusieurs maisons sûres dans le territoire du Yucatecan. Un rapport de la police nationale colombienne et de la DEA, que le journal a reproduit sur ses pages le 15 août 1998, mentionne Alcides Ramón Magaña, alias «El Metro», (ici à gauche sa très imposante villa à Cancun) comme l’un des hommes qui aspiraient alors à prendre le relais d’Amado Carrillo Fuentes, connu sous le nom de « Le Seigneur des cieux », ajoute que « Alcides Ramón Magaña est chargé de maintenir le contact avec les trafiquants de drogue colombiens pour la réception des drogues qui arrivent par la péninsule du Yucatan »La saisie d’une somptueuse résidence dans le complexe exclusif d’Isla Dorada (en haut à gauche), dans la zone hôtelière de Cancun, Quintana Roo, le 19 novembre 2001, propriété présumée d’Osiel Cárdenas Guillén, chef du Cartel du Golfe, a révélé que le patron du trafiquant de drogue avait d’autres «branches» de l’organisation criminelle qu’il dirigeait dans d’autres parties de la péninsule, y compris le Yucatan. »

Guillen soignait son image de marque et son implantation locale comme un politicien : en 2004 par exemple, alors qu’il était en prison, à La Palma, dans la municipalité d’Almoloya, il avait fait livrer deux tonnes de nourriture dans le quartier défavorisé de Villa de Fuentes dans une paroisse de Piedras Negras. Sur les paquets, des cartons indiquaient sobrement « Don de M. Osiel Cárdenas »... l’homme pour les réceptionner était le prêtre Carlos Aguilera, connu sur place sous le nom de « Père Carlos« , le curé de Sagrado Corazón, un complexe catholique du quartier de Villa de Fuentes.

Un véritable oasis pour trafiquants

« Selon la «Carte criminelle» de la République mexicaine, qui a été préparée en 2003 par le Centre de planification du contrôle des drogues du PGR, le Quintana Roo est l’un des 10 États du pays où opèrent les cellules du Cartel du Golfe. Les activités semblent se concentrer à Mérida ». A gauche une saisie en 2011 au Mexique de Kalachnikov dorées et argentées. « Un autre argument qui renforce la version selon laquelle le Yucatan, Mérida en particulier, est comme une oasis pour les trafiquants de drogue est la déclaration faite par José Luis Santiago Vasconcelos le 6 juin 2007 publiée par ce journal, dans laquelle le procureur adjoint aux enquêtes spécialisées dans le crime organisé, le PGR a admis que l’État est un refuge pour des patrons importants. Avec tous les antécédents sur le rôle du Yucatan dans l’histoire du trafic de drogue dans la péninsule, au cours des dernières années, la suspicion grandit que l’entité est maintenant un refuge choisi par les dirigeants d’organisations criminelles au Mexique, et peut-être dans d’autres pays, comme la Colombie, pour blanchir, nettoyer l’argent du trafic de drogue. Le 30 janvier, il y a quatre ans, le Dr Sergio Aguayo Quezada a mis en garde, lors d’un forum à l’Université Mariste, sur la faisabilité de la capitale du Yucatecan en tant que site de blanchiment et d’investissement de l’argent de la drogue. « Mérida est-elle un centre de blanchiment d’argent de la drogue ? », S’est interrogé un étudiant du professeur du Colegio de Mexico lors de l’événement organisé en 2014. Bien qu’il n’ait pas répondu par un oui retentissant, l’analyste et étudiant du phénomène n’a pas répondu non plus. Il a écarté: « Nous ne connaissons que des anecdotes sur la façon dont le crime organisé trouve ses refuges dans des villes très spécifiques: Guadalajara il y a quelques années, Monterrey, Aguascalientes, Mérida … Le blanchiment d’argent est peu étudié car il toucherait probablement des intérêts très puissants …, mais si j’étais vous,  je serais inquiet « , a déclaré également un universitaire de l’Université Harvard ».

Les arrivées de touristes devenant résidents à demeure

Il n’y a pas que les trafiquants d’attirés : dans un surprenant article paru le 22 octobre 2019, dans le Mazatlan Post, on apprend qu’un nombre importants d’étangers a élu domicile dans la région autour de Mérida notamment, où le boom de construction de villas est assez phénoménal, ce que l’on a appris en comptabilisant leurs inscriptions de vote ! Ci-contre à droite les « condos » construits à la chaîne du quartier d’Altrabisa , déjà vus dans notre épisode CCXCIV. Des quartiers entiers à l’américaine, avec portail d’entrée et équipe de surveillance à la clé. Et a proximité les indispensables supermarchés et station d’essence… « Mexico, Campeche, Tabasco, Quintana Roo et Veracruz sont en tête de liste des 57 112 ressortissants mexicains qui ont changé leurs titres d’électeur pour résider au Yucatan au cours de cette année », a rapporté le conseil local de l’Institut électoral national (INE). Le membre exécutif du conseil local de l’INE, Fernando Balmes Pérez, a déclaré que depuis le 16 décembre 2018, à ce jour, ils ont effectué 444 696 procédures liées aux pouvoirs des électeurs au Yucatan, dont 57 112 sont spécifiquement des changements d’adresse de personnes d’autres États. , arrivant à résider en permanence dans l’État. Les habitants étrangers des États-Unis et du Canada, basés principalement dans le centre historique de Mérida, ont déjà un impact sur les procédures devant le gouvernement de l’État, principalement en ce qui concerne les divorces, les décès et les naissances, de sorte que l’administration d’État a lancé des statistiques sur ces procédures, a informé le directeur général des services juridiques et des liens institutionnels du service juridique, Rafael Rodríguez Méndez. « Chaque jour, nous avons en moyenne quatre procédures demandées par des Américains vivant à Mérida, cela génère déjà des poursuites judiciaires devant le gouvernement de l’État, nous avons de nombreuses naissances. » A Merida, les magnifiques vestiges de Chichén Itzá proximité de la ville de Pisté, avec la la fameuse pyramide de Kukulcán (El Castillo, bien connue des bédéphiles depuis Hergé) ne sont pas loin…. avec son aéroport étrangement abandonné par les gros porteurs (ici à droite et là le XA-AAQ 727-200 d’Allegro Air ). Les bus y ont remplacé les avions ! De Cancun, on peut y venir en petit Cessna: coût de l’escapade : 1300 dollars selon nos deux touristes français ici !

Une vrai fourmilière de trafiquants 

Les touristes ne semblent pas rebutés par l’environnement violent des lieux et  la profusion de mafeux alentour .« Les révélations du distributeur de cocaïne, qui a également servi le cartel de Sinaloa, dirigé par Guzmán Loera, renforcent les conjectures des analystes et des experts sur le sujet, selon lesquelles les retours juteux des organisations de trafiquants de drogue sont également blanchis par des investissements dans l’immobilier et la construction. de nouveaux travaux dans la péninsule, et principalement dans la capitale du Yucatan, où, comme ce fut le cas à Monterrey, Nuevo León il y a 20 ans, de nouveaux développements commerciaux et résidentiels prolifèrent. Aux propos de Tirso Martínez (Tirso Martinez Sanchez, “El Futbolista”, ancien proche de Carilio Fuentes) à New York, s’ajoute la récente arrestation à Mérida d’Eléazar Medina Rojas, alias «El Chelelo», identifié comme le chef présumé du Cartel du Golfe, et au cours des années précédentes d’autres seigneurs de la drogue au Yucatan, qui renforcer le fait que la ville est et a été le refuge d’autres patrons de la drogue comme Ignacio «Nacho» Coronel Villarreal (tué à Zapopan, Jalisco, le 9 juillet 2010) et Antonio «Tony Tormenta» Cárdenas Guillén (décédé en une fusillade avec des marins à Matamoros, Tamaulipas, le 5 novembre 2010), qui avait les rangs les plus élevés dans les organisations criminelles auxquelles ils appartenaient. Il existe également des preuves de la présence dans la capitale du Yucatan d’autres hiérarchies de moindre renommée, mais ayant des fonctions pertinentes dans leurs organisations, telles que Rafael Salinas Cornejo, José Enrique Rejón Aguilar, Emilio Garza Báez, José Antonio Medina Castro (a) « Tornado », Miguel « El Güero » Rodríguez Olivera et José Antonio Díaz Pantoja. D’autres, comme Juana Raquel Alvarado Torres, alias Raquel Alatorre Correa, accusée au Nicaragua de blanchiment d’argent, de crime organisé et de transport international de drogues, ont fait du Yucatan leur centre d’opérations. Comme Roberto Nájera Gutiérrez, alias «La Gallina», qui a choisi la région de Tizimín pour nettoyer les bénéfices du cartel de Sinaloa, selon le PGR, et Lázaro Rivadeneyra González, alias «Greñas», présumé chef de «Los Zetas »Sur la Plaza del Playa del Carmen, Quintana Roo, qui résidait à Mérida. Dans la ville blanche, la police fédérale a également capturé Flavio Gómez Martínez, opérateur financier de « Los Caballeros Templarios » et le frère de Servando, alias « La Tuta », chef de ce célèbre gang, et à Chelem, poste de police de Progreso, et arrêté Víctor Aguirre Garzón, alias «El Gordo», présumé chef du Cartel indépendant d’Acapulco et qui vivait au Yucatan depuis plus d’un an. L’importance de Martínez Sánchez est soulignée dans le livre « Los señor del narco », d’Anabel Hernández García, dans lequel elle consacre une section au trafiquant de drogue qui purge une peine aux États-Unis intitulée « Los Güeritos y El Tirso », dans lequel il fait référence à Ignacio Coronel qui l’a soutenu, avec en tant que subordonnés Luis et Esteban Rodríguez Olivera, « Los Güeros », qui avaient Guanajuato et Jalisco comme base d’opérations dans le prologue de 2000, et huit ans plus tard, ils se sont également aventurés dans le Michoacán pour contester la place à « Los Zetas ».

Le football business comme blanchiment !

« José Martínez », connu sous le nom de « José Tirso Hernández Félix », « José Tirso Félix », « Manuel Ochoa-Martínez », « El Doctor », « El Mechancio »,  » El Mecánico »,« El Centenario »ou« El Tío l’était aussi sous celui de « El Futbolista ». Et c’est aussi un surnom qui s’explique facilement, car Martinez était bien un fan de ce sport, au point… d’investir dans plusieurs clubs !!!

Les narcos ont souvent été des fans de football, en effet. Souvenons-nous de la scène où l’on avait vu Pablo Escobar, grand était fan de l’Atlético Nacional dans les années 80, qui commençait alors une carrière politique venu sponsoriser et lancer à Medellin un tournoi de football à son nom… (les frères frères Orejuela faisant la même chose à Cali) ou de la mort stupide le 22 juin 1994 de l’international colombien Andrés Escobar (Saldarriaga), abattu par des narcos et des bookmakers car le malheureux avait inscrit  un but contre son camp en Coupe du monde (contre les États-Unis !)… une des histoires les plus désolantes du monde du foot (à gauche, Humberto Muñoz Castro, l’assassin d’Andrès Escobar : condamné à 43 ans de prison il n’en a fait que dix) !

Le football mexicain est devenu très prospère et c’est ce qui a attiré les narcos bien sûr explique Slate : « derrière le brésilien, le championnat mexicain est le plus riche d’Amérique latine. Une prospérité qui repose sur l’investissement de grandes entreprises dans une bonne moitié des dix-huit clubs de première division. On pense notamment au groupe de télécommunications Televisa, propriétaire de l’America Mexico, qui avait étalé sa puissance lors du Mondial 2006, où il disposait du plateau télé le plus vaste de la caravane média (ici à droite le français Jeremy Menez, recruté par l’America en 2018; revenu depuis en France au Paris FC, il jouera bientôt en Italie à la Reggina). Depuis deux ans, le football picante peut également compter sur l’apport de Carlos Slim, champion du classement Forbes des milliardaires de 2009 à 2013 et actionnaire de deux clubs, le CF Pachuca et León, double champion en titre. Si la Fifa interdit qu’un groupe détienne plusieurs équipes, les dirigeants mexicains arguent que cette pratique permet notamment de contenir l’immixtion d’investisseurs louches ». Or ce n’a pas toujours été le cas dans l’histoire du pays, loin s’en faut : « selon les indications de Martínez Sánchez, au cours de la première décennie de 2000, il a acquis des équipes professionnelles de football disposant de ressources illicites à Querétaro, Celaya, Irapuato, La Piedad et Mérida. Comme nous l’avons signalé, « El Futbolista » a juré lors de l’audience du mardi 12 dernier à la Cour fédérale de Brooklyn où « El Chapo »  en cours actuellement, qu’il a acheté les équipes Venados de Yucatán et Reboceros de La Piedad pour lesquelles il a payé de 600 000 à 700 mille dollars, et 2,2 millions de dollars américains, provenant de la propriété de l’organisation Beltrán Leyva pour blanchir les bénéfices tirés de la vente de drogues, notamment de cocaïne. »

« L’acquisition des Venados de Yucatán par «José Martínez» a été finalisée de 2002 à 2003, après que son propriétaire, Antonino «Nino» Costanzo Ceballos, a transféré la franchise Atlético Chiapas à Mérida et l’a transformée en Atlético Yucatán. Cependant, Costanzo Ceballos a décidé une saison après de le retourner à son siège d’origine ». C‘était bien lui le propriétaire : « Le journal sportif «Récord» a publié en 2005 qu’une personne liée à l’une des équipes dirigées par la Promotora del Bajío, «El Tío» ou «El Tirso», comme le savent les autorités américaines et mexicaines, ou «El Patrón», «El Jefe» ou «El Innombrable», comme les footballeurs l’appelaient dans les clubs qu’il a acquis, est celui qui a amené l’argent pour payer les joueurs. Selon El Capital, les dirigeants du groupe qui, en décembre 2000, a pris le commandement des Venados de Yucatán, après l’avoir acquis de Valente Aguirre Meza, ont continué à pratiquer le football professionnel à Celaya et Colima, bien que le second ait été « loué » par « Nino » Costanzo, qui résidait à Mérida. C’est la franchise qui fut d’abord l’Atlético Chiapas, puis Venados del Atlético Yucatán, puis Riviera Maya et plus tard Huracanes de Colima. L’homme d’affaires du Chiapas, qui a fait l’objet d’une enquête par la Fédération mexicaine de football pour des liens présumés avec le trafic de drogue, a déclaré, dans une interview publiée le 3 juillet 2002 dans Diario de Yucatán, lorsqu’il a appris qu’il présiderait l’équipe de football du Yucatan:  » Mon intention quand j’arriverai à Mérida sera de chercher une propriété et de construire ma maison, parce que je veux rester et m’installer… Je veux que les Yucatèques sachent que je ne vais pas les tromper ». Selon l’histoire du club de football professionnel du Yucatecan, après la disparition de l’Atlético Yucatán, les frères Arturo et Mauricio Millet Reyes ont invité Francisco Ibarra de Quevedo, alors propriétaire du Nacional Tijuana, à transférer la franchise à Mérida, avec qui encore une fois. L’équipe a été formée avec le nom officiel de Mérida Fútbol Club, mais avec le surnom Venados de Mérida Fútbol Club » (…). « Il y a 10 ans, le 28 octobre 2008, le journal a publié les déclarations de José Ramón Fernández à Radio Fórmula, dans lesquelles le commentateur sportif controversé impliquait trois organisations de la Première Division, dont le Venados del Mérida FC, pour ses liens avec le trafic de drogue » (à gauche ici c’est André-Piere Gignac, français qui joue non sans réussite chez les Tigres de Monterrey). « Le texte se lit comme suit: « Son ‘exclusivité’ était une affirmation imprudente et ne la soutenait pas. Il a seulement déclaré qu’en ce qui concerne le trafic de drogue, Irapuato, Querétaro et Venados devraient faire l’objet d’une enquête. Pourquoi dit-on cela ? Que savent ces clubs ? Qu’est-ce qui  provoque vos soupçons ? En omettant de présenter des bases, en ne fournissant pas de données, Fernández suggère qu’il a peut-être parlé à cause de la fuite, car il sait que les employés des frères Arturo et Mauricio Millet Reyes travaillent en partenariat avec la Morelia (TV Azteca), et tout le monde sait que le journaliste chevronné n’a plus de liens avec cette chaîne de télévision. « Au cours de la dernière année des années 1990, un autre personnage controversé était également le propriétaire de l’équipe de football des Venados de Yucatán. Il s’agit de Valente Aguirre Meza (ici à droite), un homme d’affaires de Durango qui avait Guanajuato comme centre d’opérations financières, mais qui avait des relations avec des hommes d’affaires de Jalisco qui souhaitaient acquérir la franchise, comme indiqué dans une note publiée par le journal le 26 juin 1999. «Los Venados appartiennent toujours à Valente Aguirre. Les gérants actuels n’ont pas enregistré le changement de propriétaire auprès de la FMF. « La vente de club, une imposture ?  » C’est le titre de l’actualité que le journal a publié il y a 19 ans, où il est souligné qu’une erreur administrative a révélé cette situation et la suspicion de la possibilité que des entrepreneurs de Jalisco aient acquis des permis pour faire fonctionner l’équipe de football ».

Difficile de vérifier, aujourd’hui

Selon Slate, c’est difficile à savoir aujourd’hui, car les budgets des clubs sont d’une grande opacité au Mexique. « La digue invisible qui semble protéger le football mexicain des narcotraficants pourrait toutefois être inspectée avec des yeux suspicieux. Au Mexique, les budgets des clubs sont confidentiels, le montant des transferts rarement communiqués. «On sait très bien que les clubs de football sont des structures propices au blanchiment d’argent», considère ainsi Liliana de Ita, sociologue de l’UANL (Monterrey). Les clubs n’achèteraient-ils pas aussi la paix sociale via le versement de «quotas», le pizzo sauce mexicaine ? Pour le moment, aucun élément tangible n’est venu appuyer ces soupçons ». En marge de cette histoire, on peu ajoute le triste cas de l’infortuné attaquant uruguayen de talent, Salvador Cabañas (ici à gauche), qui en janvier 20110 a eu le tort de croiser en boite de nuit Jorge Balderas Garza (à droite), un narco responsable du blanchiment, qui, après une dispute futile lui a logé un balle sur le côté du crâne, ce qui a failli le tuer mis leur a surtout brisé sa carrière footballistique…

Le football mexicain a aussi son idole, qui s’appelle Rafael Márquez, un ancien de l’AS Monaco et de Barcelone, « El patrón » ou le le « Kaiser de Michoacán » sacré en 2018 quatrième joueur de l’histoire à disputer cinq phases finales en Coupe du monde (avec Antonio Carbajal, Lothar Matthäus et Gianluigi Buffon, excusez du peu : il avait été cinq fois capitaine de l’équipe en prime !). Arrivé en Russie pour disputer ses matchs on lui a interdit de porter à l’entraînement ses maillots fétiches de l’Atlas Fútbol Club, un club de football de Guadalajara avec ses sponsors : il était accusé par la jutice des États-Unis de servir de prête-nom à un trafiquant de drogue. « Le 9 août 2017, le département américain du Trésor avait annoncé des sanctions contre 21 personnes, dont Márquez, accusées de liens financiers avec Raúl Flores Hernández  (“El Tío” », ici à droite), baron de la drogue réputé proche du puissant cartel de Sinaloa. Selon Washington, le célèbre joueur aurait servi de prête-nom pour dissimuler et blanchir des revenus tirés de la drogue ». Un Florès ainsi décrit : « Raúl Flores Hernández opère depuis les années 80 à Mexico et Jalisco. Les autorités américaines assurent que sa façon de fonctionner est simple, car elle entretient des relations avec divers cartels de la drogue et utilise des noms pour blanchir l’argent du trafic de drogue. Raúl Flores opère de manière indépendante, selon les données du département du Trésor américain; cependant, il maintient des «alliances stratégiques» avec les dirigeants du cartel de Sinaloa et du cartel de Jalisco Nueva Generación. Pour sa part, le bureau du procureur général (PGR) a sécurisé mercredi plusieurs actifs détenus par Flores Hernández, dont le Gran Casino situé à Guadalajara, Jalisco (ici à droite et à gauche)  De même, il a été signalé qu’il était déjà détenu par des éléments du Bureau du procureur général depuis le 20 juillet. Ce n’est pas la première fois que le trafiquant de drogue présumé est arrêté. En 2013, il est entré au Cefereso numéro 4 à Tepic, Nayarit, pour sa responsabilité probable dans le crime organisé et les opérations avec des ressources illicites, mais a été libéré en 2015″.

Selon Slate toujours, « Au final, néanmoins, seul un club mexicain peut rappeler la Colombie de l’ère des deux Escobar: les Xolos Tijuana. Créés en 2007 par le sulfureux homme d’affaires et politique Jorge Hank Rhon, les Xolos ont connu une ascension express. Sacré champion du Mexique en décembre 2012, le représentant de la ville frontalière s’est aussi trouvé à deux doigts d’éliminer l’Atletico Mineiro de Ronaldinho en quart de finale de la Copa Libertadores, en 2013. Au moment de l’accession en première division des Xolos, en juin 2011, Jorge Hank Rhon venait de faire l’objet d’une perquisition.  Quatre-vingt huit armes et neuf mille cartouches avaient été retrouvées à l’intérieur de la villa d’un homme que la DEA, l’agence américaine chargée de la lutte contre le narcotrafic, a suspecté de liens avec les cartels, notamment avec le clan des Arellano Félix. Jorge Hank Rohn n’est toutefois plus le président des Xolos: il a passé la main à l’un de ses dix-neuf enfants, Jorge Hank Insunza, 30 ans… » Au Mexique, le football est roi, jusqu’en prison, où là ça ne se passe pas toujours pacifiquement, comme ici en janvier dernier. « La rencontre devait être amicale. En prison, elle opposait mardi au Mexique deux cartels de la drogue – le Golfe et Zetas – dans l’état de Zacatecas (au nord de Mexico, au centre du pays). Après un violent tacle par-derrière dans la surface, tout a dégénéré, comme le relate le Daily Mail. Il y avait des armes à feu dans la zone, et seize personnes sont mortes (dont une lors de son trajet vers l’hôpital). Pour ce dernier jour de l’année, les familles avaient été autorisées aux visites et à regarder le match. Elles ont été rapidement évacuées. Les forces de l’ordre ont mis près de trois heures à reprendre le contrôle de la situation, alors qu’au moins 20 ambulances étaient sur place. »

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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