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Changements climatiques et sables bitumineux: l’envers de la m?daille.

oilsandsinsituvsmining-510x229Comme je le mentionnais dans ma revue du livre Climate of Extremes de Patrick J. Michael, les m?dias ne nous pr?sentent habituellement que les mauvais c?t?s du r?chauffement climatique. Les articles sur les aspects positifs sont introuvables, m?me si la litt?rature scientifique est plut?t probante ? l??gard du fait qu?il y a certains avantages ? une plan?te plus chaude et ? une ?l?vation du taux de CO2.

Avant de d?penser des milliards et de forcer les gens ? r?duire leur niveau de vie pour tenter de r?duire les ?missions de CO2, il faut bien peser les pours et les contres et il faut ?valuer si le jeu en vaut la chandelle; c?est-?-dire que cet argent serait peut-?tre mieux utilis? s?il nous aidait ? nous adapter aux changements climatiques plut?t qu?? tenter de les contrer. D?ailleurs, est-il vraiment possible de renverser cette tendance qui dure depuis la derni?re glaciation?

Si on ?tudie l?histoire de l?humanit? on se rend vite compte d?une chose?: les p?riodes plus froides sont associ?es ? la famine et la maladie alors que les p?riodes plus chaudes sont associ?es ? la prosp?rit?. Cela devrait vous mettre la puce ? l?oreille non?

Au niveau de l?agriculture, les rendements vont nettement s?am?liorer en raison d?une saison de r?colte allong?e, de l?abondance de CO2 (dont les v?g?taux raffolent) et d?une plus grande superficie exploitable. La production de nourriture sera donc florissante, ce qui est positif pour l?humanit?.

La croissance des for?ts sera aussi accentu?e, alors que la for?t bor?ale empi?tera de plus en plus sur la ta?ga et la toundra. La croissance des v?g?taux sera plus forte et plus rapide, ce qui contribuera ? ?liminer le CO2 de l?air.

Plusieurs ?tudes d?montrent que plus il fait froid, plus les taux de mortalit? sont ?lev?s et moins les gens sont en sant?. Plusieurs maladies, dont les grippes, b?n?ficient du froid. L?humain s?adapte mieux ? la chaleur qu?au froid.

L?ouverture du passage Arctique permet aux navires en provenance de l?Atlantique-Nord en direction de l?Asie d??conomiser du carburant. Cela r?duit la pollution et les co?ts de transport.

L?ampleur du d?neigement et du chauffage seront r?duits dans les r?gions o? les hivers sont froids et enneig?s. Cela permettra d??conomiser des co?ts et de r?duire la pollution, surtout dans les villes denses o? il y a du smog.

Plusieurs ?tudes d?montrent que l?ampleur du r?chauffement global et l?impact de l?humain sur celui-ci ont ?t? grandement exag?r?s. Les cons?quences n?gatives du r?chauffement ont aussi ?t? exag?r?es. Des ?tudes d?montrent qu?il n?y a pas de lien solidement ?tabli entre le r?chauffement et la fr?quence/s?v?rit? des ouragans. Quant ? la fonte des glaciers, celle-ci ne semble pas avoir acc?l?r? outre mesure, m?me qu?en Antarctique on d?note une augmentation de la banquise! M?me chose pour le permafrost, qui ne semble pas pr?t de rel?cher des tonnes de m?thanes dans l?atmosph?re de si t?t.?En ce qui a trait?aux feux de for?ts et aux s?cheresses,?aucune tendance notable n?est indiqu?e par les observations. Finalement, j?ai d?j? publi? un billet sp?cifiquement sur le niveau des oc?ans, qui n?est vraiment pas alarmant.

Non seulement la richesse qui est et sera d?tourn?e dans la lutte aux GES pourrais ?tre mieux utilis?e, notamment pour nous adapter aux changements climatiques plut?t que pour les combattre, mais en plus cette lutte inutile siphonne des fonds qui auraient normalement ?t? utilis?s pour d?autres formes de protection environnementale, notamment la protection de l?eau potable (voir ceci).

Finalement, je vous recommande ce billet que j?ai ?cris sur le r?le de l??tat en environnement.

Les sables bitumineux?:

Le m?me raisonnement s?applique ? l?exploitation des sables bitumineux?: que vous soyez favorable ou non, vous devez tenir compte de l?ensemble des arguments et informations pour former votre opinion, pas seulement les aspects n?gatifs qui monopolisent les m?dias.

Saviez-vous ce qu?est la production in-situ? Pourtant vous devriez, puisqu?environ 80% des sables bitumineux seront exploit?s de cette fa?on plut?t que par des mines ? ciel ouvert (voir les photos ci-bas). Pourquoi alors est-ce qu?? chaque fois que les m?dias nous parlent des sables bitumineux, ce sont les photos des mines de Fort McMurray que l?on voit? La production in-situ ne n?cessite pas de bassins ? d?chets, n?implique qu?un minimum de d?forestation et a peu d?impact sur l?environnement.

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Source: Baytex Energy.

Suncor exploite les sables bitumineux depuis 1967. Depuis ce temps, ils n?ont eu un impact que sur 0.01% de la for?t bor?ale canadienne. Peut-on parler de d?forestation majeure? Jusqu?? maintenant, Suncor a revitalis? 5.7% de ces terres, soit 1,019 hectares. Vous a-t-on d?j? montr? ? quoi ?a ressemble une mine de sables bitumineux revitalis?e? Je parie que non?Les photos ci-bas proviennent d?un touriste aux alentours de Fort McMurray et sont des terres revitalis?es par Suncor. C?est plut?t charmant!

Concernant les GES, l?exploitation des sables bitumineux repr?sente moins de 5% des GES du Canada et 0.1% des ?missions mondiales. L?Alberta a d?ailleurs ?t? le premier territoire nord-am?ricain ? l?gif?rer les GES industriels. D?ailleurs, la quantit? de CO2 ?mise par baril produit a diminu? de 50% depuis 1990.

Saviez-vous que la qualit? de l?air de Calgary, Edmonton et m?me Fort McMurray est bien meilleure que la plupart des villes nord-am?ricaines? Vous pouvez suivre les mesures ici.

La consommation d?eau pour la production est en constante baisse au fur et ? mesure que les technologies s?am?liorent. Suncor pr?voit une baisse absolue de 12% d?ici 2015, ce qui n?est pas peu dire ?tant donn? la hausse de sa production. Ils ont d?ailleurs d?j? r?duit leur consommation par plus de 30% depuis 2002. Environ 80% de l?eau est recycl?e ? l??tat potable? et le reste est r?utilis? dans les op?rations.

L?eau est puis?e des rivi?res Athabasca et Peace et la quantit? soutir?e ne repr?sente qu?un faible pourcentage du flux total, m?me en p?riode o? le flux a r?duit. Tout cela est d?ailleurs suivi de pr?s par les autorit?s et les punitions sont s?v?res.

Finalement, ai-je besoin de vous rappeler tous les avantages reli?s ? l?exploitation des sables bitumineux pour les Albertains et les Canadiens? Cr?ation de richesse, emplois, approvisionnement s?curitaire en p?trole, augmentation de notre pouvoir d?achat sur les march?s internationaux, ind?pendance ?nerg?tique face ? certaines nations hostiles (V?n?zuela, Iran, etc). Notez aussi qu?? la lumi?re de l?accident de BP dans le Golfe du Mexique, la production des sables bitumineux pourrait bien ?tre significativement moins risqu?e pour l?environnement que la production en eaux profondes au large des c?tes. ? cet ?gard, voici quelques citations r?centes?:

« You turn on the television and see this enormous disaster, you say to yourself, ‘Why would we want to take on that kind of risk???

California Governor Arnold Schwarzenegger, who has stopped plans to expand his state?s offshore activities.

?This incident is a grim reminder of the risks involved in developing public energy resources off America?s shores. »

Republican Jim Costa of California.

?Without a doubt it takes the heat off [the oil sands] from within the [United States].?

Tyler Priest, an oil historian at the University of Houston.

?Having technically recoverable petroleum reserves that are on our border, that are delivered by pipeline, that are controlled by a stable democracy ? and an ally, and a friend ? in an open and transparent regulatory regime enhances not just US but enhances global energy security.?

David Goldwyn, Senior Advisor to the US State Department, referring to Canada.

?Should political pressure and public anger translate into extensive offshore drilling rules, the landlocked oil sands could become financially favourable.?

Brad MacKay, a professor from the University of Edinburg (UK).

Conclusion?:

Avant de sauter aux conclusions, il faut ?tre bien inform? et conna?tre les deux c?t?s de la m?daille. J?affirme que les m?dias nous informent mal sur les deux enjeux que sont le r?chauffement climatique et l?exploitation des sables bitumineux. Ce billet vous pr?sente des arguments n?glig?s par les m?dias et inconnus de la population; ? vous de faire la part des choses.

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4 Commentaire

  1. avatar

    Les peuples Cri et Dene de Fort Chipewyan vivent directement en aval des exploitations minières. Les mines à ciel ouvert et les gigantesques lacs toxiques servant à décanter les eaux usées flanquent la rivière Athabasca qui est assiégée d’écoulements. Suncor a admis qu’un seul de ses énormes bassins de décantation laissait s’écouler 1.6 million de litres d’eau toxique par jour. Le courant emporte les eaux 200 km plus loin à Fort Chipewyan, sur les rives du lac Athabasca.

    Pendant des années, cette petite communauté de 1200 habitants a constaté des taux anormalement élevés de rares cancers et de maladies du système immunitaire. Des tentatives d’informer le public ont été accueillies par des procédures répressives. Le docteur John O’Connor, généraliste qui pratiquait à Fort Chipewyan, avait sonné l’alarme et fut accusé de faute professionnelle par des fonctionnaires de Santé Canada en 2007. L’an dernier il fut exonéré de trois des quatre accusations pesant contre lui. La dernière accusation est celle d’avoir “alarmé inutilement” la population.

    http://climateactionmontreal.wordpress.com/2010/04/17/tar-sands-life-and-death-downstreamvie-et-mort-en-aval-des-sables-bitumineux/

    « Il y a cinquante ans, si une ou deux personnes de la communauté mouraient dans l’année, c’était beaucoup. En 2009, durant le seul mois d’avril, nous en avons enterré sept.
    http://www.monde-diplomatique.fr/2010/04/RAOUL/18996

    Conclusion : l’autuer de l’article devrait déménager son cul en Alberta pour y vivre au lieu de nous parler de rendement et de fric , ce qui est proprement AMORAL.

  2. avatar

    Votre commentaire doit être validé. ?????

  3. avatar

    « l’autuer de l’article devrait déménager son cul en Alberta pour y vivre au lieu de nous parler de rendement et de fric , ce qui est proprement AMORAL »

    Ce n’est pas amoral. En fait, Minarchiste démontre plusieurs bons points. Suncor a réussi ses travaux de réclamation et a profité de beaucoup d’investissements Canadiens pour réussir à exploiter les sables bitumineux de façon « sécuritaire ».

    Mais c’est bien de parler de Fort Chipewan, parce que c’est l’un des cas importants. Il y a trois gros problèmes soulevés par les environnementalistes en Alberta: les redevances, la qualité de l’eau et l’acceptation des projets.

    Niveau redevances, c’est bien simple: le gouvernement Albertain est l’un des États qui tire le moins de redevances pour le « pétrole » de brut au monde. C’est dommage, parce qu’en cas de problème de sécurité, ce serait vraisemblablement le gouvernement qui serait en charge de régler les problèmes. Les revenus Albertains viennent en fait principalement des concessions de gaz naturel et non de sables bitumineux, contrairement à la croyance populaire.

    Le deuxième problème au niveau de la qualité de l’eau est bien soulevé. Les risques des étangs de décantation sont majeurs, mais les entreprises y ont posé un intérêt particulier. Malgré cet intérêt, on a vu une augmentation de cancers en amont et il faudra que les autorités Albertaines utilisent les revenus de redevances du pétrole pour régler des problèmes comme ceux-ci.

    Finalement, le dernier concerne l’acceptabilité des projets. L’Alberta est reconnue, de façon presque internationale, pour accepter n’importe quelle étude d’impact environnementale.

    Les études d’impact sont une manière d’écouter le public et de forcer l’exploitant à démontrer que son projet est viable, sécuritaire et qu’il prend conscience des conséquences qui y sont liées. Le bureau d’accréditation de contrats pour les sables bitumineux était littéralement une passoire; on compte les projets refusés sur les doigts de la main. Au Québec, le BAPE arrive même à refuser des études d’impact qui sont proposées par le gouvernement du Québec lui-même, comme ce fut le cas avec l’Échangeur Turcot l’an dernier. Ça, c’est un organisme intelligent.

    Finalement, et là c’est un événement assez malheureux: les études d’impact environnemental concernant l’énergie (sables bitumineux, pipelines, etc.) du gouvernement fédéral seront maintenant dirigés par l’Office National de l’Énergie, et non le ministère de l’environnement. Notez que l’Office National de l’Énergie n’a pas de ministre ou d’élu à sa tête et que les études d’impacts ont pour valeur principale la démocratie. Cette position a été déterminée cette année, lors du dépôt du budget fédéral. Ça crée aussi un conflit d’intérêt: le groupe en charge de gérer et d’assurer la sécurité énergétique du pays est aussi en charge d’approuver l’évaluation environnementale des projets.

  4. avatar

    @Marc L.

    Il faut lire l’article avant de commenter:

    « Saviez-vous ce qu’est la production in-situ? Pourtant vous devriez, puisqu’environ 80% des sables bitumineux seront exploités de cette façon plutôt que par des mines à ciel ouvert (voir les photos ci-bas). Pourquoi alors est-ce qu’à chaque fois que les médias nous parlent des sables bitumineux, ce sont les photos des mines de Fort McMurray que l’on voit? La production in-situ ne nécessite pas de bassins à déchets, n’implique qu’un minimum de déforestation et a peu d’impact sur l’environnement. »