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Ce que le politicien devrait conna?tre selon Platon

Ce texte portera sur le Premier Alcibiade de Platon. La question ? r?pondre est la suivante: Pour quelles raisons Socrate consid?re-t-il qu?Alcibiade n?est pas pr?t ? faire de la politique? Je d?crirai donc la progression de l?argumentation de ce qu?il faut conna?tre pour faire de la politique, c?est-?-dire la justice, ? la connaissance de soi-m?me comme point de d?part ? toute v?ritable connaissance. Pour conna?tre ce qui est juste, il faut l?avoir ignor? pour l?avoir recherch?. Il faut donc piler sur son orgueil et reconna?tre ce qu?on ignore pour pouvoir conna?tre, ainsi se conna?tre est le pr?alable ? toute connaissance. La progression de l?argumentation va vers ce qui doit ?tre d?abord connu pour faire de la politique, c?est-?-dire soi-m?me.

Socrate s?efforce donc de d?montrer ? Alcibiade qu?il n?est pas pr?t ? faire de la politique. L?argumentation sur ce sujet commence quand Socrate demande ? Alcibiade?: ??Alcibiade, sur quoi les Ath?niens se proposent-ils de d?lib?rer, que tu te l?ves pour leur donner des conseils? N?est-ce pas sur un sujet que tu connais mieux qu?eux, que r?pondrais-tu???[1] Ce qu?Alcibiade approuve et qui fait dire ? Socrate que pour donner des conseils, il faut conna?tre le sujet en question. On per?oit d?j? que Socrate veut faire comprendre ? son interlocuteur qu?il n?est pas pr?t ? faire de la politique parce qu?il ne conna?t pas ce qu?il faut pour en faire. Le cheminement du discours sera donc de d?voil? ce qu?il faut conna?tre pour faire de la politique.

Ensuite Socrate fait comprendre ? Alcibiade que pour chercher ? conna?tre quelque chose, il faut savoir qu?on l?ignore. La suite du dialogue porte sur le genre de connaissance dont il est plus connaissant que le peuple ath?nien. Socrate ?num?re une s?rie de m?tier en cherchant l?art dont ils traitent pour finalement faire r?aliser ? Alcibiade qu?il ne sait m?me pas quelle utilit? a la politique, alors qu?il veut s?y consacrer. Il finit par lui faire admettre que c?est la justice.

Socrate fait en sorte qu?Alcibiade reconnaisse son ignorance en mati?re de justice. Quand Alcibiade a ?t? incapable de trouver en quoi consiste l?art politique, il ?tait tr?s honteux, car il veux devenir politicien. Sans savoir que la justice est la connaissance de la politique, Alcibiade pr?tend ensuite savoir depuis son enfance ce qu?est le juste et l?injuste. Ensuite la discussion d?vie sur les fa?ons d?apprendre. Socrate lui demande s?il a appris ou trouv? par lui-m?me la connaissance de la justice. Alcibiade avait r?pondu, plus t?t, qu?il ne l?avait pas apprise, et maintenant il admet qu?il ne l?a pas trouv?e en lui-m?me, alors Socrate lui demande s?il ne l?a pas apprise ni trouv?e, comment poss?de-t-il cette connaissance?

Alcibiade, confus, pr?tend qu?il s?est tromp? en disant qu?il ne l?avait pas apprise. Il pr?tend l?avoir appris du public. Socrate lui objecte que ce n?est pas un ma?tre bien s?rieux. Alcibiade lui r?torque que c?est ce public qui lui a appris ? parler grec. Socrate lui r?pond que c?est parce que le public est un bon ma?tre pour cela, car il conna?t ce qu?il enseigne puisque ceux qui composent le public s?accordent sur les choses ? conna?tre pour parler grec. On sait que le public est g?n?ralement inconstant, alors que pour enseigner les langues, il est constant. Le public est donc uni pour d?signer les choses comme le cheval, le bois, etc., mais est-ce encore le public qui est apte ? enseigner ce qu?est la justice, puisqu?il est tr?s divis? sur ce sujet contrairement ? la langue?

Pour le moment l?argumentation sert davantage ? combattre les pr?jug?s d?Alcibiade (qui repr?sentent en quelque sorte les pr?jug?s de la majorit?), sur la connaissance . On sent une progression de l??tude de la connaissance en g?n?rale vers une connaissance plus sp?cifique de la justice. Continuons donc l?enqu?te sur la connaissance.

Apr?s avoir conclu que le public ne conna?t pas la justice, Socrate affirme : ??D?s l?, comment croire que tu connaisses le juste et l?injuste, sur lesquels tu es si flottant et que visiblement tu n?as appris de personne ni d?couverts par toi-m?me???[2] ? quoi Alcibiade r?pond?: ??D?apr?s ce que tu dis, ce n?est gu?re vraisemblable.??[3] C?est alors que Socrate lui rappel qu?il pose les questions et que lui y r?pond, donc qu?en r?pondant sinc?rement il affirme ce qu?il r?pond. Alcibiade l?admet. Ici on voit une des grandes r?gles de la psychologie quant ? la fa?on d?enseigner pour ?tre efficace : il faut faire croire ? celui qui apprend qu?il a con?u lui-m?me ce qu?il vient de comprendre.

Admettant ce qui pr?c?de, Alcibiade confesse donc son ignorance concernant les affaires publiques. Voici comment Socrate r?sume la situation :

??C?est de ta bouche et non de la mienne que tu pourrais bien avoir entendu ces paroles, et ce n?est pas moi qui les dis, c?est toi, et tu as tort de me les imputer. Et tu as grand-raison de le dire; car c?est une folle entreprise que tu t?es mise en t?te, de vouloir enseigner ce que tu ne sais pas, ayant n?glig? de t?en instruire.??[4]

Apr?s ce passage, Alcibiade d?vie la discussion sur l?utile plut?t que sur le juste, en stipulant que les gens ne se soucient pas du juste, mais de l?utile. Socrate lui dit qu?il n?en conna?t pas plus l?utile que le juste, ce ? quoi Alcibiade r?torque : ??pourquoi pas , Socrate, ? moins que tu me demandes encore de qui je l?ai appris ou comment je l?ai trouv? moi-m?me???[5] La r?action de Socrate est ferme : pourquoi une m?thode efficace ne le serait plus si on change le concept ?tudi?? La question n?est pas tant de savoir o? il l?a appris ou comment il l?a trouv? lui-m?me , mais plut?t de savoir si le juste et l?utile sont diff?rents ou identiques?

Dans la suite du dialogue, Socrate demande ? Alcibiade de lui d?montrer que le juste et l?utile sont diff?rents, puisque c?est sa th?se. Alcibiade refuse consid?rant que c?est trop exigeant. Socrate propose alors de faire la d?monstration du contraire, c?est-?-dire qu?ils sont identiques, il lui demande si les choses belles sont toujours bonnes et si il y a des choses laides qui sont bonnes. Alcibiade croit que certaines choses belles sont mauvaises et d?autres laides qui sont bonnes. Socrate lui demande alors :

??Parles-tu de cas comme celui-ci, par exemple, que beaucoup de gens, ? la guerre, ont ?t? bless?s et sont morts pour avoir port? secours ? un camarade ou ? un parent, tandis que d?autres, ayant manqu? ? ce devoir, en sont revenus sains et saufs???[6]

Ce qu?Alcibiade accorde. Il lui demande ensuite si ce qu?il nomme beau est le secours port? aux camarades, et si ce qu?il nomme laid concerne les morts et les blessures. Alcibiade r?pond que oui. Alors Socrate lui explique que le fait de secourir ses amis n?est pas bon et mauvais ? la fois, mais que le secours est bon, et les morts et blessures sont mauvais. Donc le secours des amis n?est pas bon et mauvais sous le m?me rapport. Alcibiade l?accorde.

Socrate demande ? Alcibiade s?il appel beau le secours relativement ? la production de bien par le courage, et mauvais relativement ? la production de mal par la mort. Alcibiade r?pond par l?affirmative. Socrate explique donc que le terme ??mauvais?? doit qualifier ce qui produit le mal, et ??bon?? ce qui produit le bien. Ainsi Alcibiade accorde que ce qui est beau est bon, et que ce qui est laid est mauvais. Le pr?jug? que le beau puisse ?tre mauvais et le laid bon est donc ?limin?.

Dans la suite du dialogue, Socrate tente de faire comprendre ? Alcibiade que s?il diff?re tant d?opinion sur le juste et l?injuste, le beau et le laid, l?utile et son contraire, etc., c?est qu?il ne conna?t pas ce dont il parle, et surtout qu?il croit conna?tre, car s?il ne croyait pas le conna?tre, il n?affirmerait rien sur ces choses. Ainsi, non seulement Alcibiade ne conna?t pas ce qu?il faut conna?tre pour faire de la politique, mais en plus il croit le conna?tre. Ceci laisse envisager qu?il ne se conna?t pas lui-m?me , car il ne se conna?t pas assez pour savoir ce qu?il sait et ce qu?il ignore. On per?oit alors que le reste de l?argumentation progressera vers l?utilit? de se conna?tre soi-m?me pour pouvoir conna?tre quoi que ce soit avec rigueur.

C?est en d?montrant ? Alcibiade que ses rivaux ne sont pas ses adversaires politiques ath?niens, mais plut?t les peuples ennemis d?Ath?nes comme les Lac?d?moniens et les Perses, que Socrate l?incite ? suivre l?inscription de Delphes, c?est-?-dire connais-toi toi-m?me, parce que s?il se connaissait, au lieu de se tromper sur les ennemis d?Ath?nes, il saurait qu?il ignore qui ils sont.

La suite de la discussion porte donc sur la vertu ? obtenir pour ?tre utile dans le traitement des affaires publiques. Alcibiade admet que chacun est utile, donc bon en cela o? il est intelligent, car le cordonnier est intelligent pour la fabrication de chaussures, l??b?niste dans le travail du bois, etc. Le dialogue continue sur ce qui fait que la cit? est bien administr?e et qu?elle s?am?liore. Par exemple pour le corps c?est la sant?, donc l?absence de maladie qui fait que le corps se porte bien. Concernant la cit?, Alcibiade affirme que c?est l?amiti? entre les citoyens, donc l?absence de haine et de dissensions.

La suite du dialogue sur l?amiti? explique que la concorde qui en d?coule ne doit pas n?cessairement se baser sur des connaissances communes, mais sur une seule : la connaissance de soi, car celui ou celle qui se conna?t ne pr?tendra pas conna?tre ce qu?il ne conna?t pas, ainsi il ne sera pas nuisible ? l??tat, puisqu?il s?en remettra ? ceux qui s?y connaissent, ce qui assure la concorde.

Maintenant la question est de savoir quel est l?art qui nous aide ? prendre soin de nous-m?mes. Apr?s avoir conclu qu?on ne prend pas soin de soi en prenant soin de ce qui nous appartient, Socrate demande ? Alcibiade : ??Mais par quel art on s?am?liore soi-m?me, pourrions-nous le savoir, si nous ignorions ce que nous sommes nous-m?mes???[7] Alcibiade r?pond que c?est impossible. Ensuite Socrate affirme qu?il soit facile ou non de se conna?tre, il le faut tout de m?me pour savoir quel soin il faut prendre de soi-m?me.

La conversation bifurque ensuite sur la recherche de ce qui fonde le moi. Socrate fait accepter ? Alcibiade l?id?e que celui qui se sert d?un instrument est diff?rent de cet instrument, que le corps nous sert d?instrument, donc que nous ne sommes pas notre corps. L??tre humain est donc ce qui se sert du corps, et ce qui se sert du corps est l??me. Celle-ci est donc reconnue comme le constituant essentiel de l?homme, ce qui fait dire ? Socrate que : ??C?est donc notre ?me que nous recommande de conna?tre celui qui nous enjoint de nous conna?tre nous-m?mes???[8] Alcibiade l?accorde. Socrate encha?ne ensuite en disant ceci :

??Il s?en faut donc de beaucoup que les laboureurs et les autres artisans se connaissent eux-m?mes; car ils ne connaissent m?me pas, semble-t-il, ce qui est ? eux, mais, du fait de leur profession, des choses encore plus ?trang?res ? celles qui leur appartiennent, puisqu?en ce qui regarde le corps, ils ne connaissent que ce qui sert ? l?entretenir.??[9]

Alcibiade est d?accord. Socrate conclut ainsi : ??Si donc la sagesse ???? consiste ? se conna?tre soi-m?me, aucun d?eux n?est sage du fait de sa profession.??[10] Apr?s tout ?a, Socrate fait reconna?tre ? Alcibiade que celui qui aime son corps ne l?aime pas lui, car quand il perdra sa beaut?, l?amant partira. Socrate affirme donc que celui qui aime est celui qui aime l??me, car celui qui aime l??me, aimera tant qu?elle s?efforce de se perfectionner.

Le reste du dialogue traite de la fa?on de prendre soin de soi-m?me, c?est-?-dire de son ?me. Socrate utilise la m?taphore de l?oeil pour expliquer la fa?on de prendre soin de soi. Il explique que l?oeil pour se voir doit regarder quelque chose de semblable ? lui-m?me, c?est-?-dire un miroir ou un autre oeil dans lequel il pourra se voir. L??me doit utiliser le m?me principe :

??Eh bien, mon cher Alcibiade, l??me aussi, si elle veut se reconna?tre, devra, n?est-ce pas regarder une ?me et surtout cet endroit de l??me o? se trouve la vertu de l??me, la sagesse, ou tout autre objet qui lui est semblable ???[11]

La connaissance est ce qui constitue le fondement de l??me et qui contemple Dieu dans sa perfection. Mais cette sagesse est inaccessible ? celui qui ne se conna?t pas, et il lui est m?me impossible de vraiment conna?tre ce qui lui appartient, ce qui appartient aux autres ou ce qui appartient ? l??tat; il s?illusionnera donc sur tout ce qui existe et ne conna?tra les choses, au mieux, que partiellement :

??Nous n?avons donc pas trop bien raisonn?, quand nous sommes convenus qu?il y a des gens qui ne se connaissent pas eux-m?mes, mais qui connaissent les choses qui sont ? eux, et d?autres qui connaissent ce qui d?pend des choses qui sont ? eux. Car il semble bien qu?il appartient au m?me homme et au m?me art de discerner ces trois choses : soi-m?me, ce qui est ? soi-m?me et les choses qui d?pendent de ce qui est ? soi-m?me.??[12]

Un tel homme risquera toujours de mal agir dans tout ce qu?il entreprend, donc il sera malheureux, car les mauvaises actions entra?nent automatiquement des mauvaises cons?quences et les bonnes actions des bonnes cons?quences. Autrement dit s?il dirige une cit?, il rendra ses concitoyens aussi malheureux que lui avec sa mauvaise administration.

La morale de ce dialogue platonicien est donc que le bonheur est proportionnel ? la sagesse qui est de se conna?tre soi-m?me. Tous les biens ext?rieurs ? l??me, donc ? la sagesse; tels la richesse, la gloire et les plaisirs sensuels ne peuvent pas nous procurer le bonheur. Par contre, les biens int?rieurs que nous d?couvrons gr?ce ? la sagesse sont les vertus de l??me, c?est-?-dire le courage, la temp?rance, la justice, la g?n?rosit?, etc., et m?nent au bonheur.

C?est donc de vertu que les cit?s ont besoin pour ?tre heureuses, donc de politiciens vertueux qui sont des exemples pour leurs concitoyens. Ainsi la th?se sophiste est r?cus?e : l?homme et l??tat n?ont pas besoin du pouvoir de faire ce qu?ils veulent, mais d?agir vertueusement.

En conclusion, ce dialogue contient donc une argumentation qui cherche ? conna?tre ce qu?il faut conna?tre pour faire de la politique. Cette connaissance est la justice, mais pour pouvoir la conna?tre il faut se conna?tre soi-m?me, c?est-?-dire savoir ce qu?il faut conna?tre pour se rendre heureux. Puisque les autres humains ont la m?me essence que nous, nous saurons alors ce qu?il leur faut pour favoriser leur bonheur. Celui qui se conna?t lui-m?me est celui qui peut conna?tre les autres. Alcibiade n?est pas pr?t ? faire de la politique car il ne se conna?t pas lui-m?me comme le d?montre amplement le dialogue. La progression de l?argumentation sert donc ? lui d?montrer que ce qu?il doit conna?tre pour faire de la politique (la justice) il ne le conna?t pas, mais le plus dangereux c?est qu?il croit le conna?tre parce qu?il ne se conna?t pas lui-m?me, car il ne sait pas ce qu?il conna?t et ce qu?il ignore.


[1] Platon, Premiers dialogues, Premier Alcibiade, ?d. GF-Flammarion, traduit par ?mile Chambry, 1967, p. 105.

[2] Ibid. p. 120.

[3] Ibid.

[4] Ibid., p. 122.

[5] Ibid., pp. 122-123.

[6] Ibid. p. 126.

[7] Ibid. p. 157.

[8] Ibid. p. 163.

[9] Ibid.

[10] Ibid.

[11] Ibid. p. 168.

[12] Ibid. p. 170.

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3 Commentaire

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    Merci beaucoup pour ce résumé de la rechereche de la connaissance, Nicolas Beaudin. C’est un instant rafraichissant pour l’esprit.

    Voilà exactement ce que représente la « connaissance » que les autorités ont éliminé de l’instruction publique, il y a 40 ans.

    Non pas les résultats obtenue par Socrate après discussion; mais bien la « façon de penser » pour mener toute étude sur un sujet.

    Actuellement, en Philo, on étudie Nicolas Machiavel qui est considéré comme un philosphe.

    En fait Machiavel « enseigne » les trucs pour gérer et garder le pouvoir. Son enseignement est totalement « objectif » et produit la « compétence » nécessaire pour garder le pouvoir en fonction du « Prince ».

    Socrate enseigne la « connaissance » nécessaire pour « gérer » le pouvoir en fonction du bien de la société.

    Les deux pôles du choix possible lorsqu’on est au pouvoir. Le premier axé sur la « connaissance » et le second sur la « compétence ».

    Le premier orienté vers le service du pouvoir envers la population et le second: le service du pouvoir envers le « maître ».

    De nos jours l’objectivité de Machiavel est le seul critère qui est considéré. La « connaisance  » et la « raison » derrière cette connaissance n’a plus cour du tout.

    Amicalement

    Elie l’Artiste

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      Merci pour ton commentaire André. Tu résumes très bien la différence entre Machiavel et Socrate. Le langage populaire a vu clair en parlant de « machiavélisme ».

      Cordialement,

      Nicolas

  2. avatar

    Socrate est le seul vrai héros de l’humanité. Malheureusement il n’est pas vraiment reconnu.

    Amicalement

    Elie l’Artiste