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Coke en Stock (CCCXLII) : Le Belize toujours, et un énième mystère aux Bahamas

Les avions pleins de cocaïne, au Belize, c’est un peu comme le Pop It, le jeu des cours d’école qui va faire fureur cet été sur les plages. A peine un découvert sur un chemin de terre, c’est un autre qui apparait et, le lendemain, une semaine ou un mois plus tard, le premier qui resurgit à la une des journaux, quasiment au même endroit.  Si les premiers mois de 2021 ont été plutôt calmes, depuis la pluie d’arrivées successives l’année précédente, racontée ici et un dernier gros transporteur incendié le 10 décembre, on a eu droit aux Beechcraft et Hawker habituels, ou plutôt à une première, avec un engin arrivé entièrement immaculé, vierge de tout marquage.

Et c’est aussi au Bahamas que le mystère s’est déplacé au tout début du mois de juillet, avec une étrange affaire qui nous a ramené – encore une fois – au Venezuela, le porte-avions terrestre lanceur de transporteurs de coke colombienne…

 

En septembre 2020, c’était un plus rare Learjet 35 qui s’était vautré dans un champ Mennonite, cette étrange communauté qui est au cœur de nombreux arrivages clandestins au Belize.  On avait tenté de le dissimuler en le poussant vers un champ avec un bulldozer.

Le rôle de la communauté demeure toujours flou, dans ce trafic, comme j’ai déjà pu vous le dire ici avec quelques exemples frappants.

De nouvelles photos apparues après le crash relaté ici  ont révélé ses couleurs réelles, aux lignes rouge foncé et gris et son intérieur, ravagé et vidé de tous ses sièges comme à l’habitude (cf ici à droite).

Il résiste pour l’instant à l’identification, mais je ne désespère pas de le trouver un jour… qui sait.

Les autorités mexicaines avaient aussitôt son arrivée connue lancé une opération de recherche dans la Ribera del Río Hondo pour empêcher la cargaison d’entrer dans le pays: c’est bien le hic de ce nouveau « triangle de la drogue » qui nécessite une coordination entre le Mexique, le Belize et le Guatemala pour tenter de juguler ce trafic incessant.

Le Learjet s’était posé sur une énorme piste passée au bulldozer (le même qui l’avait poussé), et pas loin de là c’est un semi-remorque qui n’avait rien à faire dans le coin qui avait été retrouvé, avec autour de lui des des produits alimentaires de base, trouvés dans des sacs. De quoi nourrir le comité d’accueil et les employés au déchargement !!

C’est bien toute une organisation qui se met en place pour créer une telle piste et venir vider en dix minutes chrono jusqu’à parfois 2 tonnes de coke.

On cite aussi le cas d’un autre avion, apparu le 22 janvier, et localisé près des villages de Carmelita et de Crooked Tree, qui aurait été utilisé pour transporter de la drogue, sans plus d’éléments.

 

L’année 2021 a commencé elle en fanfare, le 29 janvier, avec un Beechcraft posé et incendié à Crooked Tree, dans le district de l’Orange Walk. Le Crooked Tree Village (Twisted Tree) étant situé juste en face de la communauté de La Unión, dans le Quintana Roo, on est pile à la frontière avec le Mexique. On possède peu de photos de ce cas, seulement un reportage télévisé qui nous permet néanmoins d’appréhender correctement l’affaire, car la caméra est de haute qualité. Manifestement, on a eu affaire à un crash inattendu en fin d’atterrissage : un diabolo de train principal traîne à plusieurs dizaines de mètres de l’épave (ici à gauche). Il est en fait double, et nous donne un renseignement de taille : si l’engin est de la taille d’un C-90 c’est en fait un modèle B100, comme cet exemplaire allemand, donc, muni de cet équipement particulier de train. L’avion emportait des bidons d’essence (bleus), à moins que ce ne soient ceux qui ont servi à l’incendier, ce qui a été fait plutôt scientifiquement. Car fort peu de signes distinctifs apparaissent sinon des bandes bleues foncées et jaunes, signes d’une décoration de style ancien laissée telle quelle. Il applique le schéma de peinture aperçu chez son collègue N220KW de KBW Pproperties Llc, qui date de 1973 (c’est le B-185) et qui a été mis en vente il semble bien (mais il est doté d’hélices quadripales), ce qui nous donne une idée de son ancienneté : l’appareil incendié était donc presque cinquantenaire ! Le reportage nous montre la photo de 9 personnes arrêtées, semblant mixer des locaux et des ressortissants d’Amérique du Sud ou Centrale. Le policier parle de drogue, on voit des paquets ramenés au commissariat, une scène habituelle, mais on ne nous précise pas la quantité saisie. Ne comptons pas sur la police quasi absente dans le pays pour nous  donner ces renseignements élémentaires.

En février, aïe, le 22 exactement, le gouvernement de Belize annonce qu’il va se séparer de ses avions dernièrement saisis et stockés ici et là sur place ou ramenés en attente sur l’aéroport de Philip Goldson International Airport, à Crooked Tree Village et au B.D.F. Air Wing. On en avait vu un prendre la route sur les chemins de terre, juché démonté sur un semi remorque (voir ici en mars dernier et ci-dessous en photo près de Chetumal au Mexique, ce n’est pas loin de pas loin d’Orange Walk !!!) … Ce n’est pas une surprise en vérité. Ce qui l’est en revanche, c’est la somme demandée pour des appareils dont certains ont été saisis, on l’a vue en parfait état de marche ; pour les 2 Gulfstream, dont le recordman et deux Hawker, il est demandé 540 000 dollars au total une aubaine (à part les frais de transport ou de remise en service, qui chiffrent vite. De quoi allécher les trafiquants qui vont hériter d’appareil prêts à servir, cabines complètement stripées, prêtes à recevoir la coke !!!

Avant même de voir revenir les avions saisis comme des hirondelles revenues de leur périple africain, on a le droit le 5 mars à un arrivage plus traditionnel en Amérique Centale avec un bon vieux Cessna Centurion, retrouvé le nez planté, l’hélice pliée, la queue en l’air, en plein milieu d’une route macadamisée de Blue Creek  une des rares autour d’Orange Creek. A le voir ainsi on se dit que les pilotes de Hawker sont plus doués, à réussir à le faire impeccablement  sur des pistes de terre (et de nuit !) !! Ici on nous montrait même comment se poser (en 2015) , à Blue Creek… en Cessna 172 !!! L’avion est immatriculé au Mexique en XB-NVX. C’est la reprise de celle d’un Cessna tombé en mai 2015  à El Baúl, avec dedans deux cadavres et près d’une demi-tonne de cocaïne : drôle de piqure de rappel des narcos (observé ici en 2017)  !! En mars, le 7,  on avait eu droit à un beau Beech Baron noir et doré,  un cas lui aussi expliqué déjà ici, tombé encore une fois pile à la frontière avec le Quintana Roo. C’était un brésilien, celui-là, le beau PR-MTT,  le double du PT-RLM vu à Manaus (et rattrapé lui à Apuí à 1 122 kilomètres de Manaus). Autour de lui, plein de bidons d’essence vices.

Un avion révélé grâce à Photoshop !

Arrive alors le 14 mai, avec un type d’appareil bien connu (un Hawker 800A) et une façon de se poser désormais bien classique au Belize : sur une des nombreuses et longues lignes droite de terre crayeuses, si visibles du ciel. L’avion comme d’autres avant lui s’est posé intact, de nuit, il n’a pas été incendié mais a été très vite vidé de ses deux tonnes de cocaïne (c’est ce que l’on pense qu’il emportait, ce qui, encore une fois est énorme : il y a certes eu une trêve « Covid » des atterrissages, mais les trafiquants scotchés aux lois de la demande ont répondu présents en augmentant le volume sur un seul vol  ! C’est une vraie industrie, qui fonctionne selon les lois du marché… hélas !). La première photo le montrait de nuit, la suivante au petit matin (ici à droite). Le repérage sur Google Earth de l’endroit nous donne une dimension exceptionnelle en longueur : la piste fait en effet 3,7 km de long !! Mais fort peu de large !!! On remarque d’emblée la prouesse exceptionnelle du pilote : de chaque côté de l’étroite piste, pas beaucoup plus large que l’empattement de ses diabolos principaux (!), il y a en effet un fossé, car le chemin est en fait surélevé au-dessus des champs avoisinants.

De gros bidons servant certainement de points d’éclairage nocturnes sont visibles sur l’un des côtés de sa piste, qui est aussi en légère pente comme on peut le constater : celui qui a ainsi posé en pleine nuit un engin d’une dizaine de tonnes (7,1 tonne à vide, plus le carburant restant et ses deux tonnes de coke à bord) est un as véritable !!! Chapeau l’artiste !

De l’ordinaire en fait au Belize, ce genre d’exploit. Mais à bien y regarder cet exemplaire s’est certainement équipé d’un matériel supplémentaire pour y voir mieux la nuit à l’atterrissage. Un kit coûtant 14 995 dollars pour 4 lampes à grande intensité disposées en doublet sur le bord d’attaque, de marque Lopestri, un fabricant spécialisé (en aviation toute pièce est chère !) . On peut en voir ici la  démonstration sur un 800 XP. Cela améliore en effet grandement l’éclairement de ce qu’il y a sous l’avion et devant lui comme on peut le voir en schéma ici à droite. Et ce n’est pas d’origine sur le modèle (les capotages de verre eux ne changent pas). C’est bien ce dont il avait besoin pour réaliser son exploit ! Il a déboulé plein phares !!!

Des feux d’atterrissage améliorés (ici à gauche) et une différence de plus cette fois : l’appareil, extérieurement est intégralement blanc, ce qui fait qu’à part ses antennes, parfois bien différentes, peu de chose vont le distinguer des autres et qu’il ne sera pas facile à retrouver contrairement à ce que l’on pourrait penser au départ.  Il existe en effet fort peu d’appareils de ce genre restés intégralement blancs, on les retrouve donc vite, certes, mais hélas… aucun ne correspond, en réalité : winglets antennes et un élément important, l’exemplaire découvert ne possède pas d’inverseurs, c’est un des premiers de la série. Coup de chance pour nous, si les photos montrées de son atterrissage (de nuit !) ne nous apprennent rien sur lui, même celles prises le lendemain matin à la lumière du jour, c’est encore une fois un reportage télévisé avec une caméra montrant des images de meilleure qualité que celle transmises par les smartphones qui nous montre une belle vue de côté de l’engin  (extrait ici à gauche), qui semble porter de petites marques noires pouvant être les vestiges recouverts à la hâte de son immatriculation d’origine. A Photoshop alors de faire des merveilles : en combinant différents filtres, en jouant sur les courbes, on finit par déceler en effet quelque chose de précis. Une immatriculation flagrante, dont seules deux lettres demeurent invisibles seulement. Et cela suffit à notre bonheur, car conjugué à l’épluchage systématique des avions de ce type (c’est toujours aussi fastidieux !), ça finit par coïncider (pile) par croisement : l’avion qui s’est posé sur le chemin de Northern Blue Creek est bien le N412DA, voilà ce qu’on a trouvé cette fois-ci, et c’est indubitable !!! Y compris pour son intérieur, réduit à la portion congrue par les trafiquants qui n’y ont laissé que des cordes !

Le N°258061, qui date de 1986 ! Mis en vente récemment, avec dans sa descriptive, le procédé Lopestri à 4 lampes ! Un procédé qui lui a permis d’effectuer une passage bas avant de se poser, comme l’a révélé son pointage au respondeur, laissé allumé (la preuve qu’ils ne craignaient rien en survolant la zone et la preuve d’un contact au sol pour les guider, très certainement aussi !). L’appareil effectuant même une boucle complète en reposant à un moment sur ses propres pas, pour s’aligner en direction de la bonne piste : tout cela par nuit noire, je le rappelle !! Sidérant !!! Ces trafiquants et leurs incroyables pilotes osent tout !!!

La confirmation son grand frère en attente d’être sacrifié

Reste à corroborer, et là aussi ça vient vite avec le regard exercé de l’ami Falcon sur les listings de vols, sollicités ici le 6 juin ; ils s’arrêtent tous au 13 mai, avec un dernier décollage de l’aéroport international Don Miguel Hidalgo y Costilla (MMGL) et à 500 km de là un atterrissage à l’aéroport General Heriberto Jara Corona (MMVR).  C’est celui de Veracruz en fait (et l’un des plus courts chemins vers l’Apure, 3300 km à vol d’oiseau soit 4 h30 de vol ou l’aller-retour en moins d’une demi-journée !). Le reste, on connait la musique ici : direction le golfe de Maracaîbo, Zulia et l’Apure, pour une pause chargement et un retour express dans la nuit à Belize ! Le dernier aéroport US où il avait posé ses roues avait été celui de Laredo LRD (au Texas !)  : il en était parti pour faire un aller direct… à Mérida, fief narco s’il en est !!! Ses derniers trajets ne font que renforcer notre hypothèse :

Les propriétaires n’ont pas eu à dépenser beaucoup de peinture pour camoufler ses origines. C’est en fait un appareil à forte dominante de blanc et un mince filet de rouge s’élargissant à l’arrière, vu ici à droite dans ces couleurs le 9 août 2020 sur une piste de l’aéroport de Toluca. On sait aussi que le passage à une livrée totalement neutre est aussi signe de vente annoncée : à l’acheteur d’y apposer ce qu’il souhaite, sans avoir à le repeindre intégralement. Autre élément révélateur qui s’ajoute à notre conclusion forcée : l’avion a changé de mains récemment, le 11 mars 2021, encore un signe précurseur comme on l’a décelé ici depuis des mois, racheté par la société Vida Trade and Management Group LLC, de Charlotte en Caroline du Nord.  

Auparavant, l’appareil avait déjà posé un pneu au Mexique, car le 1er novembre 2019, Jetnet, le propriétaire à ce moment-là de l’avion, avait conclu un contrat avec Tours Flying de Chihuahua de C.V., au nom de Francisco Terrazas Venegas, son propriétaire. Sur sa page Facebook (cf ici à gauche), c’est toujours le N412DA qui figure, d’ailleurs, en fond de page d’appel…  resté inchangé depuis le 27 novembre 2017,  le dernier enrichissement du site… complètement creux  !!  Tout aussi creuse est l’adresse indiquée par le nouveau propriétaire.  Ce qui suinte donc fort le prête-nom à des mexicains : c’est celle d’un relais de boîte de courrier anonymisé (une poste restante) dans un centre commercial, dans une boutique UPS située à côté d’une boutique pour ongles et d’un restaurant mexicain appelé Zapatas !!

L’homme étant mandaté par Vida Trade and Management Group  s’appelant Julio Rodriguez. L’appareil en prime avait aussi été mis en vente chez Projets (cf ici à gauche), une sociétés soupçonnée ici à plusieurs reprises d’avoir fourni des avions aux narco-trafiquants mexicains.

Vida Trade and Management Group LLC, une société détentrice aussi d’un vieux Gulfstream GIII, le N774MB, qui l’a acheté récemment le 6 novembre 2020 à Mobarak Motorsports LLC, de Palm Beach Garden devenu entretemps CM Aircraft LLC. L’avion avait débuté chez Bank of America sous les immatriculations N522SB et N339A, voici trente ans de cela. On l’avait photographié sur le tarmac d’Okeechobee (KOBE) en Floride,  en plutôt mauvais état, sa peinture extérieure arborant des traces d’un long séjour au sol sans voler. Celui-là n’avait pas tardé. Dès le 24 novembre suivant, 18 jours après son rachat, il s’était en effet empressé de rejoindre Zihuatanejo, sur la côte Ouest du Mexique (cf ici à droite son trajet, ayant décollé de Fort Pierce, en Floride. Personnellement, je ne donne pas cher de ses chances de survie dans les semaines à venir : c’est le candidat-type au dernier voyage rempli de coke !!! M’étonnerait qu’il fasse encore long feu (pour terminer en barbecue) !

Drôle de pêche au gros, au Belize 

Si on n’atteint pas la zone d’atterrissage où si on n’a pas pensé à munir son avion de phares longue-portée supplémentaires, et qu’en plus on a mal calculé l’essence à bord, il peut arriver le pire, à savoir le crash. et parfois c’est avant d’arriver sur zone : ce qui est arrivé au Sabreliner dont des pêcheurs ont retrouvé un bout d’aile flottant en mer au large de Placencia (cf ici à gauche).  Tout ce qu’il restait de l’appareil des trafiquants.  Le Belize, a-t-on dit, est le lieu d’atterrissage possible d’avions venus du Venezuela. Il y en a un au moins qui n’y arrivera pas, en tout cas. Le 23 mai dernier en effet pendant la nuit, un avion a longuement survolé en rond le village d’Independencia, au Belize en cherchant visiblement à s’y poser sans y parvenir. Le lendemain un bateau de pêcheur (c’est le coin comme on a pu l’expliquer ici avec l’un d’entre eux, trafiquant plutôt exubérant; « le dingo de Belize », mort suicidé récemment dans une prison espagnole) fait une étrange rencontre vers la petite île circulaire de Moho Caye  (ici -à gauche) :  un bout d’avion émerge de l’eau, en train de flotter quasi verticalement. On rappelle au passage que l’endroit survolé est un fief narco où l’on a retrouvé il y a peu un avion brésilien, avec autour de lui un bon nombre de fûts d’essence d’aviation vides (lire ici). C’était un Beechraft Baron comme on l’a décrit déjà ici (le le PR-MTT, un bel appareil). L’avion des pêcheurs béliziens est tombé en mer et l’on pense au départ que ce qui dépasse de l’eau est son empennage. L’examen plus attentif du débris montre qu’il s’agît en fait d’un morceau d’aile, carrément, indiquant un avion qui s’est donc brisé au contact de l’eau. Le morceau est un bout de son aile gauche. Et les détails visibles; comme sa charnière de volet, une sortie d’air rectangulaire caractéristique et l’emplacement de ses feux qui ont été arrachés à l’impact avec son saumon d’extrémité d’aile montre qu’il s’agît d’un Sabreliner 65, encore une fois, qui s’est ainsi écrasé en mer. La comparaison entre les deux clichés est en effet implacable :

On ignore le sort de ses occupants comme aussi de son chargement. Aucun paquet de drogue flottant n’a été repêché semble-t-il. On ignore aussi quel avion est-ce, exactement, ou plutôt quel était son propriétaire. En épluchant les avions récemment achetés, on devrait sans doute tomber sur l’oiseau rare. Aux dernières nouvelles, les policiers de Belize auraient localisé son fuselage, qui logiquement devait encore contenir ses paquets de drogue…

Le surfeur des mangroves

Et au Belize ça ne s’arrête jamais non plus si bien que le 25 juin c’est encore un autre avion qui se vautre, après avoir longuement glissé dans les algues et la boue au bord d’une mangrove, près d’un village de Monkey River. Au moins celui-là a évité (de peu) de tomber à l’eau !! Un vieux singe volant que celui-là puisqu’il s’agît d’un ancêtre respectable, bien reconnaissable à son aile droite, ses longues jambes de train principal, ses capots moteurs elliptiques et son nez court : c’est un Aero Commander d’une des premières espèces apparues sur terre. Le premier modèle, le 520 a été vendu en effet en … 1952 ! On fait dans l’archéologie maintenant chez les trafiquants !  « les pilotes ont montré des compétences exceptionnelles à l’atterrissage dans les mangroves » commente la police à la presse qui relie l’admiration. L’avion a nettement plus surfé qu’atterri, à voir les longues traces de pneus qu’il a laissées derrière lui : quelle glissade !!! Une image plus large montre qu’il s’est posé dans l’axe d’un chemin qui aurait pu lui servir de piste mais qui semble avoir été suffisamment encombré pour l’en empêcher !!

Le gag, c’est que très longtemps en bout de piste d Philip S W Goldson International l’aéroport de Belize un modèle de ce genre présentant des ressemblances de décoration est longtemps resté à l’abandon… Il avait été photographié déjà en piteux état en 1987, c’est vous dire  (cf la photo à gauche) !! A l’intérieur de notre appareil surfeur, des balles de cocaïne dont certaines ont déjà été extraites. Sur les réseaux sociaux apparait alors une drôle d’image dont ignore la provenance exacte (le réseau est encrypté), mais il est dans la sphère de Google. On y distingue un intérieur en très mauvais état, qui semble bien être celui d’un Aero Commander complètement en ruine (ici à droite)… aurait-on osé faire revoler l’épave volante ?

Un dernier mystère, au Bahamas

C’est un genre d’appareil peu commun, le dernier d’un lignée commencée avec les moteurs à pistons, puis passé aux turbopropulseurs pour finalement être doté de deux réacteurs à l’arrière façon Caravelle. C’est le IAI 1124A Westwind II, sorte de long wagon volant à aile traversante, pas très élégant, déjà croisé ici, avec ses réservoirs de bouts d’ailes à ailettes (les premiers Winglets) , et notamment récemment pendant le Covid avec une première, (le 6 juin 2020) celle d’une arrivée directe de coke au Portugal, rappelez-vous. Aujourd’hui l’avion qui nous intéresse est immatriculé N790JR et il présentait encore pas trop mal malgré son grand âge…  comme ici encore le 1er avril 2017 à Guatemala City La Aurora…  Oh , il ne vaut plus grand chose à vrai dire, celui-là ; à peine 300 000 dollars, aujourd’hui. Le juste prix pour un vétéran de 1984 qui a pas mal bourlingué sans avoir trop changé de mains, à peine 6 fois dans sa carrière, et inscrit depuis le 27 juillet 2018 chez Transenergie Inc., de Houston, au Texas… (on va découvrir un peu plus loin la société…).

Le 15 juin, le voici qui s’envole de Miami Opa-Locka vers Westchester  County, qu’il rejoint au bout de 2h10 de vol de vol. C’est près de New-York, entre Harrison et North Castle et le village de Rye Brook. Arrivé à 18H45, il repart le 27 juin soit 12 jours plus tard, dans la matinée, à 10h19 et va se poser à Las Americas, en République Dominicaine après un peu moins de 4 heures de vol. Le vendredi 2 juillet, il effectue le trajet Las Americas (Punta Caucedo), en République Dominicaine, vers Treasure Cays aux Bahamas en à peine 1h46. FlightAware a noté ce vol, comme on peut le voir ici :

Un crash du lundi…

Jusqu’ici donc rien de très spécial, on pense à un voyage de travail le 15 à Westchester pour une douzaine de jours. Et un simple week-end aux Bahamas après un détour dans le secteur. Lorsque l’avion débarque, deux pilotes en descendent, toutes les formalités sont respectées, l’avion reste sur place. Les deux hommes annoncent aux autorités souhaiter repartir le 5 juillet seulement. Le lundi 5, surprise, ce sont deux autres pilotes, plutôt jeunes, qui se présentent pour monter à bord de l’appareil. Il font décoller l’avion, ou plutôt tentent de le faire décoller : leur décollage est chaotique. Il s’écrase peu après en bout de piste à 15h30, ce lundi. Selon des témoins oculaires, l’avion semblait ne pas produire assez de puissance et semblait avoir du mal à décoller. « L’avion a utilisé toute la piste et a terminé dans des buissons à environ 2 000 pieds au-delà de l’extrémité de la piste utilisable après avoir heurté plusieurs arbres le long du chemin des débris », a déclaré le capitaine Major plus tôt cette semaine ». C’est Delvin Major, le chef des inspecteurs del’Air Accident Investigation Authority qui parle. A ce moment là, le propriétaire de l’appareil s’est déjà manifesté, en déclarant que son avion a été volé !!

Dans les débris carbonisés gisent les cadavres méconnaissables de deux jeunes gens, Jason Allen, ici à gauche sur la photo, et Lavan Paul, deux jeunes pilotes. Deux anciens militaires, déjà, malgré leur jeune âge.  Paul est en effet un ancien sous-lieutenant de la Royal Bahamas Defence Force qu’il avait rejoint en 2011, et qui est passé après au Military Police Department, pour rejoindre après le Britannia Royal Naval College de Dartmouth, en avril 2012 et accéder à l’Airwing Department, où il restera jusqu’au  17 juillet 2017. Son collègue est un Marine Seaman, entré le 15 juin 2015 au RBDF pour y devenir pilote en équipage (ici à droite avec leurs insignes de pilote, et à gauche, plus jeunes encore en formation paraissait fort complices). Aucun des deux n’a en revanche de certification pour voler sur ce type d’appareil, ce qui renforce bien sûr l’idée de l’intrusion et du vol de ce dernier. Le journal La Tribune, qui suit l’affaire de près, nous apprend que les deux autres pilotes « étrangers » qui ont amené l’avion à Treasure Cay depuis la République dominicaine le vendredi précédent vendredi ont été placés brièvement en garde à vue par des agents de l’immigration, pour vérification, mais qu’ils ont été ensuite été très vite relâchés. « Un officier supérieur de la police », toujours selon le journal,  « a déclaré avoir été informé que les deux hommes avaient déjà quitté le pays ». Voilà qui sonne tout aussi bizarre. Le journal ajoute que « l’on ne sait pas quand Allen et Paul sont arrivés à Treasure Cay ou pourquoi ils ont cherché le jet Westwind. Cependant, des sources à Treasure Cay ont déclaré que le couple avait suivi les procédures normales pour monter à bord du jet, y compris la présentation d’un document requis aux agents des douanes« . Une chose étonne : rien n’est indiqué sur le chargement supposé de l’appareil. Il devait donc être vide, se dit-on !! Et destiné à un autre usage, donc !!! En tout cas, si c’était pour passer des vacances, en République Dominicaine… c’était avec des passagers fantômes !!!

Pour les parents des deux pilotes décédés, c’est une totale surprise. Il ne comprennent pas ce qui a pu leur prendre à leur progéniture d’effectuer cette tentative, comme les policiers d’ailleurs, car ils ne connaissaient pas du tout ce type d’avion bien plus âgé qu’eux. L’enquêteur dépêché aussi se gratte la tête : « si vous n’êtes pas qualifié pour piloter un avion, l’enquête s’arrête généralement à ce moment-là lorsque nous déterminons que vous n’auriez pas dû être là », a-t-il déclaré. « À ce stade, comment pouvons-nous savoir que le moteur a lâché ? Vous auriez pu faire quelque chose que vous n’auriez pas dû faire ou que vous auriez pu faire, mais vous ne l’avez pas fait. Il n’y a aucune raison d’aller plus loin dans cette voie car tout ce que nous trouvons pourrait être dû à une erreur de pilotage. » Comme il a le sens de la formule, il assène « qu’ avoir une licence de transport aérien, c’est comme être médecin généraliste. Si vous voulez ensuite devenir chirurgien cardiaque, vous devez suivre une formation complémentaire ». Un avis tranché sinon … chirurgical ! Et une position bien surprenante : voilà un enquêteur qui se fiche de savoir s’il y a eu un vice mécanique qui pourrait très bien se reproduire dans un engin similaire ? Mais c’est lui-même un criminel en puissance !!! A qui a-t-on affaire là ? A un homme visiblement pressé de classer rapidement l’affaire, pour sûr !!! La rendant par la même plus suspicieuse encore !

Notre mauvais médecin des avions naufragés continue sur sa lancée : « sur cet avion, vous devez avoir une qualification de type. Si vous n’avez pas de qualification de type, vous n’êtes pas considéré comme qualifié et vous ne devriez pas être dans cet avion. Légalement, vous ne pouvez pas sauter dedans et piloter cet avion. Vous devez suivre la formation pour être qualifié, ce qui implique un certain nombre d’heures et une certaine quantité de formation pratique », a-t-il déclaré ». Bref, tout le monde retient l’idée d’une action illégale, censée ou pas, malgré le responsable de l’enquête qui oriente manifestement (et un peu trop) sur le coup de folie de deux jeunes sans cervelle !!! Des résidents locaux, étonnés,  commentent :« tout d’abord, pourquoi venaient-ils de République dominicaine ? » a demandé un résident hier. « Pourquoi étaient-ils ici ?  Il n’y a rien à Treasure Cay ». « De plus, vous devez avoir accès à l’avion pour le piloter, une clé ou quelque chose. Cette histoire ne colle pas et tout le monde a le sentiment que les pilotes ne savaient pas ce qu’ils faisaient en essayant de piloter l’avion mais cela va plus loin que de le voler ». Plus loin, très certainement, mais où ? Pour déboucher sur quoi ???

Il n’y a rien à voir à Treasure Cay dit un des résidents ? Ce n’est pas si sûr : sur Google Earth la petite piste famélique mais qui affiche ses 2,134 m de long sur 46 de large, ce qui fait beaucoup, au petit tarmac rectangulaire montre bien d’étranges visites pour un coin perdu : un gros Gulfstream récent (bien visible ici à droite, en juillet 2019) et des Cessna Citation à profusion. Pas si perdu que ça, le trou de Treasure Cay ! Le jour de l’accident, le ciel d’orage était gris ont noté des témoins (au moment du crash on a plutôt un ciel dégagé comme après un  passage d’orage, cf ici à gauche)  : était-ce encore une autre explication au mystère ? D’autres témoins affirment avoir vu des flammes et de la fumée sortir des réacteurs lors du taxiing de l’appareil (à son arrivée donc). Cela pourrait expliquer le manque de puissance ressenti. Tout ce questionnement se double vite d’une autre information ayant filtrée de la police : l’avion aurait été suivi de bout en bout par les « Customs » !!! C’est ce qu’affirme en tout cas Bahamas Press : « aussi, nos contacts sur le terrain dans le cadre de l’enquête nous disent que l’avion était surveillé par des services de renseignement américains de haut niveau qui le soupçonnaient de transporter des substances illégales. Mais qu’est-ce que c’était ? » .… ah ça, on aurait bien aimé le savoir !!!

Skeet LaChance, profession pêcheur d’épaves d’avion

L’endroit, il est vrai est chargé d’histoire, d’une certaine histoire, comme celle racontée ici avec brio par le Sun Sentinel : « A 7H30 le jour de la St-Valentin 1988, le téléphone a sonné dans la maison aérée au bord de l’eau de Skeet et Jane LaChance. Le soleil brillait déjà de mille feux sur la mer bleu-vert qui s’étalait devant la résidence LaChance à Marsh Harbour sur l’île bahamienne d’Abaco. Skeet LaChance, (Logan la Chance, un homme plutôt farfelu, un joyeux excentrique, motard à ses heures, ici à gauche sur la photo il est décédé le 31 mars 2020) un instructeur de plongée de longue date et propriétaire d’un magasin de plongée qui vivait auparavant à Fort Lauderdale, a pensé que ce serait une bonne journée pour la plongée. Les vents nord-ouest de février s’étaient déplacés vers des sud-ouest chauds, apportant des mers plus calmes. Il avait un groupe prévu pour explorer le corail elkhorn et le centre du récif de Fowl Cay. Mais ce ne devait pas être ce jour, par ailleurs radieux, dans les « îles de la famille » des Bahamas. L’appel téléphonique provenait de la police, et c’était une convocation à un devoir bien plus sinistre. Au lieu de plonger sur le récif, LaChance plongerait sur l’épave d’un avion bimoteur pour récupérer le corps d’un pilote et d’un trafiquant de drogue. Avant l’aube, l’avion avait dépassé une piste d’atterrissage de rendez-vous sur l’île de Scotland Cay, à six milles de la mer d’Abaco depuis la maison de Skeet. Il était tombé avec 500 kilos de cocaïne. Dans la poche du pilote colombien, qui était toujours attaché à son siège, se trouvait 10 000 dollars en billets de 100 dollars. La rumeur disait que des agents de stupéfiants américains étaient à la poursuite de l’avion de la drogue lorsqu’il s’est écrasé. Si c’était vrai, l’histoire s’inscrirait dans un schéma qui remonte à plus de 120 ans à Abaco » (…) « L’avion, un coûteux turbopropulseur bimoteur, était partiellement immergé à quelques mètres de la plage. Le cockpit lui-même était à plusieurs pieds sous l’eau. Le pilote mort est flasque dans le siège, une entaille sur le front. LaChance le déboucle, le ramène à la surface et le tire sur la plage où la police attend. Il ne sait pas qu’il y a une liasse de billets de 100 $ enroulée dans la poche du mort. Des dizaines de petites pistes d’atterrissage qui sillonnent Abaco ont été fortement utilisées au cours de la dernière décennie par les contrebandiers. Mais le crash de ce petit avion était le dernier incident enregistré, et une bonne indication que le commerce de contrebande s’estompait. « Heureusement, le trafic de drogue s’est réduit et les narco-dollars américains ne sont plus en abondance », a déclaré Frederick Gottlieb, membre du parlement des Bahamas qui représente South Abaco. « Nous sommes assez heureux de subir un déclin de l’économie, si cela signifie la fin du trafic de drogue, car cela a un effet direct sur le tourisme. » Le tourisme – et non la drogue – est le lest qui maintient la stabilité économique d’Abaco. Plus de 75 000 touristes visitent l’île chaque année. Et des gens comme Skeet LaChance gagnent leur vie en faisant de la plongée sous-marine avec les touristes, pas en tirant des corps des avions de la drogue ». Les images illustrant le propos sont celles d’un avion tombé à Staniel Cay, un autre avion de trafiquant devenu une célèbre attraction touristique. Ces avions étaient ceux de la grande époque de Carlos Lehder. Celui-là s’est rappelé à notre souvenir le 18 juin 2020,  jour- où il est sorti de prison, après 33 ans passés derrière les barreaux pour trafic de cocaïne (il a été extradé depuis en Allemagne, à la suite d’un accord passé avec les USA) !! On s’y écrase toujours dans le secteur, de façon accidentelle, comme ici récemment (le 16 avril) avec le Piper Navajo PA-31 N827RD de Goyo Air LLC, tombé au Sud de Bimini juste après son décollage, piloté par un malheureux père dont le fils de 20 ans est mort à bord à ses côtés. L’avion venait d’être acquis le 30 mars précédent.

Et le coin n’est pas devenu du jours au lendemain exempt de drogue pour autant. En février 2017 encore, on découvrait à Abaco de la drogue (marijuana), deux gros pistolets (calibre 0.38) et des liasses de billets, dissimulées dans le four à micro-ondes d’un jet privé… posé sur le Sir Leonard Thompson International Airport à Marsh Harbour (ci-dessus, la drogue est ici à droite)…

L’aéroport avait été ravagé et complètement noyé en 2109  par leterrible ouragan Dorian . Un monstre qui avait atteint la catégorie 5 sur le nord des Bahamas en y stagnant près de 48 heures….vers la même date on trouvait pour 600 000 dollars de marijuana (633 livres) dans une maison de Boatswain Hill (photo à gauche).

L’avion d’un magnat vénézuélien, originaire de… l’Etat de Zulia !

Mais revenons à notre crash du 5 juillet. L’avion déclaré « volé » a comme propriétaire un tycoon dénommé Alphonso Giovannucci. Il habite dans un quartier huppé de Houston dans une maison de 580 M2 carrés à 1,3 million de dollars : autrement dit, il a les moyens de posséder un avion même si c’est un vieux coucou aujourd’hui. En fait il en possède même… trois. Celui qu’il vient de perdre, un autre du même type, le N728TG N°420 de Westwind II de 1985, à croire qu’il a achetés les deux en même temps, et les a bichonnés : le second a été peint dans des motifs plus modernes qii lui ont affiné la ligne (ici à droite). Il en détient un troisième, un peu plus récent, toujours du même constructeur (c’est un  acheteur fidèle !), un ASTRA 1125 de 1988 qu’il a mis en vente pour la somme minimale de 325 millions de dollars (il est proposé ici à 585 000). C’est le N902AU; et là encore un appareil bien entretenu (« a beautiful, well-maintained Jet! « ) avec un intérieur resté dans son jus qui fait aujourd’hui un peu vieillot il est vrai… (ici à gauche). En  cherchant un peu, on s’aperçoit que notre résidant fortuné du Texas, présenté comme patron de Transenergie Inc , détenteur des trois avions, est aussi General Manager d’Inpark Drilling Fluids (depuis 19 ans, alors qu’elle est annoncée ici comme dissoute, et là aussi en n’ayant fonctionné que 2 ans et demi), ou de Steel and Iron Texas, de Teknik Marine (créé en 2013) , ou de  la Ssi Snubbing Services Inc (inactive aujourd’hui) et l’était aussi de Santa Barbara Offshore  Drilling Company Inc, close en 2014. Or chez la première citée, chez son inscription londonienne, on trouve un dénommé Giovannuci Diaz Alfonso Jesus Aquiles (cela ressemble fort à son nom au complet !) … qui s’annonce résident vénézuélien, celui-là. Notre homme aurait-il le don d’ubiquité ??? En Floride dans les années 2010 il avait crée 3 sociétés : 1124-293 Corp. Iib – 219 Corp. et CL601 – 5002 Corp. Or ce ne sont pas des créations innocentes et on a vu pas mal de trafiquants baptiser leur Trustee de la sorte. La première évoque bien sûr un appareil de type IAI 1124 Westwind II, celui portant les N°293 de fabrication : c’est le N26TZ d’Aero Toy Store Llc, à Fort Lauderdale. Lui aussi à été repeint sous des couleurs plus voyantes pour être revendu, mais sans succès il semble (ici à gauche). En septembre 2018; cela faisait déjà 4 ans qu’il marinait à Fort Lauderdale ! La dernière est très intéressante également car plutôt transparente elle aussi : le CL601 – 5002 existe bel et bien comme avion, c’est un Bombardier – Canadair CL-600-2B16  (N°5002) immatriculé N602TS chez… Aircraft Guaranty Corp de la célèbre Mercer-Lynn. Le 10 aout 2019, repeint aux goûts du jour, dans le même style que les N728TG, il s’est planté à l’atterrissage aux Bahamas sur l’aéroport de Nassau-Lynden Pindling, par un gros temps d’orage, après avoir fait un hard-landing et avoir rebondi plusieurs fois sur la piste. Il est aujourd’hui mis en vente…

Aux côtés de notre tycoon, Marcano Guevara Maura Coromoto, que l’on annonce aussi chez Technik Marine, Inc et qui affiche aussi comme pays de résidence… le Venezuela !! Marcano Guevara, Maura Coromoto, est elle associée à Marisa Isabel León dans Vamonos de Shopping LLC (créée en février 2021)  : celle-ci est colombienne de naissance et dirigeait la Magellan International School et depuis peu la Stockholm International School. Alfonso étant déclaré directeur également de « Zulia 4019 » comme société !! Or ce chiffre, c’est le code postal de Ciudad Ojeda. Qui est tout simplement la troisième plus grande ville de l’État de Zulia au Venezuela, derrière Maracaibo et Cabimas…. avouez que ça devient trop beau, là, non  ???

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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