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HUMOUR

Sauver le Qu?bec? C’est art?sien…

      La privatisation des services de l?eau, notamment en Gr?ce et au Portugal, est l?une des conditions impos?es dans le cadre des plans de sauvetage. Cette privatisation est vivement encourag?e par la Commission europ?enne. Ce qu?elle reconnait explicitement dans un?courrier fin septembre?adress? ? une large coalition de mouvements ...

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Quand un gendarme rie…

Les perles scolaires sont célèbres, pourtant, il existe dans l'administration policière quelques monuments qu'il serait dommage d'ignorer plus longtemps. C'est au sein de la police et de la gendarmerie que des internautes malicieux ont enquêté afin de nous proposer un florilège de bon aloi. lien Les constats d'accident de voiture riches en humour involontaire. Commençons par un « soudain, la voiture recula pour mieux avancer »…suivi par un logique « (...) - Société / , ,

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M?tastases : antidote radical ( Dieudonn?)

    CEDRIC – YOHAN Mercredi dernier, nous ?tions ??La main d?or?lors de l?avant premi?re du 2?me film de et avec Dieudonn? 😕M?tastases. L?ar?ne de l?humoriste s??tait transform?e pour l?occasion en?salle de cin?ma?surchauff?e par un public enthousiaste, complice et rieur, o? une climatisation d?fectueuse nous plongea ? ? propos ? ...

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Le Q.I. et la personnalit? de G?rald Tremblay enfin d?voil

  ?Image: Sot sceau ( conception Ga?tan Pelletier).( Copycroche: 2.5%) *** ? La moyenne du QI standard est fix?e ? 100 pour des raisons historiques. L??cart type ? 15 est arbitraire, mais il correspond ? un ?cart probable de 10, ce qui veut dire qu?entre un QI de 90 et ...

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Albophobie : Mythe ou r?alit? ??Ne dites plus jamais ?Gaulois? si vous ?tes noir.

Tribune Libre de Jean-Jacques Dikongue Il y a exactement 4 ans et 20 jours, sentant les effets dangereux de la surexposition aux rayons des lumi?res, je tenais cette r?flexion?: L?albophobie est-elle une donne chez le noir?? R?flexion qui s?in...

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Charlie Hebdo en « affaire Dreyfus ? « 

Les « blasph?mes » de Charlie Hebdo ? ?C?est rien de dire que le sujet divise, jusqu?? ma r?daction, o? le ton est mont?, ce matin, entre les offusqu?s et les libertaires ? enfin, quand je dis divise, c??tait un peu moi contre le reste du monde? Moi, qui d?fendais le droit, ...

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G.W. Bush et la probl?matique du poulet

Galil?e: Grand espritEinstein: Esprit g?nieNewton: Esprit extraordinaireBill Gates: Brillant espritBush: Aucun esprit? La sc?ne: Un poulet au bord d?une route. Il la traverse.La question: Pourquoi le poulet a-t-il travers? la route ?>REN? DESCARTES : Pour aller de l?autre c?t?.>PLATON : Pour son bien. De l?autre c?t? est le Vrai.>ARISTOTE : ...

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La productivit

? l?exception de l?ann?e scolaire 2005-2006, o? une diminution de 100 cadres par rapport ? l?ann?e pr?c?dente est observ?e, le nombre de gestionnaires dans les commissions scolaires a globalement augment? de 621 postes entre 2001 et 2011. Pas moins de 6607 cadres sont donc r?partis dans les 70 commissions scolaires ...

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Le Gascon reste con jusqu’au bout

La maison de la clarinette

Petite balade aux flambeaux dans les rues de Lectoure.


Ce n'est pas parce qu'on ne peut pas partir en vacances qu'on doit se priver de la béatitude exploratrice du touriste en goguette. Du coup, je pratique avec assiduité et un certain bonheur ce que j'appelle le tourisme de proximité. Un peu dans cet esprit : si Mahomet ne pas va pas à la montagne, alors la montagne ira à Mahomet.

Ruelle de Lectoure en mode nocturneDimanche dernier, c'était donc une belle soirée pour se faire un petit coup de tourisme intérieur. Une bonne heure de route, quand même, à travers la campagne gersoise bien trop verdoyante pour la saison. À peine quelques blés jaunis qui peinent à mûrir pendant les trop rares journées ensoleillées de cet été qui ressemble à un début de printemps. À l'arrivée, tel un paquebot voguant sur l'horizon, la citadelle de Lectoure baigne ses murailles dans l'éclat doré du soleil couchant. C'est un village magnifique dont les ruelles étroites s'ouvrent presque toutes sur l'immensité ondoyante des collines gasconnes. J'aime m'y promener et la promesse d'une épopée aux flambeaux me ramène dans ses pierres.

Nous sommes une petite dizaine de touristes à coller aux basques de notre jeune guide. Comme je n'ai pas d'accent, je ne fais pas trop locale. En fait de flambeaux, nous avons hérité de lampes Coleman. C'est de la bonne camelote, mais je suis un peu déçue que les impératifs de sécurité aient une fois de plus pris le pas sur la dimension esthétique de la démarche. Des jardins de la mairie en passant par le pied de la muraille du couvent des carmélites, je prends plaisir à accompagner la tombée de la nuit dans cette cité hors du temps. C'est d'un calme apaisant, juste bousculé par les anecdotes que nous raconte notre guide dans un registre lexical des plus contemporains : Et là, Jean Lannes se prend un boulet. On voit bien la scène dans le film qui est passé sur France 3 l'autre jour. Du coup, sa jambe gauche, t'oublies et la droite, c'est pas mieux !

Mais ce que j'ai préféré, c'est le castet de las clarinettos.

La maison des clarinettes


C'est l'histoire de Polycarpe Sourbès, aimable Gascon de la fin du XIXe siècle, c'est-à-dire un brave gars qui vit au rythme de ses obsessions, têtu comme une mule et capable de bien des choses, juste pour avoir le dernier mot. La passion de Polycarpe Sourbès, c'était la musique et plus particulièrement la clarinette dont il jouait à l’harmonie du bled et pour laquelle il s'entraînait âprement, à toute heure du jour et de la nuit. Le problème, c'est que la citadelle de Lectoure, comme beaucoup des enceintes fortifiées de son espèce, a dû se densifier au fil du temps dans le maigre espace délimité par ses puissantes fortifications. Du coup, les ruelles y sont fort étroites et le son a tendance à bien les habiter. Or, en face de la maison de Polycarpe Sourbès, pratiquement à portée de savate, s’élève le magnifique palais du sous-préfet du coin. Et le brave homme et sa femme avaient cette oreille parfaite et sensible qu'écorchaient continuellement les répétitions intempestives de notre Gascon. Il a dû s'en suivre une bonne guerre de voisinage, bien tendue et passionnée, comme seule peut l'être une bonne guerre de voisinage, lorsque l'objet de toute votre fureur nous nargue continuellement, juste sous votre nez.

Comme me le disait l'autre jour mon ami l'Ours (et je me demande encore à quel sujet !) : le Gascon reste con jusqu'au bout !
Polycarpe Sourbès ne dérogea pas à la règle immuable du pays aux belles collines alanguies et décida que si Sa Majesté le sous-préfet ne pouvait souffrir d'entendre sa musique, il allait se la bouffer par les yeux. Le Gascon furibard fit donc surélever sa maison d'un étage supplémentaire, ce qui eut pour effet immédiat de pourrir la vue sublime que le sous-préfet avait jusqu'alors sur le sublime paysage de Lomagne. Mais notre Gascon alla bien plus loin et ravala toute sa façade de stuc et de peintures en trompe-l'oeil en forme de... clarinettes. Il répéta le motif jusqu'à plus soif, dans les encorbellements, les forges de la porte, les encadrements, tout. Il paraît même qu'il redécora de la même manière l'intérieur sa demeure quand bien même le voisin récriminant ne pouvait y jeter un regard : carrelage, rampe d'escalier, tout, absolument tout, est redessiné en forme de clarinette.
Et pour parachever son œuvre vengeresse, le fieffé rancunier fit graver en façade cet immense écusson de pierre, bien visible des appartements de l'ennemi, où il a baptisé sa demeure dans la langue de son pays : maison des clarinettes.

Et quand je pense que je ne suis Gasconne que par ma grand-mère, je mesure la puissance de ce caractère ombrageux, particulier aux gens de ce pays.

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