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COLLABORATEURS DE CENT PAPIERS

Les agences de notation ne sont (vraiment) plus ce qu’elles étaient!

L’agence de notation Sandard & Poor’s a dégradé la semaine dernière le Japon de AA- à A+

L’agence de notation Sandard & Poor’s a dégradé la semaine dernière le Japon de AA- à A+, ayant mis ses pas sur les traces de Moody’s et de Fitch qui avaient sanctionné ce pays respectivement en décembre 2014 et en avril 2015. Les trois précieuses ridicules invoquant l’échec du Premier Ministre Shinzo Abe à revitaliser...

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Réformer le code du travail ou comment fragiliser l’emploi sans se battre contre le chômage…

réformer le code du travail ou comment fragiliser l'emploi

Le code du travail est trop compliqué, illisible. Il faut donc le "simplifier" et ce dans l’intérêt même des salariés.
 
C’est en tout cas ce que préconise le rapport de Jean-Denis Combrexelle, rapport remis au gouvernement et qui consiste à renvoyer le plus possible la négociation au niveau de l’entreprise, au détriment de la loi et des négociations nationales...


 

Ainsi donc, le chômage en France s'expliquerait par la complexité tatillonne et tracassière du droit du travail. Le code du travail se serait mué en épouvantail, effarouchant les employeurs qui veulent embaucher.


C’est le "bon sens" proclamé en cette rentrée par Emmanuel Macron à l’université d’été du Medef, Manuel Valls à l’Université d’été du PS, François Hollande qui en a rajouté une couche lors de sa dernière conférence de presse, Laurent Berger de la CFDT, Robert Badinter et Antoine Lyon-Caen qui affirment dans leur récent ouvrage « Le travail et la loi » que « la vision d’un droit du travail perçu comme une forêt trop obscure et hostile pour qu’on s’y aventure joue contre le recrutement des salariés complémentaires dans les petites et moyennes entreprises ».


Tous en chœur, ces chers « démocrates » reprennent le besoin d’inverser la hiérarchie des normes : priorité à la base, c'est-à-dire à l’accord d’entreprise, qui doit primer sur la loi avec tous les risques que cela comporte. Mais ils oublient que la primauté de la loi répond à la mise en œuvre du principe républicain d’égalité : garantir un minimum de droits entre les salariés tout en assurant une régulation économique en termes de concurrence.


Les grosses ficelles


L’idée de M. Combrexelle n'est pas nouvelle car elle a été portée durant tout le XXème siècle par les apôtres du libéralisme. Elle a été reprise en 1999 par le Medef dans son projet de « refondation sociale » réclamant moins de lois et plus d’accords et de contrats. En Russie, dans les années 1990, on a même vu des syndicalistes « libres » dénoncer les conventions collectives en demandant de rajouter au texte de loi "le salarié est payé à la fin du mois" la phrase "si c’est possible"…


Or, l’entreprise, ce n’est pas obligatoirement la démocratie. Dans la négociation d’entreprise, l’employeur pèse autant que ses dizaines, centaines ou milliers de salariés qui lui sont juridiquement soumis. La négociation est souvent un rapport de forces défavorable aux salariés en période de crise, particulièrement en France où depuis trente ans, le nombre de salariés syndiqués a été divisé par deux avec aujourd'hui, seulement 7,7 % de la population active faisant partie d'un syndicat.


Les tenants de la "simplification" du code du travail omettent en outre de signaler que ces accords et conventions peuvent être complexes et soumis également à interprétations, à recours et enfin à jurisprudence. 

Se concentrer sur le droit du travail en affirmant que les protections qu’il accorde aux salariés sont à la racine du chômage est sans doute une manière de faire diversion en escamotant les effets économiques des politiques libérales menées depuis plus de trente ans dans les États membres de l'Union européenne, en particulier ceux de la zone euro, ainsi que ceux de l'organisation de la division internationale du travail.


Tous les pays qui ont mené, ou qui ont été obligés par les institutions européennes de faire ce mouvement ont vu la négociation collective s’affaiblir, le nombre d’accords s’effondrer à tous les niveaux, ainsi que le nombre de salariés couverts par une convention collective (Allemagne, Italie, Espagne, Portugal, sans parler de la Grèce...). Mener des « réformes structurelles » du marché du travail qui s'attaquent à la législation protectrice de l'emploi permet en outre aux dirigeants politiques d'afficher un volontarisme face au chômage sans engager d'importantes dépenses publiques qui constitueraient autant d’entorses à l’austérité.


Aucune étude économique, y compris celles portées par des institutions les plus libérales comme l’OCDE, n’a réussi à montrer un quelconque lien entre le niveau de la législation protectrice de l’emploi et le niveau du chômage. Si le code du travail s’est un peu « épaissi » ces 30 dernières années, c’est sous l'influence du dogme libéral, le législateur ayant introduit de multiples régimes dérogatoires (notamment sur le temps de travail ou sur les types de contrats de travail) pour satisfaire les employeurs. Cela bien sûr sans obtenir aucun des bénéfices attendus sur l'emploi !


Aujourd’hui, ceux qui veulent démultiplier les normes pour les « adapter à chaque contexte », au nom du « dynamisme économique » vont en réalité aggraver considérablement la course au moins-disant social entre les régions, les branches, les entreprises, avec à la clé une nouvelle détérioration de la situation des travailleurs et une accélération des inégalités...
 
 
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Braquage géant chez Smart : les bandits ne courent même pas.

Le démontage en cours du Code du travail a ceci de particulier qu’il nous renvoie à la féodalité sans que personne mesure réellement l’amplitude hallucinante de ce gigantesque bond en arrière. Le simple fait de faire primer l’accord d’entreprise sur…

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Le business model de l’Etat Islamique

armée islamique veut créer sa monnaie

L’Etat Islamique (EI) serait-il sur le point de monter sa banque? De fait, mettant ses pas dans ceux des autres organisations terroristes, l’EI tente de se doter des attributs d’un véritable Etat afin d’envoyer un message à ses sympathisants situés hors de Syrie et d’Iraq selon lequel il est désormais en mesure de leur fournir...

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Pour survivre, la Chine devra faire faillite !

Le mal profond dont souffre la Chine n’est pas forcément celui ou ceux que l’on croit. Ce sont en effet les sociétés « zombies » qui gangrènent son tissu économique, c’est-à-dire ces entreprises en état d’échec que les autorités chinoises maintiennent néanmoins sous respirateur artificiel. L’argent facile et à très bas prix qui inondait le système favorisait...

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Comprendre l’antisémitisme

Comprendre l'antisémitisme

Six ans après Le syndrome du poisson rouge, je retente l’aventure livresque avec un sujet encore moins évident que mes déblatérations en ligne. En fait, tout part de mon dernier boulot vraiment très intéressant pour ma boite à moi qui…

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La France doit ressortir de l’OTAN !

mappe OTAN


Carte de l'OTAN
Carte de l'OTAN.
La réintégration de la France dans l’Organisation du traité de l’Atlantique nord par Nicolas Sarkozy en mars 2009 a mis fin à un choix stratégique décidé en 1966 par le Général De Gaulle et maintenu jusqu’à cette date par tous les présidents de la République. Depuis 2012, François Hollande, fidèle à la stratégie de la social-démocratie européenne, a confirmé ce choix.
 
Aujourd’hui, un appel pluraliste a été lancé pour la dénonciation par la France de l’OTAN et le retrait de ses armées du commandement intégré...

 

 

Lorsque le président Nicolas Sarkozy a décidé le retour de la France dans le commandement milliaire intégré de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN), les Etats-Unis se sont déclarés « ravis »de ce retour. Cette réintégration marquait une rupture avec la politique traditionnelle de la France et était l’aboutissement d’un infléchissement de la stratégie commencé il y a plusieurs années ayant amené Paris à participer à des opérations de l’Alliance atlantique hors du mandat des Nations unies, comme au Kosovo, ou à se raccrocher à la stratégie américaine, comme en Afghanistan.
 
En mai dernier à l’Assemblée nationale, lors du colloque intitulé « La France peut-elle retrouver une diplomatie indépendante ? », un ancien ambassadeur de France et ancien secrétaire général du Quai d’Orsay a déclaré que l’OTAN n’aurait pas dû survivre à la disparition de l’URSS et à la dissolution du Pacte de Varsovie. Les initiateurs, de sensibilités républicaines et patriotiques diverses, ayant dans le passé, approuvé ou non l’existence de l’OTAN affirment unanimement que cette organisation n’a plus de raison d’être. 
 
L’OTAN s’est élargie en intégrant, contrairement aux engagements pris envers Gorbatchev, nombre de pays anciennement socialistes, avançant ainsi méthodiquement dans un processus d’encerclement de la Russie en multipliant les bases militaires étasuniennes dans ces pays. 

Cette politique ouvertement agressive s’est accompagnée de l’installation d’un bouclier de missiles anti-missiles à proximité de la Russie éventuellement destiné à permettre une première frappe nucléaire sur ce pays, en stérilisant ou en limitant de façon drastique ses possibilités de réplique. 

C’est dans ce contexte géopolitique que l’Ukraine a vécu la « révolution orange », téléguidée par les États-Unis et soutenue par l’Union européenne, qui a permis la mise en place par la force d’un gouvernement avec la participation de néonazis notoires. Il est temps que la France se dissocie de cette politique provocatrice qui risque de déboucher sur une troisième guerre mondiale. 

Organisation politique et militaire, l’OTAN est tout à la fois l’instrument diplomatique et le bras armé qu’utilisent les États-Unis avec la complicité des États vassaux au premier rang desquels se trouvent la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne. 

Le gouvernement américain, fort d’une doctrine militaire incluant la guerre préventive, doté de plus de 700 bases militaires réparties sur l'ensemble du globe, et décidé à combattre la menace terroriste sans la volonté d’en rechercher les causes, conduit l’OTAN et donc la France à participer, dans un chaos organisé, à une guerre permanente au mépris de nos intérêts et de notre propre sécurité. De la Yougoslavie à l’Irak, de la Syrie à la Libye, la France use son potentiel militaire et son crédit diplomatique et oublie les valeurs de son peuple, au profit d’une politique définie à Washington. 

En réalité, les États-Unis mènent avec l’OTAN une politique d’agression et de guerre généralisée qui ne saurait demeurer plus longtemps celle de notre Nation. Il est grand temps que la France recouvre la souveraineté de ses décisions et la liberté de choisir ses partenaires en conformité avec sa philosophie et les intérêts du peuple français. 

Il est tout à fait possible que la France renonce à son appartenance au traité de l’Atlantique nord et retire ses armées du commandement intégré. La France en redevenant libre devra exiger la dissolution de l’OTAN qui n’a plus de raison d’être.

 

 

Cette proposition de résolution visant à sortir la France de l’OTAN a été enregistrée à la Présidence de l’Assemblée nationale le 7 juillet 2015. Elle est présentée par Messieurs Jean-Jacques CANDELIER, Patrice CARVALHO et Gaby CHARROU.
 
 
 

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Echec et mat pour l’Arabie Saoudite

Arabie saoudite

La déroute des tarifs pétroliers dépasse en amplitude celle de la crise financière globale de 2008 et de la crise asiatique de 1998. En gravité aussi. En cette fin d’été 2015, l’OPEP n’est plus que l’ombre d’elle même: c’est simple, elle est de facto dissoute et ce cartel ferait mieux de fermer ses bureaux viennois...

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