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COLLABORATEURS DE CENT PAPIERS

Pour sauver les riches, soulageons les pauvres!

Un débat fait rage actuellement, principalement aux Etats-Unis, sur la stagnation séculaire de nos économies. Pourtant, si stagnation séculaire il y a, celle-ci est due – selon moi – à l’extraordinaire productivité du capitalisme. Les taux d’intérêt très bas, voire nuls ou même négatifs, sont tout bonnement la conséquence de la très efficiente productivité du...

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The last ones politely curse the first ones

In the end the tax return form is of no importance, childhood always takes us back to the time of the first scrapes, internal struggles, mysterious fears of darkness, of monsters, of the end and that long shadow that chases after us right at our heels. Apart from that, it’s a long path, directionless and psychotropes, phoney over-the-counter medecine. Life is a placebo that is well worth all of its illnesses. So as not to make the most out of the present, together. It doesn’t mean anything, it’s just to hear cries of joy around you. And what if there was no one there?    

All you can do is fill up this emptiness, a battle worthy of that word that deserves a block calendar and even a part-time mother. Bit by bit, little by little, piece by piece, you evaluate the situation, make links, consider the pros and the cons. All that counts is the function of the rhythm and the kind of mechanism. There is nothing beautiful, perfect, ideal or idyllic about an indeterminate suicide mission. To make little letters to be read with caution, a contract is still necessary. But life is a gift that you can’t refuse and no one questions such a present. So sell your life dearly, and sell theirs at a discount, buy time behind masks, a deception worthy of this mascarade.



Text : Souklaye - Translation : Sophie Inge

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L’étalon immobilier

Les autorités américaines envisageaient sérieusement de nationaliser des pans entiers de leur système bancaire, au plus fort de la crise de 2008. Quoiqu’il en soit, le gouvernement fédéral avait à la même époque complètement pris le contrôle de l’immense marché des hypothèques. Sans la garantie et sans le soutien total des pouvoirs publics de ce...

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Pour une réduction drastique du nombre de parlementaires


Assemblée Nationale
L'Assemblée Nationale.
La France se caractérise par l'existence d'un grand nombre de députés et sénateurs par rapport à sa population, soit 925 représentants pour 66 917 990 habitants au 1er janvier 2015.

Avec une telle densité de parlementaires, notre pays est malheureusement loin de l’Allemagne, l’Espagne ou d’autres pays fortement peuplés comme le Brésil ou les Etats-Unis...



Malgré une dette de 2 037 milliards d'euros (95% du PIB) et un déficit public de 84 milliards d’euros fin 2014, la France ne lésine pas sur les moyens en matière de représentation parlementaire. Avec 577 députés et 348 sénateurs, notre pays compte actuellement un député pour 115 975 habitants et un sénateur pour 192 293 habitants, soit un parlementaire pour 72 343 habitants !

L’Assemblée Nationale

Les députés sont au nombre de 577 depuis les élections législatives de 1986, année de la dernière réforme faite sous le mandat du Premier Ministre Laurent Fabius . Ddepuis la révision constitutionnelle de 2008, ce nombre est gravé dans le marbre par la Constitution, sans doute pour éviter qu’il ne soit à nouveau augmenté ou diminué au gré des majorités électorales.

Le Président de l’Assemblée Nationale, Claude Bartolone, avait fait état en 2013, sur radio J, d’une piste pour en réduire le nombre, pour cause d’économie bien sûr, en revenant au nombre de députés d’avant la dernière réforme de la carte électorale, soit 491. Une commission devait plancher sur le sujet mais aucune proposition de loi n'a vue le jour depuis... Et si le nombre de députés est passé de 491 à 577 en 1986, c’est parce que le parti socialiste, au pouvoir à l’époque, avait souhaité introduire une part de proportionnelle dans le mode de scrutin majoritaire. Cette introduction, favorable incidemment au Front National, aurait permis de sauver une centaine de députés socialistes et une vingtaine de députés communistes...

Revenue au pouvoir, la majorité de droite se hâta de supprimer la part de proportionnelle mais ne manqua pas de conserver le nouveau nombre de députés. 

Or, d'autres pays sont beaucoup plus économes en la matière comme l'Allemagne où il y a 622 membres au Bundestag pour 82 millions d'habitants, soit un député pour 131 800 habitants. L'Espagne présente pratiquement la même densité avec 350 députés pour 46 millions d'habitants.

Les Etats-Unis apparaissent encore plus économes avec 435 membres à la Chambre des représentants pour 315 millions d'habitants, soit un député pour 730 000 habitants ! Ce ratio élevé  s’explique aussi par la structure particulière institutionnelle de ce pays qui comporte dans chaque Etat un Congrès, composé d'une Chambre des représentants et d'un Sénat. 

En France, ce nombre important influe naturellement sur le coût général des dépenses de l’Etat car chaque député reçoit un nombre non négligeable d’indemnités diverses. L’indemnité parlementaire comprend en effet l’indemnité parlementaire de base, l’indemnité de résidence et l’indemnité de fonction, soit 7 100 € bruts, somme à laquelle il faut ajouter l’indemnité de frais de mandat (5 770 €) et le crédit pour rémunérer le ou les collaborateurs (9 504 €) , soit au total 22 374 € mensuels par député. 

Rapportée sur 12 mois et 577 députés, la dépense totale s’établit à plus de 154 millions d’euros par an, montant auquel il faut ajouter une réserve parlementaire répartie proportionnellement aux effectifs des groupes parlementaires (90 millions d'euros pour l'Assemblée Nationale et 54 millions pour le Sénat) ! Sans compter les divers avantages matériels destinés à faciliter l’exercice de leur mandat (bureau, informatique, téléphone, photocopieur, courrier, restauration, hébergement, transports en commun gratuits, voitures avec chauffeur, taxis parisiens gratuits, prestations familiales, allocation d’assurance mutuelle, régime spécial de Sécurité sociale, caisse spéciale de pensions, allocation d'aide au retour à l'emploi pendant 3 ans après la fin de leur mandat).

Aujourd'hui, qui propose quoi ? François Hollande songe à une diminution du nombre d'élus mais ne fait rien concrètement ! Nicolas Sarkozy s’est prononcé pour une réduction d’au moins 15 % mais n’a rien fait lorsqu’il était Président de la République ! Quant à François Bayrou et Alain Juppé, ils proposent respectivement une réduction de leur nombre de 30 % (environ 400 députés) pour l'un et 50 % (moins de 300 députés) pour l'autre mais il s'agit pour l'instant que de promesses pré-électorales...

Finalement, c’est surtout un ratio (nombre de députés / nombre d’habitants) qu’il convient d’établir plutôt qu’un pourcentage de réduction. Un député pour 200 000 habitants serait par exemple un ratio clair et significatif pour une Assemblée Nationale de 330 députés environ, dont la moitié pourrait être élue à la proportionnelle.

Le Sénat

En 1959, les départements métropolitains, les DOM-TOM et les Français à l'étranger étaient représentés par 283 sénateurs. Leur nombre a été porté successivement à 331 en 2004, 343 en 2008 pour finir à 348 en 2011. Le scrutin départemental est soit proportionnel (dans 52 % des cas), soit uninominal à deux tours (48 %) mais les sénateurs sont désignés de façon tout à fait anti-démocratique par les seuls grands électeurs (150 000 personnes environ).

Par comparaison, les sénateurs sont au nombre de 69 au Bundesrat allemand ! Aux Etats-Unis, ils ne sont que 100, soit 2 sénateurs par Etat quand la France en est à deux et plus par département !

L’Assemblée Nationale ayant toujours le dernier mot en matière d'adoption de textes législatifs, l’on pourrait, avec un peu d’ambition et de courage, fusionner le Sénat (348 membres) et le Conseil économique, social et environnemental (233 membres) au sein d’une nouvelle chambre exerçant une fonction exclusivement consultative, ne disposant d’aucun pouvoir de blocage et limitée à 300 membres :

- 150 membres (ex sénateurs) représentant les collectivités territoriales de métropole et d’outre-mer élus à la proportionnelle intégrale dans le cadre de circonscriptions départemetales ou régionales.

- 150 autres membres représentant les activités économiques, sociales et culturelles, désignés par des organismes représentatifs (salariés, agriculteurs, entreprises, familles, professions libérales, enseignement supérieur et la recherche, activités sociales et culturelles).

Diminuer le nombre de parlementaires tout en introduisant une forte dose de proportionnelle s’inscrirait donc dans une perspective globale visant à renforcer le rôle du législatif et à garantir l’expression du pluralisme. 

Mais le lobby des parlementaires est très puissant et dispose de plusieurs relais, notamment au Sénat où Gauche et Droite se sont entendues depuis longtemps pour faire de la résistance en bloquant toute évolution. Et à n’en pas douter, la route vers une réduction du nombre de représentants au parlement sera longue et difficile…





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Pour une réduction drastique du nombre de parlementaires

Assemblée nationale.
La France compte un grand nombre de députés et sénateurs par rapport à sa population, soit 925 représentants au total pour 66 917 990 habitants au 1er janvier 2015.

Avec une telle densité de parlementaires, notre pays se distingue malheureusement de l’Allemagne, de l’Espagne ou d’autres pays fortement peuplés comme le Brésil ou les Etats-Unis...


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Pour une réduction drastique du nombre de parlementaires

Assemblée nationale
Assemblée nationale.
La France compte un grand nombre de députés et sénateurs par rapport à sa population, soit 925 représentants au total pour 66 917 990 habitants au 1er janvier 2015.

Avec une telle densité de parlementaires, notre pays se distingue malheureusement de l’Allemagne, de l’Espagne ou d’autres pays fortement peuplés comme le Brésil ou les Etats-Unis...



Malgré une dette de 2 037 milliards d'euros (95% du PIB) et un déficit public de 84 milliards d’euros fin 2014, la France ne lésine pas sur les moyens en matière de représentation parlementaire. Avec 577 députés et 348 sénateurs, notre pays compte actuellement un député pour 115 975 habitants et un sénateur pour 192 293 habitants, soit un parlementaire pour 72 343 habitants !

L’Assemblée Nationale

Les députés sont au nombre de 577 depuis les élections législatives de 1986 et la dernière réforme faite sous le mandat du Premier Ministre Laurent Fabius. Depuis la révision constitutionnelle de 2008, ce nombre est gravé dans le marbre par la Constitution, sans doute pour éviter qu’il ne soit à nouveau bricolé au gré des majorités électorales.

Le Président de l’Assemblée Nationale, Claude Bartolone, avait fait état en 2013, sur radio J, d’une piste pour en réduire le nombre, pour cause d’économie bien sûr, en revenant au nombre de députés d’avant la dernière réforme de la carte électorale, soit 491. Une commission devait plancher sur le sujet mais aucune proposition de loi n'a vue le jour depuis... Et si le nombre de députés est passé de 491 à 577 en 1986, c’est parce que le parti socialiste, au pouvoir à l’époque, avait souhaité introduire une part de proportionnelle dans le mode de scrutin majoritaire. Cette introduction, favorable incidemment au Front National, aurait permis de sauver une centaine de députés socialistes et une vingtaine de députés communistes...

Revenue au pouvoir, la majorité de droite se hâta de supprimer la part de proportionnelle mais ne manqua pas de conserver le nouveau nombre de députés !

Or, d'autres pays sont beaucoup plus économes en la matière comme l'Allemagne où il y a 622 membres au Bundestag pour 82 millions d'habitants, soit un député pour 131 800 habitants. L'Espagne présente pratiquement la même densité avec 350 députés pour 46 millions d'habitants.

Les Etats-Unis apparaissent encore plus économes avec 435 membres à la Chambre des représentants pour 315 millions d'habitants, soit un député pour 730 000 habitants ! Ce ratio élevé  s’explique aussi par la structure particulière institutionnelle de ce pays qui comporte dans chaque Etat un Congrès, composé d'une Chambre des représentants et d'un Sénat. 

En France, le nombre important de parlementaires influe naturellement sur le coût général des dépenses de l’Etat car chaque député reçoit un nombre non négligeable d’indemnités diverses. L’indemnité parlementaire comprend en effet l’indemnité de base (5 514 €), l’indemnité de résidence (165 €) et l’indemnité de fonction (1 420 €), soit 7 100 € bruts, somme à laquelle il faut ajouter l’indemnité représentative de frais de mandat (5 770 €) et le crédit pour rémunérer le ou les collaborateurs (9 504 €) , soit au total 22 374 € mensuels par député. 

Rapportée sur 12 mois et 577 députés, la dépense totale s’établit à plus de 154 millions d’euros par an, somme à laquelle il faut encore ajouter une réserve parlementaire répartie proportionnellement aux effectifs des groupes parlementaires (90 millions d'euros pour l'Assemblée Nationale et 54 millions pour le Sénat) !  

Sans compter les divers avantages matériels destinés à faciliter l’exercice de leur mandat (bureau, informatique, téléphone, photocopieur, courrier, restauration, hébergement, transports en commun gratuits, voitures avec chauffeur, taxis parisiens gratuits, prestations familiales, allocation d’assurance mutuelle, régime spécial de Sécurité sociale, caisse spéciale de pensions, allocation d'aide au retour à l'emploi pendant 3 ans après la fin de leur mandat).

Aujourd'hui, qui propose quoi ? François Hollande songe depuis 2012 à une diminution de leur nombre mais ne fait rien concrètement ! Nicolas Sarkozy s’est prononcé pour une réduction d’au moins 15 % mais n’a rien fait lorsqu’il était Président de la République ! Quant à François Bayrou et Alain Juppé, ils proposent respectivement une réduction de 30 % (environ 400 députés) et 50 % (moins de 300 députés) mais il s'agit pour l'instant que de promesses pré-électorales...

Finalement, c’est surtout un ratio (nombre de députés / nombre d’habitants) qu’il convient d’établir plutôt qu’un pourcentage de réduction. Un député pour 200 000 habitants serait par exemple un ratio clair et significatif pour une Assemblée Nationale de 330 députés environ, dont la moitié pourrait être élue à la proportionnelle.

Le Sénat

En 1959, les départements métropolitains, les DOM-TOM et les Français à l'étranger étaient représentés par 283 sénateurs. Leur nombre a été porté successivement à 331 en 2004, 343 en 2008 et 348 en 2011. Le scrutin départemental est soit proportionnel (dans 52 % des cas), soit uninominal à deux tours (48 %) mais les sénateurs sont désignés de façon tout à fait anti-démocratique par les seuls grands électeurs (150 000 personnes environ).

Par comparaison, les sénateurs sont au nombre de 69 au Bundesrat allemand ! Aux Etats-Unis, ils ne sont que 100, soit 2 sénateurs par Etat quand la France en est à deux et plus par département !

L’Assemblée Nationale ayant toujours le dernier mot en matière d'adoption de textes législatifs, l’on pourrait, avec un peu d’ambition et de courage, fusionner le Sénat (348 membres) et le Conseil économique, social et environnemental (233 membres) au sein d’une nouvelle chambre exerçant une fonction exclusivement consultative, ne disposant d’aucun pouvoir de blocage et limitée à 300 membres :

- 150 membres (ex sénateurs) représentant les collectivités territoriales de métropole et d’outre-mer élus à la proportionnelle intégrale dans le cadre de circonscriptions départementales ou régionales.

- 150 autres membres représentant les activités économiques, sociales et culturelles, désignés par des organismes représentatifs (salariés, agriculteurs, entreprises, familles, professions libérales, enseignement supérieur et la recherche, activités sociales et culturelles).

Diminuer le nombre de parlementaires tout en introduisant une forte dose de proportionnelle s’inscrirait donc dans une perspective globale visant à renforcer le rôle du législatif et à garantir l’expression du pluralisme. 

Mais le lobby des parlementaires est très puissant et dispose de plusieurs relais, notamment au Sénat où Gauche et Droite se sont entendues depuis longtemps pour faire de la résistance en bloquant toute évolution. A n’en pas douter, la route vers une réduction du nombre de représentants au parlement sera longue et difficile…





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Qu’est-ce que l’argent en 2015 ?

L’argent n’est qu’un moyen de paiement. Du reste, tout médium généralement accepté en tant que paiement pour des marchandises et pour des services est, par définition, assimilable à de l’argent. Cette qualification de l’argent autorise en conséquence de constater plusieurs types d’argent en circulation et en usage dans nos sociétés et économies. En effet, les...

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Il y a une vie hors du travail

L’époque où Voltaire affirmait dans Zadig que « le travail éloigne de nous trois grands maux: l’ennui, le vice et le besoin » est désormais révolue. Il n’est, aujourd’hui, plus approprié de se mettre coûte que coûte au travail. Dit autrement, travailler moins pourrait permettre d’améliorer ses conditions de vie, sachant que moins de travail améliore indiscutablement...

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Non à la culture des arbres transgéniques !

Eucalyptus
Eucalyptus.
Les arbres transgéniques représentent l'une des menaces les plus dangereuses pour les forêts qui abritent la plupart de la diversité biologique terrestre de la planète.

De nombreuse variétés d’arbres génétiquement modifiés ont déjà été plantés à ciel ouvert dans le monde et de nouveaux projets de plantations apparaissent ici ou là. Au Brésil, le gouvernement envisage d’autoriser la culture d’eucalyptus transgéniques dans les plantations industrielles géantes du pays…


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Non à la culture des arbres transgéniques !

Eucalyptus
Eucalyptus.
Les arbres transgéniques représentent l'une des menaces les plus dangereuses pour les forêts qui abritent la plupart de la diversité biologique terrestre de la planète.

De nombreuse variétés d’arbres génétiquement modifiés ont déjà été plantés à ciel ouvert dans le monde et de nouveaux projets de plantations apparaissent ici ou là. Au Brésil, le gouvernement envisage d’autoriser la culture d’eucalyptus transgéniques dans les plantations industrielles géantes du pays…


D'après l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), des millions d'arbres génétiquement modifiés ont déjà été plantés dans au moins 35 pays, en Chine et en Inde notamment mais aussi en Australie, Afrique, Europe, Amérique du Nord et du Sud.

Selon Les Amis de la Terre International : « La poursuite de la manipulation génétique dans la recherche forestière est surtout d'origine commerciale et répond aux impératifs de l'investissement privé, des forces du marché et des institutions gouvernementales chargées des réglementations. De nouveaux phénotypes d'arbres sont créés pour augmenter la valeur des actions des investisseurs. Si les bénéfices potentiels sont destinés aux actionnaires, il est évident que les dangers écologiques que comportent certains traits transgéniques ajoutés aux arbres risquent d'être partagés par tous. »

De nombreuses sonnettes d'alarme ont été tirées et certains pays semblent les avoir entendues en appelant à un moratoire sur la dissémination des arbres GM dans l'environnement mais d’autres semblent totalement les ignorer.

C'est le cas du Brésil qui envisage de planter des eucalyptus transgéniques à croissance accélérée pour remplacer progressivement les monocultures d'eucalyptus classiques qui occupent déjà plus de cinq millions d'hectares de terres dans les plantations industrielles.  

Les eucalyptus actuels, qui sont abattus au bout de sept ans, causent déjà l’appauvrissement des sols et des nappes phréatiques à cause de leur énorme consommation en eau (jusqu’à 30 litres par arbre et par jour). Rares sont les plantes et les animaux qui peuvent y vivre.

Les eucalyptus GM pourraient être coupés seulement au bout de quatre années, mais au prix d’une consommation en eau encore plus forte, et exacerberont ainsi la stérilité des sols. Le Brésil souffre déjà d’une grave sécheresse qui a contraint au rationnement de l’eau et l’augmentation de la consommation provoquée par les arbres GM serait une catastrophe.

Ces arbres pourraient aussi mettre en danger les abeilles et la production de miel. La contamination par le pollen des arbres GM pourrait rendre le miel invendable et menacer les moyens de subsistance d’un demi-million d’apiculteurs.

Pour toutes ces raisons, des organisations non gouvernementales brésiliennes, des mouvements sociaux, des scientifiques, des groupes autochtones, des agriculteurs, des forestiers réclament l'interdiction de la dissémination commerciale des arbres GM dans l'environnement. 

Dans la capitale Brasilia, des paysans du mouvement Via Campesina ont manifesté contre cette nouvelle espèce d’arbre transgénique de la société FuturaGene, filiale israélienne spécialisée en biotechnologie du géant papetier brésilien Suzano. Dans l'Etat de Sao Paulo, des manifestants du Mouvement des Sans-terre ont envahi les locaux de la société FuturaGene qui a déjà stocké des  milliers de plants d’eucalyptus GM.

Ces actions ont pour but d’alerter les autorités brésiliennes et l’opinion publique sur les impacts environnementaux et humains désastreux qu’auraient la culture d’arbres GM qui va contaminer les écosystèmes forestiers de manière inéluctable et irréversible. Elles visent aussi à faire pression sur la commission nationale de biosécurité (CTNBio), organisme relevant du ministère de la Science, de la Technologie et de l’Innovation, qui doit bientôt décider de l’autorisation de la culture d’eucalyptus GM...  



> Signer la lettre pétition demandant au gouvernement brésilien d’interdire la culture d’arbres transgéniques ICI


Photo Creative Commons par Yahoo Images


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Non à la culture des arbres transgéniques !

Eucalyptus
Eucalyptus.
Les arbres transgéniques représentent l'une des menaces les plus dangereuses pour les forêts qui abritent la plupart de la diversité biologique terrestre de la planète.

De nombreuse variétés d’arbres génétiquement modifiés ont déjà été plantés à ciel ouvert dans le monde et de nouveaux projets de plantations apparaissent ici ou là. Au Brésil, le gouvernement envisage d’autoriser la culture d’eucalyptus transgéniques dans les plantations industrielles géantes du pays…



D'après l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), des millions d'arbres génétiquement modifiés ont déjà été plantés dans au moins 35 pays, en Chine et en Inde notamment mais aussi en Australie, Afrique, Europe, Amérique du Nord et du Sud.

Selon Les Amis de la Terre International : « La poursuite de la manipulation génétique dans la recherche forestière est surtout d'origine commerciale et répond aux impératifs de l'investissement privé, des forces du marché et des institutions gouvernementales chargées des réglementations. De nouveaux phénotypes d'arbres sont créés pour augmenter la valeur des actions des investisseurs. Si les bénéfices potentiels sont destinés aux actionnaires, il est évident que les dangers écologiques que comportent certains traits transgéniques ajoutés aux arbres risquent d'être partagés par tous. »

De nombreuses sonnettes d'alarme ont été tirées et certains pays semblent les avoir entendues en appelant à un moratoire sur la dissémination des arbres GM dans l'environnement mais d’autres semblent totalement les ignorer.

C'est le cas du Brésil qui envisage de planter des eucalyptus transgéniques à croissance accélérée pour remplacer progressivement les monocultures d'eucalyptus classiques qui occupent déjà plus de cinq millions d'hectares de terres dans les plantations industrielles.  

Les eucalyptus actuels, qui sont abattus au bout de sept ans, causent déjà l’appauvrissement des sols et des nappes phréatiques à cause de leur énorme consommation en eau (jusqu’à 30 litres par arbre et par jour). Rares sont les plantes et les animaux qui peuvent y vivre.

Les eucalyptus GM pourraient être coupés seulement au bout de quatre années, mais au prix d’une consommation en eau encore plus forte, et exacerberont ainsi la stérilité des sols. Le Brésil souffre déjà d’une grave sécheresse qui a contraint au rationnement de l’eau et l’augmentation de la consommation provoquée par les arbres GM serait une catastrophe.

Ces arbres pourraient aussi mettre en danger les abeilles et la production de miel. La contamination par le pollen des arbres GM pourrait rendre le miel invendable et menacer les moyens de subsistance d’un demi-million d’apiculteurs.

Pour toutes ces raisons, des organisations non gouvernementales brésiliennes, des mouvements sociaux, des scientifiques, des groupes autochtones, des agriculteurs, des forestiers réclament l'interdiction de la dissémination commerciale des arbres GM dans l'environnement. 

Dans la capitale Brasilia, des paysans du mouvement Via Campesina ont manifesté contre cette nouvelle espèce d’arbre transgénique de la société FuturaGene, filiale israélienne spécialisée en biotechnologie du géant papetier brésilien Suzano. Dans l'Etat de Sao Paulo, des manifestants du Mouvement des Sans-terre ont envahi les locaux de la société FuturaGene qui a déjà stocké des  milliers de plants d’eucalyptus GM.

Ces actions ont pour but d’alerter les autorités brésiliennes et l’opinion publique sur les impacts environnementaux et humains désastreux qu’auraient la culture d’arbres GM qui va contaminer les écosystèmes forestiers de manière inéluctable et irréversible. Elles visent aussi à faire pression sur la commission nationale de biosécurité (CTNBio), organisme relevant du ministère de la Science, de la Technologie et de l’Innovation, qui doit bientôt décider de l’autorisation de la culture d’eucalyptus GM...  



> Signer la lettre pétition demandant au gouvernement brésilien d’interdire la culture d’arbres transgéniques ICI



 
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L’Europe: une histoire avec fin

La déflation ne fait pas que des malheureux, elle rend des services considérables à nos gouvernements européens capables grâce à elle de se financer à des prix désormais négatifs. Les taux négatifs sont donc un pur produit de la déflation. Ce déclin des taux d’intérêt reflète aussi une tendance lourde ayant précédé l’avènement des crises...

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