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Calendrier historique

Voici un échantillon du travail tiré du « tableau-calendrier » dont je parlais dans mon dernier article :

-12 000 av. J.C. :

-Montée du niveau des océans. Diverses industries lithiques existent.

-Curieusement, on découvre l’existence des microlithes antérieure à celle des macrolithes. Ce qui n’est pas logique du tout.

-Utilisation de proto-faucilles (C’est quoi ça ? Ça coupe pas ou quoi ?) et de meules pour faire de la (proto)farine à partir de (proto)graines d’herbes (proto)sauvages entre le XIIIe et le Xe millénaire av J.C. en Haute Égypte et en Nubie (actuel Soudan) qui sont loin des rives de la mer mais qui y communiquent par le Nil. Il serait intéressant de savoir si le Delta du Nil existe déjà à l’état de marécage comme il se retrouvera quelques millénaires plus tard.

-Découverte d’ossements de chien domestique sur les lieux d’habitation humaine dans la grotte irakienne de Palegawra (culture de Zarzi depuis -18 000 av J.C.).

Certains sites de la culture Dyuktai, en Sibérie, font remonter sa date à -33 000 av J.C. Je n’emplois jamais « avant le présent » au cas où on penserait que ce que j’écris le fut il y a mille ans ou que mon article ne soit lu que dans mille ans.

D’ailleurs, quel que fut mon âge au cours de ma vie, il a toujours été « au moment présent » ; de sorte que je n’aimerais pas qu’on lise, aujourd’hui, que je suçais mon pouce 4 ans « avant le moment présent » que j’aurais écris à l’âge de six ans. Le « moment présent » est un point de repère imbécile en archéologie. Je pourrais souligner que l’athéisme n’exclut pas l’imbécilité mais je m’en priverai. Personnellement je suis agnostique.

-11 500 av J.C. :

-Civilisation natoufienne en Cisjordanie. Elle est caractérisée par la mise en place des premières expériences de sédentarisation et donc, par l’apparition des premiers villages. C’est près du mont Carmel (refuge idéal pendant la montée des eaux) et en Galilée où la sédentarisation est la plus avancée. Le Natoufien se développe dans les territoires actuels d’Israël, de la Palestine, et à la frange occidentale de la Jordanie. Au Natoufien récent (-11 500 av J.C.) l’horizon géographique s’est élargi dans toutes les directions possibles (le niveau océanique monte partout), jusqu’au moyen-Euphrate et à la grotte de Dederiyeh en Syrie centrale. Il y avait dans la vallée, des forêts auxquelles correspondent les traces de micocouliers. Les fruits charnus appelés micocoules, quoique peu recherchés de nos jours, sont comestibles, même avec leur noyau assez croquant rempli de lipides. De couleur jaune ou bordeaux, ils ont un goût de pomme caramélisée.

-Des restes de neuf figues parthénocarpiques, c’est-à-dire ne produisant pas de graines et nécessitant l’intervention de l’homme pour sa culture (en recourant à des boutures), datant de -11 400 à -11 200 ans av. J.-C. ont été découverts à Gilgal, au nord de Jéricho. Ce qui dénote une science assez avancée en agriculture sinon en botanique.

-Site Clovis près de la ville de Clovis, dans l’état du Nouveau-Mexique, aux États-Unis.

-La tourbière de Stellmoor (Hambourg) a livré des arcs et des flèches en bois de pin, les plus anciens connus (mais pas les plus anciens qui ont existé. Les pointes de f l<eches existent depuis des millénaires).

10 300 av J.C.

-Campement de Pincevent dans la vallée de la Seine. On suppose que les habitants vivent dans des tentes. On y pratique la boucherie, la peausserie, la menuiserie et la fabrique de flèches. Les foyers sont délimités par des pierres (Ces flèches n’étaient évidemment pas pour indiquer les sens uniques des sentiers, mais nécessitaient des arcs ; on le comprend bien).

10 200 av J.C.

-Néolithique précéramique A (pourquoi pas « proto » ?) dans le Levant, qui succède au Natoufien.

-Sites de Jéricho et de Nahal Oren en Palestine, de Mureybet et de Jerf el Ahmar en Syrie, de Körtik Tepe en Anatolie. On y trouve diverses vestiges archéologiques (obsidienne de Cappadoce et du lac de Van, perles en pierres fines, bols à décors incisés) qui témoignent une multiplication des réseaux d’échanges (commerce du troc) par rapport au Natoufien.

-Premières expérimentations en agriculture (céréales, lentilles, noix) et début de la construction de silos pour le stockage des céréales (Bab edh-Dhra, Jéricho, Mureybet, Jerf el Ahmar).

Période Jōmon précoce au Japon.

10 000 av J.C.

-Fin de la culture de Zarzi (Tunisie). Cette culture évolue ensuite vers la culture de M’lefaat, marquant le début du néolithique précéramique (avant même la « proto »).

-La mer Noire est alors un lac géant d’eau douce qui lentement s’assèche jusqu’à être à 110 m au-dessous du niveau de la Méditerranée. Une hypothèse catastrophiste suppose un débordement de la Méditerranée dans la mer Noire vers -5 600 av. J.-C., inondant de vastes plaines en quelques années (en fait 30 jours).

-Prémices de l’agriculture au Proche-Orient. Dans cette région, les populations se sédentarisent et quelques foyers de domestication agricole apparaissent.

-Période humide au Sahara de -9 800 à -2 900 ans av J.C. (Donc le Sahara était verdoyant jusqu’en -2 900 av J.C.)

-À la frontière entre l’Égypte et le Soudan (ancienne Nubie), un cimetière à proximité du Nil, appartenant à la culture Qadan, atteste une bataille ayant opposé deux clans, datée entre -10 000 et 8 000 ans av J.C. (non ; la bataille n’a pas duré 2 000 ans). En termes archéologiques, la culture Qadan est considérée comme un groupe de communautés vivant dans la haute vallée du Nil avant -9 000 av. J.C. (elle n’a pas duré 1 000 ans non plus). Des efforts systématiques étaient faits par les gens de Qadan pour arroser, soigner et récolter la vie végétale locale, mais les grains n’ont pas été plantés en rangées ordonnées. (Est-ce suffisant pour dénier l’usage d’agriculture ?)

Un grand nombre de meules et de lames a été trouvé. Il y a des preuves de conflit entre les groupes, suggérant des périodes d’invasion (venant du Sahara ?). L’économie de Qadan était basée sur la pêche, la chasse et l’utilisation extensive de céréales sauvages.

-Découverte de restes de fruits et de légumes probablement cultivés (amandes, terminalia, bétel, fèves, pois, gourde, châtaignes d’eau, poivre, madhuca, canarium, aleurites et cucumis) dans la Spirit Cave, site de la culture hoabinhienne, à 60 km au nord de Mae Hong Son, à la frontière entre la Birmanie et la Thaïlande.

-Les 250 squelettes et crânes découverts dans le site de Cerca grande au Brésil confirment les origines non-mongoloïdes de ces premières populations mais sont de type australoïde ou europoïde (Ils n’ont donc pas traversé en Amérique par le détroit de Béring).

-Les hommes commencent à domestiquer certains animaux, et découvrent l’intérêt de l’agriculture.

-Le développement de communautés agricoles spécialisées va entrainer des recherches dans le besoin de stockage (céramique, vannerie) et des demandes dans les échanges commerciaux (troc, premières monnaies d’échange, produits de luxe, obsidienne, pierres semi-précieuses).

-La céramique apparait à Ounjougou, au Mali, au cours de la première moitié du millénaire. (Comme si les chasseurs-cueilleurs n’avaient pas besoin de stockage ou ne faisaient pas de troc).

-La population européenne est alors estimée entre 600 000 et 3,8 millions de personnes, pour une population mondiale estimée entre 5 et 10 millions (Les Chinois de l’époque n’ont pas encore vécu « la revanche du berceau ». De plus, le « ratio » entre les deux marges n’est pas identique ; ce n’est pas une « estimation », c’est du « n’importe quoi »).

9 500 av J.C.

-Les fouilles du site Jerf el Ahmar en Syrie montrent une intensification de l’exploitation des céréales. Les céréales (orge, engrain, seigle) ne portent pas de marque de domestication, mais la présence de semences d’adventices indique qu’elles sont déjà cultivées (on « cultive » des céréales « sauvages » ; mais n’est-ce pas là de l’agriculture quand même ? Et depuis combien de temps cultive-t-on ces céréales sauvages ?).

-Premières pointes de flèche taillées dans de la pierre. L’invention de l’arc a dû être antérieure. (c’est loin d’être les « premières ». On l’a déjà vu).

-Le site de Nanzhuangtou dans le Hebei est le plus ancien site connu montrant des signes d’agriculture en Chine, suivi par ceux de Donghulin (9000-7000), Zhuannian (9300-8300), Lijiagou et Bianbiandong (8500-6900) au nord et Shangshan au sud (9400-6600). Des meules nombreuses sont utilisées pour broyer des plantes (millet, riz, noix, racines, tubercules).

-Début de la construction du site de Göbekli Tepe, près de Şanlıurfa, en Turquie. Il fut recouvert de terre, à la main, vers -8 000 av J.C. Ce qui a obligé les archéologues de creuser pour le retrouver en 1965 « de notre ère ».

-Tell Qaramel, site néolithique à 25 km au nord d’Alep, en Syrie, occupé depuis 10 700 av. J.-C., livre cinq tours rondes de pierre, les plus anciens vestiges d’édifice public connus, construites vers -9 650 av. J.-C. (donc avant celle de Jéricho datée de -9,000 av J.C).

9,300 av J.C.

Mureybet : La première utilisation de petits jetons d’argile (calculi) pour le comptage a été trouvée dans la phase III (-9,300 à -8,600 av J.C.). Il a coïncidé avec une période de croissance rapide explosive de l’utilisation des céréales au Proche-Orient.

9,000 av J.C.

-Amorce de sédentarisation sur le site de Zawi Chemi Shanidar, en Irak, au début du IXe millénaire av. J.-C. : constructions circulaires, matériel de broyage (meules) et technique du polissage. Signe de proto-agriculture et de proto-élevage du (proto-) mouton (tous entourés de proto-clôtures).

-En Inde, de nombreux sites mésolithiques ont été découverts dans le Rajasthan, le Gujerat et en Inde centrale. L’augmentation du nombre de sites par rapport à ceux du paléolithique semble indiquer des modifications climatiques (et les niveaux océaniques alors ?).

On observe la miniaturisation des outils qui correspond à une amélioration des techniques de chasse, de pêche et de cueillette. Des microlithes géométriques apparaissent, permettant la fabrication de pointes de flèches et de harpons (Euh ; auparavant les pointes de flèches n’avaient pas de forme géométrique ?).

-Haches-herminettes de Nouvelle-Guinée produites à partir de -9 000 av J.C.

-Émergence de l’agriculture au Proche-Orient

-En Amérique, entre -9 000 et -7 500 av. J.-C. de nombreuses espèces animales disparaissent (mammouths, mastodontes, félins, bœufs musqués, chameaux…) (probablement à cause du CO2 ; ces animaux n’arrêtent pas de péter. Ils sont pire que nos vaches européennes).

8 800 av J.C.

-Culture de Paiján sur la côte nord du Pérou. Pèche au harpon à pointe de pierre effilée, cueillette des escargots, chasse de petits animaux (viscache) et utilisation de meules. Les restes humains les plus anciens sont datés de 8 200 ± 180 ans av J.C.

-Début de l’économie agricole dans les régions de Damas et du Moyen-Euphrate dans le nord de la Syrie.

-Expansion de la technique de la chaux et du plâtre, venue du Levant, vers l’Anatolie en passant par l’Euphrate (est-ce là l’origine des sémites en Mésopotamie ?).

-Le Sahara est verdoyant et parsemé de cours d’eau et de lacs.

-Le lac Tchad atteint 340 000 km2 contre 24 000 actuellement.

-Néolithique ancien en Haute-Égypte (au Sud). Poterie, millet sauvage, gazelle. La présence d’os et de dents de grands bovins laisse présager une hypothétique domestication (des dents ?). Des chasseurs nomades parcourent des zones boisées aujourd’hui désertiques.

La vallée du Nil, immense marécage, n’offre aucune possibilité de résidence fixe (comme les marécages du golfe Persique évidemment).

8 600 av J.C.

-Le site de Cueva del Guitarrero, au Pérou, livre des restes de piment apparemment cultivé datés entre -8 600 et -8 000 av. J.C.

8 500 av J.C.

-Première utilisation d’outils microlithiques au Sahara. Montés sur un manche d’os ou de bois, ils fournissent des faucilles pour récolter les graminées sauvages. D’autres sont fixés comme pointes et barbelures sur des flèches et des harpons, parfois assujettis à l’aide du mastic produit par les lentisques.

-Le cobaye, apparait associé à des ossements humains dans l’abri sous roche de Jayhuamachay, situé dans une forêt humide à 3 350 mètres, dans la région d’Ayacucho au Pérou, occupé entre -8 500 et -8 160 av. J.-C.

8 400 av. J.-C. :

-Présence de bœufs et de chèvres domestiques à Chypre, emmenés en bateau par les occupants de l’île (les bateaux nécessaires au transport de bœufs, à cette époque, m’impressionnent plus que la présence des bœufs. Je n’y crois pas du tout. Les bœufs y sont arrivés autrement ; probablement à pied alors que le niveau de l’eau était plus bas).

8 300 av J.C.

-Premières traces d’habitation retrouvées près de la source de Tell es-Sultan sur le site ancien de Jéricho. Elles se composent de murs défensifs et d’une tour de 8,2 m. avec escalier intérieur, construite vers -8 000 av J.C. Le site est occupé depuis -15 000 av. J.-C. par des chasseurs-cueilleurs (ou des « traiteurs » commerciaux en stage) qui ont laissé un petit sanctuaire (ou un petit entrepôt) de 3,5 m sur 6,5 m probablement natoufien (le « probablement » est significatif). L’agglomération, considérée comme une des plus anciennes villes du monde, devait alors compter de 375 à 1000 habitants. Les constructions défensives du site attestent une structure sociale organisée, dirigée par un pouvoir important (le seul pouvoir disponible à l’époque est le pouvoir « commercial » ; et pour être important il nécessite une organisation plus grande que 1000 personnes). Cette population fut évincée de Jéricho par un autre groupe plus sophistiqué vers -6 800 av J.C. (il y avait donc de la concurrence commerciale même à l’époque).

8 200 av J.C.

-Des sandales en écorce d’armoise, trouvées dans la grotte de Fort Rock en Oregon, sont les plus anciennes chaussures jamais découvertes.

8 100 av J.C.

-Village de maisons rectangulaires, en blocs calcaires liés de mortier d’argile de Mureybet III dans la vallée de l’Euphrate. L’espace domestique peut ainsi être progressivement agrandi. Certains murs sont décorés à l’intérieur de motifs géométriques peints.

Prémices de la métallurgie : des perles de cuivre natif et une épingle ont été retrouvées à Çayönü, sur l’Euphrate, ainsi qu’une perle de plomb à Çatal Höyük.

-Diversification des pratiques architecturales. Abandon du plan circulaire, remplacé par le plan rectangulaire, susceptible d’extension. L’usage des sols de chaux, apparu à Beidha, se répand très vite.

-Les villages du Haut-Euphrate se dotent de bâtiments circulaires, souvent aménagés en fosse et ornés d’une iconographie géométrique ou naturaliste comme à Jerf el-Ahmar.

8 000 av J.C.

-En Afrique du Nord et au Sahara, premières domestications du bétail indigène.

-Les Capsiens, de type proto-méditerranéen apparaissent en Tunisie vers -8 000 av. J.-C. et progressent dans le Maghreb d’est en ouest. La chasse n’assurait qu’une partie de leurs besoins alimentaires, qui étaient complétés par les ressources végétales.

-Traces d’un massacre de chasseurs-cueilleurs, découvertes en 2012, sur le site de Nataruk, au Kenya, à une trentaine de kilomètres à l’ouest du lac Turkana. Une douzaine de corps (hommes, femmes, enfants) abandonnés sans sépultures, sont percés de pointes de flèches ou le crane enfoncé à coup de massue, certains ayant eu les poignets liés.

-Le manioc est probablement domestiqué dans le centre-ouest au Brésil, en Amazonie,

-Les premières sépultures apparaissent, souvent avec de l’ocre rouge en Amérique du Nord (comme le faisaient les néanderthaliens 30 000 ans auparavant).

-À Casper, dans le Wyoming, un groupe de 15 à 20 chasseurs tuent 75 bisons. 19 000 kg de viande sont débités, essentiellement pour préparer le pemmican séché pour l’hiver.

-Découverte de fragments de poteries portant des impressions de grains de riz sauvage sur le site proto-néolithique de Chopanimando en Inde.

-Les premières traces de sédentarisation de communautés agricoles se situeraient en Chine vers 8 000 av. J.-C. Différentes cultures aux particularismes très marqués s’épanouissent simultanément ; ce qui est une poussée évolutive. La domestication du chien est effective à Nanzhuangtou au Hebei.

7 900 av J.C. culture de Bus Mordeh à Tepe Ali Kosh, à l’ouest du Zagros. Échanges, (c’est-à-dire commerce), avec l’Arménie et le Golfe Persique.

7 600 av J.C.

-Le mouton et la chèvre sont complètement domestiqués. Huit espèces de plantes sont cultivées presque en même temps à Mureybet : des céréales (engrain, blé amidonnier, orge), et des légumineuses (pois, lentilles, fèves, pois chiches, vesces).

-L’élevage des bœufs, moutons, cochons et chèvres est présent en Anatolie et dans la presque totalité du croissant fertile.

-Syrie et Israël Néolithique précéramique B (période IV) récent.

-Sites d’Abu Hureyra, Ras Shamra, Bouqras, Ramaq, Abou Gosh) dans le Levant. Augmentation du nombre des villages dans la zone nucléaire et apparition de rues.

-Agriculture (blé, orge, légumes) et céramique en Palestine (Jéricho), Syrie (Mureybet) et Irak (Jarmo).

–Production de faucilles en pierre polie et d’objets de parure, en Israël puis dans le moyen Euphrate.

Dans la région de Jéricho, le blé, l’orge et divers légumes sont cultivés, le mouton et la chèvre sont complètement domestiqués.

Huit espèces de plantes sont cultivées presque en même temps à Mureybet : des céréales (engrain, blé amidonnier, orge), et des légumineuses (pois, lentilles, fèves, pois chiches, vesces).

-L’élevage de la chèvre est attesté à Abu Hureya, en Syrie, à Jéricho et Beidha.

-Garounien dans le Fayoum. Gravures rupestres (chasseurs nomades) en Nubie et en Haute-Égypte.

-Culture de Nabta Playa I en Basse-Nubie et en Haute-Égypte. Présence de bovins.

7 560 av J.C.

-Première occupation de Çatal Hüyük en Anatolie (datations carbone 14). Les maisons sont constituées de briques de terre crue. Ces briques sont de très grandes dimensions dans les phases les plus anciennes puisque certaines atteignent 1,5 m de long. Elles diminuent progressivement de taille au cours des siècles. Au début de l’occupation du tell Est, les maisons sont non seulement accolées les unes aux autres mais partagent les mêmes murs.

En raison de l’absence de rues, les habitations sont seulement accessibles par une ouverture pratiquée dans le toit et par des échelles en bois aboutissant au « coin cuisine ». Elles comprennent généralement une pièce commune carrée de 20 à 25 m2 et des pièces annexes au moins en partie réservées au stockage et à la préparation de la nourriture.

La pièce principale dispose de bancs et de plates-formes pour s’asseoir et dormir, d’un foyer rectangulaire surélevé et d’un four à pain voûté situés généralement près du mur sud, c’est-à-dire sous l’ouverture d’accès au toit (ce qui permet d’évacuer la chaleur et la fumée).

Les toits étaient constitués d’une armature de chêne et de genévrier recouverte d’argile et de roseaux. Les décors architecturaux de ce qui était considéré auparavant comme des « sanctuaires », sont en majorité des bucranes. La plupart sont constitués de véritables cornes d’aurochs. Ils sont souvent regroupés, soit sur les murs, soit sur des banquettes. Cependant, les sols conservaient encore des résidus dont l’analyse indique des activités pratiquées dans ces lieux, identiques à celles pratiquées dans les autres maisons (préparation de la nourriture, activités artisanales, etc.) (ce ne sont donc pas des « sanctuaires » dédiés à un culte).

Les peintures sont essentiellement rouges et noires. On trouve, entre autres, des représentations de vautours planant au-dessus de corps humains sans tête.

Dans le tell Ouest, jusqu’à présent aucune peinture murale ni relief n’ont été découverts. On observe, en outre que le plâtrage était moins épais et donc que le soin apporté aux murs était moindre.

Les habitants de Çatal Höyük utilisaient essentiellement l’obsidienne provenant de Cappadoce pour la réalisation de leur outillage. Quelques éléments proviennent de gisements d’Anatolie orientale, à près de 800 km du site. Chaque maisonnée avait à sa disposition des gros éclats qui étaient déposés près du foyer et qui étaient utilisés pour la réalisation de l’outillage. Le silex ne représente que de 1,3 à 7 % des matières premières utilisées. De très rares grandes lames en silex de grande qualité technique ont été soigneusement retouchées et emmanchées sous la forme de poignards.

7 500 av J.C.

-Sédentarisation en Iran. L’élevage des chèvres est attesté à Ganj Dareh vers -8 000 av. J.-C. et à Tepe Guran dans le Lorestan vers -7 500 av. J.-C.

-L’élevage des bœufs, moutons, cochons et chèvres est présent en Anatolie et dans la presque totalité du croissant fertile vers -7 500 av. J.-C.

7 400 av J.C.

-Technologies architecturales se développent au sud-est de l’Anatolie. Les premiers bâtiments publics apparaissent et on y célèbre le culte des ancêtres dont on en conserve les crânes ; (à moins que ces crânes soient ceux que les vautours ont enlevé à Catal Huyuk. Ce qui élimine l’aspect « culte » en faveur de « trophées de chasse ». Personnellement, je vis mieux ces hommes, encore chasseurs, comme des êtres objectifs et auto-défenseurs qu’en rêveurs à genou devant des crânes. L’archéologie devrait mettre un bémol sur leur concept de culte).

7 200 av J.C.

-Occupation de la vallée de Tehuacán, au Mexique, (phase Ajuereado, avant 7200 ans av. J.-C., phase El Riego de 7200 à 5200 ans av. J.-C.). Début d’une longue transition entre une économie de chasse et de cueillette vers une économie agricole, car la région est soumise à des alternances de périodes sèches et de périodes humides qui entraînent des mouvements de population entre les fonds de vallées et les hautes terres. Il est possible que les hommes l’El Riego aient cultivé des cucurbitacées (moschata, Mixta) et du piment.

6 500 av J.C.

-Néolithique moyen en Haute-Égypte (Nabta Playa II, dans le Sahara, à une centaine de km à l’ouest d’Abou Simbel). Phase aride. Le bœuf domestique est attesté avec des chèvres venues du Proche-Orient (commerce du troc).

Sédentarisation caractérisée par des installations de huttes circulaires semi-souterraines avec fosses de stockage adjacentes et de nombreuses meules.

Production de céramique (décors en wavy-line), pratique d’une agriculture céréalière (orge), accompagnée de trace de domestication animale, tout en maintenant des activités de chasse et de cueillette. Le problème de l’extension de cette culture néolithique hors de son milieu reste ouvert.

-Période d’Obeid de -6 500 av J.C. à -3 750 av J.C. Durée total de 2,750 ans.

Cette période contient les règnes des rois sumériens antédiluviens (mais le déluge ne s’est pas produit du tout en -3 750 av J.C).

Cette période se divise en :

Obeïd 0 (ou période d’Oueili) -6 500 av. J.-C. à – 5 200 av. J.-C.

Obeïd I -5 200 av. J.-C. à -4 800 av. J.-C.

Obeïd II -4 800 av. J.-C. à -4 500 av. J.-C.

Obeïd III -4 500 av. J.-C. à -4 200 av. J.-C.

Obeïd IV -4 200 av. J.-C. à -3 900 av. J.-C.

Obeïd V -3 900 av. J.-C. à -3 750 av. J.-C.

Certains sites, comme Halaf et Ninive, sont abandonnés ; d’autres sont incendiés ou réoccupés.

La culture d’Obeïd (ville du sud) s’étend sur toute la Mésopotamie. Eridu est le site le plus important (19 niveaux d’occupation). (Selon la tradition sumérienne, telle que donnée dans la liste royale sumérienne, Eridu est la première ville à avoir reçu la royauté, quand celle-ci « est descendue du Ciel ». Comme quoi l’origine céleste du pouvoir royal n’est pas une création du Christianisme médiéval, dans notre histoire).

Eridu est la cité du grand « Puissant » (et non « dieu ») Enki/Ea et de ce fait la ville apparaît souvent dans la littérature sumérienne où elle est mentionnée comme un port important (ce qui signifie qu’elle donnait accès au golfe Persique).

C’est autour de la zone dite « sacrée » d’Eridu, située au centre du tell, que se sont concentrées les fouilles. Celle-ci était entourée par une muraille intérieure quadrangulaire de 400 × 300 mètres de côtés. On y a repéré 19 niveaux archéologiques, ce qui a permis la constitution d’une longue séquence chronologique importante pour notre connaissance de la protohistoire du sud mésopotamien.

Et c’est ainsi que nous venons d’arriver à la naissance de la première grande civilisation humaine de l’histoire, la civilisation sumérienne.

Curieusement, la langue sumérienne ne peut s’apparenter à aucune autre langue connue. Autant dire qu’on ne connait pas son origine. On n’a pu comprendre ses écrits qu’après avoir déchiffré d’autres langues connues sur lesquelles on put se baser pour déchiffrer leurs récits.

Mais non seulement avons-nous eu de la difficulté à déchiffrer ces écrits, la façon de penser des Sumériens est tellement différente et éloignée de la nôtre qu’il nous est impossible de saisir l’essence réelle de ce que nous avons déchiffré.

Voici un exemple :

La langue sumérienne n’est pas construite pour envisager le futur. Les Sumériens ne se préoccupaient pas du futur ; ils ne vivaient qu’en fonction du passé. On pourrait dire qu’ils « reculaient » vers le futur. Cela peut nous sembler extravagant mais en fait c’est la structure même de l’univers dans lequel nous vivons. Tout ce à quoi nous faisons face est du « passé » ; de sorte que nous reculons dans le temps en regardant le passé autour de nous. Le futur est constamment dans le temps « derrière » nous. On doit admettre que la durée entre les deux « déluges » (4 000 ans) a permit aux gens de la mer Noire de réfléchir sérieusement sur la condition humaine.

Évidemment, nos scientifiques reconstruisirent l’histoire sumérienne seulement selon leurs découvertes archéologiques. Ils ne croient pas du tout à ce que les Sumériens, eux-mêmes, racontent dans leurs textes qu’ils qualifient de « mythes imaginaires ».

Cependant, depuis quelques années déjà, plusieurs personnages de ces « mythes imaginaires » se sont avérés avoir existé historiquement. Comme celui de Gilgamesh, pour n’en citer qu’un seul.

Personnellement, après avoir étudié, au collège, les textes des anciens Grecs et Romains, je suis loin de penser que ces hommes, d’une époque aussi lointaine soit-elle, étaient moins intelligents que nous le sommes aujourd’hui. Je n’ai qu’à peser à l’intelligence nécessaire pour imaginer le scénario de la caverne de Platon, démontrant une profondeur de pensée incroyable, pour m’en convaincre.

Donc, je ne crois pas du tout que ces hommes intelligents aient eu peur des éclairs et du tonnerre au point d’en faire des « divinités » terrifiantes. Je pense plutôt que, lors d’un orage, ils se mettaient à l’abri et attendaient que ça passe. D’ailleurs, même les vaches de mon grand-père ne craignent pas les éclairs et le tonnerre ; elles aussi attendent patiemment que ça passe.

Et si les vaches ne vous conviennent pas comme exemple, songez aux Amérindiens qui n’expliquaient rien au moyen « d’entités » imaginaires ; ils avaient constaté deux genres d’influences dans la nature ; l’une qui était positive qu’ils nommaient « Le Maître de la vie » et l’autre, négative, appelée le « Manitou ». Évidemment, les Jésuites n’ont jamais pu saisir ce concept positif/négatif, yin/yang, bonheur/malheur et constataient que les « sauvages » faisaient des offrandes au « Manitou », donc pour ces missionnaires, « Manitou » était le « Dieu » des indiens.

La réalité est que ces « sauvages » faisaient des dons à l’influence néfaste (Manitou) de la nature pour l’amadouer. Ils ne faisaient jamais d’offrandes au « Maître de la vie » puisqu’il était déjà « bon » et n’avait nul besoin d’être « amadoué ». Ce n’est pas étonnant que les Amérindiens fussent étanches à l’idée de faire des offrandes à un « Dieu » infiniment bon et infiniment aimable. Pour eux c’était du « gaspillage » inutile et surtout complètement illogique. Donc, étaient-ils plus imbéciles que les missionnaires, selon vous ?

Je soupçonne même que la crainte des éléments météorologiques soit assez récente chez les humains. En fait elle s’est probablement développée chez ceux qui se croyaient plus intelligents que les autres qui les entouraient.

Donc, je suis plutôt porté à respecter ces anciens écrits sumériens ; car je n’oublie pas qu’ils ont inventer les mathématiques, l’écriture, la comptabilité etc. et qu’ils ont structuré socialement et économiquement la première civilisation de l’histoire. Conséquemment, ce qu’ils racontent doit certainement avoir une valeur objective importante.

Au niveau de l’histoire chronologique, le plus important rapport écrit que les Sumériens nous fournissent est la « liste royale sumérienne », qui retrace l’histoire de la Mésopotamie depuis les origines, même si c’est selon leur tradition.

La plus ancienne version du texte que nous ayons trouvé, en creusant ici et là, date d’autour de -2 100 av J.C. ; donc, d’il y a 4,100 ans. Je pense que ce qui y est écrit est plus près de la source d’information que ce que nos savants constatent en creusant aujourd’hui. De sorte que nous risquons, beaucoup plus que les Sumériens, de mal interpréter ce qui s’est réellement passé.

De plus, le texte découvert par nos archéologues doit être une copie d’un texte encore plus ancien, puisque l’écriture a débuté bien avant cette date.

Il serait normal que la première inscription de ces écrits, ne soit pas une invention « imaginaire » mais soit plutôt une compilation de connaissances mémorisées comme des chansons, datant de millénaires précédents. D’ailleurs tous ces écrits sumériens semblent être des poèmes. Les druides celtiques procédaient de cette façon en apprenant par cœur les « mémoires » chantées ou scandées des évènements importants de leur histoire. Ils étaient ainsi les dépositaires de l’histoire celtique. C’est un procédé utilisé par toutes cultures avant de posséder d’écriture.

Je vais donc tenter d’amalgamer la chronologie sumérienne traditionnelle avec la chronologie scientifique actuelle. Mais avec la liste des rois, nous ne ferons pas face au problème des mots mais plutôt au problème des nombres utilisés pour déterminer les durée.

Par contre ce sera pour le prochain article (peut-être)

Amicalement

André Lefebvre

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