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Calendrier de l’humanité

Lorsqu’on s’attaque à vouloir déterminer le trajet de l’élan évolutif qui a mené l’être humain à la civilisation actuelle, on ne peut pas saisir l’ampleur du travail que cela représente. J’ai « dépensé » plus de 60 ans de ma vie à ce travail, de façon plus ou moins intense, et je n’ai pas encore terminé de « peaufiner » la chronologie de tous les évènements connus dans un « tout » descriptif qui puisse me satisfaire.

Mais j’y arrive bientôt avec un « tableau-calendrier », aux intervalles de 10 ans, énoncant tous les rois de toutes les civilisations entre -9000 av J.C. et -600 av J.C. avec leurs liens historiques.  Autant dire que c’est un « travail de moine ».

Assez rapidement, au début de mes travaux, je me suis rendu compte que d’entamer ce boulot sans établir ma propre position de départ, ne résulterait qu’à tourner en rond à travers toutes les données éparpillées qui m’étaient disponibles. J’ai donc, décidé, à un certain moment, de tracer ma propre base de départ.

Il me fallait trouver un évènement qui avait affecté la majorité des cultures humaines de la planète au même moment.

Lorsque présenté de cette façon, l’évènement en question est facile à trouver ; il s’agit, bien sûr ; du fameux déluge universel.

Je parle d’une inondation majeure de toutes les terres habitées de la planète. Ce qui n’est certainement jamais arrivé.

Cependant, il existe bien un cataclysme, quasi similaire, qui s’est produit sur notre planète et qui s’est terminé il y a un peu moins de douze mille ans. Je parle d’une inondation complète de tous les plateaux continentaux océaniques, suite à la fonte des glaciers accumulés durant la dernière période glaciaire.

Entre -12 000 av J.C. et -9 600 av J.C, le niveau des océans s’est donc élevé de 120 mètres (360 pi) pour atteindre le niveau actuel. Malheureusement, les plateaux continentaux se trouvent, en moyenne, environ 70 mètres (210 pi) plus bas que ce même niveau actuel.

Pour évaluer l’importance de l’immersion, disons que le maximum de profondeur, qui est la limite physiologique pour la plongée sous-marine, est de soixante mètres ; et il nous reste encore trois étages (dix mètres/trente pieds) à descendre pour atteindre le « rez-de-chaussée » du plateau continental. La pression à ce niveau est de 8,15 kg par centimètre carré. Si vous y êtes à l’horizontale, vous risquez d’être aplati, et à la verticale, vous risquez de grandir.

Comme l’homme a toujours eu l’habitude de s’installer sur les bords océaniques près des fleuves d’eau douce qui s’y jettent, la majorité de l’humanité d’il y a 14,000 ans, vivait nécessairement sur ces plateaux continentaux. Ce qui nous permet de comprendre qu’il y eu, effectivement, une inondation universelle qui submergea la majorité des terres habitées. Ce qui étonne le plus, est que cette catastrophe fut « imprimée » dans la mémoire des humains.

Ce cataclysme pris fin vers -9,600 av J.C. C’est approximativement la date que donna le vieux prêtre égyptien à Solon pour l’immersion de l’Atlantide. Ce vieux prêtre croyait que cet évènement assez dramatique avait fait régressé l’humanité dans son évolution. Pour nous, selon les données archéologiques, cette époque fut une poussée évolutive pour l’homme.

Donc, soit que le vieux prêtre égyptien déblatérait des idioties ou qu’il est question de deux points de vue différents. Personnellement, je ne suis pas prêt, du tout, à qualifier ce vieux prêtre égyptien, d’idiot.

Toutefois, il est illogique qu’un tel évènement destructeur puisse être le moteur d’un élan évolutif et, pourtant, c’est bien ce que nous constatons. Le contraire serait plus normal car, quel que fut le degré d’évolution atteint par les hommes de l’époque, ils furent obligés de tout abandonner, pour aller se réfugier sur les « hautes terres » qui ne les avait jamais vraiment attirés auparavant. Ils durent émigrer en apportant avec eux, leur seul « savoir » et leurs possessions faciles à transporter.

Résultat ! L’évolution des habitants des plateaux continentaux en prit pour son rhume et régressa au point de repartir quasiment à zéro sur les « hautes terres ».

Cependant, le résultat contraire se manifesta pour les quelques humains qui habitaient déjà ces endroits non fréquentés. L’arrivée massive de ces nouveaux émigrants leur fournit une poussée évolutive conséquente des techniques plus avancées que ces nouveaux venus avaient développés durant les millénaires précédant. Mais, il y eut quand même un prix à payer pour cette amélioration puisque les premières confrontations pour l’occupation de territoires venaient de naître dans l’histoire de l’humanité. L’archéologie découvre les premières victimes de batailles et les premières structure défensives à cette époque.

Notons que la victoire des Athéniens sur les Atlantes ne fut que le résultat d’une guerre défensive des Athéniens. Ce sont les Atlantes qui les attaquaient sur leur territoire. Autrement dit, ils fuyaient l’inondation.

Quel était le degré d’évolution atteinte par ces gens ? On ne peut que le deviner dans certains des noms des rois atlantes fournis par le vieux prêtre égyptien :

Amphérès « bien ajusté des deux côtés », en parlant d’un gouvernail. Donc ils connaissaient la navigation.

Eumélos « aux belles brebis ». Donc connaissaient l’élevage des caprinés.

Autochtonos « né de la terre »; donc « humains » et non des « dieux ».

Élasippos « meneur de chevaux » donc ils avaient domestiqué le cheval

Azaès « à la peau foncée » Donc noirs, d’origine africaine.

Le prêtre raconte que les Atlantes connaissaient l’or, le plomb, l’étain et le cuivre. Ils connaissaient les farines, donc produisaient des graminées ce qui indique l’agriculture. Et, effectivement, tout ceci apparait archéologiquement vers -9000 av J.C.

Curieusement, ce récit de Platon est encadré par le concept de la « spécialisation » présenté par Socrate comme sujet de la discussion. Ce qui nous inflige de voir ce concept de « spécialisation » exister chez les Atlantes. Ce fut également constaté sur certains sites archéologiques.

Ajoutons que ce vieux prêtre parlait « d’Athéniens » valeureux et évolués installés en Grèce (mer Égée); ce qui devait inclure la région du « Pont Euxin » (mer Noire) dans l’esprit d’un Égyptien.

Et c’est exactement ce que l’archéologie démontre ; des sites accusant les premières techniques primitives d’agriculture se mettent à apparaître partout sur la planète à cette époque. Les archéologues voient ces techniques primitives comme étant l’indication du début de l’agriculture ; mais ils ne tiennent pas du tout compte de l’implication de cette hause des niveaux des océans qui est fournie par une autre « spécialité » scientifique, la géologie.

Pour appuyer cette opinion, ajoutons que des archéologues ont dégoté une faucille datant de -15 000 av J.C. qu’ils disent devoir servir à couper du blé « sauvage » poussant un peu partout dans certaines prairies. Je ne pense pas qu’aucun d’eux ait tenté d’en fabriquer une avec les moyens disponibles aux hommes d’il y a 17,000 ans ; car ils auraient certainement trouvé la tâche trop laborieuse pour récolter quelques brassées de foin qu’on pouvait rencontrer lors de promenades.

Personnellement, je voudrais bien accepter cette affirmation gratuite des archéologues qui me semble appuyée sur le préjugé que l’homme d’il y a 17 000 ans était assez imbécile pour courir partout avec sa faucille, durant les 6,000 années qui suivirent (trois fois la durée de notre ère actuelle) pour couper du blé sauvage, sans se rendre compte que lorsqu’il en échappait sur le chemin du retour, les grains tombés sur le sol, devenaient du blé et que cela lui permettait de laisser tomber du blé au sol « plus près de chez lui ». Ce qui devient de l’agriculture. Remarquez que j’évite, ici, le qualificatif imbécile de « proto ». Planter des graines n’est pas de la « proto-agriculture » mais bien de l’agriculture.

Nous ne sommes pas, ici, devant le problème de « l’œuf » ou la « poule ». Il est évident que l’homme n’a pas visualisé un outil, aussi compliqué qu’une faucille, avant d’avoir à travailler fréquemment un champ entretenu qui l’oblige à imaginer cet outil assez complexe à fabriquer.

Certains rétorqueront que la cueillette était la corvée des femmes.

Mais cela ne change rien au problème, puisque ce serait alors l’une de ces primitives, supposément « imbéciles », qui aurait été assez « géniale » pour se fabriquer une faucille en insérant des microlithes acérés, parvenant à les fixer solidement à une tige recourbée, tout en restant trop idiote pour remarquer ce qui se passait à ses pieds. Je doutes qu’il ait jamais existé de telles femmes.

Et le questionnement me reprend de plus belle.

Comme je le notais précédemment, le « déluge universel » dont j’ai parlé, n’est pas du tout celui raconté dans la Bible où Noé vint s’échouer sur le mont Ararat, qui se trouve, à cette époque, en Anatolie. Remarquez que la montagne n’a pas déménagé depuis ; non, c’est le nom qui a changé. Le mont Ararat se trouve toujours au même endroit, mais maintenant en Turquie.

Donc si ce fameux déluge biblique a bien existé, ce n’est pas celui d’il y a 12,000 ans dont je viens de parler et il a dû se dérouler ailleurs, et à une autre époque.

Bizarrement, la première civilisation humaine connue nous parle d’un déluge identique à celui de la Bible et nous fournit les noms et la durée du règne de tous leurs rois d’avant et d’après ce fichu déluge.

Je parle, ici, de la civilisation sumérienne et de la liste de leurs rois, inscrite en cunéiformes sur des tablettes d’argiles datant de 4,500 ans (-2,500 av J.C.). Autant confirmer tout de suite qu’ils étaient plus rapprochés de l’évènement que nous ne le sommes aujourd’hui et donc sont plus pertinents que nous le sommes sur le sujet.

Cette civilisation sumérienne vint s’installer dans la vallée marécageuse mésopotamienne au IVe millénaire av J.C. Et, selon leur tradition inscrite sur des tablettes d’argile, ils arrivaient des montagnes situées plus au nord.

Quelles peuvent bien être ces montagnes du Nord de la Mésopotamie ?

Ces montagnes se trouvent en Turquie, au Sud-Est de la mer Noire, là où se trouve … tenez-vous bien … le mont Ararat.

L’indice est énorme ; mais il me reste à trouver une culture qui ait subi un élan évolutif important dans cette région avant le IVe millénaire.

C’est assez facile d’établir que la culture de Samarra (à ne pas confondre avec la culture de samara sur la Volga en Russie), contemporaine de la culture de l’Obeid final du Nord, avait atteint un degré d’évolution rapide jamais connue auparavant.

La culture de Samarra est une culture archéologique néolithique tardive du nord de la Mésopotamie, datée à peu près entre -5 500 et -4 800 avant notre ère.

Donc le déluge sumérien recherché devait s’être produit tout juste avant -5,500 av J.C.

La seule inondation cataclysmique de cette époque est celle du plateau continental de la mer Noire, résultant du défoncement du barrage « naturel » qui bouchait le Bosphore en -5 600 av J.C.

Et voilà ! Je tiens mon deuxième déluge durant lequel Noé, s’échappant du plateau continental de la mer Noire, alla s’échouer sur le mont Ararat qui se trouve, croyez-le sinon vérifiez vous-même, en banlieue de la culture de Samarra.

De plus, ce défoncement du barrage était, lui aussi, relaté sur une tablette sumérienne racontant la révolte des « Igigi » envers leur chef Enlil, devant les difficultés d’entretien du barrage qui, pour les Sumériens, ne semble pas aussi « naturel » que pour nous. Ce fut le sage Enki qui négocia le dilemme et trouva la solution.

Il ne suffisait que de « domestiquer » un animal humanoïde, qui broutait déjà un peu partout dans les montagnes et buvaient dans les ruisseaux, pour s’occuper du travail et, ainsi, alléger la corvée des « Igigi ».

Malheureusement cette solution, même si elle fut adoptée, ne réussit pas à protéger le barrage. La résistance du barrage ne laissa pas le temp nécessaire à la « domestication » de suffisamment d’animaux humains. Mais, qu’à cela ne tienne, la solution servit, finalement, à fournir de la mains d’œuvre pour aider à se réorganiser là où on trouva refuge, dans les marécages du golfe Persique..

Lorsque cette position de base fut établie, je parle de la mienne que je voulais au début, je pouvais maintenant reprendre mes recherches.

Nous y viendrons au prochain article, mais seulement si cela vous intéresse.

Amicalement

André Lefebvre

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