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Vox Populi versus le principe du flanc politique

R?soudre la crise syst?mique qui frappe les pays de la r?gion transatlantique requiert des ?l?ments de solution a) qui correspondent ? une science de l??conomie physique et b) qui peuvent ?tre valid?s par les succ?s de pr?c?dents historiques associ?s ? un syst?me de cr?dit hamiltonien en vigueur sous les pr?sidences am?ricaines d?Abraham Lincoln et de Franklin Delano Roosevelt.

Toutes les ? solutions ? mises de l?avant depuis 2007 lors des quelques 20 sommets ?conomiques des chefs d??tats europ?ens ne sont que des combinaisons d??l?ments d?un syst?me mon?tariste associ? historiquement ? la politique imp?riale de la ? City ? et de Wall Street.

Une ?conomie qui se veut ?tre au service de la d?couverte, de la cr?ativit? et de la dignit? humaine doit rejeter les axiomes associ?s ? une politique mon?taire imp?riale.

La solution exige un certain niveau de conscience et d?honn?tet? intellectuelle?: il nous faut d?abord admettre que ce sont les axiomes de la pens?e ?conomique des cinquante derni?res ann?es qui nous ont conduits ? la crise actuelle.

L?action requise pour r?soudre cette crise doit donc inclure une r?forme du syst?me d??ducation afin qu??merge une culture r?publicaine qui privil?gie le progr?s scientifique et technologique.

Le nouveau paradigme nous permettra d?institutionnaliser une politique d?ensemble ayant pour objectif l?augmentation de la densit? du flux ?nerg?tique [1]et du ?potentiel de densit? d?mographique relatif [2] du globe afin que cesse le g?nocide actuel promu par l?oligarchie financi?re.

Le premier pas ? franchir dans cette direction est le passage de la loi H.R. 1489 introduite au Congr?s par la d?mocrate Marcy Kaptur (D-Ohio) et son coll?gue r?publicain Walter Jones (R-Caroline du Nord)?: la ? loi de retour ? une activit? bancaire prudente de 2011 ? [3].

Vox populi?: une balise psychologique cr??e par l?oligarchie

Un choix ?clair? lorsque confront? ? deux syst?mes contradictoires ne pourra se faire tant et aussi longtemps que la population et les gouvernements refuseront de s?affranchir du culte de la vox populi.

Non seulement l?opinion ?collective?, ?publique?, ou ?populaire? erre-t-elle dans ses jugements mais la r?alit? est qu?elle n?a jamais ?t? en-soi un facteur de progr?s dans l?histoire de l?humanit?. D?ailleurs les soci?t?s ont constamment subi les effets tragiques de ces d?cisions politiques prises sur la base d?une opinion publique majoritaire, mais scientifiquement erron?e.

Il est urgent de comprendre comment l?oligarchie financi?re utilise encore aujourd?hui la vox populi comme instrument de contr?le du processus d?cisionnel.

Vox populi?: la tyrannie de la foule

La source du probl?me tient ? ce que nos soci?t?s actuelles sont? nominalement des r?publiques mais elles font toutes partie d?un processus de mondialisation g?r? par les diktats mon?taires, financiers et ?conomiques de l?empire. Un constat peu surprenant puisque c?est dans ? la City ? ? Londres que se trouve l?antre du nouvel empire mondial de la finance, un v?ritable quatri?me empire romain [4].

L??tude exhaustive de l?empire romain par les instances sup?rieures du service de renseignements de l?empire britannique n?est pas qu?un simple exercice acad?mique. Une des composantes cl?s de manipulation psychologique qui avait ?t? retenue autant par ? l?historien ? Edward Gibbon dans [5] The History of the Decline and Fall of the Roman Empire? (1776-1788) que par le commentateur politique Walter Lippmann? dans [6] Popular Opinion (1922) fut le ph?nom?ne du vox populi.

Il existe dans nos soci?t?s modernes plusieurs ?l?ments de la vox populi romaine. Cette vox populi peut varier quant ? sa composition selon le pays et dans le temps. En g?n?ral on retrouve une acceptation de certaines institutions?: gouvernementales, juridiques, financi?res; une reconnaissance ?galement des normes institutionnelles, coutumi?res, vestimentaires ? etc. Des r?gles tellement fortes qu?elles s?imposent ? tous et chacun, y compris la fa?on d?exprimer son opinion ou m?me sa dissidence. C?est-?-dire qu?en p?riode d?accalmie, la fa?on habituelle d?influencer les gens exige? que l?on se r?f?re ? ces institutions reconnus ou ? ces normes ?tablies.

Plus pr?cis?ment, vox populi est le terme utilis? durant la p?riode de l?empire romain pour signifier le peuple ordinaire. Le terme latin ?popular? originalement signifiait ? pr?dateur?. ? Populari ? se traduit par piller, d?vaster ou ravager. Comment les Romains contr?laient-ils la vox populi ? Par la guerre. Comment ont-ils sap? la moralit? afin d?enr?ler? la vox populi dans des guerres perp?tuelles? Par les jeux de plus en plus fr?quents au d?clin de l?empire romain. Du pain et des jeux ! Rome fut d?truite non pas par ses leaders mais par le peuple lui-m?me?: en substituant la vox populi ? la moralit?. Les dirigeants de la Rome antique se servaient de la vox populi pour non seulement contr?ler la population romaine mais aussi la r?duire ? une force autodestructrice. Le chaos g?n?ral engendr? par un tel syst?me pr?dateur ? l?int?rieur de la p?ninsule fut l?un des facteurs qui mena ? la chute de l?empire et ? un des pires ?ges des t?n?bres de l?histoire.

Le principe d?Hannibal
Nous sommes actuellement sur un v?ritable ?champ de bataille? politique o? l?enjeu de la guerre est la survie des ??tats-nations souverains?. Ce qui importe dans une telle situation est la qualit? de d?cision du commandant en chef des arm?es. Sa capacit? ? flanquer un ennemi sup?rieur en nombre, en tenant compte des capacit?s limit?es de ses propres effectifs. Mener la bataille en respectant l?opinion de tous et chacun sur comment s?y prendre est bien s?r un non sens qui m?nerait non seulement ? une d?faite cuisante pour cette arm?e ?d?mocratique? mais aussi ? la perte totale du mince r?sidu de souverainet? que poss?dent encore les nations de la r?gion transatlantique.

Il nous faut des ?g?n?raux ? comp?tents comme le furent un Alexandre le Grand, un Hannibal, un Fr?d?ric le Grand de Prusse, un de Gaulle ou un MacArthur. Il faut ex?cuter une man?uvre bien coordonn?e de flanc politique contre un empire financier auparavant puissant mais devenu dangereux et paniqu? parce qu?il n?est plus qu?? un g?ant aux pieds d?argile ?.

En 216 (av. J.-C.) ? Cannes, dans le sud-est de l?Italie, Hannibal, commandant des forces carthaginoises, infligea ? une arm?e romaine sup?rieure en nombre la plus grande d?faite militaire de son histoire gr?ce une man?uvre de double encerclement [7]. S?inspirant d?Alexandre le Grand, qui battit les Perses entre Gaugam?les et Arb?les (331), il devina correctement le plan de bataille du Consul Terentius Varro et ?labora sa politique du flanc en maximisant le r?le du seul ?l?ment ?comp?tent? de l?ensemble de ses effectifs?: la sup?riorit? de la cavalerie carthaginoise.

Le flanc politique n?cessaire contre l?empire britannique

?Voici l?analyse de Lyndon LaRouche [8] sur cette question?:

? Comment assurer une victoire contre l?empire britannique avec la plus grande ?conomie d?effectifs, la plus grande ?conomie d?efforts, avec le moins de sang vers?, de la fa?on la plus d?cisive, et dans le temps le plus bref ?

?? ? Qu?est-ce qui constitue la force de notre ennemi ?

Sa force est principalement bas?e sur le contr?le de ses effectifs. Donc, premi?rement, le moral de ses troupes. Le moral de ses troupes est lui-m?me bas? sur la confiance que les troupes entretiennent ? l?endroit du syst?me mon?taire et financier, et sur la force politique des populations, ainsi que sur l?engagement des populations ? appuyer les gouvernements qui supportent ces politiques.

?Donc, utilisons l?analogie militaire pour nous demander?: comment commanderiez-vous une bataille ayant pour but de d?truire l?empire britannique et ses alli?s ?

Vous penseriez dans les termes d?un commandant en temps de guerre?:

D?finir la position, le moment, la place et l?heure ? laquelle la force de l?ennemi a ?t? convertie en sa faiblesse, comme pour le cas des soldats romains ? Cannes, qui ?taient entass?s trop pr?s les uns des autres et o? leur plus grande force (le nombre) fut convertie en faiblesse et exploit?e.

??Qu?elle est la grande faiblesse de l?ennemi ?

L??croulement et l?affaiblissement de son syst?me financier et mon?taire, alors que la confiance de ses forces d?appui ?et auxiliaires en son syst?me se trouve ? un minimum. C?est le moment pour frapper.?

?? Nous sommes rendus ? une situation ou l?ennemi, l?empire britannique et tout ce qu?il repr?sente peut subir une d?faite d?cisive.?

???Ceci n?est pas une bataille de sang, quoique beaucoup de sang a d?j?? ?t? vers?. C?est une bataille de nerfs, de nerfs politiques, pour d?cider de changer le syst?me mon?taire mondial en un syst?me de cr?dit plus juste. Cela peut-?tre fait? Et nous pouvons gagner…

?? Nous pouvons conna?tre quelles sont les qualit?s que nous devons exiger des leaders potentiels. Notre probl?me est de prendre des gens qui sont ? potentiellement capables d?un engagement, qui sont dans une position o? ils peuvent agir et de les pousser afin qu?ils puissent en arriver ? cet ?tat d?esprit et de certitude o? ils d?cideront d?agir?Nous devons trouver le moyen de causer les ?l?ments les plus positifs qui sont au pouvoir sur la sc?ne mondiale, de se commettre intellectuellement et de trouver cette passion n?cessaire ? toute d?cision historique.??

Le po?te Shelley et la gr?ve de masse aujourd?hui

Un nombre grandissant de citoyens de par le monde deviennent conscients que c?est d?sormais leur existence m?me qui est menac?e par une oligarchie financi?re d?brid?e.

Des ?gr?ves de masse?? [9] font ?ruption dans l?ensemble de la communaut? europ?enne et ? travers les Etats-Unis. Leurs succ?s seront conditionnels ? la pr?sence d?une qualit? de leadership intellectuel lors des futures vagues successives de soul?vements spontan?s.

Pour le po?te anglais Percy Shelley, nous traversons une p?riode o? le citoyen se trouve soudainement en ?tat de recevoir ce qu?il appelle???des conceptions profondes et passionn?es concernant l?homme et la nature. [10]?? Une p?riode o? les citoyens peuvent s?affranchir de leurs ??cha?nes invisibles??? qui, en p?riode d?accalmie, les emp?chent de vivre leurs vies avec le plus haut?degr? de libert?, un droit inali?nable pour tout individu de l?esp?ce humaine, la seule esp?ce qui participe ? l?id?e d?immortalit?.

Notes :

[1] ??enqu?te sur la densit? de flux ?nerg?tique ?

[2] ? Alors, vous voulez tout savoir sur l??conomie? ? ?Chapitre 2?: lepotentiel de densit? d?mographique relatif.

[3] ?Glass-Steagall r?tabli ?? la proposition de loi qui fait trembler WallStreet

[4] John Hoefle : LeGroupe Inter-Alpha: des destructeurs de nations pour un g?nocide? imp?rial

[5] Edward Gibbon?: (1737-1794) Employ? de la Compagnie des Indes Orientales et ?historien? anglais. Lord Shelburne, le patron politique de la Compagnie des Indes Orientales et futur premier ministre (1782) passa une commande ? deux de ses subalternes, Adam Smith et Edward Gibbon. Voici comment l?historien Anton Chaitkin d?crit la gen?se de l?ouvrage historique la plus c?l?bre en langue anglaise?: ?Shelburne assigned two projects to East India Company propagandist Adam Smith. First, to prepare the research outline for a study of the Roman Empire, needed to aid conceptually in erecting a new such pagan empire with London as its headquarters. (This assignment was later turned over to another East India Compan esearcher, Edward Gibbon, and completed as The Decline and Fall of the Roman Empire, which blamed the intrusion of Christianity, the religion of the weak, for the collapse of the mighty.) Shelburne also commissioned Smith’s work on an apologia for Free Trade. This, Smith completed in 1776 as The Wealth of Nations. He claimed that the power of an « invisible hand, » and each man’s pursuit of his selfish interest rather than anyone’s desire to do good, causes economic well-being. (Wise men have since asked, is this invisible hand, financiers who
rig stock bubbles, or Shelburnes who rig insurrections.) Smith warned Americans and Frenchmen not to dare the « artificial, » government-promoted change from agrarian to industrial society; he attacked specifically the protectionist tradition of Jean Baptiste Colbert, finance minister for France’s Louis XIV.?

[6] Walter Lippmann?: (1889-1974). Journaliste et membre senior des cercles du renseignement politique anglo-saxon et propagandiste principal pour la doctrine du ?American Century?. Voir son livre Public Opinion (1922)? http://xroads.virginia.edu/~Hyper/lippman/cover.html

[7] LaDeuxi?me Guerre Punique: Hannibal : la bataille de Cannes 216 (av. J.-C.)

[8] Lyndon LaRouche a prononc? ce discours ? Walluf, en Allemagne les 27-28 avril 1997 devant 40 africains en exil originaires de la r?gion des Grands Lacs. Sa pr?sentation compl?te intitul?e ?Le Principe d?Hannibal? est disponible dans le compte rendu de la conf?rence de l?Institut Schiller intitul?e?: Peace through Deveopment in the Great Lakes Region. Pour un article de fonds plus r?cent de M. LaRouche sur l?offensive n?cessaire aujourd?hui contre l?empire britannique et ?la City? voir?: Lyndon LaRouche?:? La signification de la crise aux Etats-Unis
pour l?Europe

[9] Benoit Chalifoux?: Lagr?ve de masse de Rosa Luxemburg et son actualit? aujourd?hui

[10] Voir le dernier paragraphe du po?me de? Percy Bysshe Shelly: A? Defence of Poetry? ?

 

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