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Vous ne verrez jamais une IA attaquer son employeur devant les prud’hommes !

 

Jamais, une « intelligence artificielle » ne pourra remplacer complètement l’être humain. Croire au grand remplacement de l’homme par le robot est un pur fantasme de gaulois réfractaire à la modernité ; jusqu’à preuve du contraire. Mais dans certain cas, l’IA est déjà et le sera plus encore dans l’avenir, un redoutable collaborateur pour les entreprises. Prenons un exemple où une machine pourrait faire gagner beaucoup de temps, donc de l’argent, à un DRH débordé. Le recrutement des ressources humaines ! Vous remarquerez au passage toute la poésie exprimée dans les mots ressources humaines. Tous « les premiers de cordée » savent le « pognon de dingue » que représente le personnel pour le pauvre patron exténué et rongé par ses difficultés managériales. Alors, comment ne pas comprendre que les entreprises investissent frénétiquement dans les ressources inhumaines pour diminuer les charges et augmenter leurs profits. C’est un raisonnement logique et humain, vous feriez pareil si vous étiez un chef d’entreprise… Cynique !

Les retraités « baby boomers » ont eu beaucoup de chance d’être encore embauchés par un recruteur en chair et en os. Faut dire qu’à l’époque glorieuse de la jeunesse des vieux, le travail se ramassait à la pelle. De nos jours très tourmentés par le chômage, un postulant à l’embauche aura droit à un entretien vidéo différé où l’IA pourra « analyser méticuleusement le candidat ». Car il ne s’agit pas pour une « boite » de rater le bon profil, voire même parfois le « cerveau » à la Carlos Ghosn qui fera bondir le chiffre d’affaires. Aujourd’hui la matière grise vaut de l’or.

Pour trouver et embaucher la perle rare, le robot inquisiteur recruteur va donc examiner soigneusement le candidat et décortiquer « son langage corporel, ses expressions du visage, la sémantique… Cette analyse comportementale prend en compte les émotions du candidat et sa capacité à gérer le stress. Elle peut également déceler les traits de personnalité de ce dernier… »

Il paraît même que « les évaluations de l’Intelligence Artificielle seraient 25% plus fiables que celles des hommes. » Voilà encore un bon prétexte pour virer le cadre recruteur salarié, toujours fourré à la machine à café et qui passe une partie de son temps à poursuivre la secrétaire dans les couloirs, ou encore à fumer clope sur clope. Mais en réalité l’IA n’embauche personne, elle se contente de sélectionner les profils recherchés pour faire gagner du temps au recruteur maison.

Peut-être que vous ne connaissez pas encore Vera. Une superbe IA qui ne perd pas son temps à se maquiller ou à se vernir les ongles. De plus, elle est d’une efficacité redoutable. Vera a été « créée par une startup russe. Elle a la capacité de trier et sélectionner des candidats pour une embauche. Capable de réaliser jusqu’à 1 000 entretiens à la fois en appel vocal ou en vidéo, elle a déjà gagné la confiance de géants comme IKEA, L’Oréal, Auchan et Pepsi.

Autre avantage de l’IA, la machine n’est pas raciste, ni homophobe, ni sexiste. Mais les critères préprogrammés ne font-ils aucune différence ? En-tout-cas, l’IA aurait « l’avantage de limiter les biais cognitifs ». L’époque ou la première impression jouait un rôle décisif à l’embauche serait donc révolu. Cependant, « l’Intelligence Artificielle, programmée pour repérer un certain type de profil, risque de nuire à la diversité des personnalités dans une entreprise. Des améliorations sont encore nécessaires afin de palier à cette problématique ».

D’après l’étude LinkedIn Global Recruiting Trends 2018, « 76% des recruteurs » pensent que dans l’avenir l’IA prendra de plus en plus d’importance pour le recrutement du personnel.

Et puis, disons-le franchement, si un ordinateur tombe en panne il peut se remplacer facilement par un autre. Tandis que le remplacement d’employés malades ou d’une salariée enceinte c’est tellement plus compliqué. De plus, vous ne verrez jamais une machine attaquer son employeur devant les prud’hommes. Alors certes, jamais une « intelligence artificielle » ne pourra remplacer complètement l’être humain. Mais combien de travailleurs victimes de restructuration ? Heureusement pour nous les laborieux, des élites politiques étudient la possibilité d’un revenu universel qu’ils ne savent pas trop comment financer. L’IA a peut-être une idée qui pourrait les aider.

 

Commentaires

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A propos de gruni 57

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J'ai une fâcheuse tendance à l'ambiguïté. Ce n'est pas ma faute je suis tombé dans le deuxième degré quand j'étais petit. Depuis, pour me soigner, j'ai tenté une cure prolongée sur Agoravox. Le résultat a été désastreux, c'est encore pire qu'avant. Alors ne me prenez surtout pas au sérieux, mon cas déjà désespéré pourrait s'aggraver avec une grosse tête.

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