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Voilà à quoi mènent QAnon et un président fou (3)

Dans l’épisode précédent nous avons vu que, dans la forêt de drapeaux accourus au Capitole, il y avait des gens venus d’horizons différents. 

Aujourd’hui nous allons en décrire quelques uns plus en détailTrès vite se dégage l’idée que certains d’entre eux avaient établi des liens directs avec l’équipe Trump avant qu’ils n’apparaissent le 6 janvier :  c’est tout sauf une génération spontanée d’envahisseurs !  Et la majeure partie est bien d’extrême droite, une bonne part étant aussi adepte de la secte QAnon…

Ce sont bien des extrémistes de droite, les auteurs

D’abord, ne pas oublier une chose : la veille, à l’emplacement où devait avoir lieu le discours enflammé de Trump décrit dans note premier épisode, un homme tout de noir vêtu était venu chauffer les esprits de sa voix grave reconnaissable à mille lieues : c’était bien Alex Jones, d’Infowars, déjà en train d’occuper le terrain.

C’est la   vidéophotographe Sandi Bachom qui est la seule à l’avoir relevé, il semble bien.  Le lendemain, ça ne pouvait que s’enflammer logiquement… avec les phrases entendues ce soir là !

 

 

On commence par la vedette toutes catégories, celui déjà vu partout déguisé en vague sorcier indien, (on le surnomme plutôt le  » Viking » alors qu’il ressemble plutôt à Jamiroquai !) filmé divaguant dans les couloirs de l’Assemblée ou dans son hémicycle, installé brièvement dans le fauteuil du président.  Il avait déjà fait la une des journaux sous le même déguisement.

On l’avait aussi trouvé en compagnie d’un autre personnage déjà vu ici : ce fameux pasteur pro-Trump appelé Gibson (croisé dans notre premier épisode).  Les voici en effet ensemble, ici à droite, en Arizona, à un autre meeting. Il s’appelle Jake Angeli.  Il a 32 ans et présente d’autres particularités, dont une débusquée par Slate : c’est aussi un acteur de cinéma qui adore donc se déguiser. Mais il y a pire : « sur la poitrine d’Angeli, de curieux tatouages attirent aussi l’œil. Trois triangles noirs (un valknut), un marteau de Thor et un Yggdrasil, un arbre monde, soit trois emprunts à la culture nordique, mais aussi trois symboles très en vogue chez les néo-nazis américains« . Bref, des choix qui reflètent une toute autre opinion que celle qu’il veut bien laisser croire. Le voici donc ami avec un pasteur pro-Trump. Mais c’est aussi un admirateur affiché du mouvement QAnon, un de plus (cf ici à droite, de dos)….

Ok, mais là aussi il y a pire encore : notre fameux indien branché nazisme sait aussi porter le costume.  Eh oui. Quand il le faut… ou pas dans n’importe quelle circonstance : ce jour-là c’était pour rencontrer (ici à gauche)… tenez vous bien, Rudy Giuliani lui-même, en bonne compagnie, puisque derrière lui il y avait aussi de fort reconnaissable… Bernard Kerik, l’âme damnée de l’ère Bush, ancien voyou devenu flic pour finir en prison (3 ans) pour taxes et impôts d’Etat impayés (et pardonné récemment par Trump en février 2020 !)… et un autre spécialiste des coups tordus lui aussi. Et là, ça commence à faire beaucoup : pro-trump, symboles néo-nazis, Giuliani, son homme de main… notre homme n’aurait-il pas servi de pont avec toute une mouvance… pilotée par Kerik ? Trump n’aime pas le mot collusion et il nous l’a assez martelé pendant quatre ans: mais ici, en voici une de plus. Flagrante.

Quand ce n’est pas Kerik sur lequel on retombe, c’est… l’inévitable Roger Stone. Celui-là, l’exécuteur des basses œuvres de Donald, lui aussi récemment pardonné, on retombe en effet dessus. Encore une fois !!! Et lui aussi en lien avec un des complotistes du jour : deuxième collusion ! Avec un cliché tout d’abord : celui, formellement reconnu d’un membre des Proud Boys surpris dans l’enceinte. C’est Nich Ochs, le fondateur de Proud Boys Hawaï où il réside habituellement (ils sont venus de loin !).

Celui qui l’a battu comme candidat à Waikiki commente : « ça ne m’étonne pas. C’est une personne qui a fait des remarques offensantes sur la communauté juive, les femmes, la communauté LGBT, les immigrants, les musulmans, vous l’appelez, il s’est moqué de ça », a déclaré le représentant de l’État Adrian Tam ».  Ochs, à Hawaii s’était présenté sous l’étiquette du GOP !!! Se défendant (mal) en se présentant comme « journaliste », il avait attiré les critiques chez lui sur son île : «les images que j’ai vues semblent me montrer qu’il ne se distanciait pas en tant que journaliste de la foule, des envahisseurs», a déclaré Colin Moore, analyste politique d’Hawaii News Now. » Pire encore quant on retrouve une vidéo de qui était venu le soutenir à Hawaï le 19 septembre 2020 : eh oui, Roger Stone encore et toujours lui (ici à gauche) !!!

A Hawaï le sénateur Karl Rhoads, « Chair of the Committee on Judiciary« , ne veut pas en rester là et lui demande depuis des comptes…

Comme les gens qui servent Donald sont eux-mêmes de sombres crétins, c’est grâce à eux que l’on sait aussi qui a envahi le Capitole. Lin Wood, l’avocat complètement déjanté, a ainsi posté sur Twitter ce qu’il souhaitait montrer comme preuve d’un « antifa » comme saccageur ce jour-là : c’était l’homme en large pull beige à côté de notre encorné. Manque de chance pour lui, il venait alors de révéler sur le réseau la photo d’un personnage bien différent : celle de William Watson, 23 ans d’Auburn, en Alabama, arrêté depuis et reconnu grâce à ses tatouages, dont celui d’un jeu vidéo, français d’origine d’ailleurs. Interrogé il a précisé «Laissez-les dire ce qu’ils veulent. Les fausses nouvelles ne gagneront pas contre des milliers de patriotes qui ont fait cette journée». Il avait partagé auparavant une image de Mel Gibson extraite du film de 2000   » The Patriot ». En fait d’Antifa, il s’avouait vite fan des thèses… d’Alex Jones, qu’il a encensé sur les réseaux sociaux, celle surtout de la théorie du complot selon laquelle Trump avait effectivement remporté les élections de 2020 et que la victoire du président élu Joe Biden était frauduleuse. Ce jour-là il était… libre, sous caution de 103 000 dollars pour avoir été arrêté par la police cet été, reconnu responsable d’un trafic de drogue, comprenant marijuana et LSD. Fan de Trump prenant du LSD, on l’imaginait mal, et pourtant…

Petit con notoire repéré aussi ce jour là  (désolé je ne vois pas d’autre nom pour cet individu), croisé au Capitole, le même qui avait déjà été aperçu devant les marches du Capitole du Michigan à Lansing le 11 novembre dernier. Comme quoi le Michigan a servi de laboratoire à ces gens !!! C’est Nicholas (Joseph) Fuentes, militant suprémaciste pro-trump, critique du fondateur de Turning Point USA Charlie Kirk  jugé par lui pas assez à droite (!). Son groupe était bien présent sur place, et en nombre  :

En décembre il avait tenu un meeting où il s’époumonait à crier au mégaphone « détruisons le parti républicain », tout en portant une casquette MAGA, allez donc comprendre chez lui !). Pire encore, il a formulé des menaces de mort envers des élus : « le 4 janvier,  selon l’ADL toujours, « Fuentes avait publié une vidéo sur DLive exhortant tacitement ses partisans à tuer les législateurs de l’État, avant de se reprendre. « Que pouvons-vous et moi faire aux législateurs des États? « , Demanda-t-il. « En plus de les tuer. Bien que je ne conseille pas cela, mais je veux dire, qu’allez-vous faire d’autre ?  » . Une allusion même pas déguisée à un futur assaut meurtrier ! Un gars déambulant dans le Capitole a été vu portant sur les épaules le drapeau de L’AF bien reconnaissable.  On ignore s’il s’agit de Fuentes lui -même (ici à gauche). Il a atterri jusqu’à la Chambre du Sénat.

L’irresponsabilité totale d’un gars de 22 ans seulement, incitant à assassiner des élus !!! Depuis, il nie bien sûr être entré dans l’enceinte ce 6 janvier… avec son pote Anthime « Tim » Gionet alias « Baked Alaska »
(ici à gauche dans le Capitole), un activiste suprémaciste antisémite, plus âgé celui-là (33 ans), aperçu lui aussi sur place. Ce dernier en 2016 avait fait la une des journaux quand Donald Trump avait signé son tatouage de l’avant-bras droit (ci-dessous à gauche). C’est vraiment un sale individu celui-là (l’autre aussi !) : « avant d’être banni de Twitter pour avoir publié une image photographiée de l’agitatrice d’extrême droite Laura Loomer, une juive, dans une chambre à gaz, Baked Alaska a tweeté sur la façon dont «les juifs contrôlent les nouvelles» et a écrit aux abonnés sur le fait d’être «JQ». une abréviation pour la «question juive», ce qui signifie qu’il avait adhéré à des théories antisémites de la conspiration ». Il 
s’est baladé tout le temps dans le bâtiment (en diffusant sa visite en streaming !) alors qu’il s’était déclaré juste avant atteint du Covid19 !!!  On affaire à encore plus con encore, là; pardonnez-moi l’expression !!!

Les sous-doués en vadrouille

On a eu affaire à des sous-doués, visiblement, envoyés sur ordre au charbon, avec comme seul but le chaos, dans la tête ravagée de Trump le seul moyen de bloquer le plus longtemps le processus de nomination son rival. On s’en est aperçu chez lui de cette fixation irresponsable quand il a twetté, au moment où il le pouvait encore, que son vice-président était lui-aussi « un traître » car il lui avait refusé à lui, de s’opposer à la nomination, ce que juridiquement il n’avait même pas le droit de  faire. Le contenu est celui-ci :« Mike Pence n’a pas eu le courage de faire ce qui aurait dû être fait pour protéger notre pays et notre Constitution, donnant aux États une chance de certifier un ensemble de faits corrigés, et non les faits frauduleux ou inexacts qu’on leur avait demandé de certifier auparavant. Les USA exigent la vérité ! » Mentalement, Donald est un grand malade, qui rejette la faute sur tous les autres depuis le début : ça a commencé avec Jeff Sessions qui est le premier à s’être opposé à lui et a été déposé en deux minutes, comme les autres qui lui ont déplu, invariablement ça devait finir par remonter au plus haut à ce rythme là, et nous y sommes désormais. Au dernier maillon d’une folie que les républicains ont autorisé par leur laxisme.  C’est le dernier des Mohicans à la Maison Blanche. Davy Crockett à Fort Alamo, tout défile: depuis des semaines, après sa défaite, il y vit sourd, reclus à ressasser sa gloire passée.. Le Tweet qualifiant Pence de traître est en effet envoyé au moment même où ils viennent de forcer les portes !!! Les émeutiers l’entendent et ajoutent aussitôt son nom à leur liste de gens à « pendre » dans leurs cris où le mot « traitre » balancé du plus haut est apparu. C’est ce qu’entendra un Mike Pence, resté éberlué et choqué qui sera aussitôt emmené en sécurité par son service de protection quasiment manu-militari: il en ressortira fort pâle, très choqué.
C’est « Donald et les autres » comme mauvais film, qui se déroule désormais. Et plus aucun garde-fou !

Sur CBS News, en direct, un commentateur spécialisé (Richard Briffault, ici à gauche) invité est obligé de s’interrompre pour tourner les yeux sur une autre partie de son écran : la salle est évacuée ! Le émeutiers percent pendant ce temps l’une des portes à coups de barres de fer. La lumière bleuâtre de l’extérieur y apparaît. Certains entrent par des fenêtres, à l’étage. Tout s’enchaîne très vite. Des policiers démunis les arrosent de bombe aérosol au poivre irritant (ici à droite). La résistance policière est dérisoire. L’un d’entre eux, isolé, est poursuivi dans les escaliers, un autre après sommation tire et abat une manifestante qui traversait la vitre cassée d’une porte intermédiaire. Sur la chaîne CBS, on montre ce qui se passe à l’extérieur : la manifestation a dégénéré en émeute; les bannières affluent. Un bandeau affiche toujours l’événement du jour : la victoire probable de Samuel Warnock contre Kelly Loeffler que Trump a soutenu… sans la soutenir (après lui le déluge !). La foule s’amasse, on la voit arriver d’hélicoptère, via sur la droite ici  la-2nd NW&Constition Avenue, elle-même suite de la Pennsylvania Avenue qui démarre à la Maison Blanche, une partie préférant en fait passer directement par le National Mall, long parc entre les deux, car là il n’y pas de barrage filtrant de la police. On voit arriver aussi la première ambulance appelée, déjà (ici à gauche) : on se doute que ça a déjà commencé à dégénérer. Il est 14h22 de l’après midi. Le discours de Trump a commencé vers 11h 45 et s’est terminé vers 14H. Les manifestants ont accouru vingt minutes après les propos incendiaires !!! C’est à dire qu’ils se sont carrément précipités, côté est d’abord (et ouest après, où auront lieu les heurts les plus violents, pour arriver aussi vite !

Guidés par… Parler

Pour savoir comment ils sont entrés, il fallait aller voir du côté de Parler (1), leur réseau social préféré sponsorisé par la richissime famille Mercer, selon Gizmodo…. « au moins plusieurs utilisateurs du réseau social d’extrême droite Parler semblent faire partie de la horde d’émeutiers qui ont réussi à pénétrer profondément à l’intérieur du bâtiment du Capitole américain et dans des zones normalement réservées au public, selon les métadonnées GPS liées aux vidéos publiées sur la plateforme. le jour de l’insurrection à Washington« . « Les données, obtenues par un pirate informatique par des moyens légaux avant la fermeture de Parler lundi, offrent une vue d’ensemble de ses utilisateurs envahissant le parc du Capitole après avoir reçu les encouragements du président Trump – et lors d’une violente violation qui a poussé les législateurs et les visiteurs de Capitol Hill à se bousculer au milieu des coups de feu et des appels au meurtre. Les coordonnées GPS extraites de 618 vidéos de Parler analysées par Gizmodo ont déjà été recherchées par le FBI dans le cadre d’une vaste recherche nationale de suspects potentiels, dont au moins 20 sont déjà en détention » (nota et Gizmodo de préciser:  « les coordonnées elles-mêmes ne sont exactes que jusqu’à une distance approximative de 11-12 mètres »). « Une carte créée à l’aide des données GPS de Parler montre un flot de manifestants quittant le National Mall après un discours du président Donald Trump et se dirigeant vers le bâtiment du Capitole américain où une émeute s’est produite (ici à droite) D’autres données de localisation de l’extérieur du Capitole suivent l’itinéraire précis que la foule a emprunté le National Mall peu après un discours du président Trump, dans lequel il a exhorté ses partisans à «se battre comme l’enfer», affirmant qu’ils ne pouvaient pas «reprendre [leur] pays» avec de la faiblesse. »

Un rapport du FBI, transmis la veille et écrit à partir de l’observation des conversation des réseaux sociaux, dont Parler, avait pourtant prévenu avec notamment des discussion fort inquiétantes : « le rapport faisait référence à un fil de discussion en ligne dans lequel les conspirateurs discutaient de leurs plans, citant des individus disant: «Soyez prêts à vous battre. Le Congrès a besoin d’entendre le verre se briser, les portes enfoncées et le sang de leurs soldats BLM et Pantifa se répandre. Arrêtez d’appeler cela une marche, un rassemblement ou une manifestation. Allez-y prêt pour la guerre. Nous obtenons notre président ou nous mourons. RIEN d’autre n’empêchera cet objectif.  « Nota : la Timeline de événement  est ici. L’infortunée Ashli Babbit a été abattue à 15H34 (à cet endroit, ici à droite). Tout s’emballe, dès lors.

De drôles de zigs

Voici donc les portes forcées côté Est d’abord, et les émeutiers entrés, alors que les Congressistes et les Sénateurs sont en train de se réunir et d’entendre certains faire les premières objections à la certification, une procédure purement formelle vouée à l’échec on le sait. Autre pas très malin, donc, c’est le gars rentré avec notre fameux chaman encorné, arborant casquette Trump et sweat de l’inauguration de 2016, et portant un drapeau américain. Et ayant l’air plutôt… timide (ici à gauche) ! Nicholas Rodean, il s’appelle et il a surtout  oublié de retirer son badge de travail bien lisible et vite repéré par sa propre compagnie : Navistar Direct Marketing, basée dans le Maryland. A peine l’avoir vu, ils l’ont débarqué de son emploi. Il voulait mettre les congressistes au chômage, c’est lui qui se retrouve à la rue, le pauvre !

Autre pas davantage dégourdi : il s’appelle Josiah Colt, c’est lui que l’on a vu descendant acrobatiquement du balcon sur le sol de la Chambre du Sénat. Il est originaire de Boise dans l’Idaho. Il avait tout filmé et balancé en direct sur Instagram, se prenant pour le roi du jour et commentant en Live  «je viens d’entrer dans le bâtiment du Capitole, j’ai sauté dans la chambre ». Puis il affirmera s’être assis dans le fauteuil de la présidente de la Chambre Nancy Pelosi, mais c’était en fait celui du vice-président Mike Pence. Pas de GPS, pour sûr sur lui, dans sa tête ! Chez CBS News voici ce qu’il a déclaré en repentir après les faits : «j’aime l’Amérique, j’aime les gens, je n’ai fait de mal à personne et je n’ai causé aucun dommage à la Chambre. J’ai été pris dans l’instant et quand j’ai vu la porte de la Chambre s’ouvrir, je suis entré, j’ai sauté et je me suis assis sur la chaise (du maitre de cérémonie) (…) j’ai aidé un homme à se mettre en sécurité qui a été blessé puis est parti. Pendant que j’étais dans l’hémicycle, j’ai dit aux autres manifestants que c’était un lieu sacré et qu’il ne fallait pas faire de dégâts. Certains d’entre eux voulaient détruire l’endroit et voler des choses, mais je leur ai dit de ne pas le faire et de tout laisser à sa place. Nous sommes toujours sur un terrain sacré. Et je présente mes excuses sincères au peuple américain. Je reconnais mes actions qui ont fait honte à moi-même, à ma famille, à mes amis et à mon beau pays. Sur le moment, j’ai pensé que je faisais la bonne chose. Je me rends compte maintenant que mes actions étaient inappropriées et je demande pardon à l’Amérique et à mon état d’origine, l’Idaho. Mon intention n’était pas d’entacher le processus démocratique de notre grand pays. » Pas sûr qu’on morde à son repentir qui semble surtout dicté par un avocat : si son intention n’était pas celle-là, pourquoi venir dans une telle tenue ? Pour faire de l’escalade dans un monument national ? Pour savoir comment il avait été vite repéré, il faut savoir qu’il avait inscrit son nom sur son casque, sur la zone à scratch : « Colt » ! Pas vraiment malin non plus celui-là… mais pourquoi donc son casque était-il bulletproof comme l’indique sa publicité, citant « des fibres anti-balles UHMWPE » (ultra high molecular weight polyethylene) ? Et lui qui donnait des leçons en ligne (ici à droite) sur comment réussir dans la vie et se faire pleine d’argent ! Pourquoi venir avec ça s’il n’avait pas de mauvaises intentions ? Pourquoi donc s’équiper ainsi ??? Une chose est sûre : sa bêtise, elle, n’était pas bulletproof ! 

Autre perdant sur tout la ligne, et autre emploi perdu, celui d’élu cette fois avec : Derrick Evans, ici à droite, fraîchement élu à la West Virginia House of Delegates et aujourd’hui en état d’arrestation, ce qui la fiche plutôt mal pour représenter le peuple . Il a démissionné le lendemain même de sa fonction. Très à droite, anti-avortement, et embarqué dans des forums Facebook où il avait tenu des propos homophobes et islamophobes. De façon idiote encore, il avait filmé son arrivée au Capitole de façon enthousiaste…  (ici à gauche) le jour de son arrestation il n’avait non plus choisi la bonne tenue pour comparaître (ici à droite) : il y des gens comme ça… doués pour rien. Bref, les premiers interceptés par la police ne sont pas des flèche et ça se voit. Des gens au final bien représentatifs de l’électorat de Donald : des naïfs, pour rester poli. Entre-temps ça a nettement dégénéré, déjà et vers 13h40 la maire a déjà décrété le lockdown, le couvre-feu. Vers 14H11 les manifestants attaquent le côté ouest, par le côté gauche de la face ouest du bâtiment. C’est là où vont avoir les scènes d’escalade des façades (cf ci-dessus).

L’homme aperçu dans les escaliers côté Est a aussi depuis été cerné et arrêté. Celui-là, c’est très clair, est une énième adepte de la théorie fumeuse de QAnon : c’est marqué sur son sweat-shirt. Le slogan imprimé est « Trust The Plan », justement… Ah tiens : il y en aurait eu un de prévu ? Le policier agressé et menacé s’étant opposé seul armé d’une matraque  s’appelle Eugene Goodman au non prédestiné, il est aujourd’hui perçu comme un héros, dernier rempart de la démocratie ce jour-là, Un reporter fait remarquer que durant la poursuite du policier, tous deux sont passés devant le portrait du sénateur Blanche Kelso Bruce, un républicain du  Mississippi qui a été le premier sénateur noir au Congrès après la guerre de Sécession. Tout un symbole: c’était le fils d’un fils d’un propriétaire blanc de plantation et d’une servante esclave noire !!!

Lui s’appelle Doug Jensen, il vient de Des Moines, Iowa. Jensen avait posté sur Twitter le 12 novembre qu’il était «prêt pour 4 ans de plus» et qu’il «fera tout ce qu’il faut» pour ça. Son frère William Routh, 54 ans, de Clarksville, en Arkansas, avait tenté en vain de lui faire abandonner son suivi des thèses de Qanon qui, selon lui, lui « avait dit d’être à cet endroit à ce moment-là«  (il y a bien eu un mot d’ordre de lancé et véhiculé donc). Son employeur n’a pas trop apprécié : il a aussitôt été licencié de son travail chez Forrest & Associate Masonry, une entreprise de construction. Le Capitole est alors plein de manifestants dans les couloirs et certains forcent les portes des bureaux des élus et se filment sans vergogne en train de voler des éléments. Personne ne s’y oppose.

Bien entendu toute la presse a relayé une des figures clés de l’événement, celui qui s’est pavané dans le fauteuil du bureau de Nancy Pelosi, la plus honnie des représentants élus chez lez trumpistes, et qui avait fait le fanfaron à peine sorti en exhibant un courrier volé dans ce même bureau.  Il a bien sûr été arrêté facilement dans les heures qui ont suivi. Il venait de l’Arkansas, de la minuscule ville de Gravette (2325 habitants en 2010, à 87% des blancs, Trump y a fait un score de 58.59% dans son comté de Benton !) et s’appelle Richard Barnett et il a 60 ans. Conscient de son forfait et l’assumant, il s’est rendu lui-même aux autorités, en se rendant dans le bureau du shérif de Benton County à Bentonville, deux jours plus tard. Conscient, pas vraiment : selon lui en effet, « la foule était incroyable » a-t-il précisé sur la radioKSFM. «Nous avons marché là-bas. Ils ont commencé à nous gazer. Ils ont commencé à maltraiter nos gens. Cela a énervé certaines personnes. Ils sont allés à la porte d’entrée, et ils ont commencé à exiger qu’on les laisse entrer ». En somme, sa version est que l’envahissement était la réponse à une violence de la police, ce que dément par exemple l’arrivée par l’arrière ouest du Capitole où ce sont bien des manifestants qui ont bousculé le maigre peloton de policiers présents chargés de surveiller les barrières métalliques disposées (ici à gauche). Possesseur d’un AR-15, il a participé à des “rassemblements patriotiques” et il pense « quun masque facial est une répétition générale de ce qui va arriver. … Cela se terminera par une puce au front »... C’est la théorie anti-Bill Gates promue par…QAnon !

Beaucoup plus grave encore:  un des ordinateurs du Pentagone volé ce jour-là, donnait accès à la plateforme SIPRNet (Secret Internet Protocol Router Network) . Cela entraîne une autre crainte bien plus grave  encore notée ici :  « cette nouvelle information vient au milieu des questions sur la sécurité laxiste et des affirmations d’un officier de police de Metro DC selon lesquelles des militaires et des policiers en congé étaient parmi les voyous et «clignotaient leurs badges d’identité» à leurs collègues de service (2). Des émeutiers qui ont eu accès au bâtiment ont été photographiés aux bureaux de membres de haut rang du Congrès, dont la présidente Nancy Pelosi, et ont eu un accès illimité aux dossiers, aux ordinateurs et aux téléphones » écrit Sofrep.com. Un des ordinateurs de Nancy Pelosi a aussi disparu, ainsi que d’autres.

Surprise, on interviewe à la sortie du bâtiment un soixantenaire débonnaire et moustachu qui se plaint d’avoir été aspergé de poivre et qui tient serré contre lui un drapeau américain… et un ordinateur portable que l’on distingue quand il se lève !!! En voilà un qui risque fort d’être activement recherché !! Les envahisseurs sont d’une inconscience rare !

Heavy colère

De l’autre côté, au nord,  ils sont entrés aussi. Comme s’il n’y en avait pas eu assez encore avec Ted Nugget, le roi du solo raté pro-Trump, voici que le métal tendance heavy aussi se fait prendre sur le fait dans le couloir menant à la rotonde. En l’occurrence le leader d’un groupe réputé des années 90, appelé Iced Earth, audible ici sur un titre bien lourd (Black Flag) de la lignée de Paranoid de Black Sabbath. Plutôt bon, dans le genre, d’ailleurs. On notera les accointances, avec les anti-démocrates car, rappelez-vous, dans le Michigan un des futurs kidnappeurs de la gouverneure, le plus fêlé du groupe, Brandon Caserta, écoutait du Periphery.  Purgatory, en revanche, c’est le premier nom de Iced Earth, fondé à Tampa (Floride) par le guitariste venu de l’Indiana et aujourd’hui incriminé, Jon Schaffer et le batteur Greg Seymour. Dans l’allée d’entrée du Capitole, Schaffer arborait un bonnet inscrit « Oath Keepers », une des milices qui souhaite le plus renverser le pouvoir : voilà qui ne va pas améliorer son cas. A noter qu’ils avaient intitulé, son groupe et lui,  leur album de 2011… Dystopian, sur un avenir très sombre de la société.  Caserta risque aujourd’hui la prison à vie, Schaffer au moins cinq ans… à 52 ans, il est encore loin de la retraite ! Son CV est intéressant à plus d’un titre, celui-là. Passionné d’histoire, paraît-il, il a en effet écrit comme titre phare « Gettysburg 1863″… le récit musical de la bataille de la défaite des sudistes, et un vrai charnier (5000 morts). Sur le DVD, cela devient un vrai Opéra Heavy !!!  Le même thème avait en fait été abordé dans The Devil to Pay de l’album  The Glorious Burden. Le titre célèbre le Général Reynolds, tué à cheval par une tireur d’élite sudiste le 1er Juillet 1863 à Gettysburg.  A un magazine, récemment, il avait avoué préférer comme titre « Stand For Something Or Die For Nothing »…un titre punk de Johnny Rioux. Schaffer est depuis recherché par la police.

Son cas est très intéressant en effet et on peut s’y attarder un peu plus que les autres, car il représente la frange des laissés de côté, ceux qui ont nourri l’électorat de Trump. A un magazine de Heavy Metal allemand il avait donné récemment une interview fort désabusée : « ce sont des traîtres irréprochables. Voilà ce qu’est le Congrès. Ils nous trompent tous. Peu m’importe que ce soit le Parlement ou tout autre système que vous avez – c’est une blague. Ce sont des criminels et ils appartiennent à des banquiers criminels, et c’est juste la réalité. «Je préférerais être un gars qui inspire les gens à se déchaîner à ce sujet. C’est un gros problème. Il s’agit de l’avenir de la race humaine. Ce n’est pas une blague. Nous devons nous éduquer. « Les gens pensent qu’ils n’ont aucun pouvoir, mais ils ont énormément de pouvoir – je veux dire, une quantité incroyable de pouvoir », a ajouté Schaffer. «Le système et la grille de contrôle veulent vous donner l’impression que vous n’avez aucun pouvoir et ils appliquent leur règle par la peur, l’intimidation et la guerre psychologique. Tout est pourri »… en 2011, à la sortie de Dystopia, il s’était déjà déclaré tourmenté par l’avenir de son pays. On n’excuse en rien sa colère, mais on se rend compte que c’est très proche du déboussolement en France des gilets jaunes !!! Le rappel quasi obsessionnel des batailles majeures du terrible conflit de la Guerre de Sécession n’est en plus pas anodin chez lui. La blessure ne s’est pas refermée. Une fêlure grave, que l’écrivain Ron Rash (ici à droite) conclut ici le 13 janvier par « la dernière fois où l’Amérique s’est trouvée à ce point divisée, la guerre de Sécession en a résulté « …  On est bien « au bord du précipice » selon lui. Un précipice visible avec des symboles de ce passé sulfureux resurgi à Washington comme sortis d’une boite infernale. Tel ce jeune militant en tenue camouflée de milice ou pas (on l’ignore) venu nous montrer à tout prix « son » drapeau. Qui demeure à lui tout seul une vrai énigme (en raison de la présence d’un croissant dessus !) : c’est bien celui de la Caroline du Sud, à ajouter à notre registre de l’épisode précédent, mais celui qui date de la Guerre de Sécession et pas l’actuel, fort différent !!

L’origine en Georgie avec un chef frustré ?

En 2017, Business Insider avait trouvé une milice géorgienne dont le chef (Chris Hill) disait : « je suis prêt pour la guerre civile, les troubles civils, l’attaque EMP (impulsion électromagnétique) de la Corée du Nord, la Russie, l’invasion d’un gouvernement étranger, mon propre gouvernement tournant ses armes contre le peuple dans le but de désarmer », déclare Hill, un parajuriste de 42 ans qui préfère le surnom de «General Bloodagent» lorsqu’il dirige le groupe qu’il a fondé en 2008. » « La personne typique qui fait partie du mouvement de la milice est la classe ouvrière blanche, ils ne sont pas manifestement pauvres mais ils ont en quelque sorte un emploi mal rémunéré et pour eux Trump est attrayant », a-t-elle déclaré. Certains sont des survivalistes, se préparant à un avenir dystopique dépourvu de commodités modernes, tandis que d’autres croient en une politique de droite absolue, y compris parfois le suprémacisme blanc »… Hill a été déposé par son propre groupe en août 2019. L’objet du problème de son départ était l’usage qui serait fait après lui d’un système de communication appelé Zello, et qui semblait le passionner, sur lequel on va revenir bientôt… et l’organisation d’une manifestation prévue le 9 novembre que Hill souhaitait… plus violente. Hill avait eu ce propos prémonitoire qui semble fair écho aujourd’hui : « alors que le mouvement des milices a traditionnellement maintenu une position sceptique à l’égard du pouvoir fédéral, l’élection de Donald Trump a réorganisé ses priorités: l’automne dernier, Hill a déclaré à un journaliste danois: «Si [les démocrates] gagnent, ils gagnent la Chambre et le Sénat, ils s’en vont pour aller de l’avant avec la destitution pour une raison bidon, de connerie. S’ils réussissent à destituer le président Trump, nous soutiendrons Trump. Invité à préciser, Hill a déclaré: «Avec un recours à la force, si nécessaire.»

« Pendant les élections de 2018, le groupe de Hill’s a diffusé une vidéo qui a montré des images de ses membres tirant avec des armes à feu avec des photos de la candidate au poste de gouverneur démocrate de Georgie Stacey Abrams et le texte «déclaration de guerre contre tous les ennemis nationaux. » Abrams est t’une des grandes gagnantes de la dernière élection on peut dire qu’elle a fait élire Joe Biden en recréant un lien fort avec la communauté noire et en l’incitant à aller voter en masse. Biden l’a emporté là-bas de 0,2% des voix !!! Ce que Trump n’a toujours pas digéré !!! 

La conne intégrale venue en jet

Jusqu’ici la frange des gens rencontrés hors milices est bien celle de la base des électeurs de Donald:  des électeurs venus de la campagne où il a fait un score faramineux lors de cette élection, et fort peu instruits d’après ce qu’on a entendu d’eux. Mais Trump s’est aussi fort une image (fausse) de businessman modèle de l’immobilier, secteur qui ne nécessite on le sait pas de diplômes particulier, ni de longues études, et a donc aussi immédiatement plus à une frange riche et m’as-tu-vu du même secteur, des arrivistes plutôt jeunes, branchés nouvelles technologie et passant leur journée à nourrir leurs Instagram ou autre Facebook de photos de selfies (comme ici à gauche au beau milieu de la manifestation !) et de leurs exploits journaliers : ce qu’ils mangent, ce qu’ils boivent, comment ils s’habillent et comment ils voyagent… bien sûr pour les plus frimeurs, c’est en dispendieux avions privés. Des autocentrés, qui ne parlent que d’eux, à l’image de leur idole politique. Les meilleurs exemples de l’ère Trump, faite de frime, de strass, de paillettes et de vide social. On en tient une bonne, dans le genre, en la personne de Jenna Ryan, une texane (bien sûr !) qui fait dans l’immobilier paraît-il, et qui pour venir assister à l’invasion du Capitole comme on se rend à un concert de musique a loué un avion privé de Chez Trinity Aviation la menant de London, au Texas à Washington. Soit environ 1 300 miles – 2000 km- effectuées en Piaggio P180 Avanti, immatriculé N267TA, un superbe avion à turbopropulseurs et plan canard avant italien (enregistré chez Pierwest Aviation LLC en Oklahoma et mis en œuvre par Brazos Valley Air Charter, LLC). Elle s’est prise dedans en selfie avec ses amis de voyage (elle semble avoir une sour jumelle), s’est photographiée tout sourire devant les vitres fracassées du bâtiment, faisant le V de la victoire (?) en tweetant à ses ami (e)s que « nous le peuple (we the people) on en marre. C’est Dieu qui a voulu qu’on soit là aujourd’hui. On a tout simplement envahi la capitale. C »est un de plus beaux jours de ma vie »…  Elle a aussi écrit « on doit les casser ces fenêtres, car ils nous prennent notre merde » (nos biens). Comme fêlée de la calebasse elle se pose-là aussi celle-là. Il y a eu 5 morts sur place !!!

Plus sinistre 

Horreur visible durant cette journée d’apocalypse, un barbu se promenant nonchalamment dans les couloirs du Capitole avec un t-shirt marqué... « Camp Auschwitz » avec le slogan « Works Brings Freedom », la devise mal traduite de la porte de fer du camp. L’homme s’appelle Keith Packer, 56 ans et il est originaire de Virginie. Une sorte de marginal, déjà condamné à trois reprises pour conduite en état d’ivresse et contrefaçon de documents publics. Un autre t-shirt a été aperçu semble-t-il, plus subtil et pour ça plus répandu dans les milieux d’extrême droite friands de slogans abscons qu’ils pensent les seuls à connaître. L’image n’a pas été prise ce 6 janvier mais l’année dernière à Washington, selon l’ADL (Anti-Defamation League), certainement arboré par un membre des Proud Boys: celui-là énonce simplement « 6MWE  » ce qui signifie « Six Million Weren’t Enough », « six millions de (juifs) morts ce n’est pas assez ». Et la aussi c’était en vente libre, chez TeeHands ou Shirt Turtle.

L’horreur que porte Packer est vendue chez Etsy mais aussi chez TeeChip. TeeChipOfficial la société appartient à Raymond Lei, dont la maison mère est ooShirts, Inc. Il est présenté partout comme le roi de l’entreprenariat, ayant débuté à 16 ans ans au Collège : ce doit être ça quand on n’a pas suivi les cours d’histoire, sans doute. C’est à lui aussi qu’il faudrait faire un procès pour avoir laissé vendre cette cochonnerie, en magasin comme en ligne ! Ecœurant. Puant !

D’autres leaders d’extrême droite nazifiants ont été aperçus présents aussi : « parmi les autres personnalités extrémistes présentes au rassemblement ou au Capitole figuraient Vincent James Foxx, un propagandiste en ligne pour le mouvement Rise Above, un groupe suprémaciste blanc du sud de la Californie aujourd’hui disparu (ici à gauche) . Également sur scène: Gabe Brown (ici à droite sans sa barbe), un néo-anglais qui a aidé à créer Anticom, une organisation aujourd’hui disparue consacrée à la lutte physique contre les gauchistes. En 2017, les membres d’Anticom ont publié une vaste mine de manuels sur la fabrication de bombes dans un salon de discussion en ligne privé. Les membres du groupe militant se sont joints à des dizaines d’autres qui se sont déchaînés à l’intérieur du Capitole ».

Après ce premier tour de reconnaissance, je vous propose de nous intéresser demain aux milices qui ont été vues en nombre à l’intérieur comme à l’extérieur du bâtiment. Et de découvrir un procédé bien particulier de fonctionnement, révélé par hasard par une de leurs adeptes…

(1) maintenant on sait pourquoi le fournisseur d’accès Amazon Web Services (AWS) lui a coupé le sifflet. « AWS fournit une technologie et des services à des clients de tous les horizons politiques, et nous continuons à respecter le droit de Parler de déterminer par lui-même quel contenu il autorisera sur son site », indique la lettre. «Cependant, nous ne pouvons pas fournir de services à un client qui est incapable d’identifier et de supprimer efficacement le contenu qui encourage ou incite à la violence contre les autres. Étant donné que Parler ne peut pas se conformer à nos conditions d’utilisation et présente un risque très réel pour la sécurité publique, nous prévoyons de suspendre le compte de Parler à compter du dimanche 10 janvier à 23 h 59 PST. « 

(2) une collusion entre manifestants et certains éléments pro-Trump de la police n’est pas exclue et on enquête sur le sujet. En voici déjà à droite deux exemplaires, arrêtés depuis.

 

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A propos de ghostofmomo

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2 Commentaire

  1. avatar

    C est amusant cet empressement a tout mettre sur le dos des qanons ! Je pouffe !!! Prenez-vous les Français pour des imbéciles ?

  2. avatar

    bonjour, votre haine ne vous honnore pas je vous l’ai déjà dit, quand on ne sait pas on ne blasphème pas de la sorte monsieur.
    j’espère que dans votre coeur vous saurez trouver de quoi apaiser votre esprit et surtout que vous allez vous rendre compte très vite que monsieur trump est très courageux d’avoir bien voulu mettre sa vie entre parenthèse pour nous sauver de ce marais à défaut de vous convaincre j’espère réveiller votre coeur et votre esprit à la paix et à l’empathie bonne journée

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