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Voilà à quoi mènent QAnon et un président fou (1)

J’ai suivi atterré, mercredi dernier, en direct, les événements de Washington.  En fait j’avais commencé par le meeting tenu pas loin de la Maison Blanche par les derniers partisans de ce président dément. J’y ai retrouvé sans surprise les abrutis qui l’ont représenté ces dernières semaines dans sa vaine poursuite des cours de justice, y compris sa famille proche et ses fils notamment. Ce qui a suivi ne m’a hélas guère étonné, car je vous avais déjà décrit ici les mêmes scènes lors de l’envahissement du Capitole du Michigan, rappelez-vous (1).  Afin de déterminer qui étaient ces derniers partisans, je me suis amusé à compter les drapeaux qu’ils arboraient.  Sans surprise non plus, ce sont les mêmes que ceux aperçus à Charlottesville du 11 et 12 août 2017 : Trump, ce fou devenu président, a bouclé ses quatre années comme il les avait commencées : dans le chaos de ses violents supporters d’extrême droite. L’instant est grave, c’est pourquoi nous allons tenter de le décortiquer en détails, en plusieurs arrêts, afin de mettre aussi fin aux rumeurs qui y sont déjà associés, entretenues par les partisans de ce président véritablement atteint de folie.

Au pays des mensonges répétés, Trump est bien le roi

C’est le petit journal The Orange County Register qui a trouvé je pense le meilleur titre résumant cette folle journée : « la folie du trumpisme en plein écran », car pour en avoir plein les yeux, on en a eu plein les yeux. Du grand spectacle, avec un discours fleuve d’un Donald remonté comme un coucou défilant un nombre considérable d’exemples de fraudes supposées dont pas une seule prouvée à ce jour, le ramassis de tout ce qu’il a pu glaner ces dernières semaines sur les réseaux sociaux d’extrême droite dont il s’est manifestement nourri. Ce discours est la clé de ce qui a suivi et qui va rester comme le testament d’un président (2) passablement dérangé, mais dont on aura trop longtemps minimisé la folie qui l’habitait et l’habite encore, au point que l’on tremble désormais à chacun de ses mouvements ou en attendant sa prochaine décision..  On souhaite par exemple depuis lui enlever le pouvoir de posséder les codes nucléaires, de peur de ce qu’il pourrait en faire : après avoir demandé le retour du porte avions USS Nimitz, il a de nouveau demandé qu’il se dirige vers l’Iran, dont on connaît l’obsession chez Trump… la crainte demeure en effet !

Et lui de citer dans son discours sur prompteur, mal lu comme d’habitude, des centaines ou des milliers de bulletins qui lui auraient échappés pour des tas de raisons, prenant à chaque fois à témoin le public. L’intégralité des discours est ici, y compris celui interminable de Trump qui commence à 2H47 du début du show et se termine à 4H01. Des exemples d’assertions fausses il y en a plein, comme celle-ci qui vient d’un ragot du net : « par exemple, dans le comté de Bibb, le président Trump (il parle de lui à la troisième personne et ce n’est pas la première fois, ce qui montre son dérangement mental) aurait obtenu 29 391 voix à 21 h 11, heure de l’Est. Alors que simultanément le vice-président Joe Biden aurait 17 213 personnes. Quelques minutes plus tard, à peine quelques minutes, lors de la mise à jour suivante, ces chiffres de vote ont basculé, le président Trump passant à 17 000 et Biden à 29 391. Et cela a été très rapide, un changement de 12 000 voix, le tout en faveur de M. Biden. Donald Trump: (01:02:31) Donc, je veux dire, je pourrais continuer encore et encore sur cette fraude qui a eu lieu dans chaque État et toutes ces législatures veulent que cela revienne. Je ne veux pas vous le faire parce que je vous aime et que ça gèle ici, mais je pourrais juste continuer éternellement. Je peux vous dire ceci… » et le revoilà reparti sur un autre mensonge…

La réponse officielle est connue : « le président du conseil électoral du comté de Macon-Bibb, Mike Kaplan (ici à droite) a déclaré que le président Trump avait tort et le conseil électoral est contrarié qu’il fasse ces affirmations à propos du comté de Bibb. « Monsieur. Trump est malheureusement mal informé et doit obtenir ses informations et ses nouvelles des médias sociaux, car ce qu’il a dit n’est jamais arrivé », a déclaré Kaplan ». Ce qu’oublie surtout de dire Trump c’est que Mike Kaplan, nommé en mars 2019, a fait tout recompter un par un le 13 novembre !!! En présence d’observateurs des deux camps !!! Trump est bien un menteur éhonté !! (3).

Un menteur caractériel en prime : dans un message vidéo d’une fausseté de ton inimaginable et une lecture ahanante (en quatre ans il n’arrive toujours pas à lire correctement un prompteur) , il a réclamé le lendemain 7 janvier avoir envoyé « immédiatement » la Garde Nationale, pour lui dès le début de l’envahissement. C’est complètement faux, il était alors toujours en train de téléphoner (comme Giuliani le faisait aussi au même moment) pour convaincre des élus de retarder le plus possible l’annonce officielle de l’élection de Biden !!!  C’est Mike Spence lui-même, alors coincé dans le Capitole et entendant les manifestants réclamer sa tête qui, en accord avec Nancy Pelosi, le leader du GOP McConnell, le Sénateur Schumer et Steny Hoyer, représentant démocrate, et en liaison avec le Secrétaire à la Défense Chris Miller et  Mark Milley, chairman of the Joint Chiefs of Staff, a envoyé l’ordre et non Trump (c’est relaté et confirmé par Jennifer Griffin, la correspondante de FoxNews à la Maison Blanche).

On notera aussi la foule pas si importante que ça, dont fort peu portent un masque, de façon toujours aussi irresponsable et une scène coupée en deux parties par des plaques de verre anti-balles : les premières parties du show devant, comme Giuliani ou la famille, Trump seul derrière… à croire que l’on craignait ce jour-là aussi pour sa vie. La sienne, seule. Une de ses dernières crises de paranoïa ? La chaîne qui diffuse l’intégralité « Viral Culture« , sous couvert de « The Modern Conservative », reporte sur les sites Twitter The Modern Conservative ou sur Facebook, voire Instagram. En fait c’est une énième version réseau des reportages de The Epoch Times. C’est présenté comme un agrégateur de News par la dénommée Tara Bush.

Ce bon Rudy et son énième expert sorti de son chapeau

Cela avait donc commencé avec un meeting en forme de show familial, comme ceux vécus lors de ces derniers mois, mais cette fois avec les derniers des derniers du cercle restreint des aficionados : l’inévitable Rudy Giuliani, accompagné cette fois sur scène d’un « expert » informatique qui est en réalité John C. Eastman, un professeur de droit et service communautaire et en rien un informaticien (un de plus !). Sa biographie note « qu’il a demandé à deux reprises un poste pour le parti républicain et s’est présenté pour le 34e district du Congrès de Californie et le bureau du procureur général de Californie ». Bref, c’est un homme politique raté. C’est devenu aussi rapidement un habitué des émissions de l’extrême droitiste de la radio déjà décrit ici, Hugh Hewitt (grand admirateur de Nixon et devenu le président de sa Fondation !!!). C’est un adhérent à la très réac Federalist Society. Il s’était encore fait remarquer en venant déclarer en juin 2019, encore sur Fox, que Trump pouvait bâtir son mur sans l’assentiment du Congrès en 2021 en déclarant tout simplement qu’il s’agissait d’une des National Emergencies reconnues par la loi du même nom !!! Un  mur qui ne sera donc jamais fini, le legs honteux de son ère démente. Eastman étant le troisième « expert » sorti du chapeau par Rudy, après l’homme de la fameuse « thèse de Francfort » (Russ Ramsland) et le bistrotier texan… Phil Waldron. Le fait qu’il n’a pas rameuté ces deux-là, aux thèses pourries toutes rejetées par des juges, est significatif (n’oublions pas non plus Bobby Piton, le copain de Roger Stone, ça en fait quatre en fait !) !!!!

Un beau phénomène raciste que celui là en tout cas : professeur invité à l’Université Chapman de Boulder dans le Colorado, il avait déjà auparavant attiré l’attention de ses pairs et du grand public dans un éditorial de Newsweek mettant en cause la citoyenneté de la vice-présidente élue Kamala Harris !!! Le retour du syndrome du « Birther » d’Obama, qu’avait soutenu Trump !! Deux des responsables de l’Université, Linda Shoemaker et Irene Griego, deux démocrates, lui avaient sèchement répondu «cet homme n’est pas l’un des nôtres. Nous ne devons pas protéger sa liberté d’expression – liberté académique pour tenter de détruire notre démocratie ». L’exposition faite de la fraude informatique prétendue, sans aucune preuve, ayant été chez lui fort laborieuse : « vous savez que l’ancienne méthode consistait à avoir un tas de bulletins de votes posé dans une boîte sur le sol et quand vous en aviez plus besoin, vous les retiriez dans l’obscurité de la nuit », a déclaré Eastman lors du rassemblement. «Ils ont mis ces bulletins de vote dans un dossier secret dans les machines. Assis-là, à attendre, jusqu’à ce qu’ils sachent combien ils en ont besoin, dans la machine, après la clôture du scrutin… nous savons maintenant qui a voté et nous savons qui ne l’a pas fait. Et je peux maintenant, dans cette machine, faire correspondre ces bulletins de vote non comptés avec un électeur n’ayant pas voté et les rassembler dans la machine ». Selon lui, toujours:  « lorsque le nombre de bulletins de vote augmentait après le dépouillement de la plupart des votes, c’était parce qu’ ils déchargeaient les bulletins de vote de ce dossier secret et les comparaient, les faisant correspondre à l’électeur n’ayant pas voté et voilà, pour avoir suffisamment de votes pour franchir à peine la ligne d’arrivée » Tout le monde avait pu s’apercevoir lors de la soirée électorale, notamment sur CNN, qu’il n’y avait rien de « secret » dans cette histoire, qu’il s’agissait en fait de la comptabilité décalée des bulletins de vote de ceux ayant voté en avance, par correspondance, la plupart du temps décomptés en effet après ceux du jour du 3 novembre, car ils devaient être dépouillés autrement (et scannés notamment, étant des bulletins papiers au départ). Laisser croire autre chose est bel et bien fallacieux !! Trump n’a pas davantage compris cet afflux massif et intermittent de votes plutôt en faveur de Biden, qui ont fait basculer des Etats-clés, car les républicains n’ont jamais cru dans le vote par correspondance et ont au contraire tout fait pour l’en empêcher (lire ici et là aussi), quand ils ne l’on pas saboté en mettant en place de fausses boîtes aux lettres de récupération comme j’ai pu l’expliquer ici en détail. En France on a eu droit à la même incompréhension du phénomène avec les mêmes abrutis du net comme Silvano Trotta. Les républicains ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes qu’ils n’aient pas réussi à convaincre leurs électeurs de voter par correspondance, ou plutôt que ces deniers qui ne veulent souvent pas porter de masque ont quand même eu peur de se rendre physiquement dans les centres de vote !!! Le Covid19 continuant ses ravages, dans un total désintérêt de la part de Trump !

On reprend les mêmes et on recommence

Le show avait plutôt mal commencé avec un fagoté à la veste trop voyante, enfilée sur une chemise de bûcheron, se battant pour lire ses maigres feuilles une à une alors que le vent s’en emparait : ça sentait déjà le désastre à venir avec un tel piètre orateur et une telle présence sans aucun charisme. Sans parler encore du contenu !!! Celui-là, c’était Mo Brooks, un élu républicain d’Alabama pas très futé qui avait ouvert et chauffé l’assistance par un « aujourd’hui, c’est le jour où les patriotes américains commencent à prendre des noms et à donner des coups de pied au cul. » plutôt péremptoire et… incitatif à la violence, d’emblée ! « Puis il a demandé à la foule de se rappeler les ancêtres américains qui ont sacrifié leur sang et «parfois leur vie» pour créer la «plus grande nation de l’histoire du monde». « Alors j’ai une question pour vous, » a continué Brooks. « Etes-vous prêts à faire de même ? » On sait ce que ça a donné deux heures plus tard ce genre d’incitation !! A signaler que le 19 décembre, Mo Brooks avait reçu le soutien appuyé de la récente élue fan d’armes (et QAnoniste aussi !), Marjorie Taylor Greene de Georgie… une vraie coalition d’imbéciles que ces deux-là ensemble ! Un petit rappel des propos de la donzelle élue en Georgie donc : «Pour les Noirs, être dans des gangs et vendre de la drogue, c’est ce qui les anime. C’est le manque d’éducation qui les anime. Ce n’est pas un truc de Blancs» – islamophobes – «Il y a une invasion islamique dans les bureaux de notre gouvernement» – ou antisémites. Selon Marjorie Greene, le milliardaire hongrois Georges Soros, juif et âgé de 13 ans lorsque l’Allemagne a envahi son pays, a collaboré avec les nazis »…  Elle est ici à gauche avec son Hummer de campagne, à côté de la battue du 5 janvier… Kelly Loeffler, un autre beau cas d’espèce aussi.

Mo Brooks est une buse complète

Puis encore le même Brooks est parti dans l’évocation d’une drôle de chose. Un truc que visiblement il n’avait pas compris !!! « Le discours de 10 minutes comprenait des plaintes concernant les résultats du second tour du Sénat de Géorgie, dans lequel les démocrates ont remporté à la fois des sièges en Géorgie et le contrôle du Sénat, ainsi que l’affirmation de Brooks selon laquelle «les démocrates socialistes attaquent et se moquent de nos valeurs morales», y compris l’expression d’une soi-disant «prière hédoniste» dans le Capitole, l’un des endroits les plus vénérés d’Amérique»…. D’où sortait-il ça ? De cette annonce bien réelle du 19 février dernier, où l’on avait appris que ça devait se passer dehors en fait du bâtiment (au nom de la liberté de s’exprimer si chère aux américains) : « un communiqué du temple satanique de l’État de Washington a déclaré que le groupe avait reçu un permis pour effectuer une invocation le 6 mars lors de la session législative en cours de midi à 13 heures sur les marches nord du bâtiment législatif. Le représentant du Temple satanique, Tarkus Claypool (ici à gauche, belle allure, chez lui ça va loin et c’est plutôt adroit !), a déclaré que les membres du groupe satanique et leurs alliés avaient contacté les législateurs de leur État dans l’espoir d’obtenir une invitation à donner l’invocation d’ouverture de l’une des 40 sessions du calendrier législatif sans succès. « Malheureusement, aucun législateur ne nous a invités à donner l’invocation d’ouverture dans la chambre, donc nous donnons notre invocation à l’extérieur sur les marches nord », a déclaré Claypool. « Nous n’avons peut-être pas de place à l’intérieur, mais nous serons quand même entendus. » Bref, on avait eu affaire à de joyeux farceurs opposés à toute religion plutôt !!! Des athéistes, venus évoquer à leur façon les liens véreux entre les politiques et la religion aux USA, bien trop imbriqués !!! Le « rituel » satanique étant une foutaise évidente et l’occasion de parler… science, aux enfants notamment  !!! A droite ici, Robert Ray un des organisateurs. Son propos était portant clair : « le rassemblement avait été planifié à l’origine comme une contre-protestation à l’événement «Decision America» organisé par le révérend Franklin Graham sur les marches du Capitole. Cette intention s’est rapidement transformée en ce qu’on appellerait le rassemblement «Nous le peuple». Le rassemblement We the People a été parrainé par le projet Original Motto et visait à dire aux législateurs que leurs électeurs sont plus qu’une seule religion ou croyance. Ils sont une population diversifiée et ils ont une voix qui doit être entendue même si elle ne vient pas avec une armada de bus ». Bref aussi que Brooks était un con intégral ! A gauche la campagne de pub marrante de l’organisation : donner des cours de satanisme, quel gag, avouez !!

Le même Brooks, lui, avait ajouté à la fin à propos de son propre parti, dans une tirade visant la balle dans le pied  : « l’Amérique n’a pas besoin et ne peut pas supporter et ne peut plus tolérer des membres du Congrès et des sénateurs républicains recroquevillés et faibles », a crié Brooks lors du rassemblement » ajoute le journal. Plus tard, les saccageurs le prendront au mot, voudront en pendre quelques uns…  Si Trump pouvait poursuivre une carrière politique, après son fiasco, ce n’est pas sûr donc que ce soit au sein des Républicains tels qu’ils se présentent aujourd’hui et dont il a « abîmé » de la sorte autant d’élus. Il se repaît de ses 74 millions d’électeurs, un score jamais atteint par le GOP, qui votent désormais sur sa seule personne, et c’est tout. Le GOP étant le grand perdant de l’affaire avec ces derniers événements !!!

Il y avait après lui l’une des organisatrices dans son heure de gloire, j’ai nommée Amy Kremer, déjà citée ici comme ancienne intrigante du Tea Party, devenue  trumpiste, (ici à droite) Lin Wood (mais sans la harpie léopardée Sydney Powell), toujours aussi déchaînée (malgré ses échecs patents en jurisprudence (4), puis Katrina Pierson, activiste du Tea Party, devenue porte-parole de Trump en 2016 et entrée ensuite dans America First Policies, un lobby pro-Trump. Puis les fistons, accompagnés de leur femme ou de leur maîtresse officielle (la hurleuse bien connue, Kimberley Guilfoyle  et « la collectionneuse«  ). A l’arrière de la scène sera aussi aperçue Ivanka Trump, (cf à gauche toujours près de son père) comme on peut le voir ici dans une séquence filmée par Don Jr, qui montre sa compagne en train de confondre meeting politique et boîte de nuit à se trémousser -cf ici à droite) : elle n’a vraiment pas de cervelle, celle-là !!!

Le clan familial au grand complet

Mais aussi des gens déjà croisés ici, dont deux sur une scène connexe : Vernon Jones, déjà décrit ici comme girouette électorale, Ali Alexander, déjà étudié ici lui aussi (et pote de Stone lui aussi) et le fameux patron des oreillers, Mike Lindell, celui des pubs des sites de Steve Bannon. Sans oublier Roger Stone en personne bien sûr ! Ils passent d’un scène à l’autre car trois endroits avaient été prévus au départ sur les invitations en ligne (le côté Est retenu est celui-ci; les manifestants sont venus par l’ouest donc – l’Ellipse est juste derrière la Maison-Blanche , on passe de l’un à l’autre en marchant le long de Constitution Avenue sur environ 2,9 km, soit 35 minutes de marche) :

A croire qu’ils étaient tous restés à Washington à l’hôtel (Trump ?) depuis la manifestation du 12 décembre qui les avait vus apparaître pour la première fois. Bref, du recyclage vite fait, à l’évidence; le raclage express des derniers fonds de tiroirs des derniers soutiens du trumpisme. Une version « cheap » prélevée sur la dernière étagère vidée par le Covid19 et ses… 370 000 morts, pour lesquels Donald n’a toujours pas eu un seul mot dans son discours-fleuve, ce qui est aussi à noter. Remarquez c’est normal, puisqu’il ne s’en estime pas responsable pour un sou !!! Incongruité typiquement trumpienne, dans ce show de gens qui n’avaient rien à dire et qui s’adressaient à des gens conquis d’avance, Laura Trump, qui s’interrompt un moment pour faire chanter « Happy Birthday » à la foule pour son mari Eric Trump : encore un moment surréaliste !!! On intitule pompeusement le show « Sauver l’Amérique« , au dernier moment il semble, pas moins, et on a droit en échange à une kermesse familiale !!! On notera le procédé insidieux utilisé pour monter la scène de l’Ellipse : le droit de l’installer n’avait pas été accordé le 4 janvier à Amy Kremer mais à sa propre fille, Kylie Jane Kremer. 30 000 personnes y étaient attendues selon les prévisions (officiellement beaucoup moins). Les mêmes employés que ceux aperçus durant la campagne électorale passée de Trump avaient été vus en train de monter la scène. Ici à gauche une autre collusion directe photographiée avec la mère, la fille et… Ivanka Trump, celle qui pour décrire les émeutiers sur Twitter et tenter, pour la façade, d’éteindre l’incendie, les avait appelés des « patriotes »…  Se rendant compte de sa bêtise, elle avait d’elle-même retiré le post !!! A gauche un détail vestimentaire significatif chez la donzelle Kylie Jane : des bottes texanes.

Le coup de force organisé

C’est un peu plus compliqué que ça à vrai dire : il y en fait 4 manifestations de prévues ce jour-là : le Freedom Rally, de 10 à 16 h avec les Latinos for Trump, dans lesquels vont se glisser les Proud Boys, qui avaient tous reçus comme consigne de porter un bonnet orange le 12 décembre dernier (les fois précédentes c’était un foulard jaune, cette fois-ci on va découvrir qu’autre chose était prévu), pour être reconnaissables de loin, et tous équipés aussi de talkie-walkie. Ce sont les plus organisés à chaque fois et aussi… les plus violents. Cette mise en place augurait déjà bien d’un coup à faire, c’est une évidence. Et son leader avait été reçu discrètement à la Maison Blanche le même jour (cf ici à gauche), ce que Trump à toujours nié, alors qu’il se faisait photographier devant les marches de l’édifice (ici à gauche). Certains se demandent toujours ce dont ils ont pu discuter ce jour-là, et beaucoup pensent après-coup que ce sont des préparatifs de l’envahissement du 6 janvier, justement… C’est là aussi que vont apparaître Ty Bollinger (prétendu sauveur du cancer repéré par la Miviludes !), Roger Stone, le pasteur Greg Locke, Joey Gilbert, ancien boxeur devenu avocat (?) et George Papadopoulos dont on a suivi les aventures ici en détail lors de ses contacts russes et sa proximité avec un « disparu » appelé Joseph Mifsud, clé de l’énigme sur ce sujet. La  « Jericho March » encore, de 1oH45 à 12h30 pour parader, tous drapeaux sortis, la « Wild Protest »(ici à droite) qui annonce tout de suite la couleur, avec les invités suivants (plus les sénateurs républicains cités plus loin) : Ali Alexander Roger Stone, Scott Presler, l’activiste de Virginie aux longs cheveux et ouvertement gay, vu dans toutes les manifs pro-Trump, Jenny Beth Martin, la fondatrice du Tea Party (montrant ainsi les liens directs avec l’extrême droite US !).  Le 9 décembre elle avait posté un tweet sur de la fraude supposée en Georgie… « un dossier de 1 585 pages » selon elle… qui n’a abouti qu’à un fiasco. Le 30 décembre elle avait déjà insinué une notion de « traîtrise » très dangereuse envers les républicains qui ne seraient pas fidèles à Trump (ci-contre à gauche une bannière retrouvée dans le capitole marquée « trahison »). « Pour tout politicien du GOP qui envisage de faire venir Trump le 6 janvier, simplement demander à Fox News comment cela a fonctionné pour eux » avait-elle écrit » Ça a donné le montage devant le capitole d’un échafaud avec corde déployée… image inquiétante que peu de médias ont montré, hélas (cf ci-dessous)… les manifestants entrant en hurlant qu’il fallait « pendre des politiciens » (dont le vice-Président Mike Pence qui avait dû être évacué, plutôt choqué : ce jour-là il a pris conscience, bien trop tard, de ce qu’il pouvait en coûter de cirer constamment les pompes de Donald !) !

Cette femme est une irresponsable de plus, fomentatrice d’émeutes elle aussi !!!  Invitée aussi dans ce panier de crabes, figurait  le Dr. Simone Gold, la médecin pro-hydroxychloroquine et anti-confinement bannie de partout (fort heureusement), la youtubeuse prétentieuse Maggie VandenBerghe, présentée comme co-organisatrice, dont j’ai déjà parlé ici, Brandon Straka, un garçon coiffeur de New-York, spécialiste surtout de se faire mousser (astroturfing), censé représenter des démocrates devenus trumpistes, opposé au port du masque, Rob Weaver, l’indien de service (tribu de Quapaw dans l’Oklahoma), perclus de dettes comme son idole, et sans aucune expérience dans son domaine, et Arina Grosso, l’anti-avortement notoire. Soit une belle poignée déjà de fachos en puissance et de has-been ! Plus la March for Trump, le meeting où Trump va intervenir, devenue Save America au dernier moment.

Donc, si on récapitule, on a ce jour-là:  la première manifestation appelée “Stop the Steal/Wild Protest” qui était organisée par le provocateur Ali Alexander (et Maggie Vanderberghe), la “Trump March” sur la Freedom Plaza avec à sa tête Women for America First, de Kylie Jane et Amy Kremer, une marche dirigée par James Epley de Caroline du Sud, ancien responsable en 2016  de la campagne « First in the South » de Trump, qui en profite visiblement pour en faire une opération commerciale et y vendre ses t-shirts (sa marque étant « The Silent Majority ») avec la nouvelle mode des verres ou des bouteilles à whisky incrustés d’une balle (ici à droite), comme si elle était entrée sur le côté, celle-ci prévue dès le départ comme allant du Mall jusqu’à la pelouse du capitole, et un meeting  “MAGA Wild” organisé par Eighty Percent Coalition, au nom emprunté à un sondage montrant que 80% des Républicains ne croyait pas aux dernières élections…  C’est dirigé celle-là par Cindy Chafian, ex-organisatrice de Women for America First qui a rompu avec eux (on la comprend : faut supporter la voix de crécelle de Kylie Jane, une forme de disque rayé ici le 14 novembre dernier !).

Et puis, sur les réseaux sociaux uniquement, s’est répandue l’idée d’un cinquième événement, qui se fait appeler clairement  “Operation Occupy the Capitol”, raconte ici l’ADL, qui a fini par trouver en réalité l’origine exacte de l’émeute… organisée à l’avance, donc, et non apparue comme par magie !!!

Un arrière-goût de déjà vu 

Le 12 décembre précédent on avait assisté en fait à la répétition du 6 janvier avec Cindy Chafian, déjà citée, puis dans l’ordre, Katrina Pierson, qui avait enfilé les perles question slogans tous faits, Sebastien Gorka (le hongrois fascisant, bref conseiller à la Maison Blanche), Daniele D’Souza Gill (de Women for Trump), James Lyle, Patrick Byrne, ancien patron de Overstock.com, l’inévitable Michael Flynn, Vernon Jones, encore lui, Davis Harris du Davis Harris Show (de la radio), pas drôle pour deux sous, venu faire le sien, Matt Touch fondateur de First Media Group, groupe de marketing, venu rappeler le projet Mockinbird (?), Shiva Ayyadurai, jeté d’une élection venu dire qu’on ne pouvait pas faire confiance à un élu (!), un drôle d’argument, puis Mike Lindell venu endormir les gens… pour leur vendre des oreillers (il a le droit à sa pub à la fin !), suivi de… Jack Posobiec (encore lui aussi !) qui lui-même accueillait la vedette des vedettes ce jour-là : Jessica Carone, bien sûr, que je vous présente pas (lire ici exploits) plus Bob Good, élu républicain de Virginie qui porte fort mal son nom (il refuse le port du masque pour le Covid19, qui est pour lui un « hoax » qui a fait 5300 morts, on se demande comment alors) et pour terminer le Pasteur (de poids) Brian Gibson !!!

Retenons le nom de ce si bon pasteur, tiens… on ne sait jamais. Comme je vous l’avais écrit, ces derniers temps on avait eu un chapiteau par jour chez le cirque Trump: ils n’avaient eu qu’à refaire tourner le moteur des camions, le 6 janvier… A noter que l’inévitable Alex Jones était bel et bien là aussi ce 6 janvier… plus discret que les fois précédentes, mais bien présent et preuve que l »extrême droite était bien au cœur de l’événement !!!

Un Giuliani subversif au possible, ce même 6 janvier, qui laissait aussi le même jour maladroitement échapper un message téléphonique pour demander un soutien… au mauvais sénateur… Un coup de fil de subversion politique flagrante, pour lequel il pourrait être poursuivi plus tard et dont voici le contenu : «Je sais que McConnell fait tout ce qu’il peut pour le précipiter (raccourcir le temps du débat)  ce qui est une sorte de coup de pied dans la tête parce que c’est une chose de s’opposer à nous, c’est une autre chose de ne pas nous donner une chance équitable de le contester. Il veut essayer de réduire à trois États auxquels nous nous opposons, s’il y a dix États que nous contestons, et non trois », a-t-il poursuivi. «Donc, si vous pouviez vous opposer à chaque État et, avec un membre du Congrès, obtenir une audition pour chaque État, je sais que nous vous retarderions beaucoup, mais cela nous donnerait l’opportunité d’obtenir les législateurs qui sont très, très proches de retirer leur vote, en particulier après ce que McConnell a fait aujourd’hui.«  Il poursuivra ses tentatives de contact alors que les sénateurs étaient déjà dans l’hémicycle, certains en train de s’opposer au résultat, tel Ted Cruz, autrefois injurié et traîné dans la boue par Trump et même espionné par Roger Stone, ou le petit nouveau roquet trumpien qui vient de jouer gros et perdre : le sénateur du Missouri Josh Hawley (couvé ici du regard par Trump), dont on demande aujourd’hui la démission. Sa carrière vient d’être ruinée par sa prise de position maintenue après l’émeute dévastatrice. « L’impeachment » le vise aussi désormais, mais par ses pairs.

Les coups de fils de Rudy, un procédé donc de mafieux ! Un Giuliani lui aussi responsable direct de l’émeute lorsqu’il conjure dans son discours la foule d’«exercer la justice de combat». Cela lui vaudra, on l’espère, un procès pour incitation au chaos. En 2017, Trump avait choisi on le rappelle Rudy Giuliani comme LE responsable de cybersécurité nationale, et de la lutte contre le fléau informatique… à peine nommé, d’autres experts étaient entrés comme dans du beurre dans son propre site de Giuliani Partners !! Il avait tout à portée en effet pour entrer fastoche : « Giuliani Security: – Expired SSL – Doesn’t force https – Exposed CMS login – Uses Flash – Using EOL PHP version – SSL Lab grade of F » avait remarqué Michael Fienen (« et apparemment non protégé par une atténuation DDoS raisonnable » avait ajouté un autre !). Le roi de la passoire informatique devenu la risée nationale qui serait devenu en 3 ans l’expert en informatique électorale ??? Mais à qui peut-on faire croire ça ?

Lâché, déjà (ou enfin), par les politiques

Des politiques et pas des plus fûtés non plus ont été appelés également, comme Paul Gosar, l’un des pires politiciens du pays, représentant républicain de l’Arizona, élu grâce au soutien du Tea Party (sa propre famille avait demandé de le virer de la politique !), Lance Gooden, originaire de Nashville mais politicien du Texas, qui avait fait pression début décembre sur les « irrégularités de vote » Mark Finchem déjà cité aussi car membre influent des Oath Keepers, ou Kelly Ward, une ostéopathe membre du parti républicain. Car côtés politiciens on ne s’était pas beaucoup bousculé pour venir soutenir Trump : un lâchage, avant l’heure, il semblait bien. On avait pu voir sur scène Madison Cawthorn, ce jeunot handicapé venu flinguer ce jour-là sa carrière naissante (ici à droite), déjà vu ici avec son goût pour la chasse, et ses penchants pour les 3 Percenters. Et notre ami le procureur du Texas, en proie toujours en la justice pour une vieille affaire immobilière avec l’Etat, Ken Paxton, venu avec sa femme pour faire plus sérieux, sans doute (ici à gauche). Il avait tenté dans son Etat d’invalider les envois de bulletins de vote par correspondance : un des moyens devenus classiques chez les républicains pour bloquer les votes… comme il avait tenté d’invalider de la sorte la Georgie, la Pennsylvanie, le Michigan et le Wisconsin, il se les avait tous pris à dos… au nom d’une ingérence politique mal placée. S’il avait amené sa femme sur scène, ce n’était pas un hasard : dans la casserole qu’il traîne derrière lui il y a une relation extra-maritale avec une employée d’un de ses plus grands donateurs, aujourd’hui poursuivi par la justice pour diverses fraudes….(lire aussi ici).  A noter que c’est lui aussi qui attaque Google et consorts en lui réclamant des millions de dollars, dont une partie lui serait reversée comme salaire pour son travail : on comprend mieux pourquoi ça atteint de tels sommets et pourquoi il est difficile de parler soudainement de sursaut éthique dans cette procédure… la somme obtenue lui permettant de régler à l’amiable avec l’Etat du Texas le coûteux litige immobilier qu’il a avec lui depuis des années !!!

Voilà où on était avant que les manifestants ne quittent l’Ellipse pour se rendre à pied avec ceux des autres meetings pour converger vers… le Capitole.

Où on sait depuis ce qu’ils y ont commis…

 

 

(1) ce qui vient de se passer va alourdir, à l’évidence, le cas de la douzaine de personnes arrêtées pour avoir tenté d’enlever la gouverneure Gretchen Kilmer. Un commando de branquignols complets qui s’étaient montés le chou avec les mêmes thèses entendues hier à Washington. Leur procès devrait avoir lui dans les mois à venir, ils risquent la prison à vie ou une trentaine d’années d’enfermement, pas moins.  Des envahisseurs arboraient les mêmes drapeaux et parmi eux des prétendants à la législature sous la bannière républicaine, telle Michelle Gregoire, membre en même temps d’une milice armée Sur BFM TV, on semblait avoir repris l’idée de s’intéresser à son cas, une quinzaine de jours après mon article. Un cas emblématique, en effet : elle arborait un gilet jaune « en hommage au français ». Et… très effrayant, qui préfigurait ce qui s’est passé hier, avec cette jeune mère de famille qui vit constamment armée. Dans l’excellent reportage, l’interview de Phil Robinson (cf ici  à gauche) chez de la milice locale comme je l’ai décrit (et celui qui a envahi le Capitole du Michigan). L’élue locale, Sarah Anthony parlait à leur égard de terrorisme intérieur (et avait donc bien raison !). Un reportage un peu trop axé vers les milices noires, en fait. Du BFM, quoi, se dit-on : on en sort davantage effrayé par la milice noire naissante que par le groupe de Robinson qui a envahi le Capitole de Lansing ! En fait pas tout à fait : montrer le gilet pare-balles porté par l’élue démocrate est beaucoup plus probant il semble. Son travail de porte à porte décrit se révélera payant comme on l’a vu en Georgie avec le travail de fond instauré depuis plusieurs années par Stacey Adams, qui a réussi à mettre toutes les barrières électorales posées par les républicains pendant des années comme on peut le lire ici. La démocratie gagnante est bien celle du terrain, dix ans après !!!

(2) L’intégrale du texte (fort) décousu de Donald est ici : comme testament de sa folie, c’est exactement ça en effet :

https://www.rev.com/blog/transcripts/donald-trump-speech-save-america-rally-transcript-january-6

(3) en fait il a surtout débité le rapport plus que léger étiré à « 36 pages » faites à la louche par Peter Navarro, passé des vaccins où il ne connaissait rien (mais avait un avis !) aux élections, qu’il ne connait pas davantage. Apparait par exemple dans son verbiage les considérations oiseuses de Russ Ramsland dont on a montré ici l’idiotie fondamentale. Les chiffres de Ramsland ont tous été déclarés faux : aucun des 6 comtés du Michigan décrits ne présentaient de résultats dépassant 100 comme indiqués par cet « expert« . Des chiffres avait été confondus : par exemple 78.11%,  qui avait été noté... 781.91% par Ramsland !!! Trump avait relayé une image fausse (fake) des serveurs du Michigan le 4 novembre, sans s’être aperçu que c’était une fausse !!! Elle avait été balancée par un forum de QAnon !! Preuve une nouvelle fois que c’était bien une de ses sources habituelles d’information !! Un président qui se nourrit des délires d’une secte, voilà où on en est avec lui !!!

Selon le Daily Mail,  « l‘un des exemples les plus troublants de fabrication possible de faux bulletins de vote concerne un chauffeur de camion qui a allégué dans une déposition sous serment qu’il avait ramassé de grandes caisses de bulletins de vote à New York et les avait livrés à un bureau de vote en Pennsylvanie. Il peut y avoir bien plus de 100 000 bulletins de vote impliqués, suffisamment de faux bulletins à eux seuls pour avoir fait basculer l’élection à Biden dans l’État de Keystone. De même en Pennsylvanie », écrit Navarro. Il cite le témoignage de Jesse Richard Morgan, qui a pris la parole lors d’une conférence de presse à Arlington, en Virginie, organisée par le Projet Amistad et la Thomas Moore Society. Comme l’a rapporté le York Daily Record, les responsables de l’État ont rejeté ses affirmations. Morgan a  « une longue histoire d’abus de drogues, de problèmes de santé mentale et d’allégations de violence domestique  » tout en étant un « chasseur de fantômes amateur » dont la vidéo en vente sur Amazon affirme que lui et ses frères  » ont eu des événements paranormaux extrêmes. ou ont actuellement des événements paranormaux qui leur arrivent ». Ah si les fantômes s’y mettent aussi…

(4) il veut désormais fusiller Mike Pence pour ne pas avoir soutenu Trump…  son compte Twitter à (enfin) été suspendu.

Il est toujours à ce stade avocat de Donald Trump, et a donc appelé du meurtre du vice-président ! Cela devient dément ! Juste avant cela il avait en effet relayé telle quelle une fake news (ici à gauche) signée QAnon en l’annonçant comme vraie !!! Bienvenue chez les fous furieux !

 

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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2 Commentaire

  1. avatar

    comme d’habitude récupérer une partie d’une information et la déformée selon les principe de la dictature communiste. Nous ne sommes pas dupes!!! Votre billet pour GTMO vous attend

  2. avatar

    merci pour l’invitation : vous savez qu’à Guantanamo on écoute du Heavy Métal à fond ??
    on adore y paraît !!

    et bien moi j’adore ça aussi, alors merci encore !

    Tenez, je vous fais écouter un morceau en vogue là-bas…

    https://www.youtube.com/watch?v=zuwW9IVwZ0U

    bonne écoute !!

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