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Voici le nouveau président américain, et il s’appelle… Rudolf !

Oh, il avait voulu faire le discret ce soir-là, mais celui qu’il a tant aidé, par sa bêtise crasse fondamentale n’a rien trouvé de mieux que de vouloir à tout prix le présenter à son public entièrement acquis ou le faire monter sur scène, son jour de gloire enfin arrivé.  Il est monté gêné, très gêné, sur l’estrade où paradait Trump qui a fait un discours bas de gamme, digne d’un gagnant de course cycliste, tout juste s’il n’a pas remercié sa maman d’avoir repassé son maillot.  Il s’appelle Rudolf, Rudolf Guiliani.  Et c’est lui le nouveau président des USA, tant la marionnette à toupet blond qui vient de remporter l’élection ne peut assurer la charge présidentielle.  Trump ne peut pas lire un dossier plus d’une minute, il ne sait rien sur rien, mais derrière lui un homme est là pour prendre les rênes, car ça fait longtemps qu’il attend ça.  Longtemps aussi qu’il magouille en douce, avec ses vieux amis qui ont pour noms Dick Cheney (sa fille aussi), ce dernier admiré par le nouveau vice-président et Karl Rove, « l’homme à la tête de chou » (c’est son surnom, « Turd Blossom » qui signifie aussi une fleur qui pousse sur de la bouse de vache).  Car ne nous trompons pas : en ce soir funeste du 8 novembre 2016, ils sont tous revenus, les anciens faiseurs de rois du temps de G.W.Bush, autre marionnette sans esprit et sans saveur (ou sans cerveau ?), mais tellement pratique à manipuler par ses politiciens véreux que sont ceux de la clique de Guiliani.  Ce vieux routier des coups tordus en aurait à dire, pourtant, sur ses ambitions, mais aussi sur ce qu’il sait exactement sur un autre événement-clé de l’histoire récente américaine.  Guliani en sait en effet beaucoup sur le 11 Septembre.  Et bien plus, en tout cas, qu’il n’en a laissé paraître jusqu’ici.  C’est bientôt Noël, faut donc que je vous explique qui est ce fameux Rudolph, nouveau guide suprême du pays, qui depuis ce matin dirige le (lourd) traîneau des USA

great-againGuiliani, a déjà fait fort, dès le soir même de l’élection de son poulain :trail dans une confidence à NBC, il n’a rien trouvé de mieux que de comparer cette élection surprise à celle d’…  Andrew Jackson, (celui qui figure toujours sur les billets de 20 dollars mais qui sera bientôt remplacé par… Harriet Tubman, quelle claque récente envoyée aux racistes !).  Jackson, un président américain favorable au nettoyage ethnique dans son propre pays, l’assassin du peuple Séminole et Creek et celui qui a déporté les Cherokee (on réécoute Indian Reservation, version Paul Revere, tiens (1)!).  Les larmes des démocrates, hier soir, pouvaient effectivement ressembler à la célèbre Piste des Larmes (« Trail of Tears ») de l’histoire américaine ils sont désormais eux aussi décimés.  Trump et Guiliani iront-il jusque recréer la « Piste des Larmes » avec les mexicains ?  On le saura hélas très bientôt…

Trump en candidat des casinotiers ?

donald-trump-steve-wynnRove, c’est un autre cas : les relations entre Trump et lui ont été plus que froides, au début : Rove l’avait d’emblée traité de crétin (« a complete idiot » exactement).  Ce n’était pas une surprise : Karl Rove, un homme qui vient du petit monde des conseillers politiques, ne supporte que ce milieu, qui orbite autour des cabinets ministériels pendant des décennies (2)  (et qui en vit d’ailleurs très bien, comme lui-même).  Et donc avait au départ une aversion profonde pour ce « commerçant », inculte en politique, qu’est Trump. Seulement voilà : « Turd Bloom » est un prosaïque, qui s’est aperçu que Trup montait dans les sondages et avait même réussi à convaincre sa propre famille politique, en la passant il est vrai au bulldozer.  Alors Rove a fait ce qu’il a toujours fait durant sa vie : il s’est ravisé et a demandé à s’entretenir par deux fois avec Donald, et certainement pas pour parler choux-fleurs.  C’est le New-York Times, qui avait lâché l’info le 2 juin dernier.  La première rencontre discrète a eu lieu au domicile de Steve Wynn (de son vrai nom Weinberg).  Un copain de Trump, qui a la particularité d’être (très botoxé ?)... monégasque, et d’avoir fait fortune dans les casinos (de mauvais goût comme le Mirage), haut-lieu des fournisseurs d’argent (liquide) on le sait pour les politiques (à Annemasse tout le monde le savait, pour… Charles Pasqua, et à Arcachon, personne n’a oublié les facilités accordées par un dénommé Sarkozy à ses seuls amis, pour la refuser chez les autres).  L’autre particularité est qu’il déchire aussi parfois les tableaux.  Dont un Picasso, mais bon !  Wynn lui aussi a un avis tranché sur la politique que l’on résume ainsi  ici : « Trump contre Hillary est une distraction du vrai problème, dont le vrai but sont les « brouettes pleines d’argent ».  De là à penser qu’un président peut aussi favoriser les machines à cash, il n’y a qu’un pas… On peut l’entendre ici vanter les mérites de « performer » de son candidat, avec quelques critiques cosmétiques.  Dont celle d’être mauvais en débat politique (comme on a pu le constater !).  Ce en quoi Wynn est très proche de Donald !!!  Ont-ils parlé argent, justement, avec Rove, c’est fort probable, car ce dernier est aussi un proche d’un autre grand magnat des casinos : Sheldon Adelson, le soutien de Mitt Romney, celui qui s’était dissimulé, rappelez-vous derrière l’infâme campagne anti-islam, via la diffusion par voie de presse d’un DVD appelé « Obsession » réalisé par une secte véritable juive, les partisans d’un judaïsme ancestral.  Adelson, durant la campagne avait été approché par l’équipe de Trump, pour donner d’abord 5 millions, plus 25 millions de dollars, puis… on pense que grâce à l’intercession du précieux Rove les dons auraient même atteint les 100 millions (c’est ce qu’Adelson avait promis en tout cas).  Robe, Trump en parle ici en 2012 en affirmant que la mort de Ben Laden est un coup médiatique d’Obama car « la campagne de McCain a été particulièrement bien gérée par Karl Rove… » 

L’argent de la campagne, la clé du succès

unknownEn novembre 2012, j’avais déjà explique la méthode. « Pour la première fois, la campagne présidentielle américaine est financée, de manière illimitée, par des particuliers, sociétés, associations, syndicats et autres groupes d’intérêts, retranchés dernières des organismes tout-puissants appelés « Super-PAC », version élargie, assoupie, des PAC (Political Action Comittee), à qui un donateur pouvait donner maximum 5000 dollars par an. En effet l’arrêt « Citizens United versus Federal Election Commission », rendu le 21 janvier 2010 par la Cour suprême des Etats-Unis, a autorisé les dons illimités à ces mastodontes, à deux conditions : que l’identité des donateurs soit rendue publique (mais ceux-ci peuvent très bien se « cacher » derrière des personnes juridiques), et que ces super-PAC n’aient pas de lien « direct » avec les candidats (tout aussi hypocrite puisqu’ « indirectement », tous les fonds peuvent très bien leur revenir). rah-paacRésultat : les sommes dépensées pour cette campagne sont « obscènes », pour reprendre le terme de Fred Wertheimer, président de Democracy 21, cité par le journal  » Le Monde » et plus que jamais l’élection se joue à coups de spots publicitaires interposés » avais-je dit.  On l’a encore vu, en pire même cette fois.  « Des donateurs toujours cachés derrière un écran de fumée, si on résume !  « à l’époque, j’avais aussi écrit que « l’avenir de Mitt Romney est visible dans la boule de cristal de son si généreux bienfaiteur… ce sera avec lui l’Amérique de l’argent-roi et des compromissions politico-financières qui accéderont à la Maison Blanche. »  Le sursaut d’états clés (« swingin’ states« ) qui avait marché en faveur d’Obama a cette fois fait défaut.  Abrutis de clips vidéos payés des fortunes… les gens de Floride ont voté Trump.

Oui mais Trump avait au départ snobé les Super-PAC !

tro-trumpEffectivement, le candidat Trump avait eu une drôle d’attitude avec le Super-PAC, négligeant au départ les dons.  Ou plutôt, les donateurs ne se pressaient pas, tant l’individu posait problème au parti républicain, rappelons-le aussi.  Clinton l’avait nettement devancé sur le sujet rappelle ici le Washington Times : « le super PAC de Mme Clinton, Priorities USA, a amassé 23 millions de dollars en août et cinq milliards de donateurs y ont contribué à moitié: le fondateur de Slim-Fast, S. Daniel Abraham et le président de Newsweb, Fred Eychaner (3 millions de dollars chacun), le financier milliardaire George Soros, l’investisseur Donald Sussman et Lauren Powell  de Jobs’ Emerson Collective (tous deux avec 2 millions de dollars). Entre son super PAC, sa campagne et son projet conjoint de collecte de fonds avec le Comité national démocrate, Mme Clinton a recueilli 112 millions de dollars en août, comparativement à la somme de 70 millions de dollars de M. Trump ».  Distancé, Donald a donc cherché au plus proche : chez ses amis des casinos, bien entendu !  Habitués à la roulette, ils ont… parié sur l’homme a la mèche blonde, pour certains leur vieil ami.  D’autres sont venus à la rescousse : ceux dont le programme de Trump (ou son embryon) pourrait avoir des répercussions heureuses sur leurs futures affaires.  Parmi eux, ceux-là: les responsables de super-prisons privées, autres machines à cash…  GEO Group, pour préciser, aux geôles plus que controversées (on y meurt plus que coutume, et souvent il ne sont pas milliardaires, dedans).  Avec lui, c’est sûr, elles se remplieront plus vite !!!

Copains comme des potes de régiment, mais blindés de lingots

ruffin-trumpgreatUn troisième larron des casinos, Phil Ruffin, un vieil ami de Trump, justement, s’était joint aux deux autres : en septembre, il avait accordé d’un coup 449 400 dollars au futur président (presque un demi-million).  De quoi offrir quelques milliers de casquettes siglées « Great Again ».  Ruffin avait fait une intervention remarquée à la convention républicaine de juin dernier.  Pour le Financial Times, Ruffin « est l’homme de Trump à Las Vegas ».  Entre eux, ils n’évoquent que l’argent en effet : « c’est comme si tout ce qu’il touche devient de l’or », a déclaré M. Trump à propos de M. Ruffin. L’argent, et une étrange notion machiste : « celui-ci lui se reconnaît un «instinct» pour les bonnes affaires et discerne une tendance similaire dans le premier. «Donald utilise beaucoup d’instinct», dit-il, décrivant son partenaire comme «un mâle alpha». Quand  vous êtes assis à une table avec sept ou huit personnes, il domine « , a déclaré M. Ruffin au Financial Times lors d’une entrevue dans son bureau de Las Vegas. «Il est très exceptionnel. Vous n’avez pas ce genre de personnes comme candidat à la présidence. Vous avez des gars qui sont des avocats de classe B … Ils ne savent rien. Comparer Donald au [sénateur du Texas Ted] Cruz, ou au [ sénateur de la Floride Marco] Rubio ou certains de ces types – c’est comparer un homme et des garçons ».  Un machisme qui a été l’objet autres déclarations durant la campagne, comme on a pu le voir.  A l’entendre ,Trump est incontrôlable !  A les lire, ce sont deux simplets, tout bonnement !

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La politique extérieure du pays risque de changer !

dionIl ont d’autres choses en commun, en effet : leur bêtise abyssale, leur fortune et la façon de la dépenser, mais également leurs jeunes femmes qu’ils promènent comme des trophées ou comme des décorations d’intérieur (des potiches miss-ukraineen résumé) : « un autre avantage était personnel. M. Ruffin a trouvé sa rouquine dans une Cadillac (des années avant, Donald était passé devant lui dans une voiture avec sa femme) quand Oleksandra Nikolayenko, la représentante de l’Ukraine à de multiples concours de beauté, a participé à un de ces concours au Crystal Palace. Lorsqu’ils ont fêté leurs noces dans la villa au bord de plage de M. Trump, au Mar-a-Lago de Palm Beach, en Floride, le marié était âgé de 72 ans et la mariée en avait 26.  Trump était tellement ému qu’il a pris l’addition pour tous les invités.  «C’était fou», dit M. Ruffin, estimant que le geste coûtait à M. Trump 300 000 dollars.  M. Ruffin apprécie ce qu’il voit dans sa femme, comme quand il montre quand Mme Ruffin se promène dans le bureau de son mari pendant son interview au Financial Times pour livrer un smartphone qu’il avait laissé chez eux. « Est-ce qu’elle n’est pas jolie ? » Demande-t-il »… Nikolayenko une autre Desperate  Housewife ? (ici en compagnie d’une habituée sud casino de Las Vegas…).  Avec ces considérations maritales, un rapprochement diplomatique avec l’Ukraine (des pro-Poutine) me semble tout tracé… A propos des Casinos, rien dans la presse lors de l’élection sur le cas de Jack Wishna, retrouvé mort en novembre 2012 dans sa voiture, dans son garage à Henderson dans le  Nevada, après avoir promis de faire revenir Michael Jackson sur scène, et après avoir été surtout le troisième larron oublié derrière la construction de la Trump International Tower de Las Vegas (avec Ruffin et Trump, justement).  Donald Trump, n’avait jamais été vu à Las Vegas avant de rencontrer Wishna. lors que Trump avait déjà établi son empire sur la côte Est, avec des bâtiments à New York et des casinos à Atlantic City, il n’avait jusque là pas songé à Las Vegas et au Treasure Island Resort de Ruffin, ou carrément à fonder le Trump International Hotel & Towers.  Trump a aussi des cadavres dans ses placards (et ils sont nombreux, vu le bâtiment…).  Le contrat de Wayne Newton, autre star botoxée du disque de série B c’était lui aussi : un truc à 250 millions de dollars quand même !  Un cadavre d’escamoté dans la belle carrière de Donald.  Qui pensera maintenant à réouvrir le dossier Wishna (énormément de liens sur son  cas ont disparu du net depuis, au point qu’on peut difficilement parler de coïncidences…) ?

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Un vieil ami de plus de trente ans qui lui veut (que) du bien

greenbergGiuliani est un vieil ami de Trump. Un très vieil ami.  Un article subtil les compare ici à des petits pois dans une même cosse.  Des copains comme cochon (ou « cul et chemise« , si vous préférez), dit-on par ici.  L’article explique surtout l’emprise de Giuliani sur Trump.  On songe beaucoup, dans leur relation à celle ayant uni un Buisson à un Sarkozy. « Commençons par le fait que le principal soutien de Donald Trump, Rudy Giuliani, est sur la liste de ses salariés. En janvier, il a rejoint un cabinet d’avocats, Greenberg Traurig, qui représente Trump et son gendre Jared Kushner.  L’année dernière, l’entreprise a traité le procès de Trump contre la ville de Doral en Floride afin que son parcours de golf puisse outrepasser les règlements de bruit qui l’ont empêché de passer le bulldozer avant le lever du soleil. Plus récemment, elle a géré l’acquisition de 340 millions de dollars des propriétés de la Watchtower dans le centre-ville de Brooklyn. Lorsque Trump a payé une amende de 250 000 dollars en 2000 pour avoir secrètement financé une campagne de lobbying d’un million de dollars contre un casino indien dans l’État de New York, il a été représenté par Greenberg » (…)  ke-mexico« Cet entrelacement peut ou non avoir quelque chose à voir avec la raison pour laquelle la firme de Greenberg a laissé Rudy, l’un de ses nouveaux partenaires, engagé au début de cette année ostensiblement pour diriger une unité de cybersécurité, parcourir le pays avec Trump, l’introduisant lors des rassemblements et des rassemblements de fonds, attaquant la santé de Clinton basée sur des trucs qu’il avait trouvé dans les coins de l’Internet, déclarant la Fondation Clinton comme un problème pire que le Watergate, portant une casquette « Make Mexico Great Again » et de l’aider à élaborer des discours de politique décrivant les Afro-Américains pour les auditoires blancs.  J’ai même regardé Rudy à la télé, avant un voyage en commun en Ohio, chargeant des valises dans l’arrière d’un SUV de Trump devant la Trump Tower, le seul bagage qui pouvait le ralentir. Rudy a été plus visible dans la campagne de son copain qu’il ne l’a été par moments dans sa propre tentative présidentielle à 50 millions de dollars en 2008, quand il a réussi à convertir sa présence des mois dans le classement des sondages en un seul délégué »  note avec pas mal d’humour Wayne Barrett du Daily News.  Greenberg, qui en Angleterre, propose ses services d’avocats pour résoudre les « problèmes de Brexit »…. tout leur est bon pour engranger des billets verts ! (nota la casquette s’explique aussi, puisqu’en 2003 Giuliani avait organisé la lutte antidélinquance à Mexico).

Je te tiens, tu me tiens…. on ferait mieux de s’entendre, non ?

richLeur réunion et celle de deux beaux magouilleurs en fait, deux mafieux, qui se sont vite entendus mutuellement, comme le raconte ici de façon assez croquignolesque Barrett :  Au lieu de cela, Lombardi, qui avait discuté personnellement de l’affaire avec Giuliani  (et avec moi pour un article du du Village Voice de 1993 intitulé «Le cas de l’affaire manquante»), est allé directement vers Donald pour deux heures d’entrevue avec lui. Quelques semaines après les entrevues, Donald a annoncé qu’il allait réunir 2 millions de dollars en une demi-heure si Rudy était candidat à la mairie. LaMagra n’a pas obtenu d’accord et a été condamné, tout comme son associé, Louis (Louie HaHa) Attanasio, qui a été plus tard également arrêté pour sept meurtres dans le milieu de la pègre. Hopkins a été condamné pour avoir fait certaines de ses opérations de jeux hors de son appartement de la Trump Tower, où il avait été arrêté ».  Hopkins avait été accusé le 14 mars 1986 du meurtre de Pedro Acosta, un cubain leader d’un gang rival« Rudy et Donald se sont trouvés pour la première fois à la fin des années 80 peu de temps avant que Donald ne devienne le coprésident de la première levée de fonds de Giuliani pour sa campagne de mairie en 1989, assis au Waldorf et apportant 41 000 dollars à la campagne. trump-villaUn an plus tôt, Tony Lombardi, l’agent fédéral le plus proche du procureur Giuliani avait ouvert une enquête sur le rôle de Trump dans la vente suspecte de deux appartements de la Trump Tower à Robert Hopkins, le chef de la plus grande salle de jeux de la ville.  Trump avait assisté lui-même au règlement de l’affaire, Hopkins était arrivé avec une mallette chargée avec jusqu’à 200 000 dollars en espèces, un dépôt compté manuellement sur la table. Malgré le manque de revenus ou d’actifs vérifiables de Hopkins, il avait obtenu un prêt d’une banque de Jersey qui avait fait affaire avec le casino de Trump. Une limousine de Trump avait livré l’argent à la banque. Le gouvernement a ensuite coincé le courtier de Frank Hopkins, Frank LaMagra, sur une accusation non liée, et celui-ci a alors offert d’abandonner Donald, prétendant que Trump avait « participé » au blanchiment de l’argent – et il s’était même porté volontaire pour porter une accusation contre lui.

Des magouilles ensemble depuis plus de trente ans !

trump-yachtGiuliani et Trump, c’est bien les mêmes petits pois faits pour s’entendre, question affairisme, rappelle ici l’ineffable Barrett: « Il est difficile de voir Giuliani invoquer son histoire de 14 ans en tant que procureur fédéral, quand il appelle aujourd’hui à la poursuite de Clinton, alors qu’il la relie avec le lancement de sa propre relation avec Trump. Lorsque Rudy était  maire, Trump a embauché la firme de lobbying qui comprenait un partenaire nommé Ray Harding, le chef du Liberal Party de l’état, dont le scrutin avait fourni la marge de différence dans les élections de 1993 remportées par Giuliani. La firme de Harding est passée de trois clients de lobbying à 92 et elle a géré la tour controversée de Trump (la Trump World Tower) de 90 étages, la tour résidentielle la plus haute de l’histoire de la ville, grâce à trois niveaux d’approbation de l’administration Giuliani, et malgré l’opposition forte des groupes communautaires dirigée par Walter Cronkite. trump-casinoLes deux Harding et l’un des fils, un haut fonctionnaire chez Giuliani, ont fini en prison. Un autre fils, Robert Harding, adjoint au maire de Giuliani, est depuis longtemps un lobbyiste de l’actuel employeur de Rudy, Greenberg. L’administration de Giuliani a également écrit une lettre d’appui de 1995 à HUD pour 365 millions de dollars en assurance d’un prêt hypothécaire pour le projet Riverside South de Trump, affirmant que le site de Westside Yards était dans un quartier délabré, une dispute si ridicule que Donald a finalement fini par retirer la demande. Un conseil d’administration nommé par Giuliani, poussé par l’entreprise de Harding, a également approuvé des rénovations au Trump’s 100 Central Park South, où Eric Trump vit maintenant ».  Selon Barrett toujours, Baby Doc Duvalier avait aussi un appartement à la Trump Tower (et une villa à Mougins en France).  Comme par hasard, Rudolph Giuliani alors assistant du procureur général avait affirmé qu’à l’époque de Jean-Claude Duvalier, « il n’y avait pas de répression politique ».  Les échappés de l’enfer haïtien, dont certains torturés, qui étaient capturés par la marine des Etats-Unis étaient à ce moment-là parqués en camp de détention… Giuliani souhaitait les renvoyer chez eux !

Un dossier en béton, signé Genovese et Gambino

photos-trumps-mobsters-castellano-salerno-cohn

bonwittA l’époque où on construit plutôt des tours à armature tout acier (comme le WTC,  inauguré le 

Dès la construction de sa tour, la mafia présente

ump-towerLa fameuse Trump Tower, a en effet été bâtie avec l’aide d’ouvriers contrôlés par la mafia (le Mob), ce que Trump pouvait difficilement ignorer :  » le même Donald Trump a payé ses honoraires à la mafia de Genovese (ou Luciano), peut-être inconsciemment. Le mois dernier Trump a pris place dans la salle de la cour fédérale de Manhattan pour nier qu’il avait sciemment loué 200 étrangers polonais illégaux pour démolir un immeuble à Manhattan en 1980 pour faire place à sa brillante Trump Tower. Les membres de Housewreckers Local 95, qui accusent également leur propre président dans le schéma, allèguent que Trump a été en mesure d’éviter de faire des paiements qui atteindraient maintenant un million de dollars (y compris les intérêts). tower« Vous pouvez parier qu’il y avait un parrain quelque part en arrière-plan », explique un spécialiste du FBI sur la famille Genovese. Selon le consultant en travail Daniel Sullivan, une source du FBI sur le Mob qui a témoigné dans l’affaire : « c’est une relation classique avec le Mob. Trump ou ses gens devaient avoir un accord pour obtenir un tel contrat aux petits oignons. Selon, Wayne Barrett, auteur au Village Voice qui a nommé plusieurs familles du crime liés à la construction de Trump et à ses entreprises immobilières dans son livre de 1991, « Trump: The Deals and the Downfall », dont »Anthony « Fat Tony » Salerno et Paul Castellano, étaient les deux chefs du Mob. Il a montré des copies de nombreux documents du gouvernement et des interviews personnelles soutenant ses revendications. Salerno et Castellano S & A une société de fabrication de béton a été l’une d’entre elles, qui a été utilisé à plusieurs reprises, y compris pour tout le béton utilisé dans les Tours Trump ».  Le bâtiment phare du magnat Trump construit par des sans-papiers polonais, avouez qu’il y a de qui sourire en effet, à l’avoir entendu autant insulter copieusement les émigrés lors de sa campagne.  En 1991, un juge l’avait condamné à une amende de 1 million de dollars pour l’emploi de ses sans papiers d’origine polonaise…

Le sulfureux mentor de Trump

2-24Il y a plein de façons de gagner de l’argent, on le sait.  La plus vicieuse, c’est un des mentors de Donald Trump qui le lui a appris.  A l’époque où le gouvernement tente de débarrasser New-York de la mafia, Trump possède déjà des immeubles qu’il loue, en 1973.  Certains sont l’objet de plaintes pour non accession à des gens de couleur (discrimination au logement) : Trump se retrouve avec un procès fédéral aux trousses.  En réponse, il attaque aussitôt en niant les faits et en demandant 60 millions de dollars de dédommagements à l’Etat : la plainte initiale se perd dans les méandres de la justice US, qui craint que ça ne lui coûte trop.cohn-mc-carthy  L’idée avait été insufflée par un avocat, Roy Cohn, l’un des plus véreux ayant jamais existé.  Celui qui avait été l’avocat du sénateur Joseph McCarthy... oui, le même, celui de la chasse aux sorcières communistes.  C’est aussi lui qui lui avait insufflé l’idée de faire confiance à la mafia pour l’édification de sa tour ! Camionneurs apportant le béton, ceux qui le coulaient, les constructeurs de gratte-ciel… tous ceux ayant édifié le bâtiment étaient sous contrôle du « Mob », de la mafia, et Cohn le savait très bien, car il était aussi l’avocat du mafieux John  Gotti, le parrain de la famille Gambino (surnommé The Teflon Don ou The Dapper Don; ici à droite) ! Pour sa tour comme pour son casino d’Atlantic City, le principe avait été le même : celui d’arroser la mafia pour ne pas avoir d’ennuis.  Ce que Cohn lui a appris, Donal Trump n’a eu de cesse de l’appliquer depuis… tout le temps : gooti-good« Ne jamais s’excuser, ne jamais reculer, ne jamais admettre que vous aviez tort, utiliser tous les moyens possibles pour atteindre vos fins » (…). « Je ne suis pas sûr de le distinguer de tous les autres politiciens, mais, en fait, je peux voir l’influence de Roy Cohn sur Donald Trump et je comprends pourquoi ils étaient si proches, » dit des deux  Alan Dershowitz, ancien professeur de Droit à Harvard.  Comme son maître Hoover, Cohn était homosexuel mais officiellement il condamnait l’homosexualité.  Manque de chance pour lui, il mourra du sida le 2 août 1986.  La Mafia conduit aussi au casinos : « l’une des principales affirmations est qu’en 1983, après que Trump ait obtenu une licence de casino, il a rencontré Anthony « Fat Tony » Salerno, chef de la famille criminelle de Genovese, à la maison de Manhattan de Roy Cohn, un avocat qui représentait les deux hommes. Le livre (Trump: The Deals and the Downfall,’ de Wayne Barrett), cite un témoin oculaire non identifié comme source. »  Pour beaucoup, le silence actuel des autres républicains lors de la nomination de Trump signifierait qu’ils sont sont eux aussi toujours sous l’influence de la mafia, et craignent qu’en exposant Trump ils le soient aussi…

Le retour de l’Amérique en « modèle de civilisation », c’est (aussi) du Giuliani

rikSupporter Trump, c’est aussi abonder dans ses excès, obligatoirement.  Giuliani ne s’en est pas privé : le 15 août dernier quand un policier tire sur un homme, le lendemain et le surlendemain des émeutes éclatent dans le Wisconsin et sa capitale Milwaukee.  L’ancien maire de New-York, qui a protégé pendant des années l’incroyable Bernard Kerik … ancien délinquant devenu policier (?) vient sur les plateaux télés dire que c’est bien la preuve du laxisme actuel et que « la loi et l’ordre sont désormais hors de contrôle en Amérique ». (il reprend ainsi le thème favori du chef de la Police comté de Milwaukee, David Clarke pressenti – au secours- lui aussi dans le gouvernement de Trump ???) au passage, il affirme « qu’il a joué au golf avec le candidat dimanche, et a repoussé l’histoire du week-end du New York Times qui avait décrit le candidat comme frustré et épuisé, et incapable de suivre les conseils de son personnel de s’arrêter un peu ». kerikdetectiveEt après avoir parlé golf, de se lancer dans une stance à faire peur : « Il va parler de la façon de traiter avec le terrorisme islamique – contrairement au président et Mme Clinton.  Il va parler de la guerre des idées.  Non seulement nous ne faisons pas une guerre militaire … mais nous ne combattons pas la guerre des idées », a-t-il déclaré.  «Nous ne faisons pas ce que nous avons fait pendant la guerre froide.  Nous ne proclamons pas et n’émettons pas dans les pays qui sont en désaccord avec nous les valeurs de notre pays, les valeurs de notre civilisation ».  Le plus fou des deux est peut-être bien Giuliani, au final !!!  Dans le Wisconsin, ce 8 novembre, le résultat final a été très serré… en faveur de Trump.  L’intimidation, ça paie, au final. Le Wisconsin n’a voté que 2 fois républicain depuis 1976.  Les deux fois pour Reagan ! Kerik, envoyé former les soldats Irakiens en qualité de mercenaire grassement appointé, ratera là encore :  les responsables militaires parleront de « perte de temps« … pour qualifier sa « formation ».

Pour le FBI, Giuliani l’avait su à l’avance

jamescomeyCe petit monde pratique un entregent évident.  A la façon de Karl Rove, tous les moyens sont à utiliser pour ennuyer l’adversaire.  Car Giuliani, visiblement, a été averti à l’avance par le directeur du FBI James Comey (ici à gauche) que ce ce dernier allait rouvrir le dossier des e-mails de Clinton, durant la campagne.  C’est The Daily Beast qui a repéré la manœuvre : « Deux jours avant que le directeur du FBI James Comey ait secoué le monde la semaine dernière, Rudy Giuliani sur Fox, a volontairement pris la parole, sans même devoir répondre à une question et dire ceci : « Je pense qu’il a [Donald Trump] va présenter une surprise ou deux que vous allez entendre environ dans les prochains jours.  Je veux dire, je parle de quelques très grandes surprises « . Pressé pour donner plus de détails, il a dit: « Nous avons un certain nombre de choses dans notre manche.  Cela devrait tourner autour de ces choses.  » L’homme qui dirige maintenant les chants de « lock-up » (enfermez-là, contre Clinton) lors des rassemblements de Trump a passé des décennies de sa vie en tant que procureur fédéral et alors qu’il était maire a travaillé en étroite collaboration avec le FBI, et surtout dans son bureau de New York.  L’une des entreprises de sécurité de Giuliani emploie un ancien chef du bureau de New York du FBI, et d’autres anciens aussi » (…)  « En plus d’autres connexions de Giuliani avec des agents du FBI à New York, son ancien cabinet d’avocats, alors appelé Bracewell Giuliani, a longtemps été le conseiller principal de l’Association des agents du FBI (FBIAA), qui représente 13.000 agents, anciens et actuels.  Le grtrump-giulinzioupe, né dans le bureau de New York du FBI dans les années 80 au début a été dirigé jusqu’à lundi dernier par Rey Tariche, un agent qui vient de quitter le bureau de New York du FBI ».  On constatera après coup que ce ne sont pas les e-mails en eux-mêmes qui avaient servi, mais bien l’annonce en pleine dernière ligne droite, balancée uniquement pour déstabiliser l’électorat potentiel de Clinton, déjà pas trop sûr de l’intégrité de la candidate.  Le hic, dans l’affaire, c’est que c’est l’intégrité de Comey qui fait débat aujourd’hui.  Et ça c’est plutôt une première. Même Robert Swan Mueller III, son prédécesseur, resté en poste du  au 

Au secours de sa réputation de dragueur invétéré

270px-rudragpicGiuliani a aussi beaucoup aidé Trump lors d’un épisode bien particulier, qui malheureusement n’a pas été évoqué par les journalistes, hélas. La scène se passe en 1999, où interviewé – quelle coïncidence- sur une éventuelle candidature à la présidence, Trump avait eu une sortie comme il en a l’habitude, en répondant qu’il ne pouvait pas en raison… des femmes, avec qui il couchait surtout (quel tact !).  En affirmant même que c’était pire encore que pour Bill Clinton alors englué dans l’affaire Monica Lewinsky !!! « Les gens veulent que je [me présente à la présidence] tout le temps … Je n’aime pas ça. Pouvez-vous imaginer combien je serais controversé ? Vous pensez à [Bill Clinton] et aux femmes. Que diriez-vous de moi avec les femmes?  Pouvez-vous l’imaginer ? »  Un bel aveu, certes, mais qui lui avait coûté très cher dans un pays qui se veut encore pudibond… pour les personnalités politiques.  En une seule phrase, il venait de ruiner tout espoir d’arriver un jour là où il a fini quand même par atterrir, tout le monde se demande encore comment, depuis hier.  Des conseillers lui avaient suggéré de rattraper au plus vite cette déplorable image laissée derrière lui.  Mais pas moyen de trouver quelqu’un, côté féminin, pour venir témoigner en sa faveur.  C’est alors que son vieil ami Giuliani va lui offrir sur un plateau la solution, en tournant en dérision devant les caméras la mauvaise réputation de Trump envers les femmes, plutôt agresseur que séducteur.  C’est ainsi que les spectateurs du gala de Charité « The Inner Circle Show » (une tradition depuis 1922), en 2000, vont assister à une scène hallucinante montrant Donald Trump allant sentir le parfum d’une femme, ou plutôt de ce qui semble bien être une drag-queen, en allant poser le nez sur ses seins.  C’était censé faire rire, et surtout destiné à démontrer que Trump sachant se moquer ainsi ne pouvait donc pas être assez idiot pour faire de même en vrai.  Or qui était venu jouer le rôle de la drag-queen ?  Rudolph Giuliani en personne, venu offrir ce soir-là une nouvelle virginité au dragueur invétéré qu’était alors Trump.  Scène hallucinante, mais qui en dit long sur les liens entre les deux hommes, Guiliani, ce soir-là venant de lu sauver sa future carrière politique !!! Giuliani, étrangement, reviendra plusieurs fois déguisé de la sorte en  “Rudia,” alias Marilyn Monroe.

Giuliani, maître d’œuvre de la campagne et déjà récompensé !

A peine l’élection terminée par la sidérante victoire de Donald Trump, la distribution de strapontins a déjà commencé « Les deux noms qui attirent immédiatement l’attention sont l’ancien président de la Chambre Newt Gingrich, qui est pressenti omme secrétaire d’État, et l’ancien maire de New York, Rudy Giuliani, qui est le favori pour le poste de procureur général, selon NBC News ». Procureur général : autrement dit l’équivalent ici du ministre de la Justice. L’homme qui durant tout cette campagne immonde avait fait crier à la foule « qu’on la jette en prison » est déjà sélectionné pour l’y envoyer dare-dare !!!  Newt Gingrich, autre personnage d’extrême droite US inquiétant, dont le programme lorsqu’il s’était présenté à l’investiture républicaine s’intitulait « renouveler la civilisation américaine » !!!  Newt Gingrich, Rudolph Giuliani et Michael Flynn comme secrétaire à la défense, sont déjà  pressentis (on évoque aussi Sarah Palin !!! et John Bolton : c’est la confrérie des abrutis qui est appelée !!!!).  Il faudra en reparler plus tard de Flynn, pressenti un temps comme colistier de Trump, cet ancien responsable de la DIA, pour Defense Intelligence Agency : les renseignements, mais version armée. diner Un autre cas que ce copain du sulfureux Michael Ledeen le fondateur du très réactionnaire American Center for Security Policy (il ont signé ensemble « The Field of Fight : How We Can Win the Global War Against Radical Islam and Its Allies » dans lesquels ils reprennent les idées qui ont vu le général Crystal se faire virer par Obama !).  Leeden, le copain de Pamela Geller, est aussi un des 25 signataires d’un texte fondamental, le fameux « Project for the New American Century« , paraphé le 3 juin 1997.  Celui qui préfigurait un « New Pearl Harbor » à venir et salvateur pour les faucons US… le 18 mai 2012, la DIA avait laissé fuiter un document embarrassant, qui analysait la situation en Syrie en constatant l’émergence de l’EI, selon la DIA « souhaitée par l’Ouest, La Turquie et les Emirats » pour s’opposer à Bachar el Assad.  Flynn devra bientôt expliquer aux américains ce qu’il faisait à Moscou à un dîner en l’honneur de la chaîne RT avec Poutine et le serbe de Bosnie Emir Kusturica (et sa femme) devenu grand fan lui aussi de Poutine (photo ici à droite).  Comme aussi la dirigeante des verts américains, Jill Stein, elle aussi montée à bord de la même galère….(les supporters de Clinton ont quelques bonnes raisons de s’en prendre à elle, aujourd’hui…. en Floride, notamment, cet état-clé).  Voilà qui promet…!!!

Rudolf, celui qui arpentait les ruines du 11 Septembre… AVEC Hillary

giuliani-and-clintonAh, ce bon Rudolf.  Lui qui avait dépensé des millions pour sa campagne ratée de 2008... un désastre avait noté la presse.  Tout avait foiré, l’un des détails sur sa fortune acquise après le 11 Septembre l’avait miné : lors d’un vol de routine en avion, sa 3eme femme n’avait rien trouvé de mieux que de louer une place pour son sac Vuitton !  Il avait alors sombré dans le ridicule.  Celle de 2016 est pour lui une revanche évidente.  Je vous ai retrouvé une photo de lui avec Hillary Clinton. Ce n’est pas celle des repas de charité où ils se croisent tous, dans ce milieu politique US (ici c’est avec un Cardinal Dolan bien en verve).  C’est celle prise au lendemain du 11 Septembre 2001.  Lors de la campagne de haine orchestrée par ce même Giuliani, ce dernier avait osé asséner ce genre de propos infâme : « ne me dites pas si vous avez dit que vous vous souverudy-giuliani-forgets-911nez du 11 septembre 2001, dit Giuliani. «Je me souviens du 11 septembre 2001. Oui, oui, vous avez aidé à obtenir des prestations pour les personnes qui ont été blessées ce jour-là. Mais je l’ai entendu dire qu’elle était là ce jour-là. J’étais là ce jour-là, je ne me souviens pas avoir vu Hillary Clinton là-bas. C’était comme quand elle a dit qu’elle a dû courir à travers les coups de feu. Cela s’est avéré être, comment l’appelons-nous? Un mensonge. »  Or la photo existe bel et bien de la visite des ruines des Twin Tower ensemble, à deux, ce jour-là.  La question que je me pose, aujourd’hui, à l’entendre mentir de la sorte et à manipuler ainsi les morts de ce rumsfeld_and_giuliani_at_ground_zerojour-là me font plutôt penser à ce que le 11 Septembre n’aurait pas pu se passer sans un maire mafieux qui déploiera une aisance particulière à être constamment au bon endroit au bon moment devant les caméras, durant les jours qui ont suivi la catastrophe (3).  A Hillary il avait lancé « J’ai perdu tant d’amis le 11 septembre, j’y pense tous les jours.  Ne me dites pas que vous appartenez à notre groupe très, très serré de « n’oubliez jamais.  Giuliani est le pire des manipulateurs existants.  Et c’est lui, désormais, la tête pensante du pays, celui qui a aussi affirmé qu’Obama avait laissé perpétré des attentats islamistes aux USA !  Un homme qui se permet de mentir de la sorte propos du 11 Septembre aurait-il eu quelque chose à voir avec l’événement ?  Personnellement, j’en suis persuadé (4).  Le 11 Septembre, pour se perpétrer, avait besoin de Giuliani, tout simplement. C’est cela, l’indicible réalité qui se dissimule derrière cette élection de marionnette grotesque.  A quand le prochain incident du Golfe du Tonkin ? Dans l’ordre je citerai la Corée du Nord, mais aussi et surtout l’Iran… cette équipe malsaine islamophobe déjà rencontrée chez G.W.Bush rumine un désir de vengeance inassouvi.  Elle ne va certainement pas s’en priver, avec le blanc-seing qu’elle vient d’obtenir…

 

(1) Les paroles signées John Loudermilk et non Paul Revere ou Don Fardon :

They took the whole Cherokee nation
Put us on this reservation
Took away our ways of life
The tomahawk and the bow and knife
Took away our native tongue
And taught their English to our young
And all the beads we made by hand
Are nowadays made in Japan

Cherokee people
Cherokee tribe
So proud to live
So proud to die

They took the whole Indian nation
Locked us on this reservation
Though I wear a shirt and tie
I’m still part redman deep inside

Cherokee people
Cherokee tribe
So proud to live
So proud to die

(2) on le présentait en 2004 comme le disciple direct de Lee Atwater, principal conseiller de Ronald Reagan et de George H. W. Bush (père). Sa carrière à commencé par le « push-polling » phonique (son entreprise s’appelait Rove & Company) : autrement dit la décridibilisation de l’adversaire par des campagnes d’appels téléphoniques intenses. L’un des ces hauts faits ensuite a consisté à s’appuyer sur les vétérans pour s’attaquer à John Kelly. « Ainsi, Rove aurait engagé des organisations de vétérans qui proclament, par le biais d’annonces publicitaires et de manifestations, que les faits d’armes de Kerry au Viêt-nam sont loin d’être aussi glorieux que celui-ci le prétend ». Désorganisé et déstabilisé par les changements stratégiques dictés par Rove, Kerry a remplacé son équipe électorale pour la deuxième fois en dix mois, s’entourant alors d’anciens conseillers de Bill Clinton »… or hier soir, de façon assez étrange, Donald Trump a passé de longues minutes à saluer ces mêmes vétérans… Un documentaire montre son efficacité, sous le titre de « Bush’s Brain », pas très flatteur pour l’ancien président. A la télévision en 2012 il avait longuement chipoté la victoire d’Obama en Ohio.

(3) interviewé par une télévision allemande (N24), deux jours après, Trump avait affirmé que sur place il y avait déjà à Ground Zero des ouvriers à lui pour « rebâtir » les deux tours… !!! Plus c’est gros…

(4) un bon nombre de pompiers sont morts faute à des appareils de communication obsolètes : Giuliani leur avait refusé de plus modernes au prétexte de leurs coûts.

 

un mémento des déboires de Trump:

https://www.washingtonpost.com/news/the-fix/wp/2016/10/31/a-quick-review-of-40-years-of-investigations-into-donald-trumps-businesses/

barrettle gros dossier qui attend toujours Trump est celui de sa fausse université:

Meet the business partners Donald Trump refuses to mention

L’article de base de Barrett :

http://www.nydailynews.com/opinion/wayne-barrett-donald-trump-rudy-giuliani-peas-pod-article-1.2776357
Le livre fondamental de Wayne Barrett est ici à droite

un bon documentaire sur Trump :

 

http://www.democracynow.org/2016/6/30/a_classic_state_capitalist_how_donald

http://nymag.com/news/features/crime/46610/index3.html

http://edition.cnn.com/2016/09/07/opinions/pam-bondi-controversy-trump-buy-his-way-out-of-trouble-louis/

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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    De sales histoires. Rien de vraiment rassurant. Aux Etats-Unis les protestations sont nombreuses et tournent à l’émeute.

    La victoire du peuple que certains brandissent ne tient pas l’analyse. Elle serait même la preuve d’un système dont la structure est devenue incontestablement défaillante, puisqu’elle permet de ne pas reconnaître la validité du vote légitime de millions de citoyens (la majorité ne suffisant pas à élire). Initialement, la structure des pouvoirs confiés au gouvernement a des mécanismes permettant d’effectuer un contre-pouvoir, mais ce sont ces mécanismes qui ont été contrôlés sous G.W. Bush, suite à la décision (la bénédiction pourrait-on croire aussi) de la Cour Suprême lorsque celle-ci a été appelée à trancher entre G.W. Bush et A. Gore, les motifs appuyant la décision qui fut prise en altérant la structure de gouvernance:

    « … qu’il n’existerait plus de freins ou de contre-pouvoirs fonctionnels à l’exécutif. Jack Goldsmith, l’ancien numéro trois du ministère de la Justice, qui dirigeait le Bureau du conseiller juridique de la Maison Blanche (Office of Legal Counsel), intitule son essai sur le débat juridique autour de la politique antiterroriste de l’Administration Bush « La présidence de la terreur ». Deux autres essais récents parlent, eux, « d’abus du pouvoir présidentiel » et de « coup d’État » pour un « retour à la présidence impériale »

    « … Malgré un certain pessimisme, il apparaît clairement que la Cour suprême est, à la fin du mandat de George W. Bush, la seule institution capable de contenir l’expansion du pouvoir exécutif. Cette expansion se fait autour de deux axes majeurs : une lecture très large mais aussi unitaire des pouvoirs du président en tant que commandant en chef des forces armées et l’idée, contenue explicitement dans les déclarations de signature (signing statements). Il s’agit de déclarations, le plus souvent écrites,… que le président possèderait le pouvoir de dire le sens de la Constitution, battant ainsi en brèche le monopole établi par la Cour suprême en 1803 dans Marbury v. Madison. Et pourtant, à huit ans de distance ou presque, une Cour suprême qui a fait de George W. Bush le président est la seule institution capable de défaire le modèle présidentiel qu’il a construit. »

    Si on ajoute à ceci les nominations faites par Trump, on ceinture tout le système, au point qu’une mesure pouvant conduire à une destitution non souhaitée par les républicains s’avérerait quasi impossible à obtenir.

    https://www.cairn.info/revue-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2008-1-page-117.htm

    La chambre des représentants est celle qui peut déposer une accusation au sénat afin que ce dernier puisse voter ou non la destitution. Elle sera majoritairement républicaine:

    http://www.lapresse.ca/international/dossiers/maison-blanche-2016/201611/09/01-5039348-chambre-des-representants-le-statu-quo-malgre-des-gains-des-democrates.php

    Trump pourra nommer le 9e juge de la Cour Suprême dont la majorité sera conservatrice. Un texte d’AFP (maintenant introuvable – page 404) repris par quelques sites mentionnait:

    « En effet, non seulement M. Trump se retrouve en position de nommer lui-même le neuvième juge, mais son choix sera forcément approuvé par le Sénat qui a conservé mardi sa majorité républicaine. »

    https://www.afp.com/fr/infos/335/trump-va-cimenter-la-cour-supreme-dans-le-conservatisme

    http://www.journaldemontreal.com/2016/11/09/trump-va-cimenter-la-cour-supreme-dans-le-conservatisme-1

    http://information.tv5monde.com/en-continu/trump-va-cimenter-la-cour-supreme-dans-le-conservatisme-138170

    On peut par contre lire cet article d’AFP via googlecache (il faudra comprendre pourquoi l’article a été supprimé):

    https://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:x3yeXo3FX3cJ:https://www.afp.com/fr/infos/335/trump-va-cimenter-la-cour-supreme-dans-le-conservatisme+&cd=2&hl=fr&ct=clnk&gl=ca

    Nominations faites par Trump. Ses 3 enfants et le mari de l’une de ses filles parmi son équipe de transition. Ils évalueront et participeront à la nomination des membres de l’administration de Trump dont le culot n’est plus à douter! Manque plus que Pluto et Mickey Mouse et enfin le peuple américain aura une meilleure idée du cirque qu’on lui fait:

    http://www.journaldemontreal.com/2016/11/11/le-vice-president-elu-prend-en-main-la-transition-vers-une-administration-trump

    Il reste à souhaiter que Trump ne fera pas basculer les Etats-Unis dans le fascisme, même s’il semble bien engagé dans ce sens. Permettons-nous de douter, comme vous le faites, qu’il puisse avoir été le seul acteur, car cela semble plus qu’improbable. La certitude étant tout de même qu’il ne sera plus le seul désormais. Comme un kinder surprise (ou le principe des poupées russes?). Chaque nomination dévoilera un peu plus ses intentions. Déjà le choix du vice-président devrait frapper de stupeur la plupart de ceux qui ont voté pour Trump. Il paraît maîtriser tout et son contraire. Une sorte de joker, mais on reste toujours dans le jeu il faut croire avec Trump.

    Un résumé de la politique étrangère qu’il défend:

    « Partisan de nombreux accords de libre-échange avec plusieurs puissances étrangères, Mike Pense a soutenu l’Accord de libre-échange nord-américain et l’Accord de libre-échange d’Amérique centrale (CAFTA). Il est favorable au maintien des États-Unis dans l’Organisation mondiale du commerce. Il s’est prononcé en faveur de l’accord de partenariat transpacifique, contrairement à Donald Trump.

    Mike Pence a soutenu l’invasion américaine en Irak en 2003 et s’est opposé à la fermeture du camp de la Baie de Guantánamo, voulue par Barack Obama. Mike Pence a approuvé l’action d’Hillary Clinton dans sa gestion du conflit libyien en 2011, appuyant la proposition d’une zone d’exclusion aérienne et soutenant l’intervention occidentale. Il s’est également déclaré favorable à une intervention contre les djihadistes de l’État islamique proposée par l’administration Obama.

    En 2014, il critique vivement Vladimir Poutine et déclare que l’invasion de l’Ukraine par la Russie devrait inciter les États-Unis à resserrer leurs liens avec les pays membres de l’OTAN et déployer davantage d’armes défensives. »

    Voilà donc le principe du pile ou face !

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Mike_Pence

  2. avatar

    « Trumpworld has started with a mandate to hire from the private sector whenever possible. That’s why the Trump campaign is seriously considering Forrest Lucas, the 74-year-old co-founder of oil products company Lucas Oil, as a top contender for Interior secretary, or donor and Goldman Sachs veteran Steven Mnuchin as Treasury secretary.

    He’s also expected to reward the band of surrogates who stood by him during the bruising presidential campaign, including Newt Gingrich, Rudy Giuliani and Chris Christie, all of whom are being considered for top posts. A handful of Republican politicians may also make the cut, including Sen. Bob Corker for secretary of state or Sen. Jeff Sessions for secretary of defense. »

    http://www.politico.com/story/2016/11/who-is-in-president-trump-cabinet-231071

    « Idole du Tea party, Jeff Sessions a été classé dans le top 5 des sénateurs les plus conservateurs en 2007. Cet avocat de formation, nommé procureur fédéral de son Etat par Ronald Reagan, est un fervent opposant à l’avortement, à l’immigration et au libre-échange. »

    http://www.lopinion.fr/edition/international/jeff-sessions-l-homme-orchestre-future-administration-trump-114077

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Tea_Party_(mouvement_politique)

  3. avatar

    Son équipe, c’est la Famille Adams et Evil Dead réunis…

    Pour quelqu’un qui n’aime pas Hollywood, avouez….

    • avatar

      Tout aussi troublant est de songer que l’extrême-droite, qu’il n’a pas cesser d’encourager avec des propos incitant ouvertement au lynchage, fera une partie du travail. Il a rétabli le far west. Ce n’est que le début.

      Ici le lynchage régulier que l’on peut entendre et voir dans ce court reportage qui montre l’ambiance qu’il a suscitée et encouragée tout au long de sa campagne:

      http://ici.tou.tv/les-grands-reportages/S2016E176