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Centpapiers

  • Vivement la défaite du gouvernement

    26 mars 2011 | 0 commentaire(s) | vu 551 fois

     

    Un parti aux rêne d’un gouvernement minoritaire ne peut diriger comme les Conservateurs l’ont fait. Il n’est pas question ici de critiquer l’idéologie conservateur. Ma sortie n’est pas tant contre les mesures rétrogrades que ce gouvernement met de l’avant. Ma charge s’attaque à la manière dont ce dernier s’est comporté depuis cinq ans déjà, la manière dont ce gouvernement viole la souveraineté populaire. Puisqu’en démocratie, c’est bien de cela qu’il s’agit. J’en ai contre l’attitude dictatoriale qui règne au Parlement. Stephen Harper n’est pas digne d’un démocrate, il contrevient aux principes qui fondent la démocratie et j’ai nommé la représentation. Plus d’un tiers des Canadiens n’ont pas choisi ce gouvernement. C’est Layton le démocrate qui met le doigt sur le vrai bobo. Le chef néodémocrate soutient le fait que le Premier ministre s’est entêté à ne pas soupeser les revendications des autres Canadiens représentés dans cette chambre. Jim Flaherty a poussé l’audace jusque d’affirmer qu’il n’était pas la tâche du gouvernement d’apaiser les partis d’opposition. Cette affirmation ne peut être que plus fausse. Ce parti a fait la sourde oreille, il a ignoré la majorité des Canadiens. La dissidence est évacué et la recherche du compromis, inexistante. Pour emprunter le commentaire du chef libéral, l’économie est-elle obligé d’être priorisée au détriment des principes démocratiques ?

    N’était-il pas LE DEVOIR d’un parti, à la tête d’un gouvernement minoritaire, de diriger de manière conciliante ? Normalement, un budget qui émane d’un gouvernement démocrate, et non dictatoriale – Harper ne discute pas, il dicte – doit plaire un minimum aux partis de l’opposition. Ce budget aurait DÛ leur plaire. N’est-ce pas cela la démocratie ? Veiller à ce que chaque Canadien soit représenté dans les choix du gouvernement.

    Pour ceux qui blâment les partis d’opposition de nous avoir précipiter en élection, je leur répond ceci. Sur la collince parlementaire, tout fonctionne présentement en adéquation avec le principe démocratique. Ne croyez pas les commentateurs qui déplore l’instabilité qui règne à Ottawa depuis cinq ans. Ceux qui s’en indignent, ignorez-les. Tout se passe exactement en conformité avec le concept de la démocratie. Le gouvernement ne fait aucune concession alors qu’il ne représente pas la majorité. Nos mécanismes, bien qu’imparfaits, dans un cas comme celui-ci réponde aux attentes démocratiques. Le Parlement punit celui qui ne se plie pas à son fonctionnement. Le gouvernement ne fait qu’obtenir les conséquences de ses actes. Il ne récolte que ce qu’il a semé. Son attitude intransigeante est une offense au principe démocratique, rien de moins. Résultat : les partis d’oppositions n’ont d’autres choix que de le défaire. Parce qu’il n’a pu faire la preuve de sa bonne foi.

    Je pense que les Canadiens ne rêvent plus de démocratie. Voilà maintenant deux fois que le Parti qu’ils élisent agit en despote. À deux reprise déjà, ce Parti a fait la preuve de son déni de l’idéal démocratique. Et pourtant, les Canadiens vont le réélire. Les Canadiens ne recherchent pas le consensus, ils ne sont pas d’humeur à la discussion qui, pourtant, définit le système démocratique et ce, au détriment de la coercition ou de la violence. Les Canadiens veulent se laisser dicter la marche à suivre. Leur devoir de citoyens doit se limiter à vingt-quatre petites heures si possible à tous les quatre ans, pas une seconde de plus. Le reste du temps, ils se refusent ce statut et nous ne pouvons qu’assister au spectacle désolant d’« une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. Chacun d’eux, retirer à l’écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres […] ses concitoyens, [le Canadien] est à côté d’eux, mais il ne les voit pas; il les touche mais ne les sent point; il n’existe qu’en lui-même et pour lui seul [… le Citoyen Canadien] n’a plus de patrie ».

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