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Centpapiers

  • Violence conjugale : une nouvelle façon de voir

    4 octobre 2009 | 4 commentaire(s) | vu 1 350 fois

    « On a assez attendu, il serait temps que ça cesse ! » Ce cri du coeur exprime une interrogation grandissante : pourquoi les violences conjugales continuent-elles d’augmenter ? Pourquoi encore tant de dysfonctionnements judiciaires, notamment concernant les enfants ? Les campagnes antiviolence conjugale actuelles et passées, si elles ont certes permis au sujet de sortir du silence, ne contribuent-elles pas à enfermer la femme dans une image d’objet de violences ?

    L’un des effets indésirables de ces campagnes qui montrent trop souvent les visages tuméfiés, est de banaliser la violence, de trop habituer le citoyen à cette vision, en perdant de vue qui est la femme, quelle est sa spécificité, sa valeur profonde, intrinsèque, intime, jusqu’au don de la vie et au don de soi.La campagne de To B Com association cible un objectif spécifique :
    restaurer la place de la femme dans son être essentiel, sa dignité, sa beauté, sa tendresse. Lui permettre de se réapproprier un corps, une estime d’elle-même.

    “Voilà qui je suis, ce que j’apporte. C’est respectable, digne d’être aimé, protégé”.

    Montrer les violences faites aux femmes ne doit pas les enfermer dans un statut de victimes en fermant l’accès à toute autre perception. C’est dangereux, favorise les actes de dénigrement. Au contraire. Il est temps de montrer qui sont ces femmes, et bien souvent, cette vérité rend la violence qu’on leur fait encore plus odieuse et vile.

    Pour être efficace, la dénonciation des violences faites aux femmes doit également être complète : l’association To B Com montre ainsi les violences institutionnelles qui bien souvent se surajoutent, au lieu de les aider. Elle montre la destruction de la vie sociale, professionnelle.

    Une femme sous l’emprise de violence psychologique est détruite, et, bien souvent, par définition même de la violence psychologique et de la manipulation mentale, n’est pas consciente de ce qu’elle subi. Elle ne peut donc ni le dénoncer, ni le prouver, ni se défendre.

    La plupart du temps, la justice, les services sociaux, les psychiatres, sont leurrés eux aussi par les manipulations d’hommes qui se présentent comme étant sympathiques, bien sous tous rapports, honorables, qui utilisent l’altération de l’état psychologique de leur compagne pour dire combien il est difficile de vivre avec une folle, et combien, lui, peut être malheureux…d’ailleurs, enlevons-lui ses enfants… à cette personne perturbée, on ne sait pas ce que cette femme est capable de faire, vous voyez bien qu’elle est perturbée…enfer sans nom.

    To B Com association se bat depuis deux ans contre cette situation, pour montrer ce qui n’est pas seulement de la violence, trop souvent confondue avec conflit de couple, mais bien de la Délinquance. Le mot est lâché. Pas d’excuse, pas de faux semblant, ni de langue de bois. L’association montre, au moyen d’exemples, de témoignages authentifiés, qu’il s’agit bien d’une forme de délinquance, particulièrement grave, et souvent d’actes criminels. Elle évoque aussi les décès, par accident sous un coup fatal, par meurtre, mais aussi par incitation au suicide. Le taux de suicide des femmes victimes de violence est 5 fois supérieur à la moyenne nationale, ce qui prote le nombre de décès par ces attitudes criminelles, non pas à 1 tous les 3 jours, mais à 3 par jour.

    Isabelle Voidey lance une campagne, cet automne 2009, au moyen d’un clip vidéo novateur, créatif. A la fois très dur et très poétique, elle manie la sensualité, la sensibilité, la réalité de façon osée, mais avec beaucoup de pudeur.

    Un clip percutant, sur fond de hip hop.
    Idée, texte et réalisation To B Com studios.

    Accessible depuis le blog de l’association http://osezdevenir.wordpress.com
    ou en lien direct sur Youtube et Dailymotion.
    Les paroles de la chanson sont disponibles.

    vu 1 350 fois   Voter
  • 4 commentaires

    Concernant cette forme de violences, tout le système de justice doit être rebâtit. Rien n’incite les femmes violentées à dénoncer en toutes sortes de procédures judiciaires qui les enfoncent encore davantage dans leurs douleurs, déjà assez grandes.

    Il y a aussi toutes sortes d’autres formes de violences qui ne sont jamais pris au sérieux par le gouvernement: Voici seulement un exemple parmi tant d’autres: les agents travaillant dans les bureaux gouvernementaux s’en prennent souvent aux citoyens et citoyennes, sous formes de HM harcellements moraux.

    Les victimes de violences physiques ont au moins la malchance de se préserver de leurs droits devant les instances déontologiques et judiciaires. Quant aux victimes de harcellements moraux, cela n’est jamais considéré, vu que les graves blessures ne se voient pas à l’œil nu. Je crois même que le harcellement moral n’est même pas considéré comme une jurisprudence au Canada.

    De là, une réforme entière du système de justice au Québec, s’avère nécessaire plus que jamais.

    Pourtant….!

    Patricia Turcotte

    Merci beaucoup, Patricia, pour votre commentaire très pertinent.
    Nous rencontrons les mêmes difficultés, ici en France.
    Une réforme entière du système judiciaire, au Québec, en France, et dans un certain nombre de nations est nécessaire. Elle passera par une évolution des esprits, car les lois ne servent à rien si elles ne sont pas appliquées, et la justice, e procès ne peut avoir de valeur réparatrice si la victime est brisée pendant les procédures au niveau des enquêtes, de l’instruction, et du procès.
    Bien cordialement,
    Isabelle Voidey

    • avatar
    • momo

    faut-il s’en réjouir ? oui, et malgré vous, Sylvain…

    • avatar
    • momo

    oups erreur de post manifeste là… désolé !! on remet au bon endroit, ne pas en tenir compte ici donc !

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