Centpapiers

  • Vers une réorganisation des salles de presse des grands médias

    16 juillet 2008 | 1 commentaire(s) | 242 affichage(s)

    Pendant que la France est aux prises avec un débat journalistes/blogueurs pour savoir qui sera plus influent que l’autre, un grand groupe média Britannique achète à fort prix « paidContent », un blogue collectif Américain reconnu pour l’excellence de sa couverture des sujets autour de la nouvelle économie et des nouveaux médias. Au Québec, les changements à TQS et les rondes de négociation de conventions collectives de plusieurs groupes médias placent à l’avant-scène la question de la nécessaire réorganisation des salles de presse. Voyons comment
    le directeur du programme de journalisme interactif à l’Université de la ville de New York (CUNY) peut nous aider à pressentir comment pourrait évoluer les effectifs de ce haut lieu d’influence…

    Dans un billet très étoffé, « Newsroom economics », Jeff Jarvis prend pour acquise la diminution de 30% du nombre de journalistes, charcute complètement tout ce qui touche à l’opinion et l’édition (éditorialistes, cadres intermédiaires) et investi dans le journalisme d’enquête (le « beat », comme il dit). Deux blogueurs Français décryptent les positions de l’éditeur de « BuzzMachine » dans deux billets qui résument bien le propos du « visionnaire » : « Changer d’organisation pour changer le journalisme » et « Newsroom : destruction créatrice ».

    Ce qui frappe dans l’analyse de Jarvis réside dans l’interdépendance entre les blogueurs et les journalistes, entre le journalisme civique et celui des professionnels de l’information. L’expérience « Beatblogging.org » est révélatrice dans ce nouveau contexte :

    « Maybe a beat reporter could do a way better job if there was a “live” social network connected to the beat, made up of people who know the territory the beat covers, and want the reporting on that beat to be better. »

    Au niveau de la couverture nationale et internationale, il semble privilégier les liens vers des agences de presse en se disant « Do what you do best and link to the rest » et en ce qui a trait aux photographes, il compte demander à chacun de se former afin de pouvoir contribuer au travail des « vrais » photographes. Le portrait complet de sa réorganisation est disponible dans ce tableau dont une version éditable dans Google Doc permet de recueillir les avis des autres internautes…

    Pour les internautes désireux de pousser plus loin dans la vision de Jarvis, la lecture du billet « Google as the new pressroom » s’impose ; en français, ce résumé du blogueur Français « Narvic » (encore lui !) pourrait s’avérer utile…

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  • Un commentaire

    • Pierre R.

    Marc

    Lecture et liens passionnants. Après avoir parcouru cette problématique d’ensemble, la question qui m’interpelle est la suivante : comment le Québec vivra-t-il ce virage fondamental du traitement de l’information ? Il suffit de consulter le site en ligne du quotidien Le Devoir pour bien voir qu’Internet n’est pas une réussite. Il faut s’abonner pour une consulter une dépêche de la Presse canadienne reprise gratuitement sur Google Actualités. Par contre, je trouve intéressante l’initiative de Cyberpresse de regrouper tous ses médias régionaux sous une seule bannière. Les analyses de Richard Hétu, correspondant aux États-Unis, sont souvent citées dans les blogues francophones.

    Il ne faut pas négliger non plus l’impact d’un forum important, situé en Asie et diffusant dans deux langues : Oh My News.

    Merci.

    Pierre R. Chantelois

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