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Vers une dictature au pouvoir centralis

Source: Mecanopolis

Le Bureau politique des commissaires europ?ens pousse syst?matiquement ce qui devait ?tre une simple association ?conomique d?Etats europ?ens d?mocratiques vers une dictature au pouvoir centralis? (le pseudo-Parlement n??tant que d?coratif) pesant sur les Etats membres, selon le mod?le communiste (Comit? central).

Au d?but, toutes les d?cisions devaient ?tre prises ? l?unanimit?, afin de ne pas ignorer les petits pays. Mais entre-temps, on a pr?f?r? le syst?me majoritaire, ce qui permet m?me de s?imposer ? des grands pays. Ainsi, 84% de la r?glementation des pays de l?UE viennent de Bruxelles ? avec ou sans leur approbation, les parlements nationaux n?ayant plus d?autre pouvoir que de les incorporer dans leurs l?gislations.

C?est ainsi que le Trait? de Lisbonne a purement et simplement port? un coup fatal aux diff?rents Etats nations ? l?int?rieur de l?UE. Par cons?quent il n?y a plus de nations, mais seulement des citoyens de l?UE dans des provinces de l?UE. Il tombe donc sous le sens que les parlements et les gouvernements nationaux auraient d? ?tre supprim?s, mais on les garde comme d?coration alors qu?ils n?ont plus gu?re de poids politique.

Par cons?quent, l?UE a ?tendu ses comp?tences en mati?re de politique ?cono?mique, allant jusque ? r?glementer la vie des citoyens; elle a de surcro?t d?cid? de mettre en place une troupe europ?enne habilit?e ? intervenir ? l?int?rieur de l?UE; de plus, elle est en train de cr?er un minist?re des Affaires ?trang?res de 7000 diplomates europ?ens, rendant caduque l?existence des ministres des Affaires ?trang?res nationaux; elle vise ? comme vient de le d?clarer le pr?sident de la Banque centrale europ?enne Trichet ? ? ?tendre ses comp?tences financi?res et budg??taires aux 27 Etats membres, supprimant ainsi un droit d?mocratique fondamental de gestion autonome.

L?UE a ?t? depuis le d?but et de plus en plus une machine de redistribution et de corruption, prenant de l?argent aux Etats membres, ce qui lui permettait non seulement de le d?penser elle-m?me, mais de l?utiliser pour inciter avant tout de nouveaux pays ? adh?rer, comme la Turquie, cela afin de renforcer le pouvoir du Comit? central. Tous les Etats membres re?oivent, ? des degr?s divers, des subventions de l?UE, pr?tendument pour ?galiser la prosp?rit? au sein de l?UE. En fait, les pays soutenus le plus largement n?ont pas connu de grands progr?s, mais se sont habitu?s ? vivre de subventions et ? d?penser sans compter.

Entre 1976 et 2008, les principaux b?n?ficiaires ont re?u les subventions suivantes (en milliards d?euros):

Espagne : 157,5

Gr?ce : 133,5

Portugal : 72

Irlande : 67,5

Total : 430,5

La contribution de l?Allemagne a ?t? importante:

Espagne : 81

Gr?ce : 69

Portugal : 37,5

Irlande : 39

Total : 226,5

En tout, la Gr?ce, l?Espagne, l?Irlande et le Portugal ont touch? 287 milliards d?euros de subventions de l?UE, essentiellement sur le dos de l?Allemagne.

Lorsqu?on proc?de ? une comparaison, on constate que, de 2004 ? 2008, les parts des contributeurs ont ?t? les suivantes:

Allemagne : 31,4%

France : 16,7%

Grande-Bretagne : 13,8%

Italie : 12,1%

Pays-Bas : 10,4%

Quant aux parts des b?n?ficiaires, elles ont ?t? les suivantes :

Gr?ce : 24,4%

Espagne : 23,9%

Pologne : 15,5%

Portugal : 12,7%

Irlande : 4,9%

Vingt ann?es de redistribution n?ont pas r?ussi ? am?liorer l??conomie des b?n?fi?ciaires, mais leur ont permis de s?habituer ? manger ? ce r?telier. On peut aussi imaginer que b?n?ficiant de cette manne, ces pays auraient pu pour le moins ?viter de s?endetter. Mais, bien au contraire, ils n?ont pas h?sit? ? pr?cipiter leurs budgets, d?j? dot?s de subventions, dans d??normes dettes.

Le fait que l?Allemagne soit devenue le principal contributeur de l?UE, aussi bien en chiffres absolus qu?en chiffres relatifs, et le soit rest?e, a ?t? un acte politique accept? par les politiciens allemands, alors que la Grande-Bretagne, gr?ce aux protestations de Madame Thatcher, a pu diviser ses paiements par deux, ce qui a naturellement augment? d?autant ceux de l?Allemagne. La France, elle aussi, a adapt? ses paiements ? l?UE en obtenant des contreparties, ce qui fait que sa contribution nette repr?sente la moiti? de celle de l?Alle?magne. Si cette derni?re avait pu se contenter de payer dans les m?mes proportions que les autres Etats, elle n?aurait vers? entre 1991 et 2008 que 84,8 milliards d?euros au lieu des 145,9 milliards effectifs. L?Allemagne, dans son r?le de tr?sorier, a subi une charge autrement plus lourde que les autres contributeurs nets; autrement dit, les politiciens allemands, aveugl?s par leur enthousiasme pro-europ?en, ou alors par esprit de soumission, ont accept? que l?Allemagne soit, d?s le d?but et de fa?on croissante, pill?e par les autres pays de l?UE. Le pr?texte en a toujours ?t? les exc?dents d?exportations, la bonne conjoncture et les solides finances de l?Etat, contrairement aux autres pays soumis ? la corruption. Il n?en reste pas moins que l?UE a toujours ?t? une union de transfert aux d?pens de l?Allemagne qui est tributaire des besoins d?argent croissants de la plupart des autres pays de l?UE.

Les Etats membres de l?UE subventionn?s ne se sont pas content?s des subventions annuelles qui leur venaient des pays s?rieux ? notamment de l?Allemagne ? mais ont contract? des dettes autrement plus importantes que les pays donateurs. Alors qu?en 2010, l?ensemble de la zone euro pr?sentait un endettement de 85% du PIB (l?Allemagne se trouvant ? 2% en-dessous), la Gr?ce en ?tait ? 143%, l?Irlande ? 96% et le Portugal ? 93%. Le montant criminel de la dette grecque s??tablissait ? 329 milliards, celui de l?Irlande ? 148 milliards et celui du Portugal ? 161 milliards.

Le fait que les Etats d?biteurs aient pu accumuler des dettes aussi ?lev?es est li? ? l?euro, cette monnaie unique qui facilitait l?endettement des pays membres, alors m?me que la clause de non renflouement, contenue dans tous les trait?s, ne permettait pas de prise de responsabilit? collective pour les dettes des diff?rents pays. Toutefois, les banques internationales, avides de profits, comptaient sur le fait que, si imprudents qu?aient ?t? les pr?ts aux pays d?biteurs, ces derniers ne se retrouvaient pas isol?s, ils recevraient en cas de n?cessit? une aide gr?ce au pouvoir de leur haute finance sur le gouvernement am?ricain, au pouvoir du gouvernement am?ricain sur la Commission europ?enne et au pouvoir de la Commission europ?enne sur les pays membres. En fait, lors de la crise immobili?re de 2008 aux Etats-Unis, le ministre am?ricain des Finances d?alors, Paulson, qui avait ?t? pendant 10 ans pr?sident de Goldmann-Sachs, avait repris les ?normes cr?dits pourris (700 milliards de dollars) des grandes banques am?ricaines, les mettant sous la responsabilit? de l?Etat et contraint les Etats satellites europ?ens a endosser de leur c?t? la responsabilit? des banques europ?ennes et am?ricaines surendett?es, ce qui a eu pour cons?quence que les dettes bancaires sont devenues des dettes publiques.

Lorsque la FED, en faisant tourner la planche ? billets, a ruin? au niveau mondial la confiance dans le dollar et qu?au lieu d?un apport quotidien de 2 milliards de dollars, on a assist? ? un retrait de dollars surtout en faveur de l?euro, ce qui a menac? la solvabilit? des Etats-Unis, l?abaissement de la note de la Gr?ce a mis en p?ril ses possibilit?s de refinancement et sa solvabilit?.

La Commission europ?enne, qui a vu dans l?affaire l?occasion de s?emparer de la souverainet? financi?re des pays membres, a encourag? la cr?ation d?un ?plan de sauvetage? d?un montant de 440 milliards d?euros au d?but, lequel par la suite, en 2011, a grimp? ? 700 milliards, pour pr?tendument ?viter la faillite de la Gr?ce, de l?Irlande et du Portugal, et aussi d?autres pays. En v?rit?, c??tait pour ?viter aux banques internationales les pertes des cr?dits accord?s ? la l?g?re. Il n?a pas ?t? pr?vu de participations priv?es ? ce plan de sauvetage.

Cependant les aides et les prises de responsabilit? des pays membres de l?UE, essentiellement de l?Allemagne, n?ont pas encore permis d?atteindre les objectifs de la haute finance am?ricaine qui tire les ficelles et de la Commission europ?enne qui pousse dans le m?me sens. Cette derni?re s?efforce d?j? ouvertement de faire endosser les dettes des pays faibles par un petit nombre de pays forts, en particulier l?Allemagne. Comme les pays faibles sont la majorit? dans l?UE, il leur est facile de s?imposer ? Bruxelles, alors m?me que cela soit anticonstitutionnel:

? Une union de responsabilit? ou de dettes est exclue par tous les trait?s de l?UE. Bruxelles les viole donc ostensiblement.

? Le droit constitutionnel allemand lui-m?me ne tol?re pas que l?Allemagne assume fondamentalement et durablement la responsabilit? et les dettes d?autres pays. Il se trouve donc que le gouvernement allemand viole la Loi fondamentale.

? Une union de transfert, de responsabilit? et de dettes repr?sente ? comme Trichet l?a affirm? r?cemment avec raison ? la fin pour les Etats de leur souverainet? financi?re au profit d?une nouvelle souverainet?, celle du Bureau politique de l?UE. Ainsi, on assiste ? la centralisation ? contraire ? toutes les constitutions d?mocratiques ? du dernier et plus important droit d?mocratique souverain.

? Les pays membres ont c?d? au Commissariat central de Bruxelles leurs droits d?mocratiques de participation, alors que les membres de cette Commission n?ont jamais ?t? ?lus et ne sont pas contr?l?s d?mocratiquement, mais t?l?guid?s par les r?seaux financiers internationaux.

C?est la fin du ?principe d?mocratique ?ternel? inscrit dans notre Loi fondamentale, et aussi de notre souverainet? nationale et d?une possible participation des citoyens et des citoyennes ? plus de 80% de la r?glementation qui les concerne.

Finalement, cette union de transfert, de responsabilit? et de dettes sert ? perp?tuer le jeu diabolique des banques malhonn?tes avec leurs cr?dits pourris, leurs produits financiers tout aussi pourris et leurs monnaies malsaines, sans qu?on puisse obliger les respon?sables ? rendre des comptes. Bien au contraire, tous les risques sont report?s sur les pays membres et leurs populations.

Autrement dit, on ?tatise d?abord les dettes de jeu des banques malhonn?tes puis on met les pays peu s?rieux dans le m?me sac que les pays s?rieux, r?partissant ainsi les dettes, ce qui a pour r?sultat que les dettes de la Gr?ce, de l?Irlande, du Portugal ou de l?Espagne deviennent des dettes allemandes dans le seul but de sauvegarder les cr?dits des banques internationales.

Avec cette union de responsabilit? et de dettes, les banques internationales ont pos? une bombe ? retardement dans le syst?me de l?euro. Il est vrai que les dettes d?un seul pays peuvent ?tre ?tendues ? plusieurs pays gr?ce ? cette union de transfert, ce qui permet d?emp?cher provisoirement une fois ou plusieurs fois l?insolvabilit? d?un pays. Mais c?est un leurre de s?imaginer que des pays de l?UE surendett?s, improductifs, ayant longtemps v?cu au-dessus de leurs moyens puissent retrouver une sant? gr?ce ? des ?conomies. Bien au contraire, on a transmis le virus, comme dans une ?pid?mie, ? tout le monde, ce qui exige un assainissement g?n?ral alors qu?un nettoyage ponctuel aurait pu suffire. On peut, comme aux Etats-Unis, perp?tuer cet ?tat de choses en faisant tourner la planche ? billets et par une inflation croissante, mais on n??vitera pas une r?forme mon?taire.

Il est ?vident pour les citoyens allemands que les banques internationales malhon?n?tes, la politique grecque frauduleuse, notre propre gouvernement dirig? par Madame Merkel avec l?appui des socia?listes et des Verts, ainsi que le Comit? central de Bruxelles ont mis s?rieusement en danger notre prosp?rit?. La r?forme mon?taire aura pour cons?quences

? d?appauvrir de nombreux citoyens,

? de porter un coup aux entreprises, aux emplois et aux revenus du travail,

? de r?duire les rentr?es fiscales et les charges sociales, ce qui entra?nera obligatoirement une diminution des prestations sociales, des pensions et des traitements des fonctionnaires.

Ce n?est gu?re une consolation de savoir que cette d?b?cle touchera tous les pays de l?UE, et les Etats-Unis peut-?tre encore plus t?t. Ainsi, ce sera la fin de la plus grande p?riode de prosp?rit? v?cue par le peuple allemand ? m?me si elle ?tait illusoire. Cet effondrement provoquera sans doute un rejet des partis au pouvoir et les transformations sociales n?iront pas sans des r?voltes frisant la guerre civile.

Les banquiers criminels et les gouvernements aux ordres du Bureau politique de Bruxelles, avec leurs soutiens socialistes et verts, nous ont pr?cipit? sans n?cessit? dans les crises financi?res de banques priv?es et de pays ?trangers et caus? au peuple allemand ? ? l?encontre de leur serment ? de graves dommages.

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8 Commentaire

  1. avatar
    SylvainGuillemette

    «Le Bureau politique des commissaires européens pousse systématiquement ce qui devait être une simple association économique d’Etats européens démocratiques vers une dictature au pouvoir centralisé (le pseudo-Parlement n’étant que décoratif) pesant sur les Etats membres, selon le modèle communiste (Comité central).»

    Ce n’est quand même pas le dessein des mouvements communistes, mais bel et bien celui d’un parti communiste «trônant sur son prolétariat».

    Quelle tristesse que de constater que même mecanopolis puisse prétendre que le communisme est autre chose que la dictature des soviets…

  2. avatar
    SylvainGuillemette

    Autre chose, de quels socialistes parlez-vous donc? Et de quels verts?

    Papandréou? Socialiste? Et ta mère?!?

    Si Papandréou est socialiste, moi je suis capitaliste…

    L’habit ne fait pas le moine. Le PSF par exemple, n’a rien de socialiste en soi. Papandréou est aussi socialiste que l’était Carlos Menem pour l’Argentine…

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      @ SV

      Il serait utile que vous compreniez que la Gauche, aujourd’hui, n’est qu’un autre nom pour la Droite. Toute organisation tend vers la droite. Au lieu de foncer comme un taureau furieux sur les Libertariens, vous devriez réfléchir et voir que le Systeme capitaliste que vous dénoncez est devenu corporatiste et inclut maintenant l’État. Seul l’individu agissant seul peut blesser le Système et le Système ne peut mourir que de milliers de blessures que lui infligeront des individus.

      PJCA

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      SylvainGuillemette

      Au lieu de prétendre que le corporatisme est issu de nulle part, vous devriez pour votre part comprendre qu’il est le fruit naturel du capitalisme cher monsieur Allard. Il est inévitable et je l’ai démontré à de nombreuses reprises.

      Comme vous, vous voudriez que j’embrasse ces pseudo-révolutionnaires, et que j’y vois une différence entre les deux, mais c’est du pareil au même. L’exploitation des uns par les autres aura toujours cet effet de concentrer la richesse au sein d’une minorité parasitaire et ce n’est pas par magie qu’il portera aux divers groupes d’intérêts, précisément des intérêts de groupe!

      Et votre prétention est fausse, seuls, nous n’arriverons à rien du tout. Le système nous veut seul, individuel, individualistes, comme ces foutus libertariens de merde, que j’emmerde.

      L’État, il est autant le nôtre que le leur, à nous de le prendre.

  3. avatar

    Le seul danger qui menace la gouvernance mondiale des banquiers est une révolte des INDIVIDUS. Menace qui pourrait prendre la forme de l’assassinat pur et simple, par des individus agissant SEULS, des dirigeants et responsables de cette crise. Si des hommes-clefs sont abattus apparemment sans raison – surtout s’ils portent la marque révélatrice de Goldman Sachs – on saura qu’une révolution est en marche.

    Cette révolution, qui ne pourra que commettre bien des injustices et des erreurs, n’est pas celle qu’on souhaiterait: elle impliquera un détour, d’abord par l’anarchie puis par la dictature avant que la démocratie réelle ne soit mise en place. Cette situation qui rappelle la France de 1793 n’est évidemment pas souhaitable. Mais est-elle évitable ? Existe-t-il une autre voie pour sortir du cul-de-sac actuel ?

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2011/05/31/puerta-del-sol-on-brise-la-boussole…/

    PJCA

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      Pierre,
      C’est exactement ce à quoi je pensais… Mais je me suis dit que je n’avais pas le droit d’y penser.
      Je crains, hélas, qu’on doive en arriver là.
      Un ou deux suffiront pour créer un effet d’enchaînement.
      L’autre moyen sont les mouvements de masse. Mais les policier actuels sont-ils si différent de ceux qui étaient sous les ordres de Hitler dans les années 30?
      L’expression est: défendre l’ordre. Ce qui est désordonné est incorrect et « mal ».
      Il y a des désordres nécessaires et des désobéissances nécessaires.

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      SylvainGuillemette

      «L’autre moyen sont les mouvements de masse. Mais les policier actuels sont-ils si différent de ceux qui étaient sous les ordres de Hitler dans les années 30?»

      Ils sont pareils.Ils tirent quand ils en ont l’ordre. Regardez en Espagne, ou en Grèce, ils appliquent la loi, même si les présidents de ces pays appliquent des programmes que le peuple rejette. Ils n’ont pas la liberté de conscience. Ils doivent obéir. C’est tout ce qu’ils apprennent, comme nos vaillants soldats (un ami à moi a tiré du phosphore blanc en Afghanistan, en offensive, c’est un crime de guerre… Il en a eu l’ordre.).

      À Montréal, au premier mai, à la manifestation anticapitaliste, la police nous a chargé à cheval, alors que la manifestation se déroulait sans tracas, pacifiquement. Ils ont chargé le centre de la manifestation, pour diviser le groupe. Et ils ont attaqué de tous les côtés à la fois, poivre de Cayenne en main, matraque dans l’autre, bouclier, casqué, etc..

      À Toronto, ils ont brimé les droits des manifestants et ils ont bafoués les lois de ce pays, en torturant des manifestants, en les dépouillant de leurs biens, en les battant, en les déshabillant 2 à 3 fois par jour, en les isolant de leurs contacts extérieurs… À Toronto, le chef de police Blair a appliqué les mesures extrêmes de guerre, une forme de loi martiale où les manifestations sont carrément interdites.

      La police, c’est le bras armé de la bourgeoisie.

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      SylvainGuillemette

      «Le seul danger qui menace la gouvernance mondiale des banquiers est une révolte des INDIVIDUS. Menace qui pourrait prendre la forme de l’assassinat pur et simple, par des individus agissant SEULS, des dirigeants et responsables de cette crise.»

      Eh bien! Quand nous saurons que la révolution est en marche, tout à coup, le groupe se formera, et un plan révolutionnaire sera nécessaire, ainsi que cet État, pour l’appliquer.

      Que des gens, SEULS, tuent d’autres gens, cela ne fera que partir un mouvement de masse cher monsieur Allard et du coup, ce ne sera plus un mouvement de gens SEULS, mais un mouvement de masse. Une révolution est un changement qualitatif, et non quantitatif. Vous le savez. N’allez alors pas compter sur une poignée de gens pour changer du tout au tout notre système économique.

      «Le seul danger qui menace la gouvernance mondiale des banquiers est une révolte des INDIVIDUS. Menace qui pourrait prendre la forme de l’assassinat pur et simple, par des individus agissant SEULS, des dirigeants et responsables de cette crise.»

      Là-dessus, nous sommes d’accords, mais les socialistes et les communistes devront s’imposer. La question s’est posée en Espagne et elle a fait perdre le camp de la «gauche», via la guerre civile entre les diverses factions.

      Mais chaque situation a son propre environnement, son propre conditionnement et cela ne veut pas dire que cela se passera comme en Espagne, ou comme en France. Qui aurait cru que Batista allait tomber sous les attaques d’une poignée de guérilléros à Cuba, se battant contre l’armée moderne du dictateur? Les choses changent, se ressemblent, mais changent, les contextes de combat aussi, la guérilla est toujours d’actualité, sachez-le.

      Quant à l’État, il nous sera utile dès que nous aurons maté l’opposition bourgeoise, constituée d’une poignée de gens et de leurs armées démembrées par la conscientisation collective. Une chose à la fois.

      Oui, Pierre, il est possible qu’une poignée d’hommes courageux donne le signal de départ, cumulant quelques erreurs au passage. C’est très possible, et je l’espère même. Ce fut d’ailleurs toujours le cas, c’est toujours une poignée d’hommes courageux qui se battent pour les intérêts des moins courageux. Ce fut le cas à Cuba, c’est le cas partout où il y a répression d’un État d’élite.