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Vers un nouveau mod?le ?conomique pour la Tunisie: identifier les contraintes de la Tunisie ? la croissance g?n?rale

drapeau-tunisie

Le gouvernement de la Tunisie, la Banque africaine de d?veloppement (http://www.afdb.org) et le Gouvernement des ?tats-Unis ont publi? le rapport intitul? ?Vers un nouveau mod?le ?conomique pour la Tunisie: identifier les contraintes de la Tunisie ? la croissance g?n?rale ». Le rapport, qui vise ? identifier les principales contraintes ? la croissance en Tunisie afin d’identifier les domaines o? les r?formes sont les plus n?cessaires. L’?tude tente d’identifier ces contraintes, ? la fois comme ils se sont manifest?s dans les ann?es qui ont pr?c?d? la r?volution et aujourd’hui. La m?thodologie repose sur la proposition largement admis que les investissements du secteur priv? et l’entreprenariat sont finalement les cl?s de la croissance ?conomique soutenue et suit les Diagnostics de croissance approche propos?e par Ricardo Hausmann, Dani Rodrik et Andr?s Velasco.

L’application du cadre m?thodologique a r?v?l? deux grandes cat?gories de contraintes ? la croissance ?conomique en Tunisie:

Tout d’abord, l’absence d’institutions efficaces pour assurer la responsabilisation du secteur public, la primaut? du droit, et des contr?les et contrepoids au pouvoir en Tunisie en r?sulte une faible protection des droits de propri?t? et les barri?res ? l’entr?e. Les droits de propri?t? et les libert?s d’investissement sont essentiels pour le d?veloppement de l’entreprenariat et ? l’investissement, l’innovation et la prise de risque, et par cons?quent ? la r?alisation de la croissance de la productivit? et des salaires plus ?lev?s et les normes qui l’accompagnent vie.

L’?tablissement d’un cadre solide de gouvernance ?conomique, y compris les institutions qui offrent aux investisseurs un ensemble clair et transparent de r?gles et l’assurance qu’ils seront en mesure de r?colter les fruits de leurs investissements, il faudra un effort soutenu.

Deuxi?mement, bien que les programmes de s?curit? sociale et de la protection du travail visent ? am?liorer la r?mun?ration, les avantages et la s?curit? ?conomique des travailleurs, de nombreuses mesures actuellement en place en Tunisie ont ?t? contre-productif dans la r?alisation de ces objectifs pour tous, mais les travailleurs tunisiens les plus fortun?s. Plut?t que de l’am?lioration de la fourniture d’emplois acceptables, elles se traduisent par une r?duction des investissements, plus informelles, une r?mun?ration inf?rieure des travailleurs, le ch?mage ?lev? et a augment? l’ins?curit? ?conomique. Les entreprises restent petites et utilisent une vari?t? de moyens de contourner les exigences formelles de l’embauche des travailleurs, y compris informel ou sous-d?claration des employ?s.

Leur incapacit? ? r?gler l’emploi en fonction des conditions de march? les dissuade de plus en plus ? r?aliser des ?conomies d’?chelle et d’investir dans la formation des travailleurs. Ces r?ponses r?duisent ? leur tour l’innovation et la croissance de la productivit? et rendent les entreprises tunisiennes moins comp?titif au niveau international. Ralentissement de la croissance de la Tunisie dans la productivit? du travail par rapport aux autres pays ? revenu interm?diaire renforce la pression sur les salaires du secteur priv?. Alternatives pour la conception de syst?mes de s?curit? sociale et de la protection du march? du travail devraient ?tre consid?r?s dans le but de prot?ger les personnes plut?t que les emplois sp?cifiques.

Ces contraintes fonctionner au niveau national et donc avoir des cons?quences n?gatives ? la fois en croissance plus rapide et les r?gions en retard. Alors que le manque d’investissements dans les infrastructures et la mauvaise qualit? de l’?cole sont largement soup?onn?s de r?duire les possibilit?s d’investissement et de l’emploi dans les r?gions en retard de d?veloppement, le manque de demande pour les produits et les travailleurs issus de ces r?gions est principalement tir?e par les march?s nationaux et internationaux. En effet, les contraintes identifi?es dans ce diagnostic peut ?tre encore plus contraignant sur la croissance des r?gions en retard de d?veloppement.

Les contraintes identifi?es affectent les entreprises exportatrices et les entreprises ? capitaux ?trangers dans une moindre mesure que les entreprises desservant principalement les march?s int?rieurs. Les exportateurs b?n?ficient d’exon?ration de charges sociales et autres taxes pendant plusieurs ann?es et, ?tant donn? leur plus grande ?chelle et une plus grande productivit?, sont mieux en mesure de respecter les exigences formelles du travail. Ils semblent ?galement avoir ?t? moins sujet ? la violation des droits de propri?t? dans le cadre du r?gime ant?rieur. Cependant, les contraintes identifi?es sont toujours susceptibles de freiner l’investissement et la cr?ation d’emplois par les entreprises exportatrices ainsi. Pendant ce temps, les contraintes constituent un obstacle consid?rable pour les entreprises tunisiennes qui desservent le march? domestique – dont certains seraient autrement fournir les entreprises exportatrices ou d’exporter directement, mais dans les circonstances actuelles ne peuvent pas d?velopper ou innover dans la mesure n?cessaire pour affronter la concurrence internationale. Bien que la Tunisie a mis? sur une politique industrielle et divers all?gements fiscaux pour promouvoir l’innovation et la comp?titivit?, sans lever ces obstacles fondamentaux des efforts du gouvernement pour subventionner directement ou promouvoir l’innovation ne sont pas susceptibles de r?ussir ? transformer l’?conomie.

Outre les deux principales contraintes identifi?es ci-dessus, les risques sont apparus depuis la r?volution qui pourrait devenir contraintes sinon trait?es efficacement. Le premier est le risque que l’instabilit? sociale devient persistante et envahissante, auquel cas il serait d?courager les investissements dans les prochaines ann?es. ? cela s’ajoute le risque d’instabilit? macro?conomique qui pourrait ?merger si les pressions sociales et ?conomiques internes l’emportent sur l’engagement du gouvernement ? la viabilit? budg?taire. En plus de ce risque, l’analyse met en ?vidence le caract?re probl?matique du secteur financier, la faible qualit? de l’enseignement primaire et secondaire, en particulier dans les r?gions en retard, la n?cessit? d’une meilleure gestion des ressources en eau, et les limites de l’actuel port de capacit?s et de gestion de la Tunisie. Bien que n’?tant pas contraintes actuellement contraignants, ces probl?mes pourraient devenir des contraintes les plus importantes ? l’avenir.

Sur la base des r?sultats de cette analyse, la Banque africaine de d?veloppement et ses partenaires vont soutenir la Tunisie ? surmonter ces contraintes pour parvenir ? une croissance plus forte et durable ? grande ?chelle.

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