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  • Vente d’Alcan - saccage de la nation québécoise par nos politicards

    1 août 2007 | 2 commentaire(s) | 176 affichage(s)

    Vente d’Alcan - saccage de la nation québécoise par nos politicards et l’Internationale néo-conservatrice.

    Se réfère à “La vente d’Alcan : un “win-win” ?”, du prof. Gaëtan Lafrance, Le Devoir du 25 juillet, 2007.

    “Pactole de 110 millions pour la direction d’Alcan !”, titrait La (grosse) Presse à Gesca, sans s’en offusquer pour autant. Alors que Le Devoir-de-toutes-les-réserves se tait impudiquement sur les primes “à la performance” négatives, qu’encaissera la direction de l’entreprise. C’est de nouveau le « Quebec for sale », nous dit le chercheurs à l’INRS Gaëtan Lafrance, avec le saccage d’un autre joyau de la nation québécoise, bâti à force de subventions à sens unique pour les industriels. Érigé à bout de bras et à la sueur du front collectif des travailleurs québécois. Parce que Alcan n’est pas/pas une compagnie québécoise comme les autres ! Alcan n’a existé que grâce à la générosité de tous les Québécois. Cette compagnie appartient aux Québécois au même titre qu’Hydro-Québec, Bombardier, Olymel, la Kruger, Abitibi puis DOMTAR alors qu’il sabote son usine de Gatineau, malgré les promesses faites ! - et j’en passe - toutes gavées de subventions étatiques québécoises, jamais remboursées.

    Lors de la nationalisation de l’électricité par le libéral René Lévesque, l’État du Québec d’alors avait fait une concession abjecte inexplicable, en laissant à Alcan la maîtrise de barrages de 2000 MW. Puis nos gouvernements politicards successifs - tous de droite - ont reconduit ces avantages indécents, sur plusieurs décennies. Bon an mal an, la production d’électricité sans frais, de l’ordre de 10,5 TWh, fut permit sans exiger de redevances payables aux Québécois. Alcan a jouie d’un “tarif grande entreprise amie”, (sic !), sans que soient comptabilisés les coûts aux Québécois de ces facilitations à l’exportation, par le gouvernement complice de l’heure. Cela représenterait plus de 400 millions de dollars par an de “cadeaux” à Alcan, affirme M. Lafrance !

    Parce qu’avec la vente à profits démesurés d’Alcan, qu’est-ce que le Québec gagne en échange ? Un plat de lentille ! Le siège social restera à Montréal, mais les décisions finales seront toujours prises ailleurs. Les syndiqués conservent leur emploi - pour l’instant ! Piteusement, le Québec ne gardera qu’une partie de la recherche-développement. Et au diable, le rêve de la transformation secondaire et tertiaire ! Côté jeux pour la plèbe - question de la garder bien sage et soumise - le Festival anglo jazz de Montréal conserve sa subvention, ’gracieuseté’ d’Alcan. Le conseil d’administration d’Alcan fait miroiter toutes sortes “d’autres garanties” ! Les engagements à rabais envers le gouvernement néo-conservateur de John Charest seront respectés nous dit-on, notamment un projet d’investissement de 2,1 milliards pour garantir la création de plus de 2500 emplois au Saguenay. MAIS on sait que dans le domaine de l’aluminium mondialisé, le respect des engagements pris ’main sur le cœur’, ne durent que le temps du mandat du gestionnaire apatride de l’heure.

    Chose certaine, la perte de souveraineté nationale québécoise est claire. On est bien loin du “Maîtres chez nous” de Jean Lesage. Pourtant il fut une époque (entre 1976 et 1980) où l’on savait au PQ que le succès économique d’une nation repose sur la maîtrise de ses ressources et sur la force de son industrie “lourde”. L’État québécois social-démocrate prétendait alors contrôler de grands pans de nos industries vitales, et d’en créer d’autres (GM à Sainte Thérèse, par exemple) - même si parfois les facteurs de production n’en justifiaient pas l’implantation. AUJOURD’HUI, ceci doit être vrai pour les industries de la forêt, du bois d’oeuvre, du textile, de l’eau, du porc, de l’avionnerie, et du pharmaceutique - alors que la nation québécoise s’est saignée à blanc, en consacrant d’énormes remises et avantages fiscaux, en faveur de nos industriels ’anationaux’. Ayant créé nos premières vraies élites économiques avec l’argent des Québécois, le PQ-péculat néo-conservateur a négligé de leur faire jurer allégeance à leur propre nation française ! Il en est ainsi dans ce bien bas monde cosmopolitique.

    En se basant sur les ventes à rabais d’hydroélectricité à Alcan, plus les énormes profits d’exploitation de cette électricité - et si on additionne les subventions à fonds perdus des 50 dernières années — sans faire de calculs savants, le total des ’dons’ de la nation québécoise à Alcan se chiffrent dans les milliards. Que reste-t-il de comparable à Alcan, de ce qui sera mis aux enchères dans un futur rapproché ? Bombardier et Hydro-Québec lesquels font saliver les aventuriers. Ce qui fait dire aux lobbyistes les plus ’Lucides’, qu’il faut vendre cette dernière, pour réduire la dette du Québec contractée par eux, alors qu’ils se sont poncés dans les coffres de l’État, gratifiés de contrats et salaires mirobolants, créé des PPP entre amis bassement consentants, et donné des exemptions fiscales et baisses d’impôts à leurs alliés.

    … Selon le prof néo-socialiste Raphaël Canet du Forum ASOCIAL québécois (FSQ) des gauches altermondialistes internationalistes, tout ça serait la faute du pseudo “néolibéralisme” ambiant ! Mon dictionnaire défini pourtant le libéralisme, comme étant “une doctrine économique ET politique (a) “niant à l’État le pouvoir d’intervenir indûment pour gêner le libre jeu de la concurrence dans le marché des affaires”, et (b) “pour empêcher à cet État d’intervenir contre des libertés” … individualistes … des nantis. Si le Larousse défini le “néolibéralisme” comme étant la forme “moderne” du libéralisme, par contre, il ne définit NI le “néo-conservatisme”, NI le néo-socialisme.

    Je définis alors le néo-conservatisme du butin de nos élites, comme une idéologie qui loin de décrier l’intervention de l’État, la privilégie, alors que nos élites CONFISQUENT l’appareil de l’État, et le gère entre politiciens et nantis - pour leurs propres profits ! Cette idéologie néo-conservatrice affairiste a (littéralement) acheté la gens politique, afin que l’État devenu interventionniste, se dévoue surtout aux intérêts des prépondérants ! Donc, OUI à l’intervention de l’État, disent nos néo-conservateurs, mais surtout en faveurs des puissants ! Bien sûr, pas exclusivement - question de sauver les apparences et donner l’illusion d’impartialité au “peuple” (mot d’exception, populiste et méprisant), dans une démocratie REPRÉSENTATIVE des NANTIES, par rapport à une démocratie PARTICIPATIVE de TOUS. Un ’petit peuple’ maintenu dans l’ignorance, mais pas ignare, et qui pourraient se fâcher et descendre dans la rue, si les abus élitistes perduraient. Effectivement pour nos élites ayant la conscience troublée par leurs manipulations honteuses, leur sécurité physique est d’une grande préoccupation, et jugée constamment menacée par des hordes populistes incultes. D’où l’accroissement exponentiel des corps policiers, au nom de la lutte au terrorisme bien réel, mais engendré aussi par un … néo-conservatisme mondialisé !

    La montée de ce néo-conservatisme correspond avec l’arrivée au pouvoir de la CONSERVATRICE (Tory) Margaret Thatcher, en Angleterre en 1979. (Elle est CONSERVATRICE, M. Canet du FSQ, et non pas/pas libérale, d’où l’appellation “néo-conservatisme”, (t’a capi’ ?). Au Canada c’est la défaite du très libéral (et Nobel de la paix), Lester B. Pearson, par le néo-conservateur antinationaliste apatride Elliott P. Trudeau. En Amérique latine, ça correspond aux fascistes Pinochet et Fujimori dans les années ’70, suivit de l’élection de Ronald (TAX and CUT) Reagan, aux USA, en 1980. Au Québec ceci correspond aux coupures sauvages dévastant la Santé et l’Éducation, par Lucide Bouchard et son ministre du patronage Bernard Landry, de la Brigade économique lourde à supporter, laquelle donna (seulement en 1998), $ 3.17 milliards de dollars à ses petits amis du Patronat québécois, afin de créer quelques centaines emplois dans une cité de la technologie fictive. Quand Trudeau pris le pouvoir, le Canada n’avait pas un sous de dettes. À la fin du mandat Trudeau, il en était criblé !

    Tous ces néo-conservateurs de leur butin respectif, sont, ou étaient, des disciples des divers Riccardo, Popper, Friedman, et Hayek. Tous des néo-conservateurs “cut and spend’ - (COUPER taxes et impôts aux riches, DÉPENSER follement afin d’espérer relancer l’économie - et HAUSSER démesurément les frais de services des contribuables - des services sociaux autrefois gratuits. Tous ont quitté le pouvoir alors que leur économie nationale respective était cousue de dettes. Stephen Harper sera le tout dernier dans la lignée, quand il aura fini d’équiper les forces armées canadiAns à coûts de milliards, des forces qu’il compte utiliser contre le Québec, le cas échéant.

    L’auteur P.J. O’Rourke, vu à “The Agenda”, de Steve Paiken à TV Ontario, a affirmé que les politiciens sont devenus la pire des racailles en Occident, et une plaie pour l’humanité, en ce qu’ils servent de proxénètes (des ’pimps’, des entredeux !) pour les prépondérants de ce monde, alors qu’ensemble, ils pillent les coffres de l’État ! Effectivement, les pensions millionnaires aux politiciens après seulement 8 ans de gavage à l’auge de l’État, coïncident avec la montée du néo-conservatisme dans les années ’80. Le point de non retour de cette idéologie a été atteint quand l’homme d’affaires Paul Martin, devenu politicien, a légiféré la sortie de ses avoirs personnels du Canada (et ceux de quelques familles juives alliées), vers des paradis fiscaux aux Bahamas, afin de les mettre hors de portée du fisc canadiAn !

    Quand cette vente d’Alcan sera sur le point de se concrétiser, dans un mois, et que l’État québécois se verra forcé par le G-8 (et ses organes du commerce internationaliste mondialisé tel l’OMC) - forcé d’acquiescer à cette vente d’un partie du patrimoine national, l’État québécois devra alors modifier (arbitrairement et rétrospectivement), les règles du jeu économique et des montants des redevances dues, ainsi que celles des droits d’exploitation de l’hydroélectricité d’Alcan, par les futurs acheteurs. Ce faisant, l’État québécois doit refuser toute concurrence déloyale entre usines (mondialisée ou pas) sur son territoire national - exigeant dorénavant que toute relocalisation se fasse aux frais des industriels - plutôt que sur le dos des travailleurs québécois ! On ne doit plus priver les Québécois des justes profits de l’exploitation de leurs ressources nationales. Des redevances ultérieures doivent donc être exigées d’Alcan, pour modifier les termes de cette DÉVENTE, voire L’INFÉCHIR, avant qu’elle ne soit finalisée !

    QUOI FAIRE 1, 2, 3, 4 - comme dit l’antinationaliste pitoyable qu’est l’anonyme ZYLAG, dans son blogue !? Qui relèvera le défi Alcan ? Pourquoi pas notre Robin des banques, en réserve de la nation, Yves Michaud, le tireur aux flancs de Bombardier !? Altier, toujours à la recherche de reconnaissance, Michaud a la verve et la notoriété voulues pour mener à bien ce coup d’éclat. Il mettra le grand public à contribution pour financer la campagne contre Alcan, et le public excédé répondra à l’appel. Fort de ces appuis, Michaud lancera alors une injonction contre Alcan, la forçant à devoir rembourser dons et subventions reçues durant les 50 dernières années, ainsi que l’équivalent en argent, des facilitations touchées. Du coup, rendant cette compagnie trop onéreuse pour les maraudeurs affairistes, tels Alcoa.

    RÉSUMÉ : qu’est-ce que les Québécois n’auront DONNÉ de leurs richesses dans les 30 à 40 dernières années, sous la gouverne du PQ-péculat et maintenant après 5 ans d’un gouvernement pseudo libéral !? Ce cycle des faveurs indues aux puissants doit être brisé. Dans le futur, un gouvernement québécois nationaliste doit exiger des redevances raisonnables pour l’exploitation du sol et sous-sol québécois ! Business is business pour tous, les actionnaires d’Alcan, (dont nous sommes probablement tous, pour peu que nous soyons investisseurs, petits ou grands) qui ne peuvent résister aux profits de milliards de dollars U.$ de la vente, doivent alors assainir l’offre faite à la nation québécoise. Comme citoyens, forçons les partis politiques complices du monde des affaires louches, à repenser cette ’vente de feu’.

    Les contribuables québécois doivent exiger le remboursement des milliards de dollars de redevances non payées par Alcan. Autrement une fois ces derniers avoirs nationaux vendus, c’est le Québec tout entier qu’on vendra à des enchères tenues entre néo-conservateurs apatrides seulement ! ENSEMBLE faisons mentir le dicton - “Colonisé un jour par ses ’zélites’ - colonisé toujours” ! FJP.

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  • 2 commentaires

    Propos fort justes.
    Et que rajouter après la cession de cette partie de territoire et des ressources qui y sont intrinsèques à des intérêts anglais-australien avec la passe-passe Rio Tintos.
    Alcoa s’était pointé le nez pour faire monter les enchères pour que sa fille récolte un pactolle qu’elle n’a pas mérité.
    Encore une fois les politichiens ont fermé les yeux et ont refusé de corriger l’impair de la non-nationalisation de ces ressources et territoires qui nous appartiennent et qui sont partis du patrimoine des peuples et de ce fait inaliénables.

    Nous venons d’ailleurs de terminer deux documentaires qui sont des quêtes mémorielles dévoilant quelques pistes pour comprendre comment des pans de notre pays ont été cédés à ces exploiteurs de ressources naturelles et humaines.
    Le dernier volet, 1 million d’heures plus tard, va lui s’intéresser à cet aspect inadmissible de la non intervention du politique pour reprendre ce qui nous appartient. Nous verrons aussi qui des actionnaires, des grands commis, des travailleurs et des citoyens sont les grands gagnants dans la décanadiennisation d’actifs payés et financés par la société des hommes et des femmes d’ici.

    • François Perrier

    À M. Serge Gagné, le 7 novembre 2007.

    Merci pour le compliment. Je vous signale mon tout premier texte dans Cent Papiers, qui parlait du “Sac d’Olymel - ou est-ce de la Kruger ?”- et qui allait dans le même sens.

    J’avais vertement été critiqué par un employé de la papetière Kruger, et mon texte raturé, par la direction de 100 Papiers pour des affirmations jugées fausses alors qu’elle se révéleraient tout a fait justes.

    En effet, quelques mois après avoir accepté 70 millions de dollars de subventions (à fonds perdus sans doute) du gouvernement Charest - et ce en pleine campagne électorale québécoise de 2006, la Kruger - ou est-ce Olymel, avait congédié des centaines voire des milliers d’employés sans que la clameur publique, ou des syndicats - ceux pour employés hauts de gamme (genre FTQ), ne trouvent à redire - ou si peu.

    Je me suis toujours demandé si l’employé prompt à défendre sa multinationale avait été parmi les remerciés de leurs services. On rêve en vain d’un Québec où les gens se lèverait comme un seul homme et diraient ASSEZ ! BASTA !! Cette fameuse séquence d’un film (puisque vous êtes dans le documentaire), alors qu’un columnist déchu enjoignait la population d’ouvrir TOUS ENSEMBLE - au même instant - une fenêtre donnant sur la place publique pour crier à l’unisson - ENOUGH - we won’t take it anymore !

    Symboliquement, on pourrait pendre (ou pour le vrai, hi hi !) Ti-Guy Chevrette en tant que représentant de la Kruger - et Lucide Bouchard qui est l’avocassier du Porc Olymel. Pour Alcan cum Rio, choisissez le supplicié.

    M. Gagné où peut-on vous lire, le cas échéant. Votre intervention laisse entendre que vous avez un site mais pas dans Cent Papiers, puisque votre nom n’apparaît pas parmi les chroniqueurs ?

    Parlant documentaire, je vous signale untel Riccardo Petrella qui était interviewé par Pierre Maisonneuve à Rdo-Cacanada hier, mardi le 6 novembre autour de 13 heures. Un Italien je crois, avec une “caboche grosse comme ça”, un tombeur du système économique qui nous étrangle. Si son nom m’est vaguement familier je ne connais pas ses titres ou écrits. Si quelqu’un a des détails, svp avisez.

    Petrella est sans doute une sommité en matières économiques mondiales, sympa et très convaincant quant aux remèdes qu’il propose, dans un français accenté mais très bon. Il n’est pas tendre envers nos zélites.FJP

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