Accueil / T Y P E S / Chroniques / Vente d’Alcan – saccage de la nation qu?b?coise par nos politicards

Vente d’Alcan – saccage de la nation qu?b?coise par nos politicards

Vente d’Alcan – saccage de la nation qu?b?coise par nos politicards et l’Internationale n?o-conservatrice.

Se r?f?re ? « La vente d’Alcan : un « win-win » ? », du prof. Ga?tan Lafrance, Le Devoir du 25 juillet, 2007.

« Pactole de 110 millions pour la direction d’Alcan ! », titrait La (grosse) Presse ? Gesca, sans s’en offusquer pour autant. Alors que Le Devoir-de-toutes-les-r?serves se tait impudiquement sur les primes « ? la performance » n?gatives, qu’encaissera la direction de l’entreprise. C’est de nouveau le « Quebec for sale », nous dit le chercheurs ? l’INRS Ga?tan Lafrance, avec le saccage d’un autre joyau de la nation qu?b?coise, b?ti ? force de subventions ? sens unique pour les industriels. ?rig? ? bout de bras et ? la sueur du front collectif des travailleurs qu?b?cois. Parce que Alcan n’est pas/pas une compagnie qu?b?coise comme les autres ! Alcan n’a exist? que gr?ce ? la g?n?rosit? de tous les Qu?b?cois. Cette compagnie appartient aux Qu?b?cois au m?me titre qu’Hydro-Qu?bec, Bombardier, Olymel, la Kruger, Abitibi puis DOMTAR alors qu’il sabote son usine de Gatineau, malgr? les promesses faites ! – et j’en passe – toutes gav?es de subventions ?tatiques qu?b?coises, jamais rembours?es.

Lors de la nationalisation de l’?lectricit? par le lib?ral Ren? L?vesque, l’?tat du Qu?bec d’alors avait fait une concession abjecte inexplicable, en laissant ? Alcan la ma?trise de barrages de 2000 MW. Puis nos gouvernements politicards successifs – tous de droite – ont reconduit ces avantages ind?cents, sur plusieurs d?cennies. Bon an mal an, la production d’?lectricit? sans frais, de l’ordre de 10,5 TWh, fut permit sans exiger de redevances payables aux Qu?b?cois. Alcan a jouie d’un « tarif grande entreprise amie », (sic !), sans que soient comptabilis?s les co?ts aux Qu?b?cois de ces facilitations ? l’exportation, par le gouvernement complice de l’heure. Cela repr?senterait plus de 400 millions de dollars par an de « cadeaux » ? Alcan, affirme M. Lafrance !

Parce qu’avec la vente ? profits d?mesur?s d’Alcan, qu’est-ce que le Qu?bec gagne en ?change ? Un plat de lentille ! Le si?ge social restera ? Montr?al, mais les d?cisions finales seront toujours prises ailleurs. Les syndiqu?s conservent leur emploi – pour l’instant ! Piteusement, le Qu?bec ne gardera qu’une partie de la recherche-d?veloppement. Et au diable, le r?ve de la transformation secondaire et tertiaire ! C?t? jeux pour la pl?be – question de la garder bien sage et soumise – le Festival anglo jazz de Montr?al conserve sa subvention, ’gracieuset?’ d’Alcan. Le conseil d’administration d’Alcan fait miroiter toutes sortes « d’autres garanties » ! Les engagements ? rabais envers le gouvernement n?o-conservateur de John Charest seront respect?s nous dit-on, notamment un projet d’investissement de 2,1 milliards pour garantir la cr?ation de plus de 2500 emplois au Saguenay. MAIS on sait que dans le domaine de l’aluminium mondialis?, le respect des engagements pris ’main sur le cœur’, ne durent que le temps du mandat du gestionnaire apatride de l’heure.

Chose certaine, la perte de souverainet? nationale qu?b?coise est claire. On est bien loin du « Ma?tres chez nous » de Jean Lesage. Pourtant il fut une ?poque (entre 1976 et 1980) o? l’on savait au PQ que le succ?s ?conomique d’une nation repose sur la ma?trise de ses ressources et sur la force de son industrie « lourde ». L’?tat qu?b?cois social-d?mocrate pr?tendait alors contr?ler de grands pans de nos industries vitales, et d’en cr?er d’autres (GM ? Sainte Th?r?se, par exemple) – m?me si parfois les facteurs de production n’en justifiaient pas l’implantation. AUJOURD’HUI, ceci doit ?tre vrai pour les industries de la for?t, du bois d’oeuvre, du textile, de l’eau, du porc, de l’avionnerie, et du pharmaceutique – alors que la nation qu?b?coise s’est saign?e ? blanc, en consacrant d’?normes remises et avantages fiscaux, en faveur de nos industriels ’anationaux’. Ayant cr?? nos premi?res vraies ?lites ?conomiques avec l’argent des Qu?b?cois, le PQ-p?culat n?o-conservateur a n?glig? de leur faire jurer all?geance ? leur propre nation fran?aise ! Il en est ainsi dans ce bien bas monde cosmopolitique.

En se basant sur les ventes ? rabais d’hydro?lectricit? ? Alcan, plus les ?normes profits d’exploitation de cette ?lectricit? – et si on additionne les subventions ? fonds perdus des 50 derni?res ann?es — sans faire de calculs savants, le total des ’dons’ de la nation qu?b?coise ? Alcan se chiffrent dans les milliards. Que reste-t-il de comparable ? Alcan, de ce qui sera mis aux ench?res dans un futur rapproch? ? Bombardier et Hydro-Qu?bec lesquels font saliver les aventuriers. Ce qui fait dire aux lobbyistes les plus ’Lucides’, qu’il faut vendre cette derni?re, pour r?duire la dette du Qu?bec contract?e par eux, alors qu’ils se sont ponc?s dans les coffres de l’?tat, gratifi?s de contrats et salaires mirobolants, cr?? des PPP entre amis bassement consentants, et donn? des exemptions fiscales et baisses d’imp?ts ? leurs alli?s.


… Selon le prof n?o-socialiste Rapha?l Canet du Forum ASOCIAL qu?b?cois (FSQ) des gauches altermondialistes internationalistes, tout ?a serait la faute du pseudo « n?olib?ralisme » ambiant ! Mon dictionnaire d?fini pourtant le lib?ralisme, comme ?tant « une doctrine ?conomique ET politique (a) « niant ? l’?tat le pouvoir d’intervenir ind?ment pour g?ner le libre jeu de la concurrence dans le march? des affaires », et (b) « pour emp?cher ? cet ?tat d’intervenir contre des libert?s » … individualistes … des nantis. Si le Larousse d?fini le « n?olib?ralisme » comme ?tant la forme « moderne » du lib?ralisme, par contre, il ne d?finit NI le « n?o-conservatisme », NI le n?o-socialisme.

Je d?finis alors le n?o-conservatisme du butin de nos ?lites, comme une id?ologie qui loin de d?crier l’intervention de l’?tat, la privil?gie, alors que nos ?lites CONFISQUENT l’appareil de l’?tat, et le g?re entre politiciens et nantis – pour leurs propres profits ! Cette id?ologie n?o-conservatrice affairiste a (litt?ralement) achet? la gens politique, afin que l’?tat devenu interventionniste, se d?voue surtout aux int?r?ts des pr?pond?rants ! Donc, OUI ? l’intervention de l’?tat, disent nos n?o-conservateurs, mais surtout en faveurs des puissants ! Bien s?r, pas exclusivement – question de sauver les apparences et donner l’illusion d’impartialit? au « peuple » (mot d’exception, populiste et m?prisant), dans une d?mocratie REPR?SENTATIVE des NANTIES, par rapport ? une d?mocratie PARTICIPATIVE de TOUS. Un ’petit peuple’ maintenu dans l’ignorance, mais pas ignare, et qui pourraient se f?cher et descendre dans la rue, si les abus ?litistes perduraient. Effectivement pour nos ?lites ayant la conscience troubl?e par leurs manipulations honteuses, leur s?curit? physique est d’une grande pr?occupation, et jug?e constamment menac?e par des hordes populistes incultes. D’o? l’accroissement exponentiel des corps policiers, au nom de la lutte au terrorisme bien r?el, mais engendr? aussi par un … n?o-conservatisme mondialis? !

La mont?e de ce n?o-conservatisme correspond avec l’arriv?e au pouvoir de la CONSERVATRICE (Tory) Margaret Thatcher, en Angleterre en 1979. (Elle est CONSERVATRICE, M. Canet du FSQ, et non pas/pas lib?rale, d’o? l’appellation « n?o-conservatisme », (t’a capi’ ?). Au Canada c’est la d?faite du tr?s lib?ral (et Nobel de la paix), Lester B. Pearson, par le n?o-conservateur antinationaliste apatride Elliott P. Trudeau. En Am?rique latine, ?a correspond aux fascistes Pinochet et Fujimori dans les ann?es ’70, suivit de l’?lection de Ronald (TAX and CUT) Reagan, aux USA, en 1980. Au Qu?bec ceci correspond aux coupures sauvages d?vastant la Sant? et l’?ducation, par Lucide Bouchard et son ministre du patronage Bernard Landry, de la Brigade ?conomique lourde ? supporter, laquelle donna (seulement en 1998), $ 3.17 milliards de dollars ? ses petits amis du Patronat qu?b?cois, afin de cr?er quelques centaines emplois dans une cit? de la technologie fictive. Quand Trudeau pris le pouvoir, le Canada n’avait pas un sous de dettes. ? la fin du mandat Trudeau, il en ?tait cribl? !

Tous ces n?o-conservateurs de leur butin respectif, sont, ou ?taient, des disciples des divers Riccardo, Popper, Friedman, et Hayek. Tous des n?o-conservateurs « cut and spend’ – (COUPER taxes et imp?ts aux riches, D?PENSER follement afin d’esp?rer relancer l’?conomie – et HAUSSER d?mesur?ment les frais de services des contribuables – des services sociaux autrefois gratuits. Tous ont quitt? le pouvoir alors que leur ?conomie nationale respective ?tait cousue de dettes. Stephen Harper sera le tout dernier dans la lign?e, quand il aura fini d’?quiper les forces arm?es canadiAns ? co?ts de milliards, des forces qu’il compte utiliser contre le Qu?bec, le cas ?ch?ant.

L’auteur P.J. O’Rourke, vu ? « The Agenda », de Steve Paiken ? TV Ontario, a affirm? que les politiciens sont devenus la pire des racailles en Occident, et une plaie pour l’humanit?, en ce qu’ils servent de prox?n?tes (des ’pimps’, des entredeux !) pour les pr?pond?rants de ce monde, alors qu’ensemble, ils pillent les coffres de l’?tat ! Effectivement, les pensions millionnaires aux politiciens apr?s seulement 8 ans de gavage ? l’auge de l’?tat, co?ncident avec la mont?e du n?o-conservatisme dans les ann?es ’80. Le point de non retour de cette id?ologie a ?t? atteint quand l’homme d’affaires Paul Martin, devenu politicien, a l?gif?r? la sortie de ses avoirs personnels du Canada (et ceux de quelques familles juives alli?es), vers des paradis fiscaux aux Bahamas, afin de les mettre hors de port?e du fisc canadiAn !


Quand cette vente d’Alcan sera sur le point de se concr?tiser, dans un mois, et que l’?tat qu?b?cois se verra forc? par le G-8 (et ses organes du commerce internationaliste mondialis? tel l’OMC) – forc? d’acquiescer ? cette vente d’un partie du patrimoine national, l’?tat qu?b?cois devra alors modifier (arbitrairement et r?trospectivement), les r?gles du jeu ?conomique et des montants des redevances dues, ainsi que celles des droits d’exploitation de l’hydro?lectricit? d’Alcan, par les futurs acheteurs. Ce faisant, l’?tat qu?b?cois doit refuser toute concurrence d?loyale entre usines (mondialis?e ou pas) sur son territoire national – exigeant dor?navant que toute relocalisation se fasse aux frais des industriels – plut?t que sur le dos des travailleurs qu?b?cois ! On ne doit plus priver les Qu?b?cois des justes profits de l’exploitation de leurs ressources nationales. Des redevances ult?rieures doivent donc ?tre exig?es d’Alcan, pour modifier les termes de cette D?VENTE, voire L’INF?CHIR, avant qu’elle ne soit finalis?e !

QUOI FAIRE 1, 2, 3, 4 – comme dit l’antinationaliste pitoyable qu’est l’anonyme ZYLAG, dans son blogue !? Qui rel?vera le d?fi Alcan ? Pourquoi pas notre Robin des banques, en r?serve de la nation, Yves Michaud, le tireur aux flancs de Bombardier !? Altier, toujours ? la recherche de reconnaissance, Michaud a la verve et la notori?t? voulues pour mener ? bien ce coup d’?clat. Il mettra le grand public ? contribution pour financer la campagne contre Alcan, et le public exc?d? r?pondra ? l’appel. Fort de ces appuis, Michaud lancera alors une injonction contre Alcan, la for?ant ? devoir rembourser dons et subventions re?ues durant les 50 derni?res ann?es, ainsi que l’?quivalent en argent, des facilitations touch?es. Du coup, rendant cette compagnie trop on?reuse pour les maraudeurs affairistes, tels Alcoa.

R?SUM? : qu’est-ce que les Qu?b?cois n’auront DONN? de leurs richesses dans les 30 ? 40 derni?res ann?es, sous la gouverne du PQ-p?culat et maintenant apr?s 5 ans d’un gouvernement pseudo lib?ral !? Ce cycle des faveurs indues aux puissants doit ?tre bris?. Dans le futur, un gouvernement qu?b?cois nationaliste doit exiger des redevances raisonnables pour l’exploitation du sol et sous-sol qu?b?cois ! Business is business pour tous, les actionnaires d’Alcan, (dont nous sommes probablement tous, pour peu que nous soyons investisseurs, petits ou grands) qui ne peuvent r?sister aux profits de milliards de dollars U.$ de la vente, doivent alors assainir l’offre faite ? la nation qu?b?coise. Comme citoyens, for?ons les partis politiques complices du monde des affaires louches, ? repenser cette ’vente de feu’.

Les contribuables qu?b?cois doivent exiger le remboursement des milliards de dollars de redevances non pay?es par Alcan. Autrement une fois ces derniers avoirs nationaux vendus, c’est le Qu?bec tout entier qu’on vendra ? des ench?res tenues entre n?o-conservateurs apatrides seulement ! ENSEMBLE faisons mentir le dicton – « Colonis? un jour par ses ’z?lites’ – colonis? toujours » ! FJP.

Commentaires

commentaires

A propos de

avatar

Check Also

La lente évolution de l’espèce

Converser avec ses semblables , c’est prendre le risque de tourner en rond, d’aller d’une ...

2 Commentaire

  1. avatar

    Propos fort justes.
    Et que rajouter après la cession de cette partie de territoire et des ressources qui y sont intrinsèques à des intérêts anglais-australien avec la passe-passe Rio Tintos.
    Alcoa s’était pointé le nez pour faire monter les enchères pour que sa fille récolte un pactolle qu’elle n’a pas mérité.
    Encore une fois les politichiens ont fermé les yeux et ont refusé de corriger l’impair de la non-nationalisation de ces ressources et territoires qui nous appartiennent et qui sont partis du patrimoine des peuples et de ce fait inaliénables.

    Nous venons d’ailleurs de terminer deux documentaires qui sont des quêtes mémorielles dévoilant quelques pistes pour comprendre comment des pans de notre pays ont été cédés à ces exploiteurs de ressources naturelles et humaines.
    Le dernier volet, 1 million d’heures plus tard, va lui s’intéresser à cet aspect inadmissible de la non intervention du politique pour reprendre ce qui nous appartient. Nous verrons aussi qui des actionnaires, des grands commis, des travailleurs et des citoyens sont les grands gagnants dans la décanadiennisation d’actifs payés et financés par la société des hommes et des femmes d’ici.

  2. avatar

    À M. Serge Gagné, le 7 novembre 2007.

    Merci pour le compliment. Je vous signale mon tout premier texte dans Cent Papiers, qui parlait du « Sac d’Olymel – ou est-ce de la Kruger ? »- et qui allait dans le même sens.

    J’avais vertement été critiqué par un employé de la papetière Kruger, et mon texte raturé, par la direction de 100 Papiers pour des affirmations jugées fausses alors qu’elle se révéleraient tout a fait justes.

    En effet, quelques mois après avoir accepté 70 millions de dollars de subventions (à fonds perdus sans doute) du gouvernement Charest – et ce en pleine campagne électorale québécoise de 2006, la Kruger – ou est-ce Olymel, avait congédié des centaines voire des milliers d’employés sans que la clameur publique, ou des syndicats – ceux pour employés hauts de gamme (genre FTQ), ne trouvent à redire – ou si peu.

    Je me suis toujours demandé si l’employé prompt à défendre sa multinationale avait été parmi les remerciés de leurs services. On rêve en vain d’un Québec où les gens se lèverait comme un seul homme et diraient ASSEZ ! BASTA !! Cette fameuse séquence d’un film (puisque vous êtes dans le documentaire), alors qu’un columnist déchu enjoignait la population d’ouvrir TOUS ENSEMBLE – au même instant – une fenêtre donnant sur la place publique pour crier à l’unisson – ENOUGH – we won’t take it anymore !

    Symboliquement, on pourrait pendre (ou pour le vrai, hi hi !) Ti-Guy Chevrette en tant que représentant de la Kruger – et Lucide Bouchard qui est l’avocassier du Porc Olymel. Pour Alcan cum Rio, choisissez le supplicié.

    M. Gagné où peut-on vous lire, le cas échéant. Votre intervention laisse entendre que vous avez un site mais pas dans Cent Papiers, puisque votre nom n’apparaît pas parmi les chroniqueurs ?

    Parlant documentaire, je vous signale untel Riccardo Petrella qui était interviewé par Pierre Maisonneuve à Rdo-Cacanada hier, mardi le 6 novembre autour de 13 heures. Un Italien je crois, avec une « caboche grosse comme ça », un tombeur du système économique qui nous étrangle. Si son nom m’est vaguement familier je ne connais pas ses titres ou écrits. Si quelqu’un a des détails, svp avisez.

    Petrella est sans doute une sommité en matières économiques mondiales, sympa et très convaincant quant aux remèdes qu’il propose, dans un français accenté mais très bon. Il n’est pas tendre envers nos zélites.FJP