Accueil / T H E M E S / ECONOMIE / Argent / UNE UNION QUI SE DIT EUROPEENNE

UNE UNION QUI SE DIT EUROPEENNE

UE-USA

UNE UNION QUI SE DIT EUROPEENNE

 

L?Union europ?enne annon?a la d?mocratie, mais la doctrine n?olib?rale impos?e par sa Commission, ses institutions ? maison ? et le parlement europ?en se traduisit, en fait, par une terrible attaque ? la libert? et ? l?avenir des peuples europ?ens. Elle promit la paix mais entraina ses membres dans des? guerres pour d?fendre les int?r?ts des ?tats-Unis. Comble du grotesque en diplomatie politique, le Nobel de la Paix fut d?cern? ? cette institution en 2012 !

Le projet europ?en promettait la prosp?rit? et le d?veloppement, les ?conomies sont au point mort et la pauvret? devint un fl?au dans une Europe exsangue.

L?Union europ?enne financ?e par l?argent des contribuables europ?ens n?est rien d?autre qu?un espace continental de commerce libre, une chasse gard?e des multinationales.? Elle naquit pour servir le capital global et pour faire de chaque citoyen un simple consommateur.

Au lieu d?int?gration des peuples et des nations dans un syst?me solidaire, on vit na?tre la m?fiance, la concurrence d?loyale, ainsi que des politiques nationales pr?datrices. Comment peut-on permettre, par exemple, que de nombreux? pays de l?Union Europ?enne jouent sur la domiciliation fiscale pour capter l?imp?t du riche particulier et des grandes entreprises des autres ?tats membres ?

Derri?re les belles formules, d?mocratie, citoyennet? active, amiti? entre les peuples, nouvelle mentalit? europ?enne, etc., etc., la r?alit? v?cue par les peuples des ?tats membres est h?las, peu r?jouissante. Bruxelles ne stimula pas la cr?ation d?emplois, bien au contraire, elle provoqua l?explosion du ch?mage, en? acceptant, en parrainant la politique des d?localisations et ferma les yeux devant une h?catombe annonc?e : la d?sindustrialisation de l?Europe et la fin des politiques sociales qui perduraient encore en quelques-uns de ses ?tats.

Les in?galit?s socio-?conomiques entre les membres de l?Union furent pouss?es au maximum et en ce qui concerne l?environnement, la Commission ne fit rien de s?rieux pour r?duire le d?sastreux bilan des industries polluantes.

Les disparit?s ?conomiques entre les pays et r?gions de l?Union europ?enne sont r?v?latrices de l?absence d?union entre les membres de cette entit? supranationale. Le PIB per capita du Luxembourg continue d??tre ?plusieurs fois? plus ?lev? que celui des pays comme la Gr?ce, le Portugal, l?Espagne ou l?Irlande. Beaucoup de r?gions des pays du? noyau fort de l?Europe ont toujours des niveaux de richesse et de d?veloppement ?plusieurs fois?? sup?rieures ? celui de r?gions comme l?Alentejo, au Portugal.

Les quatre? libert?s fondamentales impos?es par les trait?s europ?ens: libre circulation de personnes,? biens,? services et capitaux, devaient se limiter au march? europ?en. La circulation des capitaux fut ouverte aux investisseurs du monde entier et le tissu productif europ?en finit par souffrir les cons?quences des flux de capitaux parasites et sp?culatifs.

Les responsables de Bruxelles, les lobbys et le patronat oblig?rent les? europ?ens ? s?adapter aux n?fastes exigences de la mondialisation: la concurrence globale dans les march?s de biens et services, la comp?tition entre les travailleurs ? l?int?rieur de l?espace europ?en et les dures politiques salariales, impos?es par les patrons n?griers de l?occident.

D?s le d?but des ann?es 2000, pouss?s par l`Union Europ?enne les gouvernements europ?ens? permirent que le fantastique boom de la productivit? des ?conomies ?mergentes f?t ?coul? ? l?int?rieur de leurs nations. L?occident se remplit de biens de consommation fabriqu?s ? bas prix, en des conditions qui violent, clairement, les droits de l?homme.

Maintenant une nouvelle menace plane sur les nations de l?Europe. La Commission europ?enne s?appr?te, une fois de plus ? imposer ? ses ?tats membres un trait? qui, s?il est sign?, parviendra ? r?duire en cendres ce qui reste de leurs secteurs industriels. Ce sera aussi la fin de l?Europe des droits de l?homme, des droits du travail et de la solidarit?. Le Partenariat transatlantique de commerce et d?investissement (TTIP), un accord de libre-?change entre l?Union europ?enne et les ?tats-Unis concoct? par les gurus du n?olib?ralisme, mais dont on parle ? peine dans les m?dias, est la nouvelle panac?e, selon les technocrates de Bruxelles, pour ramener la croissance en Europe !

Le fameux espace Schengen, cr?? de toutes pi?ces par les id?ologues de l?Union europ?enne ?tait cens?, lui aussi de devenir le plus grand espace ?conomique du monde. Or, cet immense territoire continental de commerce libre devint en l?espace de trois d?cennies l?exemple malheureux des th?ories du libre-?change ? tout va. La jungle darwinienne qui en r?sulta aura pr?cipit? pour toujours, l?Europe et le reste du monde dans la pire tiers-mondialisation de l?histoire de l?humanit?.

Ce trait? USA-UE repr?sentera, pour beaucoup de nos pays, surtout ceux du sud (Italie, Portugal, Espagne, France, Gr?ce)? la fin de l?espoir europ?en: une v?ritable reprise ?conomique par la r?industrialisation et par le protectionnisme de la productivit? nationale. Le Royaume Uni grand partenaire commercial des am?ricains et l?Allemagne seront les grands b?n?ficiaires de cet accord.? Les dirigeants allemands, devant la concurrence asiatique? et vu l??tat calamiteux de leurs importateurs europ?ens, cherchent d?sesp?ramment ? diversifier leurs march?s. Les ?tats-Unis seraient une vraie aubaine.

Il est facile de pr?voir? comment les r?gles dict?es par le mastodonte am?ricain, dans le cadre de ce trait?, conduiront, in?luctablement ? la mainmise des ?tats-Unis sur tous les secteurs productifs europ?ens encore en vie, ceux de l?Allemagne et du Royaume Uni, inclus. Et nous savons, pertinemment que l?Am?rique n?agira jamais dans le sens d?un collaboration honn?te, encore moins d?un partage ?quitable. Cet ogre d?vorateur d??conomies nationales, poussera les ?tats membres de l?Union europ?enne, dont l?union n?est qu?une pi?tre simulation, ? une comp?tition mortelle. Les salaires des ouvriers europ?ens finiront par? ?tre baiss?s au niveau des salaires des ?conomies asiatiques, les droits du travail seront supprim?s, l?oppression et l?exploitation deviendront la r?gle g?n?rale.

Nos gouvernants, ?inspir?s? par les ?conomistes n?olib?raux nous diront, en guise d?excuse, que, pour faire face ? la puissance de la Chine, il faut, imp?rativement, que l?Europe change ses structures et r?gles du march? de travail, d?su?tes, pas du tout adapt?es aux ? nouvelles r?alit?s macro?conomiques?.? Apr?s nous avoir impos? la mondialisation, les technocrates de Bruxelles se pr?parent pour nous faire avaler une nouvelle trouvaille du n?olib?ralisme, l?am?ricanisation politique et ?conomique de la vieille Europe des droits de l?homme et de la solidarit?. Par coercition nous fumes soumis aux diktats de la Commission europ?enne qui, au long de nombreux trait?s, sut nous apprivoiser dans une toile de conditionnements politiques, sociaux, ?conomiques et culturels. Les dirigeants de cette institution supranationale ne veillent pas sur les int?r?ts de nos peuples. Son pr?sident Jos? Manuel Barroso est un des grands commis du totalitarisme n?olib?rale, un inconditionnel de la supr?matie des ?tats-Unis dans le monde. Toute son action, le long de ses mandats, se traduisit par une volont? sans ?quivoque de soumettre les peuples europ?ens aux int?r?ts du grand alli? nord-am?ricain. Son discours au Centre d?excellence europ?en de l?Ecole d??tudes internationales avanc?es de l?Universit? Johns Hopkins ? Washington DC, le 18 octobre 2005, est, en plus d?un constat clair d?all?geance de l?Unions europ?enne envers les ?tats-Unis, un tr?s beau fleuron de l?hypocrisie politique: ?Si, aujourd?hui, les ?tats-Unis ?coutent davantage l?Europe, c?est, ? mon sens, parce nous avons fait ce qu?il fallait pour qu?il vaille la peine de nous ?couter.? Si les ?tats-Unis voient de plus en plus dans les relations transatlantiques un moyen d?agir ensemble pour promouvoir la d?mocratie et la libert?, c?est parce que nous avons montr? que nous pouvions obtenir des r?sultats sur la sc?ne mondiale. ?

Dans le discours prononc? par G?nter Verheugen, vice-pr?sident de la Commission europ?enne aupr?s de repr?sentants de l?industrie am?ricaine on d?c?le la m?me volont? d?all?geance? des responsables de Bruxelles aux int?r?ts de l?alli? am?ricain: ?Les ?conomies europ?ennes et am?ricaines continuent de se d?velopper ensemble, au lieu de s??loigner l?une de l?autre. Et nous contribuerons ? l?am?lioration des conditions-cadre. Les ?conomies europ?ennes et am?ricaines fonctionnent d?j? en grande partie comme une ?conomie transatlantique unique? ?

Nous savons que les programmes, les directives, toutes les mesures communautaires de grand relief impos?es par la Commission sont ?labor?s, en suivant, scrupuleusement,? les instructions fournies par les centres de r?flexion think tank des groupes de pression du Pouvoir Priv? Global. Entre tous les lobbys, l?European Round Table est le plus important. Il est pr?sent dans 18 pays et rassemble quelques-unes des plus grandes entreprises europ?ennes. Une impressionnante armada d?agents de lobbys (plus de 10.000) occupe la capitale de l?Union pour faire main-basse sur toute sorte de b?n?fices, ?tablir des alliances et s?assurer l?appui de gens influents. Des milliers d?autres arrivent tous les jours, venus de tous les coins du monde et s?y installent pour des p?riodes ind?termin?es.? Tous les groupes transnationaux poss?dent leurs d?l?gations ? Bruxelles. Attentifs ? l?ininterrompu d?fil? des missionnaires de la mondialisation, technocrates et fonctionnaires de la Commission accueillent ? bras ouverts tout ce qui sent l?argent, le statut et le pouvoir. Il n?existe aucun contr?le, m?me de la part des d?put?s ?lus pour d?fendre les int?r?ts des peuples membres.

Les politiques de la Commission, l?aveuglement et l?incomp?tence de ses technocrates conduisirent tout droit ? la crise de l?euro et conduiront ? l?implosion de l?UE.? Mais, le jour o? cela arrivera les hauts et moyens fonctionnaires? de cette institution supranationale se seront d?j? attribu?s un maximum de compensations, indemnisations et retraites dor?es. Tant que l?Union Europ?enne r?sistera ? sa propre destruction, son personnel continuera de jouir de la b?atitude d?un paradis sur terre: pouvoir, influence,? privil?ges, hauts salaires, retraites dor?es.

Pour les? 129 hauts fonctionnaires, juges, commissaires, ex?cutifs et hauts fonctionnaires, ?les r?mun?rations pourront atteindre, en moyenne, les 21.260 euros/mois. En ce qui concerne les retraites,? il n?existe pas, chez les pays membres de l?Union, un r?gime aussi app?tissant.? Avec 16 ann?es de fonction, ils obtiendront 70% de leur dernier salaire. Un vice-pr?sident de la commission, avec 5 ans de mandat aura une pension de 4.800 euros. Rien qu?en indemnisations, les valeurs atteignent facilement entre? 300.000 et 500.000 euros. Le pr?sident de la Commission, Jos? Manuel Barroso ramera ? la maison 30.000 euros par mois, plus que le pr?sident des ?tats Unis. « C?est le comble, commente le Sauvegarde Retraites, l?administration europ?enne qui n?a jamais cess? d?imposer une orthodoxie budg?taire avec de lourdes amendes pour les ?tats membres qui ne respectent pas les principes de bonne gestion et rigueur ?conomique, adopte sans complexes une politique irr?aliste. ?

L?Union Europ?enne une fois supprim?e, une question se pose: qui paiera les retraites de son personnel? Les pays membres? On sait que la plupart de ces gens-l? r?int?grera les anciens emplois ou ira s?acoquiner avec leurs amis du priv?; beaucoup d?eux continueront de se nourrir ? la mangeoire? de l??tat.

Commentaires

commentaires

A propos de

avatar

Check Also

La réforme de l’assurance-chômage: un durcissement violent

Ci-dessous un article de Nolwen Weiler de Basta !    « Je n’ai jamais vu ça, ...