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Centpapiers

  • Une planète en faillite

    5 septembre 2010 | 11 commentaire(s) | vu 1 888 fois

    Il faut une année et demie pour régénérer  des ressources dévorées en une année.

    Agnès Rousseaux

    Les projections pour 2010 : Nous utiliserons 150% de la capacité de ce que la Terre peut générer en une année. Earth Overshoot

    Une situation alarmante

    La situation est plus qu’alarmante : nous dépensons plus en terme de capacité que la planète peut fournir. Nous avons utilisé 105% du « budget de la nature ».

    Le changement climatique – résultant  de carbone émis  plus vite qu’il ne peut être réabsorbé par les forêts et les mers – est le plus  évident. Mais il en  existe d’autres: les forêts sont en pertes, des espèces sont en voie de disparition, les capacités de pêches  sont réduites ,  et le réapprovisionnement en eau douce se fait rare , pour n’en nommer  que quelques-uns.

    Depuis le 21 août, l’Humanité vit à crédit. Cette date est celle du « jour du dépassement », calculé tous les ans par l’ONG canadienne Global Footprint Network. C’est le moment où l’Humanité dépasse son « budget écologique » annuel : lorsque la population a consommé toutes les ressources naturelles produites en une année, lorsque les émissions de CO2 dépassent le volume que les forêts et les océans sont capables d’absorber en un an, lorsque nous commençons à utiliser l’eau des nappes souterraines qui ne sont pas alimentées en eau de pluie… Depuis le 22 août, et jusqu’au 31 décembre, la population de la planète est donc symboliquement en « faillite écologique ».

    Cette « vie à crédit » pour tous les habitants a débuté en 1987, lorsque la consommation mondiale excède la biocapacité de la planète (sa capacité a générer des ressources naturelles et à absorber les déchets). En 1960 pourtant, l’Humanité grignotait seulement la moitié de la biocapacité. Aujourd’hui, il faut une année et demie  pour régénérer les ressources dévorées en une année, notamment les 60 milliards de tonnes de matières premières.  Bastamag

    Des alertes qui ne datent pas d’hier

    En 2005, des travaux d’évaluation avaient été faits pour évaluer le potentiel de la planète et sonner l’alarme :

    L’homme vit au-dessus de ses moyens. Plus exactement au-dessus des moyens de la planète. Il puise directement dans le capital naturel de la Terre, non dans les intérêts qu’il pourrait produire. Et 60 % des «services» vitaux qui lui sont fournis par les écosystèmes sont déjà dégradés ou surexploités. D’ici trente à quarante ans, le bien-être de l’homme sera menacé. Ce constat alarmant est le résultat d’un travail monumental réalisé durant quatre ans à l’échelle planétaire et sous l’égide de l’ONU par 1 360 experts de 95 pays. Ce Millenium Ecosystems Assessment (Evaluation des écosystèmes pour le millénaire) rassemble pour la première fois de façon complète et intégrée toutes les connaissances en ce domaine (1). Anthropologues, écologues, biologistes et économistes ont travaillé ensemble.

    Cohérence. Patrick Lavelle, par exemple, écologiste du sol à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), a coordonné le chapitre sur le recyclage des nutriments, un des «services» écosystémiques très bouleversés par l’activité humaine. Avec des spécialistes du monde entier, il a dressé un bilan de l’appauvrissement ou de l’enrichissement des sols en nutriments, évalué l’augmentation de la production d’azote, proposé des solutions. Les coordinateurs se sont réunis deux fois par an pour donner une cohérence à cet énorme travail de collecte de données. «Le terme de « service rendu par les écosystèmes » a permis à des écologistes, des économistes et des sociologues de travailler ensemble. Et, parmi les grands groupes de services, on a retenu les services culturels. Il y a vingt ans, on aurait eu honte de mettre en avant l’esthétique.»

    Les experts tirent quatre grandes conclusions de leur étude. Tout d’abord, les humains ont modifié les écosystèmes plus rapidement et plus profondément au cours des cinquante dernières années qu’à tout autre moment de leur histoire, essentiellement pour répondre à des besoins croissants en nourriture, eau douce, bois, fibres et combustibles. Plus de terres ont été mises en culture depuis 1945 que pendant les XVIIIe et XIXe siècles réunis. Plus de la moitié des engrais azotés synthétiques utilisés pour l’agriculture (mis au point en 1913) l’ont été depuis 1985.

    Facture. Deuxième constat, ces changements des écosystèmes ont permis d’augmenter le bien-être humain. Mais la facture est lourde. Les cultures, l’élevage et l’aquaculture ont connu un essor spectaculaire qui a accompagné la croissance démographique, mais néanmoins insuffisant pour éradiquer la faim dans le monde. Et la soif de ressources se traduit déjà par des stocks de pêche et d’eau douce inférieurs aux besoins. Cette dégradation devrait s’aggraver au cours des cinquante prochaines années, ce qui fera obstacle à la réalisation des objectifs du millénaire, adoptés par l’ONU en 2000 et qui visent à réduire de moitié le nombre de personnes qui souffrent de la faim d’ici à 2015.

    La quatrième des conclusions donne une note plus optimiste : des changements importants de politique et de pratique peuvent encore renverser la tendance. «L’Organisation mondiale du commerce, par exemple, devrait analyser les résultats de cette évaluation et en tirer des conclusions, comme le lien est de plus en plus étroit entre les questions de développement et la gestion de la nature et des écosystèmes», souligne Salvatore Arico, de la division des sciences écologiques et de la Terre à l’Unesco. «Mais notre message s’adresse aussi à la société civile, qui peut faire pression sur les gouvernements.» Le rapport précise que les changements majeurs indispensables n’ont pas été amorcés. Pire, la tendance est à l’aggravation des dégradations. Source

    Conclusion

    Ça ne peut plus durer, et ça ne durera pas, au rythme où nous dépensons les bijoux de la famille terrestre. L’exploitation de plus en plus frénétique des ressources naturelles a permis d’améliorer le sort d’une population en croissance rapide, quoi qu’en disent les critiques du progrès. Mais ce développement s’est fait au prix d’une dégradation accélérée de la plupart des écosystèmes vitaux. Pour la première fois dans l’histoire de la vie sur Terre, la pérennité de celle-ci ne paraît plus assurée ­ même en écartant l’hypothèse d’une autodestruction de l’espèce par la guerre.

    A force de sonner l’alarme et d’empiler les rapports, on risque que plus personne n’y prenne garde, tant la capacité humaine à se projeter dans l’avenir est limitée. Le premier pas semble le plus dur. Il nous faut changer radicalement de méthode de calcul de la richesse. Accepter l’idée que celle-ci et le développement ne se mesurent pas qu’en dollars par habitant. Et qu’il faut y intégrer le prix des services rendus par la nature. Celle-ci, ou plutôt sa destruction, a un prix. Tôt ou tard, nous en paierons la facture. A l’heure actuelle, l’humanité est menacée de faillite.

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  • 11 commentaires

    • SylvainGuillemette

    Mais avec les bourgeois à notre tête, comment réaliser des objectifs en regard du bien commun? Ils s’en fichent, comme jamais. Ils n’en ont tien à cirer, sauf pour ceux qui voient en tout cela, la fin de leur enrichissement personnel au détriment d’autrui, comme quoi, leur «mérite» ne va pas jusqu’à prétendre qu’ils sont plus intelligents que nous, ces parasites bourgeois.

    Merci Gaetan

    C’est quand nous publions ce genre de texte que je me souviens qu’il y a des choses qui doivent être dites et répétées, envers et contre ceux qui veulent nous faire taire,

    Pierre JC Allard

    @Sylvain Guillemette,
    Ce ne sont plus les bourgeois qui sont à notre tête. Les vrais « bourgeois » se sont mondialisés. Ils font parties de cliques comme Bilderberg :
    ___
    Le journaliste d’investigation Daniel Estulin
    http://gaetanpelletier.wordpress.com/2010/09/09/bilderberg-et-la-destruction-de-leconomie-mondiale/
    a prononcé devant la classe politique à Bruxelles un discours qui révèle l’intention de l’élite financière de détruire l’économie globale et de transformer le monde en une entreprise dont elle seule serait bénéficiaire.
    (…)
    En 1968, lors d’une réunion du Bilderberg au Canada, George Ball, secrétaire adjoint aux affaires économiques de JFK et de Johnson a dit : « Où trouver un fondement légitime au pouvoir de l’administration des entreprises de prendre des décisions qui peuvent affecter profondément la vie économique des nations dont les gouvernements n’ont qu’une responsabilité limitée? »
    L’dée qui est derrière chaque réunion du Bilderberg est de créer ce qu’eux-mêmes nomment L’ARISTOCRATIE DE PROJET concernant la meilleure manière de gérer la planète entre élites d’Europe et d’Amérique du Nord. En d’autres termes, c’est la création d’un réseau de cartels immenses, plus puissants que n’importe quelle nation de la terre, destinés à contrôler les nécessités vitales du reste de l’humanité, évidemment de leur point de vue privilégié, pour notre propre bien et bénéfice, à nous, les classes inférieures (“The Great Unwashed” , nous appellent-ils)
    http://infoguerilla.fr/?p=2527

     » La « Grande Dépression » n’a pas commencé avec les capitalistes des Etats Unis. Ce fut un évènement que produisirent encore une fois les plus riches en faisant passer la richesse des gens dans les mains de ceux qui étaient déjà riches. C’est ainsi que la Bank of America a gagné des milliers de millions en exécutant des hypothèques de 1929 à 1937. Ne croyez pas une seconde que les plus riches parmi les riches seront atteints pas l’effondrement qui arrive. Les seuls qui seront atteints, ce seront nous autres. »
    _____________________________
    Ce sont des entrepreneurs, capitalistes ou patrons qui mettent en valeur en créant des entreprises industrielles ou bancaires.

    ____________
    L’arrachement de la richesse à la Terre ne profite plus aux humains, mais à des cliques organisées qui concentrent les richesses. Si on a autant « violé » les richesses terrestres, ce n’est pas pour les bienfaits immédiats de l’humanité et – surtout- de TOUS les humains. La majorité des habitants de la planètes sont dans la misère.
    Alors où va donc tout cet « argent »?
    Et pour en faire plus (sic) et plus ils en ont, plus ils ont le pouvoir d’avoir recours à des démolisseurs d’états de manière à les garder dans la pauvreté.
    Pour comprendre le théâtre de marionnettes de la politique, il faut savoir ou apprendre à voir les cordes invisibles.
    @PJCA,
    On nous dit – et cela inconsciemment – que la nouvelle de d’aujourd’hui est une « nouvelle ». Ce n’est qu’une mise à jour.
    P.S. Je viens d’apprendre que le MELS vient de rayer de son vocabulaire le mot « transversal » dans le contexte de compétences transversales.
    Gageons qu’on changera de vocabulaire comme on l’a fait pour nous savonner avec RÉFORME PÉDAGOGIQUE et renouveau pédagogique.
    Je suis en train d’écrire un billet qui devrait vous plaire. Si j’arrive à le mettre à terme. Un peu compliqué, mais délicieux.
    Bonne journée à tous!

    Je suis moins pessimiste que vous quant à l’évolution des choses, oarce que je le suis davantage quant au point où nous en sommes rendus.

    Je pense que l’abondance qu’a apporte l’ndustrialisation a permis que le seuil de satisfaction des besoins et désirs que la richessse peut procurer soit atteint pour un nombre suffisant de gens pour que ceux-ci constituent une majorité effective.

    La premiere conséquence est que, pour ceux qui font partie de cette majorité effective, la richesse ne sert plus que comme un atout dans un jeu de pouvoir dont l’unique but est de « gagner ». Le jeu est entre eux, les autres sont sans intérêt sauf comme pieces à manipuler ou jetons à s’échanger

    La deuxième conséquence est que la richesse laissée à ceux qui sont manipulés l’est uniquement en fonction du jeu. Il n’est pas donc pas suffisant de leur donner uniquement un minimum pour assurer leur subsistance, mais plus, pour qu’ils agissent en consommateurs et déterminent par leur comportement un élément fondamental du jeu qui est la rentabilité des investissements.

    Je ne crois donc pas à un appauvrissement de la population ordinaire: elle est déja au palier qui convient à la caste dominante et l’intérêt de celle-ci est au contraire d’enrichir progressivement la population pour que le jeu du devienne plus complexe et plus stimulant.

    Je crois que la prochaine étape sera que la la population ordinaire renonce volontairement au peu de liberté qui lui reste en échange d’un amélioration de son niveau de vie. Nous aurons alors une gouvernance corporatiste a la chinoise parfaitement acceptée. Les loups accepteront de prendre un collier et de devenir des chiens en échange d’une écuelle mieux garnie.

    Evidemment, il y aura un retour du pendule, car rien de mieux qu’être bien nourri pour rêver de liberté et préparer une révolution à l’aise… Mais il faudra un peu de temps.

    Pierre JC Allard

    @ Pierre JC Allard.

    « Je ne crois donc pas à un appauvrissement de la population ordinaire: elle est déja au palier qui convient à la caste dominante et l’intérêt de celle-ci est au contraire d’enrichir progressivement la population pour que le jeu du devienne plus complexe et plus stimulant. »

    Ce serait probable si on n’ajoutait pas le facteur « augementation de pouvoir » que chacun essaie de s’approprier. Et comme ce « pouvoir » à leurs yeux est l’argent, je doute que la baisse de qualité de vie de la classe moyenne s’arrête.

    Je ne crois vraiment pas à « l’intelligence » de ces assoiffés de pouvoir appliquée au niveau cocial. Ils s’en servent pour s’accaparer de plus de « pouvoir ».

    Ce qui raccourcira le temps d’attente pour la « révolution » dont vous parlez. :-)

    Amicalement

    André Lefebvre

    Pierre JC Allard a répondu:

    L’enrichissement n’est synonyme de pouvoir que dans l’esprit des pauvres ou très médiocrement aisés. Dès qu’on parle des « riches », le pouvoir est autre chose: preuve, Gates ou Buffet qui peuvent donner des dizaines de milliards et n’ont pas l’impression de perdre du pouvoir.

    En fait, quand la fusion pouvoir politique et richesse se réalise, dans un systeme corporatiste, le pouvoir imprime l’argent qu’il veut et le donne a qui il veut. C’est ce que Paulson a fait l’an dernier. Penser que dans ce contexte les vrais riches cherchent a avoir plus d’argent est une erreur. Quand il en veulent, ils en créent

    Ce que la la caste dirigeant veut, c’est un jeu amusant. On donne donc aux pauvres pour les ramener au jeu, grâce a un systeme d’assistanat direct et indirect qui distribue une part croisssante du revenu, a mesure que la capacité de travail n’est plus perçue vraiment comme un facteur important de la production, tant le multiplicateur de la production qu’est l’équipement rend discrétionnaire l’apport de travail humain réel.

    Tout ca, naturellement est dans un monde d’illusion monétaire. Dans la réalité, la complexité du système définit des expertises distinctes et certaines deviennent rares. L’argent surabondant n’a plus de valeur: le capital n’a plus de pouvoir réel et c’est la compétence qui prend le pouvoir… si un gouvernement autoritaire n’est pas mis en place pour imposer l’illusion. Nous y sommes presque. On va nous transformer en cheptel, mais la democratie re viendra.

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/06/15/un-mauvais-moment/

    PIerre JC Allard

    Merci, Gaëtan, pour cet article.

    Il semble bien que la très très grande majorité de la population mondiale civilisée ne se rende pas compte de la gravité de la situation. Au moins 120 espèces sont exterminées chaque jour par cette civilisation globale. C’est évidemment assez difficile à chiffrer, mais bien des « spécialistes » croient plutôt que ce serait bien plus encore. L’agriculture, les villes, les industries, les corporations appuyés par les états et les armées sont en train d’achever le peu d’intégrité qu’il reste encore aux écosystèmes de la planète. La population mondiale a dépassé la capacité de charge de la biosphère depuis un bon bout de temps grâce à ce stratagème, l’agriculture, et maintenant l’agriculture industrielle.

    La civilisation vit au-dessus de ses moyens depuis très longtemps, mais ne semble pas s’en rendre ou ne veut pas s’en rendre compte. Le capital-ressources est en faillite: les combustibles fossiles, les sols fossiles, les réserves d’eau fossiles, etc. ont soit atteint leur pic de rentabilité ou sont à la veille de le faire. Cette culture globale est, à mon avis, un cancer qui s’est métastasé à la grandeur de son hôte. On pourrait penser qu’il faudrait vivre sur une autre planète pour ne pas s’en apercevoir…mais ce serait ne pas tenir compte de la capacité effroyablement élevée des civilisés à demeurer dans le déni de la réalité. L’Île de Pâques est, selon moi, un exemple de ce que le déni peut faire.

    Heureusement, il y a un éveil qui se/s’est fait chez de plus en plus de monde. Ces gens remettent en question les fondements/mythes de cette culture, de cette civilisation. Ce sont ces gens, et certains jeunes, et ceux et celles qui naîtront qui sont/seront prêts à regarder la réalité en face et agir en conséquence.

    Il existe des façons de vivre véritablement viables, soutenables et agréables. Mais pour ça il faudra que les civilisés descendent de leur pied d’estal, et se rendent compte que l’humanité n’est ni plus ni moins qu’une des millions d’espèces qui font partie de cette Terre.

    - Misko

    @ PJCA,
    Le pessimisme.
    Je n’ai jamais de « vues » arrêtées. Les sociétés, c’est comme la météo: on a beau avoir de beaux outils, mais les prévisible n’est qu’un possible à venir.
    Mais je suis à peu près sûr d’une chose: les changements qui se produiront seront « obligés ». Nous irons probablement tout près de l’iceberg… On pourra le regarder, mais la coque sera vite déchirée… Trop vite! Par ambition.
    Toutefois, comme il arrive dans l’Histoire, une invention du côté technique qui bouleverserait le domaine de l’énergie « renouvelable ».
    Et d’autres facteurs du domaine de l’imprévisible.
    La futurologie était prometteuse… :-) C’est pourquoi, il ne faut même pas élaborer des scénarios précis, les facteurs en « arrivage » peuvent tout changer.
    ___
    Il faut peu de gens pour détruire un système. Et les « servants de messe » ne le savent pas. C’est le groupement le plus dangereux. Ils ignorent ce qu’ils font, ou bien ils ont la foi, ou bien ils sont pris pour le faire.
    Ainsi était les kapos-enfants des camps de concentration.
    On peut avoir les moyens de l’orgueil, mais ceux du ventre ne pardonne pas.
    Nous en connaissons qui ont ce luxe, n’est-ce pas! :-)
    @ Misko,
    Le domaine de l’agriculture est en effet inquiétant. Même celui de la déforestation.
    L’agriculture industrielle a permis de repousser les limites de la production. Mais pour combien de temps?
    « Il existe des façons de vivre véritablement viables, soutenables et agréables. Mais pour ça il faudra que les civilisés descendent de leur pied d’estal, et se rendent compte que l’humanité n’est ni plus ni moins qu’une des millions d’espèces qui font partie de cette Terre.  »

    La place de l’Homme sur la planète… On vante la grandeur de la réflexion humaine, mais les amérindiens eux, savaient, que la place de l’Homme ne dépassait pas celle des autres espèces.
    Pour ceux qui veulent voir une belle série de 6 épisodes. INto the West. Disponible en français en DVD.
    http://www.imdb.com/title/tt0409572/

    Et pour ceux qui veulent poursuivre la réflexion en regardant cette période de l’Histoire américaine 1825-1880, il y a là une belle interrogation sur la « différence ».
    Personne à l’époque, ou très peu, ne comprenaient la culture amérindienne.
    À mon sens, il existe aujourd’hui un nouvel Homme mal compris, qui « refuse le progrès ». Aux yeux des grands développeurs, comme disait Foglia, on les appelle les « valises ».
    C’est le titre de son billet: Les valises.

    http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/pierre-foglia/201009/01/01-4311832-les-valises.php

    Bonne journée!

    Voici un article concis quoi qu’exhaustif, de John Feeney, à propos de cette pratique sur laquelle repose la civilisation: L’agriculture.

    http://anarchieverte.ch40s.net/2010/08/17/agriculture-la-fin-du-monde-que-nous-connaissons/

    Extrait:

    « Agriculture: la fin du monde que nous connaissons

    de John Feeney

    Alors comment se passe pour nous tout cet environnementalisme moderne – la vie en vert, les crédits carbone, la consommation réduite, le développement dans le Tiers Monde, de meilleurs panneaux solaires ? Si tout cela semble désespérément inadéquat, même risible face à la crise écologique globale actuelle, peut-être que c’est parce que c’est enraciné dans le déni des origines du drame écologique qui se déroule en ce moment.

    C’est un drame dont le changement climatique ne représente qu’une partie. Il remonte à dix mille ans et plus dans le passé humain, nous confronte à notre relation à la nature, et nous rappelle au souvenir des civilisations abandonnées.

    Nous nous détournons de ce drame car il soulève des questions troublantes en lien direct avec les fondements de notre mode de vie. Mais, étant aux prises avec des crises environnementales convergentes, et le spectre de l’effondrement écologique généralisé, par égard pour l’avenir des humains, il est temps d’y faire face.[1]… »

    Misko Kinoo a répondu:

    Le lien pour le site où cet article, « AGRICULTURE: Ending the World as We Know It » a été publié originalement:

    http://www.canyoncountryzephyr.com/html/aug10-20.htm

    Merci
    - Misko

    Gaëtan Pelletier a répondu:

    Merci Misko,
    Très intéressant. Je suis allé en lire un bout. J’irai dévorer le tout plus tard…
    Bonne journée!

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