vendredi, février 12, 2016
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UNE ?glise, UN Pape, UNE (vraie) morale?

PIERRE JC ALLARD

Depuis quelques semaines, je parle d??thique.? Je n?en parle pas ??in se?? pour la d?finir ou en discuter des ?l?ments, mais dans l?optique d?en extraire un principe structurant pour la continuit? de la soci?t? humaine, continuit? qui me semble menac?e.

Menac?e, parce que, vouloir vivre en soci?t?, c?est essentiellement vouloir vivre mieux en s?en partageant les t?ches, lesquelle peuvent alors devenir plus complexes ? et compl?mentaires.? On se compl?te et on s?enrichit, s?enrichir n??tant qu?un autre mot pour dire ??avoir ce qu?on veut??.

Pour avoir ce qu?on veut, il faut se compl?ter, ce qui implique collaborer? et donc se faire confiance.? Les hominiens qui ont commenc? ? se faire confiance, se sont mis en tribus, puis en soci?t?s de plus en plus complexes?. Et ils se sont enrichis.?? La morale a eu ainsi le vent dans les voiles durant des mill?naires.?? On a codifi? en ??thiques?? les r?gles ? suivre pour que l?indispensable confiance soit l?.

Il y a eu des d?saccords, bien s?r.? Chaque fois que quelqu?un a eu le pouvoir de biaiser l??thique ? son avantage, pour qu?elle serve un autre but que de permettre aux gens de se faire confiance, les uns les autres. ?Ce sont ces d?saccords qui sont devenus des religions, abusant ainsi de cette force qu?est la foi pour faire agir sans autre raison que le go?t d?agir, et en abusant pour accepter des dogmes, comme autant de fatras d?absurdit?s contradictoires.

Il y a eu des d?saccords, mais pendant longtemps il est rest?, en tronc commun, une ?thique largement partag?e qui a permis que les humains travaillent ensemble et que les peuples puissent survivre. ?Survivre en cr?ant au moment de v?rit? ? ?et quelles que soient leurs autres divergences ? un consensus de ceux qu iavaintt une morale pour lutter contre ceux qui n?en avaient pas.

Pendant des mill?naires, on a tent? de se faire de plus en plus confiance et se m?riter cette confiance a ?t? per?u comme une vertu.?? Puis, il y a quelques si?cles, un virus? est apparu dans l?humanit? ? n? de l?abondance qu?apportait l?industrialisation ou de quelque autre facteur, ce serait un autre d?bat? -? ?et m?riter la confiance a cess? d??tre VRAIMENT per?u comme une vertu. Oh on a continu? ? en dire du bien, mais agir moralement est devenu dans les faits une inadmissible faiblesse, une involution?darwiniste,?un pas vers l?extinction.

Le vrai but propos? par la soci?t? est devenu, au contraire, d?abuser de la confiance d?autrui. ??Faire du commerce?? ? ce maquignonnage v?nal qui est ? sa face m?me l?expression la plus vulgaire de la relation humaine ? est devenu une entreprise glorieuse. ?On a cr?? une culture reposant sur l?arnaque: profiter de l?autre comme but premier de la vie et voie royale vers la r?alisation personnelle.

Ce faisant, on a extirp? insidieusement de la conscience humaine les principes de l??thique qui permettaient de se faire confiance les uns les autres. ?On les a rempla??s par la profonde insignifiance d?une foi en des dogmes ridicules et une notion du p?ch? r?duite? ? des tabous sexuels de convers pervers.?? Cet effort a culmin? aujourd?hui avec une ??aristocratie?? de banksters. Dans une soci?t? am?ricaine si d?pourvue de noblesse que l?on se d?barrasse? d?un militaire pr?sum? bonapartiste ? en l?accusant de tromper sa femme?!

Il n?y a plus de vraie morale. On a perdu toute confiance les uns envers les autres. Or, une soci?t? ne peut perdurer que si les soci?taires peuvent raisonnablement supposer que la pulsion ?goiste primaire en chacun est efficacement compens?e par la compr?hension des avantages sup?rieurs que lui apportent la collaboration et la valorisation constante? de cette compr?hension.?? Vouloir une morale, c?est vouloir cette valorisation.

Id?alement, on voudrait une morale universelle, laquelle serait un facteur de paix.? A d?faut de cette universalit?, rendue difficile ? court terme par les dogmes antagonistes que les religions traditionnelles ont inocul?s comme une rage s?lective ??leurs victimes respectives, on doit au moins faire pr?valoir une morale correspondant ? chaque culture? religieuse.? Il peut en ?tre ainsi dans ce que l?on pourrait appeler la ??chr?tient?.

La ??chr?tient?, c?est l?Occident, un territoire o?? pr?valent les ??principes du Christ??, aussi bien pour les la?ques, agnostiques et ath?es ??postchr?tiens?? que pour ceux qui se disent encore ??pratiquants??. Les greffons de cultures non-chr?tiennes n?ont pas encore la masse critique pour compromettre l?homog?n?it? de cet ensemble et il est donc encore possible d?avoir UNE morale de consensus en Occident.

Le d?fi, c?est d?exprimer cette morale et de renvoyer dans la sph?re de la conscience personnelle toutes les questions de dogmes. ? chacun sa foi, pourvu qu?elle le motive.? Peu importe la croyance, s?il en sort un individu ? qui l?on peut faire confiance, car? 2 000 ans de christianisme nous ont tiss?s de la m?me fibre morale.?Ce ne sont pas les dogmes disparates et souvent saugrenus qui sont l?ennemi, ce ne sont que des inconv?nients.

L?ennemi, c?est l?immoralit? programm?e qui affirme que le bien supr?me consiste ? pr?valoir sur son prochain. ?Le jeu ? ?somme nulle qui fait que l?on gagne et que l??autre perd. ?C?est ce concept mortif?re, qui est la n?gation absolue du message du Christ et qui est ? d?truire notre soci?t?.

Il faut ramener une vraie morale. ?Ce n?est pas mon propos de d?finir ici ce que doit ?tre cette morale incarnant les ??principes du Christ??. Seulement de dire qu?elle devrait ?tre d?finie et qu?il serait bon qu?existe une Autorit?, sans autre pouvoir que moral, dont le r?le soit d?identifier un consensus sur le plus grand commun diviseur de ce que les ??Chr?tiens??? croient ?tre ce message du Christ.

C?est ce consensus dans une seule ?glise et avec un seul Pape, non comme chef, mais comme interpr?te, conseiller et arbitre, qui permettrait?que refleurisse en Occident une vraie morale d?o? rena?trait la confiance.

Des milliers d?hommes et de femmes de bonne volont?? pensent en ces termes. ?Oecumenisme, Parlement des Religions, etc? mais s?il est une personne qui puisse aujourd?hui ? ?tre le symbole de cette d?marche, c?est? sans doute Hans K?ng, le vieux th?ologien contestataire, intime du Pape Ratzinger,?qui appelle aujourd?hui les clercs de la base ? la r?volte contre les diktats de l??glise traditionnelle.

Le mouvement de la base ne pourrait pas partir d?encore plus bas que le bas clerg? que cible K?ng ? ?Partir des? la?ques, croyants et incroyants. ?De ceux qui comprennent qu?il faut que revienne la confiance, que revienne une morale, un sens ? la vie autre qu?une infinie cupidit?? ? Ceux qui comprennent? qu?il n?y a pas de meilleur vecteur pour transmettre ce message en Occident que la structure de la vieille ?glise d?saffect?e qui doit elle-m?me se retrouver un sens ?

Comment partir de cette vraie base??? Aujourd?hui, ? l??re de l?Internet, par une p?tition.? EN VOICI UNE??que je viens de lancer se soir. ?Juste pour vous. Je ne m?y attarderai pas, car ce n?est pas ma comp?tence.? Mais elle pourrait grandir, ? la mesure de la vie que lui insuffleraient ceux qui s?y reconna?tront.

Pierre JC Allard

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SOS Gorilles des montagnes en Ouganda !

Les gorilles sont les êtres vivants les plus proches de l'homme, après le bonobo et le chimpanzé, puisque leur ADN est de 98 % à 99 % identique à celui des humains.
 
Une des deux espèces de gorille vivant actuellement en Afrique, les gorilles des montagnes (Gorilla beringei) sont en voie d'extinction. Menacés par la guerre, le braconnage et la déforestation, ces grands singes ne peuvent survivre que dans des forêts strictement protégées...


Les gorilles des montagnes vivent dans l’est de la République démocratique du Congo dans le parc des Virunga, au Rwanda dans le parc des Volcans et en Ouganda dans le parc national de Mgahinga et dans celui de la forêt impénétrable de Bwindi. 

Il ne reste aujourd’hui que 700 gorilles des montagnes. 400 d'entre eux environ vivent actuellement à l’intérieur du Parc national de Bwindi en Ouganda mais la destruction de la forêt voisine de Kafuga changerait la donne car cette zone forestière sert de tampon au Parc national et sa disparition pourrait menacer les gorilles…

La culture du thé ne doit pas mettre en cause la survie des gorilles

Véritable paradis naturel, la forêt de Kafuga abrite des centaines d’espèces d’oiseaux, de papillons, de petits rongeurs, de chimpanzés ainsi que deux cents espèces d’arbres, dont certaines endémiques. Cette zone boisée de 250 hectares, entourée de plantations de thé et de cultures vivrières, est aussi essentielle aux populations locales qui s’y approvisionnent en fruits, bois de chauffage et plantes médicinales.

 
Mais cette forêt semble vivre ses dernières heures. « Certains planteurs de thé ont déjà acheté des haches et des machettes » alerte Robert Tumwesigye Baganda, le directeur de l’organisation Probicou (Pro-biodiversity Conservationists in Uganda) pour étendre les surfaces cultivées. Les défrichements pourraient commencer en mars prochain avec la saison des pluies et faire ainsi de nouvelles terres agricoles.

 
La forêt de Kafuga pourrait donc disparaitre très bientôt et forcer les habitants à se procurer leurs moyens de subsistances à l’intérieur du Parc national voisin, la forêt Impénétrable de Bwindi, un des derniers refuges des gorilles des montagnes. Bien que ne faisant plus partie intégrante du Parc national, cette forêt joue encore aujourd’hui un rôle de tampon en tenant à distance les humains de l’habitat des gorilles.


 
Les militants de Probicou étaient sur le point de planter 30 000 arbres d’essences locales à l’intérieur et autour de la forêt de Kafuga afin d’assurer le futur de la forêt et des habitants juste avant que le projet de déboisement soit connu.

 
Les spécialistes estiment que les grands singes auront disparu d’ici 10 à 15 ans si rien n’est fait pour enrayer la destruction de leur habitat, d’autant plus que les braconniers continuent de chasser le gorille, pour sa viande, ses mains et son crâne qui rapportent énormément d’argent.

 
Quand on sait que le gorille est également victime de maladies telles que la pneumonie, la grippe ou d’autres maladies de l’homme qui lui sont mortelles, il reste peu de temps pour sauver les gorilles de montagne. C’est pourquoi il est urgent de demander au ministre de l’environnement ougandais et aux administrations locales de préserver la forêt de Kafuga...

  
Monsieur le Ministre,     

Madame, Monsieur,

 
L’Ouganda abrite un trésor inestimable : 400 gorilles des montagnes, parmi les derniers de la planète, qui vivent dans le Parc national de la Forêt Impénétrable de Bwindi. La surveillance et la protection de l’habitat des gorilles sont indispensables à leur survie. L’action menée par l’Ouganda est en ce sens exemplaire.

La forêt de Kafuga, dans le district de Kisoro, joue le rôle de tampon pour la Forêt Impénétrable de Bwindi. Sur place, les écologistes lui attribuent ainsi un rôle central dans la protection du Parc national.

Mais la forêt de Kafuga est menacée, et à très court terme. Des planteurs de thé veulent défricher la forêt pour y mettre en place leurs cultures.

Le thé est assurément un important produit d’exportation pour l’Ouganda. La survie des gorilles ne doit néanmoins pas être sacrifiée au nom du développement économique.

Nous vous exhortons à empêcher le déboisement de la forêt de Kafuga, afin de ne pas mettre en péril le trésor de votre pays, le gorille.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, Madame, Monsieur, l’expression de notre haute considération. 

 
Albert Ricchi

 


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2 comments

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    @PJCA, Votre préoccupation, quant à l’élaboration d’une éthique qui ferait l’unanimité d’un tronc commun de l’humanité, rejoint, d’une certaine manière, celle de Yahvé et de Moise, sur le mont Sinaï, qui avaient jugé nécessaire d’écrire sur des pierres les éléments essentiels d’une éthique devant inspirer et guider le peuple dans sa marche vers un avenir meilleur.

    Cette histoire et bien d’autres qui suivront nous enseignent que l’irritant principal aux relations humaines, fondées sur la confiance, n’est pas l’ignorance, mais les ambitions individuelles qui sapent, à sa base, cette confiance. Pour les juifs de l’Ancien Testament, il a fallu la voix des prophètes pour les rappeler à l’ordre, dénonçant tous ces travers qui ont traversé l’humanité jusqu’à nos jours : injustice, corruption, domination, tricherie, mensonge et quoi d’autre encore. Les scribes et les docteurs de la loi ont fait glisser progressivement la loi fondamentale du Sinaï vers de multiples lois de cultes qui n’avaient plus beaucoup à voir avec la loi fondamentale. Cela est également vrai avec les églises et les religions qui finissent par faire oublier, à travers des dogmes, des cultes et des enseignements, le noyau dur qui fonde leur foi.

    Personnellement, je crois en une force intérieure qui éveille les consciences à la solidarité humaine et fait découvrir ce tronc commun auquel adhèrent toujours plus de personnes qui y découvrent bonheur et paix. J’aime beaucoup relire ce passage du prophète Jérémie :

    Mais voici l’alliance que je conclurai (…) ces jours-là, oracle de Yahvé. Je mettrai ma Loi au fond de leur être et je l’écrirai sur leur cœur. Alors je serai leur Dieu et eux seront mon peuple.

    Ils n’auront plus à instruire chacun son prochain, chacun son frère, en disant : «Ayez la connaissance de Yahvé!» Car tous me connaîtront, des plus petits jusqu’aux plus grands. (Jér. 31,33-34)

    Avec Jésus, le Nazaréen, c’est en quelque sorte l’avènement de cette nouvelle humanité qui s’ouvre à cette loi, inscrite dans le cœur.

    « Ac 2 17 «Voici ce qui arrivera dans les derniers jours, dit Dieu :?Je répandrai de mon Esprit sur tout être humain, ?vos fils et vos filles deviendront prophètes,?je parlerai par des visions à vos jeunes gens ?et par des rêves à vos vieillards. »

    Je pense, en dépit de tout ce qui nous saute aux yeux, que cet Esprit est en pleine action et que l’humanité se consolide dans une recherche toujours plus grande de justice, de vérité, de solidarité. Les hypocrites et les manipulateurs sont de plus en plus identifiés et dénoncés. Les personnes de bonne foi se reconnaissent plus facilement.

    La conscience des consciences s’impose de plus en plus et ses ennemis, avec leur arsenal militaire et leurs manipulations médiatiques, perdent du terrain.

    De quoi sera fait demain ? Seul l’avenir nous le dira. Entre temps, je garde confiance.

    Avec tout mon respect

    Oscar Fortin

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    « L’ennemi, c’est l’immoralité programmée qui affirme que le bien suprême consiste à prévaloir sur son prochain.  Le jeu à  somme nulle qui fait que l’on gagne et que l’autre perd.  C’est ce concept mortifère, qui est la négation absolue du message du Christ et qui est à détruire notre société. »

    Merci Pierre, un message qui concerne l’espèce humaine, toutes religions confondues.