Accueil / A C T U A L I T É / Une belle récupération, en effet, que l’industrie du (faux) drone en iran (1) !

Une belle récupération, en effet, que l’industrie du (faux) drone en iran (1) !

La propagande de Poutine, via son site Sputnik n’a pas de limites, on l’a vu lors de l’affaire de l’échec de Space X, où le magazine russe a fait une large part aux thèses conspirationnistes provenant de sites antisémites, notamment.  Il y a quelque temps il a relayé un autre hoax sans plus d’état d’âme.  Celui de la « capture » d’un drone américain par les iraniens, dont j’ai démontré l’inanité complète lors de l’événement.  L’engin était doté d’un dispositif pour se poser seul en cas d’avarie, et son système autodestructeur n’a pas fonctionné ! Pire encore aujourd’hui, puisqu’il soutient la revendication du « reverse engineering« , comme quoi les iraniens auraient réussi à le cloner entièrement et donc à bénéficier de ses avancées technologues.  Or à l’analyse, rien ne résiste à cette assertion péremptoire. Les iraniens sont loin encore d’avoir réussi à faire un RQ-170 bis, pourtant drone « low-cost » par nature.  En revanche, leurs moules à fibre de verre polymérisées fonctionne à pleins tubes (ils en avaient déjà donné, il est vrai la preuve en 2013).  Ils sont aussi les champions des maquettes télécommandées ce qu’on savait aussi.  Bref, les iraniens, très en retard, continuent à prétendre savoir faire plein de choses, et la com’ de Poutine de faire comme si c’était vrai…

sputnik-drone-iranL’annonce est parue chez Sputnik le 3 octobre dernier.  Le titre en était affligeant, comme son contenu:  « Les Gardiens de la révolution ont construit et montré un drone dont la technologie est fortement inspirée de celle de l’engin américain ultrasecret RQ-170 Sentinel, saisi au-dessus du territoire iranien en 2011.  La télévision iranienne a rendu publiques des images illustrant les progrès de l’industrie nationale de l’armement et présentant, entre autres, le nouveau drone militaire Shahed-129, une copie de l’appareil américain RQ-170 Sentinel, capturé en décembre 2011, alors qu’il effectuait une mission d’espionnage au-dessus de l’est de l’Iran » avait-on pu lire.  Mieux encore avec cette assertion plus qu’aventureuse comme quoi « les forces iraniennes étaient alors parvenues à prendre le contrôle du drone américain furtif ultrasecret pesant plusieurs tonnes et à le faire atterrir en douceur dans un désert du pays ».  Là-dessus, je n’y reviens pas, j’ai déjà longuement écrit à ce propos. pose_good Même Marianne avait gobé la thèse de la capture, comme quoi la propagande ça marche aussi quand on ne fait pas d’effort pour décortiquer les infos.  Le RQ-170 Sentinel, qui n’est pas un drone très sophistiqué, à vrai dire, celui qu’on a appelé un temps  « la bête de Kandahar » car c’est de là qu’il décollait, est en fait un drone construit à la hâte par le labo de Skunkworks chez Loockheed-Martin.  Il est doté d’un radar à balayage et de capteurs en baie interne, et il communique ses images en liaison directe satellitaire, via deux « bosses » sur les ailes contenant les antennes d’émission.  L’engin aurait été enrôlé dans la traque de Ben Laden, paraît-il (mais là aussi on peut croire à de la propagande US uniquement…).

En somme, c’est une sorte de RQ-3 DarkStar en réduction, destiné à voler plus bas.drone-pose  Le deuxième prototype du DarkStar s’était écrasé en 1996, son aérodynamique mal conçue le rendant instable. Comme je l’ai déjà dit ailleurs, l’appareil successeur; le RQ-170, est doté d’un dispositif qui se déclenche en cas de problème pour le faire atterrir automatiquement sans encombre, doublé d’un autre dispositif auto-destructeur s’il le fait en territoire hostile, et c’est justement ce procédé qui a foiré : l’engin s’est posé comme une fleur tout seul en territoire iranien, à peine s’il a replié son train d’atterrissage et abîmé ces ailes, ce jour-là. (sur la photo ci-dessus à gauche, on peut le vérifier pour le train avec la longueur des jambes du militaire iranien à ses côtés, lire ici le détail de l’opération). Les iraniens l’ont récupéré par chance intact (et train cassé, donc) en n’ayant été pour rien dans sa capture. Et l’avaient embarqué ensuite sur un plateau de semi-remorque (photo de droite). camp-filme Ce qu’ils ont immédiatement revendiqué comme étant un grand succès de leurs moyens électroniques de brouillage, bien entendu, puisqu’en information militaires ce sont les rois des menteurs et des fabricants de fakes invétérés.  Ils avaient vite clamé ensuite l’avoir décortiqué.. en reprenant comme « preuve » des extraits de magazines US montrant les éléments internes du RQ-170 !  A l’intérieur de leur « capture » les iraniens avaient néanmoins réussi  à trouver en mémoire … une courte vidéo . Un enregistrement numérique dont une partie en infra-rouge de ce que « voit » le RQ-170, avant de l’envoyer au satellite.  Un stockage provisoire, non crypté, qui avait montré le décollage de l’appareil de Kandahar, puis un hangar et un C-130 (ici à gauche), et plus loin encore un drone Reaper au milieu des abris de la base. La séquence non protégée servant certainement à tester la boule optronique de l’engin, aux yeux de ceux qui le pilotaient à distance.

kescheIl n’y a pas eu que cela comme revendication de « capture ».  Pire encore avec le cas de ce mythomane de Keshe : cet escroc véritable, qui a fui depuis la Belgique où il avait entourloupé un bon nombre de gens, a lui aussi revendiqué avoir capturé le drone, grâce à sa « haute technologie », qui se résumait à des seaux d’eau salée et un appareil quasi vide pour gogos lors de ces présentations sur scène.  Un membre du Pentagone, interrogé, avait fait cette superbe réponse : «on’a pas de commentaire sur les allégations de cet individu, a dit George Little, le porte-parole du chef du Pentagone, affirme Danger Room », mais dites-lui que le secrétaire voudrait bien qu’il nous rende son le sabre-laser ».  On se demande pourquoi il se serait échiné à la détourner, d’ailleurs, puisqu’il a aussi clamé avoir mis au point une soucoupe volante « antigravitationnelle ».  Ici un des sites de ses fervents supporters (c’est ça, et c’est affligeant de bêtise et de manipulations de gens malades comme contenu : pire que du Morandini, ce qui n’est pas peu dire !).

Avec toujours à la fin de l’article une allusion à ce pauvre Nikola Tesla, qui n’a vraiment pas mérité tout le flot d’inepties que ces allumés ont pu dire à son propos… Etre récupéré par eux, ce n’est pas vraiment valorisant, ou une véritable insulte au génie !

 

drones-good

La « copie » du drone US, vu son importance médiatique, (une « capture » iranienne, a été montrée en grande pompe à l’ayatollah Khamenei, assis dans son fauteuil roulant. Chez Réseau International, pour en parler, on avait – évidemment – repris la thèse initiale de l’appareil « capturé », sans beaucoup chercher, (ne demandez pas à un site d’extrême droite d’informer, ce n’est pas son but) : « bien que les autorités américaines ne l’aient jamais confirmé, l’Iran affirme qu’il a utilisé ses compétences de guerre électronique et les vulnérabilités dans le récepteur GPS du Sentinel pour tromper le drone et le faire atterrir sur le territoire iranien au lieu de sa base militaire désignée. Ces affirmations sont considérées comme plausibles par beaucoup, puisque le drone n’a pas subi de dommages visibles lors de son  en catastrophe supposé ». Un texte « traduit » par « Avic », un des piliers du site.  Celui-là avait fait fort en 2014 lors de sa deuxième intervention en parlant de l’attentat de Bruxelles comme d’un « false flag non planifié ».  On se demande encore ce qu’il a voulu dire par là.. Souvent, ça se prépare ces trucs, c’est même à ça qu’on les reconnait ! Faudra aussi lui apprendre à reconnaître un drone vautré ainsi, d’un drone posé sur son train d’atterrissage, mais bon on ne va pas demander à ce site, qui lors d’un échec de lancement de la fusée Antares avait écrit que « ce qui n’a pas été dit, c’est que les moteurs russes NK-33, ont été mal copiés par les américains avec les Ukrainiens. On sent un peu l’absence d’Edward Snowden à la NSA ».  Dixit Valentin Vasilescu, (lire ici) qui était plus doué pour parler de Viktor Bout que de fusées, visiblement.  Ou plutôt, plus doué pour reprendre mes articles sur Viktor Bout : c’était un lecteur assidu, il est vrai, qui était entré en contact avec moi, comme on peut le voir ici… il oublie de dire que le fameux moteur NK-33 (ceux de la N1 !) propulse aussi la version du Soyuz-2-1v,… un seul moteur NK-33 remplaçant les 4 de la version d’origine (de la célèbre R-7 « Semyorka »).

new-iranian-drone

avantmini-drone-copieUn guide suprême qui ne s’est donc pas aperçu que le modèle présenté est loin, très loin de l’original (ci-dessus la dizaine d’engins censés avoir été déjà construits, et « copiés », sur son modèle, exhibés dans un hangar).  Il a une excuse remarquez : il affiche 77 balais au compteur et porte des lunettes depuis des lustres.  Dans la vidéo de sa visite, avec son visage esbaudi sur la gauche, on incruste deux vues, l’une en bas est une vision rapprochée de la la maquette « grandeur nature », l’autre celle d’une maquette réduite, sans train d’atterrissage.  Manque de chance pour le cameraman, lorsqu’il passe devant l’engin en le prenant en vue, il montre qu’on distingue carrément au travers… question aérodynamique, c’est d’un ridicule achevé, et ça sent la coque vide.  Même chose pour le plus gros engin que l’on a montré au guide, qui est certes une maquette fort réussie, ressemblant comme deux gouttes d’eau extérieurement à l’original (ce sont les rois de la résine et de l’enduit polyester, on le rappelle).  Mais la créature présentée ensuite comme le drone « équivalent » fabriqué » en « reverse engineering« , appelé « Saeqeh » (Tonnerre)  dénote quelque peu de cette mirifique image. L’engin présente une entrée d’air bien trop petite sur le dos, il est assisté au décollage par un lot de 4 fusées et ne présente pas de train d’atterrissage (il est peut être récupéré par parachute, ce que semble indiquer une trappe à l’avant, visible ci-dessus à droite).  Comment pouvoir faire croire que ce bricolage puisse être l’équivalent du drone US tombé du ciel ?  Faut-il être aveugle pour ne pas distinguer la fabrication complète d’un fake ?

clone

 

mohajer2Les entrées d’air sur le dos de la bête, bien trop petites, évoquant davantage l’usage d’un moteur thermique (à hélice, donc) que de quoi nourrir un réacteur… celles d’un Mohajer 2, par exemple (ci-contre)… le RQ-170 fait une drôle de musique, audible ici. Or dans le reportage iranien, on a pris bien soin de masquer le son ou de le mélanger à un bruit de réacteur d’un autre avion, pour masquer le bruit que fait… la maquette radiocommandée.  Tendez bien l’oreille, c’est ici que ça se passe... à la fin surtout du « clip ».  Un B2 modèle réduit à moteur électrique (plutôt réussi!) fait ce bruit-là… On comprend vite pourquoi la mise en ligne iranienne s’est faite sans le son… pour moins de 300 dollars sur le net on peut en effet jouer au B2 iranien !!! Ci-dessous une simulation de l’emplacement de l’hélice sur le faux clone de RQ-170… qui se retrouve plus petit que son modèle dont il serait la « copie » :

 

propeller

 

maquette-droneCar passe encore pour le drone sans train et au moteur thermique dissimulé, voici le plus hilarant : ce qu’ont montré les iraniens comme preuve de ces qualités de vol. Ils avaient déjà fait le coup avec le « tapis volant » (voir ici) ils ont recommencé avec le drone.  A savoir que ce n’est pas l’engin montré en grande pompe qui a été filmé, mais une maquette bien plus petite, radio-commandée (ici à droite).  Ce qui n’a pas échappé au vigilant FoxTrotAlpha, qui, le 12 novembre 2014 a révélé en beauté le fake.  En preuve le déplacement près du sol, incompatible avec les fusées montrées et le cliché de son fort léger train d’atterrissajouet2ge (alors que le modèle de grande taille en est démuni, ce qui devient incohérent !).  Sans oublier le bruit, audible derrière le commentaire ! L’explication est ici : en somme, ils préfèrent balader les vestiges devant le peuple que de s’échiner à en faire voler un décent : »le fait est que le RQ-170 est devenue une source importante de fierté nationaliste pour l’Iran, et qu’elle est alimentée par la propagande. Des jouets en forme de RQ-170 ont été vendus en Iran suite à la découverte de l’engin et une maquette de celui-ci a été présenté dans des défilés de nombreux mois après qu’il soit tombé du ciel. Avec cela à l’esprit, l’Iran a besoin de rappeler constamment à son peuple l’histoire du RQ-170, et d’agir comme il peut pour recréer la chose est que c’est nettement mieux que de montrer les mauvaises facsimilés à moteur McCoy lors d’événements publics ». Il n’y a que le Washington FreeBeacon, ce journal agressif et de droite dure tant intéressé par le buzz à tout prix pour avoir vraiment cru à la « reconstruction » et à la « copie » intégrale du RQ-170… logique, tant l’Iran peut lui servir de repoussoir et favoriser les faucons du Pentagone !

 

crash-drone-in-iranL’Iran fait en fait aussi son marché de pièces détachées chez les détritus de drones tombés sur son territoire, à croire. Après le Sentinel, c’est un drone de fabrication israélienne, un Hermes 450 qui se serait écrasé en Iran le 25 août 2015 : l’engin se serait un peu trop approché de la centrale nucléaire de Natanz et aurait été abattu par les iraniens, selon eux.  Cette fois à voir les morceaux déchiquetés, on serait tenté de le croire.  Mais l’hélice de bois à l’arrière semble bien incongrue : on dirait celle d’un Mohajer 4..  iranien ! Ah, tiens ? Un blogueur laisse entendre que ce pourrait justement être un drone iranien hermes_450rShahed 129 iranien et non un Hermes !! Tout aussi douteux, l’un de ceux à venir claironner que l’Iran a bien abattu un appareil israélien est alors Thierry Meyssan, indiqué comme étant alors « installé à Damas« … c’est mis en ligne sur une chaîne You Tube intitulée « La Gazette On Line » où l’on trouve la fine fleur des complotistes pro-Assad, et où Pierre Dortiguier est omniprésent. Nul ne sait ce qu’il est devenu de ces débris. Meyssan devrait en fait apprendre aussi à compter jusque trois : le nombre de pales que présente l’Elbit 450 Hermes, dont l’arrière (ici visible à droite) est radicalement différent de celui montré carbonisé par les iraniens ! En juillet de la même année un drone Hermes de même type s’était écrasé au nord du port de Tripoli, en Libye.  Des pièces détachées de plus !

otaxParmi les détritus ailés du ciel, un bon nombre de Predators : ce dernier à l’art de tomber facilement, on le sait (les américains en perdent énormément : plus de 400 depuis 2001 !). Une vidéo en montrait un en janvier 2014 en train de se faire caillasser par des afghans hilares après s’être crashé près de leur village.  Le 17 mars 2015, un Predator s‘est écrasé près de Lattaquié en Syrie (le 22 juillet qui suivait c’était au tour d’un Orlan russe, aux objectifs photos intacts). Les premiers clichés peinent à montrer un MQ1 à moteur Rotax.  Il faut attendre le 20 mars pour avoir la confirmation qu’il s’agit bien d’un Predator MQ1.  Pas difficile avec tout ça de fabriquer un drone avec tous ses morceaux tombés un peu partout, se dit-on, à condition de les réunir correctement.  Mais il manque encore la technologie informatique et la transmission satellitaire… car ce n’est pas tout de réunir tous ses débris et de les placer dans un shaker : un drone, ça ne se fabrique pas encore comme ça ! Et la preuve, à voir les iraniens à ne cesser d’en présenter de faux !

moteur-drone-iranLes drones iraniens tombent donc autant que les Predators, sinon bien davantage.  Même pas besoin de les abattre, le plus souvent.  Mais on voit très peu de leur nouvelle vedette tant vantée « Shared 129 », leur nouvelle vedette, dans le lot. En novembre 2014, un drone s’écrase en Irak cette fois, près de Kirkouk.  C’est en effet à nouveau un Mohajer 4, bipoutre qui porte un numéro d’exemplaire « 41 », un drone similaire avait défilé à Téhéran portant le numéro de série A041-112.  drone-west-iranUn autre a été abattu à Jaloua en Irak toujours, ainsi qu’à Hamlin.  Un A041-201 avait aussi été répertorié ici par War is Boaring.  Les photos de Kirkouk montrent un drone à moteur 4 cylindres de facture ancienne, à hélice bipale en bois.  Comme le faux drone « israélien » de Natanz !  Visiblement, le fameux Shahed n’est pas très employé.  Et le fameux moteur Rotax est, lui, bien resté sous embargo !

cosnoleAu passage, le site The Arkenstone avait découvert début 2015 près d’Ilam un modèle de ce type Mohajer-1, portant le numéro P062A-36, qui servait à surveiller les feux de forêt dans l’ouest de l’Iran, de guidé par son camion spécialisé, dont les servants à bord utilisaient visiblement un logiciel tournant sous.. Windows XP.  Et mieux encore, puisque le drone découvert était guidé par un logiciel appelé FliteMap de chez Jeppesen, du Colorado (racheté en 2000 par Boeing) normalement dévolu au seul usage civil. camion-guide La console dans le camion l’affichant sur l’écran du milieu, celui de droite montrant ce que « voyait » le drone via sa caméra embarquée, le troisième écran recevant la télémétrie habituelle (altitude, vitesse, consommation, etc…). Sans le savoir, The Arkenstone avait en fait découvert le principe majeur de fonctionnement de drones iraniens.  A savoir un engin rustique, plutôt ancien (plus de 25 ans d’âge !), géré par une télécommande radio et non par satellite, embarquant une caméra de résolution plus que moyenne.  L’autre point étant que les drones ne pouvant être dirigés de loin sont des drones essentiellement… frontaliers : ils ne peuvent pénétrer longtemps en terrain adverse. Le plus étonnant étant, je pense, l’usage inattendu et surprenant, voire amateur, de Windows XP pour piloter cet engin :

 

eccrn-controle-carte

 

Gag ultime, la firme Jeppesen n’est pas totalement une inconnue : l’allemand Khalid El-Masri, originaire du Liban, a réussi à démontrer après moult péripéties que c’était bien un avion de Jeppesen qui l’avait embarqué en Macédoine pour  être interrogé par la CIA, dans des conditions effroyables (il avait été violé) dont 4 mois dans l’enfer de SalPit.  En 2012 il avait fini par gagner son combat de réhabilitation auprès de la Cour Européenne de Justice.  Jeppesen avait « promené » d’autres détenus.  Pas moins de 15 avions de Jeppesen avaient servi, pour environ 70 vols, le plus utilisé étant le N313P.  L’avion avait souvent été vu en Roumanie, notamment.

Mais nous n’avons pas encore fini avec les drones iraniens, ou plutôt l’industrie du décor de théâtre des drones de Khamenei. On verra demain la suite, si vous le voulez bien…

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

Commentaires

commentaires

A propos de ghostofmomo

avatar

Check Also

Ce capitalisme qui doit tout à La Réforme

La Réforme a cinq siècles. Elle a transformé l’économie européenne et a largement contribué à ...