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http://www.centpapiers.com/ Le journal citoyen du Québec pour la francophonie
22 septembre 2008 |
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Peuple alcoolisé, profiteur et sans cœur les premières nations demeurent dans l’esprit de plus d’un, un boulet aux pieds des gouvernements provinciaux et fédéral. Ce peuple, soit dit encombrant, est aux yeux du monde entier les premiers habitants d’Amérique. Chassé et dépossédé par l’homme blanc, il frôle à chaque instant une extermination, car confiné dans leurs réserves il ne vaut pas plus qu’une fourrure de castor. Traité de sauvage, il est privé de tout droit et de liberté. Attaché profondément à ses racines, il rejette, par pudeur, toute acculturation. Mais, la machine ecclésiastique, soutenue par certains complices, arrive à leur inculquer la peur, si bien qu’ils oublient même l’existence des bourreaux. Et pour citer Frantz Fanon : « le colonisé réussit également par l’intermédiaire de la religion, à ne pas tenir compte du colon. Par le fatalisme, toute initiative est enlevé à l’oppresseur, la cause des maux, de la misère, du destin revenant à Dieu » (les Damnés de la terre). Ce qui nous porte à assister à une négation du bon sens chez ces individus leur poussant à s’autodétruire littéralement.
Victime d’enlèvement, de la déprogrammation psychique et de toute sorte d’abus, refoulé en caste, l’inceste demeure une mode de vie. Face au mépris et à l’isolement cette jeunesse n’a que pour passion l’alcool et la drogue. Oppressés par la violence de leurs paires ou abandonnés à eux-mêmes, ils vivent tous ou presque de l’aide sociale. La misère, l’humiliation et les sévices réduisent totalement leur espérance de vie s’ils ne se suicident pas, avant même d’atteindre l’âge adulte.
Depuis l’apparition de la loi sur les sauvages en 1875, jusqu’à l’obtention en 1969 de leur droit de vote, ces premières nations luttent encore pour leur seul droit d’existence. Chevauchant entre des colonisés qui n’ont rien à envier aux noirs importés d’Afrique et des propriétaires précaires sur la terre de leurs ancêtres, ces damnés devraient-ils un jour accepter la loi du plus fort et disparaître ?
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