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9 juillet 2007 |
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E-editing. Chez « manuscrit.com » encore un ouvrage sur Napoléon : « La lettre de Napoléon à sa soeur Pauline » de C. Gérald. Mais il est peut-être différent…
Il s’agit, ni du travail d’un historien, ni d’une oeuvre romanesque, mais plutôt d’un artifice littéraire – une lettre qu’aurait écrite Napoléon à sa sœur Pauline, entre août et octobre 1815 sur le Northumberland qui l’emmène à Sainte Hélène -, pour lui prêter des « pensées » qui ne sont pas dans la ligne de ce qu’il a dit ou de ce que l’on a écrit sur lui et sur son rôle dans l’histoire. L’ouvrage « La lettre de Napoléon à sa soeur Pauline » commence de cette façon :
Dans un manuscrit du 19ème découvert à Londres par C. Gérald, un certain William S. Hawthorne (né à Plymouth en 1769), qui aurait accompagné Napoléon à Sainte-Hélène à bord du Northumberland, et gagné la confiance de l’Empereur, écrivait ceci :
« Il me demandât, vers la fin du voyage, de bien vouloir remettre à l’une de ses sœurs, la princesse Borghèse, une lettre qu’il aurait rédigée pendant la traversée, en cachette de tous. Je courrais de grands risques, car toute intelligence avec notre illustre prisonnier serait considérée comme un acte de haute trahison – mais on disait la princesse Borghèse si belle…que j’acceptai. Le 16 octobre 1815, avant de quitter le navire, l’Empereur me fit appeler dans sa cabine et me remit, avec sa brusquerie coutumière, un paquet ; je compris qu’il contenait la lettre. Il me pinça l’oreille et sortit sans un mot pour prendre place dans la chaloupe qui allait le conduire sur l’île ». (C’est du Dumas…).
William S. Hawthorne terminait en disant qu’il avait fait une copie de cette lettre. Un texte, en français fait suite au document rédigé par William ; il est signé Nabulione.
Que dit Napoléon à sa sœur Pauline ?
Il n’est pas tendre avec lui-même ! Les épisodes les plus brillants ou les plus malheureux de sa vie font l’objet d’une critique dévastatrice : que ce soit sa politique de défense des conquêtes de la Révolution, l’enchaînement de ses campagnes qui ne pouvaient déboucher que sur un désastre, ou encore sa diplomatie qui n’a jamais pu venir à bout des coalitions et l’a entraîné dans des guerres inutiles comme en Espagne, ou catastrophiques comme en Russie, pour aboutir à l’invasion de la France par des troupes étrangères – qui campent dans Paris en 1815 ! ; que ce soit encore la mise en scène de son Sacre, son catéchisme impérial, les places offertes à sa famille corse, les richesses pillées à travers l’Europe, les revers déguisés en victoire comme en Egypte, l’assassinat du duc d’Enghien, sa vie amoureuse etc., rien n’échappe à sa critique.
Tout dans cette lettre à sa « chère Paoletta » relève d’une démarche analytique, qui est l’autre face du visage qu’il offrira aux « Evangélistes » qui rédigerons « Le Mémorial » – peut-être la face humaine. C’est bien ce qui fait l’intérêt de cette authentique confession… à cette soeur qui fut peut-être sa maîtresse, et qui devient ici sa confidente, son analyste si l’on osait ce mot par trop anachronique…
A lire en PDF ou papier chez « manuscrit.com ».
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