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UN NOUVEL ORDRE POUR UN NOUVEAU MONDE

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UN NOUVEL ORDRE POUR UN NOUVEAU MONDE

 

En 1968, pendant une r?union du tr?s discret groupe Bilderberg, une personnalit? am?ricaine, George Ball, sous-secr?taire d??tat aux affaires Economiques dans le gouvernement de J.F.Kennedy et? administrateur? des banques Lehman Brothers et Kuhn Loeb, sugg?ra la cr?ation d?un? conglom?rat? multinational qui chercherait ? acqu?rir les grands patrimoines mondiaux, par coercition ?conomique sans avoir besoin d?utiliser des moyens militaires. Comme une pieuvre, il tendrait ses tentacules en tous les pays du monde,? incorporant, ? travers des fusions et des acquisitions, tous les actifs possibles jusqu?? soumettre les ?tats-nations ? une banque Centrale Priv?e.

C?est ? partir des ann?es 70 que de groupes priv?s commenc?rent ? agir sur les politiques des ?tats et ? mettre ? profit les avantages de la nouvelle panac?e? du capitalisme, la mondialisation. Cependant, l?id?e d?une ?stateless global governance?, un gouvernement mondial, sans l?intervention des ?tats-nation n??tait pas une nouveaut?. Au d?but du XX?me si?cle, John F. Hylan (1868-1936), maire de New York de 1918 ? 1925 avait averti : « La v?ritable menace pour nos r?publiques est le gouvernement invisible qui comme une pieuvre g?ante ?tend ses tentacules gluants autour de nos villes, ?tats et nations. »

En? 1950, un membre du Council on Foreign Relations? (CFR), James Paul Warburg, dans? un discours prononc? au S?nat am?ricain, d?clara: ?Nous aurons, un jour, un gouvernement mondial que nous le voulions ou non. La seule question ? se poser, c?est de savoir si le Gouvernement Mondial sera instaur? par l’adh?sion, ou par la conqu?te. »

Norman Cousins (1915-1990), directeur honoraire de l’organisation Planetary Citizens for the World We Chose, revint sur ce sujet en 1985, en avouant : ?Le Gouvernement Mondial arrive. A vrai dire, il est in?vitable. Aucun argument pour ou contre lui ne peut changer ce fait.?

En Juin 1991, le banquier David? Rockfeller se laissa aller ? des confidences,? dans une r?union de la? Commission Trilat?rale: ?Nous remercions l?Washington Post, le The New York Times, le Time Magazine et d?autres grandes publications, dont les directeurs, en respectant notre demande de totale discr?tion, le long de ces quarante ann?es, permirent que nous d?veloppions notre plan pour le monde, ce qui n?aurait pas ?t? possible si nous avions ?t?, pendant tout ce temps sous les feux de la rampe.? Mais le monde est, maintenant, plus sophistiqu? et pr?t pour une gouvernation mondiale. La souverainet? d?une ?lite supranationale, compos?e par des intellectuels et des banquiers est pr?f?rable ? toutes les souverainet?s qui ont dirig? les nations, ces derniers si?cles. ?

Le? 23? Septembre 1994, le m?me individu d?clarait: ?Une si opportune occasion, pendant laquelle un ordre mondial pacifique et interd?pendant? peut ?tre construit ne se pr?sentera pas une autre fois. Nous sommes au d?but d?une transformation globale. Ce, dont nous avons besoin, c?est d?une crise appropri?e, et les nations accepteront le Nouvel Ordre Mondial.??? En F?vrier 1999, pendant une interview au Newsweek) il affirma: ?Quelque chose devra remplacer les gouvernements politiques. Le pouvoir prive, est, me semble-t-il, l?entit? la plus ad?quate pour accomplir ce projet.?

Accus? de fomenter une conspiration pour implanter un nouvel ordre, ce banquier confia dans son livre de m?moires, publi? en 2002: ?Il y a des gens qui croient que nous, ma famille et moi-m?me, faisons partie d?une conspiration secr?te qui a pour but, organiser un plan contre les int?r?ts des ?tats-Unis, nous d?signant comme des conspirateurs et nous accusant de concevoir une politique global plus int?gr?e? dans une structure ?conomique mondiale. Si c?est de cela dont on parle, je me d?clare coupable et fier de l??tre.?

Deux membres importants de l?administration Clinton, Carroll Quigley, conseiller du pr?sident et Strobe Talbot, secr?taire d??tat se prononc?rent, aussi, sur l?av?nement d?une gouvernation mondiale. Le premier? r?v?la l?existence d?une ?lite de plusieurs nationalit?s, financi?re, anonyme, dont le but, serait, dit-il, de ?cr?er un syst?me mondial de contr?le financier aux mains des priv?s, capable de dominer, comme un tout, la politique de chaque? pays et l??conomie du monde, un contr?le, type organisation f?odale, dans laquelle toutes les banques centrales du monde agiraient d?une forme concert?e, par des accords secrets.?

Strobe Talbot, lui,? pr?dit: ?Au prochain si?cle, les nations comme nous les connaissons seront d?su?tes. Tous les ?tats reconna?tront une seule autorit? centrale. La souverainet? nationale n’?tait pas une si bonne id?e apr?s tout. »

 

 

Le gouvernent invisible, r?alit? ou parano?a ?

 

« L??tat-nation en tant qu?unit? fondamentale de l?organisation sociale de l?homme, cessa d??tre la principale force cr?ative. Maintenant, les banques et les entreprises multinationales agissent et planifient en termes qui d?passent les concepts politiques d?un ?tat-nation. ? (Zbigniew Brzezinski). Conseiller en s?curit? nationale des Etats-Unis, pendant la pr?sidence de Jimmy Carter (entre 1977 e 1981).

 

C?est ? partir de 1913 que? les successifs? gouvernements de l?Am?rique, alors, consid?r?e, d?j?, comme la? plus grande puissance ?conomique? du monde, accept?rent de se soumettre aux r?gles d?Wall Street, le saint des saints de la puissante banque globale.

D?j? au d?but de l??re industrielle, les banques, d?abord en Angleterre, ensuite aux ?tats-Unis, commenc?rent ? rassembler des forces de mani?re ? constituer des conglom?rats puissants capables d?influencer? et m?me de diriger les politiques des grandes puissances. En 1906, apr?s une d?cennie d?euphorie boursi?re sur les places de New York et Londres, un r?seau de 98 banques am?ricaines, parmi les plus riches, cr?a un club priv? qui se proposait d?agir comme une esp?ce de? ?pouvoir de l?ombre?.

Mais, suite au crash de 1929, divers m?canismes de r?gulation du syst?me bancaire furent activ?s, afin de parer aux habituelles? pratiques frauduleuses des banquiers. Il y avait urgence ? prot?ger les d?p?ts bancaires pour sauvegarder l??pargne des citoyens.

La banque d?affaires Goldman Sachs, une des banques vis?es,? conciliait en une unique institution, dans une claire violation de la loi, les activit?s de d?p?t, d?investissements et d?assurances. D?s l?entr?e en fonctions du ?pr?sident Franklin Roosevelt, le congr?s adopta la loi Glass-Steagall, connue aussi par Banking Act of 1933. Elle faisait partie des diff?rentes mesures gouvernementales d?assainissement du syst?me financier. Elle r?affirmait surtout la souverainet? de la nation, en ce qui concerne le contr?le de la monnaie.

Quand les banquiers comprirent qu?ils allaient perdre leurs habituels b?n?fices, ils tent?rent par tous les moyens de ?assassiner? la nouvelle loi. Soixante-dix ans durant, ils d?pens?rent des millions de dollars pour la faire annuler. Ils finirent par y arriver, avec la b?n?diction du? pr?sident Ronald Reagan. En 1982,? la loi Garn-St-Germain fut promulgu?e, permettant ainsi, de d?r?guler ? nouveau le syst?me bancaire et le syst?me financier.

Parmi les grands manipulateurs du syst?me financier global, la Goldman Sachs, fond?e en 1869, est une des grandes ?toiles de l?univers de la Banque globale. Banque d?affaires sp?cialis?e dans le financement des grosses entreprises, son pouvoir est visible en toutes les situations de crise et de rupture des ?conomies nationales. D?r?gulation des march?s, attaque ? la monnaie europ?enne et crise grecque sont quelques-uns de ses faits les plus r?cents. En 2008, quand? ?clata la crise des subprimes, on savait peu de choses sur la Goldman Sachs.

On sait maintenant que ce vedettariat subit lui vient de ses relations hautement plac?es dans les sph?res de la politique mondiale: commissaires de l?Union europ?enne, secr?taires d??tat du Tr?sor am?ricain et directeurs de banques centrales travaill?rent pour la Goldman.

Henry Paulson fut son num?ro deux, avant de devenir secr?taire au Tr?sor? de George W. Bush; Robert Rubin fut patron de la Goldman, apr?s avoir ?t? secr?taire du Tr?sor de Bill Clinton; Donald Sutherland, ex-commissaire europ?en,? pr?sident de la Goldman Sachs international; Mario Draghi, le nouveau? pr?sident de la BCE, ex-gouverneur de la Banque d?Italie, vice-pr?sident de la Goldman Europe International et ex-commissaire europ?en; Mario Monti, le premier-ministre qui rempla?a Berlusconi, ex-commissaire europ?en, conseiller en affaires ? la Goldman ; Lucas Papademos qui rempla?a, au d?but de la crise grecque, le premier-ministre sortant fut un ancien fonctionnaire de cette banque. ? travers ce r?seau impressionnant de relations, cette institution devint une des plus importantes banques mondiales. La crise bancaire, en 2008, l?aida ? consolider ses positions internationales, la fortifia et l?installa confortablement dans la antichambre des ma?tres du monde.

Banquiers, patrons des multinationales, gestionnaires? de? fonds d?investissements, poids lourds de l?oligarchie mondiale, voil? la fine fleur des oligarques qui tirent les ficelles au sein du? Pouvoir Priv? Global.

Des gens de bien ? Voyons ! Pendant leurs r?unions dans les grands sanh?drins de la mondialisation, ils se conduisent comme des gentlemen. Dans les coulisses de la grande ar?ne de la concurrence et de la comp?tition, ils r?v?lent leur vraie nature, deviennent des combattants impitoyables, de vrais assassins.? Ils bataillent entre eux, au sein des groupes, des entreprises, se jettent comme des carnassiers sur leurs rivaux et les d?vorent.

Tout est permis pour aiguiser leur faim de gains, alimenter leur voracit? : fusions, alliances, man?uvres sp?culatives, crises financi?res, crashs boursiers. Leurs maximes sont ?d?vorer ou se faire d?vorer, tuer ou se? faire tuer ?, ? gagner les march?s ?, ? an?antir les concurrents ?.

Dans la jungle o? ces gens d?ambulent, un implacable darwinisme arbitre leurs guerres fratricides. Les vainqueurs constitueront le noyau? de? l?ordre nouveau. Celui-ci ?pur?, fortifi?, d?barrass? des faibles, des ind?cis, rassemblera, alors, la natte des puissants, pr?ts ? avancer et ? an?antir – c?est ?a? l?objectif – l?humanit? inutile, celle qui est en trop!

Pour vaincre les forces ennemies – les classes moyennes mondiales-, les ploutocrates devront s?unir. Aucun d?eux, isol?, n?y arrivera pas. L?union fait la force. C?est une question de bon sens. Regardez comment agissent les loups devant une proie de grande taille capable de se d?fendre, ils appliquent des strat?gies de groupe.

Pour comprendre la logique et la d?termination du front belliciste n?olib?ral, il suffit d??voquer les totalitarismes de jadis: le goulag staliniste, la? bestialit? nazi, le g?nocide perp?tr? par les ?illumin?s? khmers rouges, les g?nocides en Afrique, et? plus r?cemment, dans les Balkans, entre 1991 et 2001, les ?nettoyages?? ethniques et nationalistes. N?oublions pas que dans la ?d?mocrate ? Angleterre, en plein XX?me si?cle, les revendications des catholiques irlandais furent r?prim?s dans le sang et dans le martyre et, que les successifs gouvernements des ?tats-Unis? impos?rent au monde, pendant des d?cennies des guerres et des interventions militaires en d?abjectes croisades au nom d?une pr?tendue libert?. Notre histoire r?cente est jalonn?e, h?las, des pires monstruosit?s politiques, id?ologiques et religieuses. Ce nouveau totalitarisme est un h?ritier id?ologique? digne des totalitarismes du XX?me si?cle.

Jean Jaur?s disait : le? capitalisme c?est la guerre. Le n?olib?ralisme c?est le g?nocide!

Dans leur marche vers le Pouvoir Absolu, les nouveaux maitres du monde? ne peuvent se passer d?une cohorte de fid?les et d?vou?s apparatchiks. V?ritables rouages de la grande machinerie totalitaire, ils assureront la liaison entre le haut de la pyramide et les autres niveaux: id?ologues, gourous, leaders charismatiques, chefs religieux, chefs de guerre, commissaires politiques, commis d??tat, gestapistes/kgbistes, technocrates, politiciens, gestionnaires de grandes banques et entreprises, ?conomistes, propri?taires des m?dias, journalistes. Une partie significative de cette arm?e de l?apocalypse, pr?te pour porter la guerre aux classes moyennes de l?occident appauvri, ?uvre d?j? au sein des principales organisations n?olib?rales : FMI, OMC, Banque Mondiale, FED, Commission Europ?enne, BCE, OCDE,? European Round Table.

Tr?s prochainement, apr?s le total an?antissement de toutes les structures de d?fense des citoyens libres, les ?tats se verront d?poss?d?s de leurs principales pr?rogatives? politiques et sociales. Ils ne garderont que de simples fonctions administratives, parmi lesquelles les coercitives? (tribunaux et police). Ils cesseront d??tre des ?tats-nations, deviendront des ?tats policiers. Puis, petit ? petit, la citoyennet? ?tant disparue d?finitivement, ils finiront par se transformer en d?immenses comptoirs commerciaux. L?empire aura triomph?.

Tocqueville, vers 1835, apr?s son voyage en Am?rique, reconnut que les vices des gouvernants et l?imb?cilit? des gouvern?s ?taient monnaie courante dans les d?mocraties. Il pr?voyait qu?une nouvelle esp?ce de despotisme menacerait un jour les peuples de la Terre et que celui-ci ne ressemblerait, d?aucune forme,? ? ceux qui avaient exist?, jusque-l?, dans le monde.

 

Les maitres du monde

 

Un peu plus de 7.000 individus, dont les fortunes sont impossibles de chiffrer forment la soci?t? ultra-puissante de la oligarchie mondiale.? Ils dirigent l??conomie global, manipulent tout ce qui a un rapport avec le syst?me financier, l?industrie et le commerce, commandent nos gouvernements en d?finissant leurs politiques ?conomiques, sociales et culturelles.

Il est difficile de savoir qui, de cette oligarchie appartient ? la tr?s secr?te super ?lite des? ma?tres du monde, mais tous communient d?un m?me r?ve: imposer un pouvoir priv? ? toutes les nations de la Terre.

Ils occupent le fa?te de la pyramide? social et, dans l?histoire des nations, aucune ?lite n?aura jamais jouit d?autant de privil?ges et de pouvoir. Leurs membres fr?quentent des organisations tr?s discr?tes, quelques-unes agissant sous le sceau du secret comme par exemple la Commission Trilat?rale et le CFR, Council on Foreign Relations.

La Commission Trilat?rale jouera, surement un des r?les d?terminants dans la guerre aux populations mondiales. C?est une tr?s discr?te organisation priv?e, fond?e par David Rockefeller, fr?quent?e par un groupe de plus de 325 personnalit?s, leaders dans les secteurs d?affaires, de la politique, des m?dias et des nouvelles technologies.

Dans son livre ?With no Apologies?, publi? en 1979, le s?nateur r?publicain? Barry Goldwater, candidat pr?sidentiel, battu en1964, en se r?f?rant ? cette organisation, affirma: « La Commission Trilat?rale aura un important pouvoir de consolidation, ? l??chelle du monde, des int?r?ts des multinationales, banques et entreprises, en prenant le contr?le du? gouvernement des ?tats-Unis d?Am?rique. La Commission se dotera de tous les moyens possibles afin d?imposer? les quatre axes de la gouvernation: politique, mon?taire, intellectuel et eccl?siastique ».

Six pr?sidents de la Banque Mondiale, nomm?s par des pr?sidents des ?tats-Unis firent partie de la Commission Trilat?rale. De nombreux trilat?ralistes eurent des fonctions de premier plan dans plusieurs administrations am?ricaines. Des pr?sidents de la FED appartiennent ? la Commission. Pendant la pr?sidence de Jimmy Carter, la Commission Trilat?rale, pouss?e par Zbigniew Brzezinski, un de ses fondateurs et conseiller du pr?sident, r?ussit ? s?infiltrer dans les plus hautes sph?res du gouvernement et passa ? contr?ler des secteurs strat?giques en politique, ?conomie et finances. De grandes? multinationales comme Coca-Cola, IBM, CBS, Bank of America, Caterpillar Tractor, ExxonMobil, Deere & Company, Chase Manhattan Bank ont de liens solides avec cette organisation. Beaucoup de ses membres occupent d?importants postes dans les principales institutions des affaires, de la finance et de la politique am?ricaines.

Les membres europ?ens de la Commission Trilat?ral veillent sur ses int?r?ts au sein de grandes institutions du continent. La constitution europ?enne de 2003 fut r?dig?e par le trilat?raliste Valery Giscard d’Estaing, ex-pr?sident de la r?publique fran?aise.

Au sein de ces organisations, dans les r?unions du G20, dans les conseils d?administration des banques, des multinationales, des fonds d?investissements et des assurances, dans le secret des entretiens entre les gourous d??conomie, en des endroits comme Davos ou au c?ur de la FED et de Wall Street, les conspirateurs du Pouvoir Priv? Global, fignolent, avec discr?tion et d?termination leur projet d?an?antissement des populations mondiales exc?dentaires.

Il est probable que, de tous les noms qui remplissent les listes des plus riches du monde, seule une minorit? appartiendra au club des hallucin?s qui r?vent d?un nouvel ordre mondial.? Mais parmi les membres de la grande oligarchie globale lesquels ne s?aper?urent pas que la mondialisation est un colosse aux pieds d?argile?

 

 

Faux? et vrais? puissants

 

?Quand nous recevons la gouvernation d?un pays, ce ne sera pas ? nous de prendre les d?cisions. Ce seront des pr?sidents virtuels qui les prendront ? notre place.?? (Bill Clinton)

 

Qui donc d?tient le Pouvoir sur la plan?te et d?finit ses structures, ses strat?gies, les trait?s et les liens entre tous ses protagonistes ? Existe-t-il un gouvernement de l?ombre qui con?oit et organise le syst?me ou ne s?agirait-il plut?t d?un engrenage aveugle, d?clench? par des m?canismes occasionnels, incontr?lables ?

Commen?ons par celui qui occupe le devant de la sc?ne, consid?r? par l?opinion publique, les m?dias et les analystes comme le plus puissant des hommes, le pr?sident des ?tats-Unis. Aura-t-il, effectivement, un pouvoir sur l??conomie, le social, la diplomatie? Que signifie donc, ce pompeux titre de chef supr?me des forces arm?es?

Depuis la fin de la deuxi?me guerre mondiale, il n?y eut que trois pr?sidents, Nixon, Reagan et George Bush p?re (il fut responsable de la CIA, avant de devenir pr?sident) qui d?tinrent une petite parcelle du Pouvoir Priv? Global. Les autres, Bush fils, Clinton, Carter, Ford, Johnson, ne furent que de simples acteurs dans une grande farce appel?e ?d?mocratie am?ricaine?.

Un seul pr?sident affronta les lobbys qui d?tiennent le Pouvoir, John F. Kennedy. Il fut assassin? le 22? Novembre 1963 et on ne saura jamais par qui ni pourquoi. Son pr?tendu assassin, assassin? lui aussi, par un ?l?ment de la mafia am?ricaine, ne put ?tre investigu? ni jug?. On sait pourtant que le 14 Juin 1963, cinq mois avant son assassinat, le Pr?sident signa un d?cret pr?sidentiel, le EO 11110 (Executive Order 11110) qui, en mettant fin ? une autre acte, la 10289, retirait ? la FED le pouvoir d??mettre de la monnaie.

Un autre pr?sident, Abraham Lincoln, osa affronter le pouvoir des banquiers. Il obtint du Congr?s une loi qui permit ? son gouvernement d??mettre de la monnaie. Il fallait trouver de l?argent pour payer les d?penses de la guerre contre le Sud. Les int?r?ts usuraires exig?s par les banques se situaient autour des 30% ! Lincoln? gagna la guerre et d?tr?na les banquiers.

Cinq jours apr?s la fin de la guerre, il fut assassin? par John Wilkes Booth, d?fenseur de l?esclavage et tr?s li? aux grandes familles du sud.

La vengeance des banquiers fut rapide et sans appel: ils ferm?rent le robinet du cr?dit aux particuliers et aux entreprises. Cette ann?e-l?, plus de 50.000 entreprises industrielles et commerciales firent faillite.

Qu?ils soient r?publicains ou d?mocrates, les candidats pr?sidentiels auront ? subir de nombreux tests de fid?lit? aux contr?leurs du syst?me, avant de commencer ? r?ver du wonderful job, car du pr?sident jusqu?au plus anonyme des membres du Congr?s, en passant par les vice-pr?sidents, secr?taires d??tat, s?nateurs, tous les intervenants dans le jeu politique devront ob?ir aux ordres qui viennent d?en haut.

Les pr?sidents de la plus grande nation de la plan?te jouent volontairement le seul r?le digne de leur fonction, celui de marionnette des vrais puissants.

En v?rit?, les vrais puissants ne paradent pas, ne se montrent jamais dans les vitrines du ?grand monde?. Derri?re les coulisses de la gouvernation ils manipulent, corrompent, se servent d?une arme? extr?mement efficace, l?influence.

L?administration Bush fils qui marca, tragiquement, l?histoire des ?tats-Unis est celle qui comptabilise le plus grand nombre de cas d?influence et de corruption. Du scandale de l?entreprise Enron jusqu?? la puissance manipulatrice de groupes comme Carlyle, la liste des turpitudes politiques est longue.

En 1961, quand le pr?sident D. Eisenhover qui fut militaire de carri?re laissa ses fonctions, alerta le peuple am?ricain contre l?influence des industries de la D?fense sur le pouvoir politique. Cela n?emp?cha pas le lobby de l?armement de devenir avec le lobby financier (Wall Street et Cie), le plus puissant au sein de l?administration am?ricaine.

Conflits nationalistes, ethniques, politiques, guerres r?gionales sont une mine d?or pour les industries militaires, et les pr?sidents des Etats-Unis se retrouveront, toujours, pieds et poings li?s par les arguments des aficionados des boucheries guerri?res. Ennemis inflexibles de la solidarit? sociale, ce sont eux qui font avorter le financement de la sant? pour les cinquante millions de pauvres am?ricains.

L?influence des priv?s sur l?administration de l??tat est inscrite dans l?ADN national et d?termine, logiquement, le caract?re fascisant de la d?mocratie am?ricaine.

Carlyle e cong?n?res, puisent leur force dans des r?seaux mondiaux d?appuis politiques. Maniant adroitement? fortunes et influence,? leurs dirigeants r?ussissent ? manipuler les faux puissants et, prot?g?s par la loi, utilisent les renseignements qui pourront favoriser leurs objectifs, faire main basse sur les entreprises publiques et patrimoines nationaux, dans les pays secou?s par des crises financi?res. Ils sont ma?tres dans ce genre de jeu et atteignirent les sommets du Pouvoir gr?ce ? leurs fortunes mais aussi ? leur virtuosit? dans la manipulation des Puissants. Ne? fr?quentent-ils pas? l?antre des dieux de l?olympe n?olib?ral, tr?s au-dessus des pr?sidents et de toute la grande famille politique qui gouverne? les nations ?

N?oublions pas que ce sont eux qui inspirent et cr?ent les projets liberticides du totalitarisme du XXI?me si?cle.

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