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Un h?ros canayen exil? qui d?c?de ? Madagascar!!!

 

Un h?ros canayen exil? qui d?c?de ? Madagascar


Paul Marin de la Malgue, p?re de
Joseph Marin de la Malgue.

Je tiens ? faire remarquer une anecdote historique au sujet de Joseph Marin de la Malgue?:

??Captur? le m?me jour que Charles Daneau de Muy, Joseph Marin de La Malgue avait sauv? de la mort, en 1756, le g?n?ral Israel Putnam tomb? aux mains des Indiens et dont il avait reconnu ? certains signes l?appartenance ? la Franc-Ma?onnerie??.

Note 1: Putnam ?tait capitaine des ?Rogers Rangers? ? cette ?poque. Il avait ?t? promu en 1756. Il devint Major en 1758

Note 2: Joseph Marin ?tait donc ?g? de 37 ans lors de cet ?v?nement qui se d?roule trois ans avant la prise de Qu?bec par l?arm?e de Wolf.

Andr? Lefebvre

Comme certain peuvent douter de ce que je rapporte dans mes articles, puisque mes seuls certificats sont?: 1) Charpentier/menuisier, 2) Maniement d?arme 3) Trappeur 4) Certificat de chasse ? l?arc 5) plong?e sous-marine, (j?en oublie certainement de moindre importance), voici le texte d?une personne ??officiellement ? reconnue :

Joseph Marin de la Malgue officier dans les troupes de la Marine et explorateur, baptis? ? Montr?al le 5 f?vrier 1719, fils de Paul Marin* de La Malgue et de Marie-Joseph Guyon Desprez, d?c?d? en 1774 ? la baie d?Antongil, Madagascar.

Issu d?une famille de militaires qui se distingu?rent dans les guerres contre les Britanniques, dans les affaires indiennes et dans le commerce des fourrures, Joseph Marin de La Malgue entra tr?s jeune ? au Service du Roy ?. Il avait ? peine 13 ans lorsqu?il fut envoy?, en 1732, dans les pays d?en haut ? pour y faire des d?couvertes ? sous les ordres de son p?re et il passa la plus grande partie des 13 ann?es suivantes dans cette r?gion. Il explora la r?gion de Michillimakinac (Mackinaw City, Michigan) en 1737. Bien que malade, il servit avec honneur pendant la campagne men?e contre les Chicachas, en 1739?1740, par Pierre-Joseph C?loron* de Blainville. En 1740, il conclut un trait? de paix et une entente commerciale avec les Sioux vivant ? l?ouest de Baie-des-Puants (Green Bay, Wisconsin). Au cours de ces ann?es, il se trouva le plus souvent au poste de Baie-des-Puants ; il se familiarisa ? fond avec le syst?me complexe de la traite des fourrures et il apprit ? parler couramment le sioux ainsi que plusieurs dialectes algiques.

Marin et son p?re, comme de nombreux Fran?ais dans les pays d?en haut, furent rappel?s en 1745 pour combattre les Britanniques en Acadie et ? Louisbourg, ?le Royale (?le du Cap-Breton). Le 1er ao?t, Marin apporta ? Montr?al la nouvelle de la chute de la forteresse. Peu apr?s, il se rendit ? Qu?bec o?, le 20 septembre, il ?pousa Charlotte, fille de Joseph de Fleury* de La Gorgendi?re. Par ce mariage, il devenait beau-fr?re de Fran?ois-Pierre de Rigaud de Vaudreuil et neveu du futur gouverneur de la Nouvelle-France, Pierre de Rigaud de Vaudreuil. ? la fin de cette m?me ann?e, il prit part, sous le commandement de son p?re, ? l?exp?dition qui d?truisit Saratoga (Schuylerville New York).

En 1746, Marin ?tait de nouveau en Acadie. Il pr?tendit plus tard avoir men? un raid ? l??le Saint-Jean (?le-du-Prince-?douard) contre un d?tachement de ravitaillement britannique, bien qu?un document de l??poque rapporte que c?est Joseph-Michel Legardeur de Croisille et de Montesson qui ?tait ? la t?te de ce coup de main. En 1747, Mann se trouvait ? Grand-Pr?, Nouvelle-?cosse, avec Nicolas-Antoine Coulon* de Villiers, puis, ? la fronti?re de la province de New York avec Fran?ois-Pierre de Rigaud de Vaudreuil. ? l??t? de 1748 il retourna en Acadie et, en septembre, se rendit ? l??le Royale. Ignorant la fin des hostilit?s, il patrouilla la r?gion avoisinant Louisbourg ? la t?te d?une petite troupe et fit quelques prisonniers qui essay?rent de le convaincre que la paix avait ?t? conclue, mais ils n?y parvinrent qu?? moiti?. Il rel?cha un certain nombre d?entre eux qui rapport?rent l?incident au gouverneur britannique de Louisbourg, Peregrine Thomas Hopson*. Une fois la situation clarifi?e, Marin lib?ra tous ceux qui restaient, sauf un, accus? de trahison par les Fran?ais. Cette m?me ann?e, il re?ut le grade d?enseigne en second.

En 1749, ? la demande du gouverneur La Jonqui?re [Taffanel*], Marin fut nomm? commandant ? Chagouamigon (pr?s d?Ashland, Wisconsin), au sud-ouest du lac Sup?rieur. Ce poste l?amenait ? faire partie du r?seau de traite qui relevait de son p?re, commandant ? Baie-des-Puants, et de La Jonqui?re. Marin, p?re, surtout en raison de ses bons rapports avec le gouverneur et l?intendant Bigot, ?tait plus qu?un simple officier des troupes de la Marine affect? ? un poste ?loign? : il ?tait, en fait, responsable de l?Ouest. Joseph Marin fut charg? de faire la paix avec les Sioux et les Sauteux, qui guerroyaient autant entre eux que contre les Fran?ais, et il rapporta que cette mission avait ?t? couronn?e de succ?s. En 1750, il fut promu enseigne en pied. Son p?re et La Jonqui?re tent?rent de le faire nommer commandant en second ? Baie-des-Puants, mais ils durent y renoncer lorsque les fermiers de Chagouamigon, exig?rent, semble-t-il, qu?il f?t maintenu ? son poste. Il passa la plus grande partie de l?ann?e 1751 en garnison ? Qu?bec.

En 1752, nanti d?une importante commission, Marin revint ? Baie-des-Puants : il ?tait charg? de remplacer son p?re au commandement du poste, de chercher une route menant ? la mer de l?Ouest par le Missouri et de conclure des trait?s avec les diverses tribus indiennes. Jacques Legardeur* de Saint-Pierre, qui n?gocia une tr?ve entre les Cris et les Sioux en 1752, affirma : ? Monsieur Marin fils n??toit pas moins occup? que moy de cette paix. ? Un journal que Marin commen?a le 17 ao?t 1753 ? Michillimakinac nous renseigne sur ses occupations cette ann?e-l? et l?ann?e suivante. Le 14 octobre, il se trouvait ? l?embouchure de la rivi?re Wisconsin o? il commen?a la construction du fort Vaudreuil et ?touffa une querelle qui risquait d??clater entre les Sauteux et les Sioux de l?endroit. Pendant l?hiver de 1753?1754, Marin et Louis-Joseph Gaultier* de La V?rendrye, qui lui avait succ?d? ? Chagouamigon, se disput?rent au sujet des territoires de traite avoisinant l?actuelle fronti?re du Minnesota et du Wisconsin. Marin accusa La V?rendrye de s?ing?rer dans les affaires de ses trafiquants et d?adopter ? l??gard des Sauteux une attitude partiale qui ne pouvait qu?irriter les Sioux. Il fut incapable de mener ? bien toute sa mission puisqu?il ne trouva pas de route allant au Pacifique ; son journal constitue n?anmoins le compte rendu d?exploration le plus riche de cette ?poque en ce qui a trait au Minnesota : il renferme des observations non seulement sur les questions militaires, le commerce et les affaires indiennes, mais aussi sur La V?rendrye, Luc de La Corne et d?autres ?minents personnages.

En 1754, Marin retourna ? Qu?bec, mais il fut de nouveau envoy? dans l?Ouest l?ann?e suivante par le gouverneur Duquesne. Le Il juillet 1756, ayant ?t? rappel? pour participer aux campagnes contre les Britanniques, il arriva ? Montr?al avec un fort contingent de guerriers de la tribu des Folles Avoines qui venaient de Baie-des-Puants. Au cours des deux ann?es suivantes, Marin ? alors lieutenant ? prit part ? plusieurs engagements ? la fronti?re de la colonie de New York. En 1756, il se battit pr?s de Chouaguen (ou Oswego ; aujourd?hui Oswego, New York) o?, avec sa bande de Folles Avoines, il remporta des succ?s contre des d?tachements britanniques sup?rieurs en nombre. Au mois d?ao?t, pr?s du fort George (appel? aussi fort William Henry ; aujourd?hui Lake George, New York), il prit la t?te d?une trouve de 100 hommes et il infligea une d?faite ? un groupe de 65 hommes qui furent tous tu?s ou captures, ? l?exception de leur chef, que Marin pr?suma ?tre Robert Rogers. En d?cembre, il menait un groupe de 500 Fran?ais et Indiens ? l?attaque des ?tablissements situ?s le long de la rivi?re Connecticut ; lorsque ses guides hurons et iroquois s?oppos?rent ? ce projet, Marin d?cida d?obliquer vers Albany. Comme les Indiens protestaient de nouveau, la troupe marcha plut?t sur Saratoga.

Au mois de juillet 1757, Marin partit en reconnaissance dans la r?gion du fort Lydius (?galement appel? fort Edward ; aujourd?hui Fort Edward, New York). Malgr? la d?sertion d?une partie de ses hommes, Marin se rendit jusqu?au fort britannique o? il an?antit une patrouille de 10 hommes, puis une garde de 50 hommes. Le petit d?tachement dut ensuite faire face ? un corps d?arm?e assez nombreux auquel il tint t?te pendant plus d?une heure avant de se retirer en bon ordre. Marin n?avait perdu que trois hommes. Ce fut, selon le commissaire ordonnateur des guerres Andr? Doreil*, ? l?Expedition la plus audacieuse ?. Au d?but d?ao?t 1758, Marin rencontra un d?tachement command? par Rogers dans les bois voisins du lac Champlain. Il fit replier peu ? peu ses troupes, affirmant qu?il aurait remport? une victoire d?cisive si la plupart des miliciens canadiens n?avaient pas d?sert?. Dans son rapport sur la bataille, Doreil indiqua que Marin ?tait un ? officier des troupes de la Colonie de grande r?putation ?.

Joseph Marin fut promu capitaine en janvier 1759. Il passa les premiers mois de l?ann?e dans la region du fort Machault (Franklin, Pennsylvanie) et du fort britannique Cumberland (Cumberland, Maryland) o? il harcela les ?tablissements de la fronti?re. ? l??t?, il rallia la troupe de secours que Fran?ois-Marie Le Marchand* de Lignery mena vers le fort Niagara (pr?s de Youngstown, New York) en vue d?obliger les Britanniques ? lever le si?ge. La troupe tomba dans une embuscade britannique alors qu?elle approchait du fort, et Marin fut fait prisonnier. C??tait pour lui la fin de la gloire. Il ?crivit par la suite : ? Ils annonc?rent ma prise comme un triomphe leur gazette en fait foi. ? Son s?jour en prison fut une ? horreur ?. Durant la bataille qui d?cida du sort de la Nouvelle-France, sa maison de Qu?bec fut pill?e et br?l?e par les Britanniques. Il estima ses pertes ? plus de 60 000# et signala que tous les documents personnels et les papiers d?affaires de la famille avaient ?t? d?truits.

Avec d?autres prisonniers de marque, Marin fut envoy? en Angleterre ; plus tard, il fut rel?ch? et transport? en France, la m?re patrie qu?il n?avait jamais vue. En 1762, il faisait partie des renforts qui s?embarqu?rent pour St John?s, Terre-Neuve, ? la suite de la prise de cette ?le par Charles-Henri-Louis d?Arsac de Ternay ; mais il fut fait prisonnier de nouveau le 22 septembre quand les Britanniques prirent le Fran?ois-Louis. Encore une fois, il fut rapatri? en France.

Ayant perdu ses biens et vivant d?une maigre pension que lui versait la couronne, Marin ne fut pas heureux en France. Il tenta d?obtenir de la cour la reconnaissance de sa condition de noble, affirmant qu?il descendait de la famille Marini de Toulon, Toulouse et Marseille. Il n?est pas exclu que les Marin aient appartenu ? la petite noblesse du sud de la France. Paul et Joseph se consid?raient comme des nobles et ils ?taient certainement trait?s comme tels dans la colonie. En 1767, le lieutenant-gouverneur Guy Carleton* inscrivit le nom de Joseph Marin dans un rapport sur la noblesse canadienne. La cour de France reconnut en Marin ? un homme de guerre courageux par temp?rament, avide de gloire et d?sireux des occasions p?rilleuses d?en acqu?rir ?, mais ces qualit?s ne lui parurent pas suffisantes pour acc?der ? sa requ?te. Toutefois, Marin avait re?u la croix de Saint-Louis en 1761, alors que le roi cherchait ? r?compenser les officiers de la Nouvelle-France pour leurs services dans une cause perdue. En 1773, tout probablement, Marin fut nomm? lieutenant-colonel dans les troupes qui tent?rent d??tablir, sous la direction du comte de Benyovsky, une colonie fran?aise ? la baie d?Antorgil, ? Madagascar. L?ann?e suivante, peu apr?s leur arriv?e sur l??le, Marin et son fils, qui l?accompagnait, succomb?rent aux fi?vres.

Les Marin furent parmi les quelques familles qui, avant 1760, dans les pays d?en haut, jou?rent un r?le pr?dominant dans les domaines de l?exploration, de la traite des fourrures et des affaires militaires. La mainmise que certaines familles exer?aient en permanence sur les meilleurs postes de traite a souvent ?t? d?nonc?e et les Marin n?ont pas ?chapp? ? cette critique. Le revenu du trafic des fourrures est difficile ? ?valuer, mais il est certain que l?association des Marin avec La Jonqui?re, Bigot et Legardeur fut profitable. Nul doute que les liens qui unissaient Joseph Marin ? la famille de Vaudreuil facilit?rent son travail dans l?Ouest. On pourrait conclure avec Louise Phelps Kellogg que La Jonqui?re et les Marin ?tablirent un r?seau de traite des fourrures qui, fond? sur ? le favoritisme, la corruption et les profits excessifs, pr?cipita la chute de la Nouvelle-France ?. Cependant, pareille g?n?ralisation ne rend pas justice au succ?s obtenu par les Marin dans les r?gions ?loign?es. Ils maintinrent la paix dans l?Ouest, explor?rent de nouveaux territoires et, par leur diplomatie, ils attach?rent les tribus si ?troitement ? la cause des Fran?ais que les Indiens des pays d?en haut particip?rent en grand nombre aux campagnes contre les Britanniques. Marin affirma qu?il avait amen? au moins 20 tribus ? se joindre aux Fran?ais.

L?un des chefs militaires fran?ais les plus habiles, Marin commanda avec succ?s, en diverses occasions, des d?tachements de r?guliers, de miliciens et d?Indiens. Il ?tait, bien s?r, un officier des troupes de la Marine, type de militaire m?pris? par les r?guliers. Montcalm*, qui pr?f?ra toujours son arm?e r?guli?re et qui d?testait le gouverneur Vaudreuil avec lequel Marin ?tait parent, fut bien oblig? de lui attribuer le m?rite de quelques victoires, m?me s?il le qualifia de ? brave, mais sot ?. Andr? Doreil, qui partageait le m?pris de Montcalm pour les troupes de la Marine, loua toujours Marin comme un officier dynamique et comp?tent.

Donald Chaput

?videmment, il peut ?tre consid?r? comme un ??coureur de bois?? canayen puisqu?il en poss?de les qualit?s; mais ce qui est surprenant, il est un ??coureur de bois?? Franc-ma?on????

Amicalement

Andr? Lefebvre

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