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Un footballeur, symbole flagrant de l’ère trumpienne

Là encore, c’est une photo retrouvée par hasard qui m’a interloqué. Elle a été prise à bord d’Air Force one bien après l’élection, envoyée par un Trump triomphant, rappelant en novembre 2017, soit plus de 10 mois après sa prestation de serment, qu’il l’avait emporté par 304 délégués contre 227 sur Hillary Clinton. Autour de lui, il y avait une fine équipe et, parmi celle-ci, un individu fort représentatif de la méthode Trump pour diriger un pays, en dehors de tout respect des lois existantes…

Ce jour-là en effet, le 8 novembre 2017, c’est un bureau fort restreint qui est réuni autour du nouveau maître de l’Amérique. Il est en fait fort représentatif de ce que les américains devront subir durant trois années encore, jusque ce 3 nombre 2020 libérateur qui les a débarrassés de ce cauchemar. Par ordre de proximité, tous pouces levés, il y a d’abord Hope Hicks la « conseillère » de Donald qui, récemment l’a contaminé au Covid19, mêlée à l’ingérence russe durant l’élection, qui partira puis reviendra en fin de mandat, Stephen Miller, un autre conseiller, ouvertement raciste et suprémaciste, rédacteur des discours les plus enflammés de Donald (dont de beaux ratés comme le discours de Donald  à la nation du 11 mars 2020 à propos du coronavirus, truffé d’erreurs factuelles), le beau-fils chéri, seul capable aujourd’hui de lui rendre paraît-il un peu de raison en tentant de lui faire reconnaître sa défaite, selon certains journalistes scrutant attentivement la Maison Blanche, notre homme du jour, et, assis au bout du bureau, l’ineffable responsable de golf trumpien, Dan Scavino Jr, bombardé chef de communication de la Maison Blanche, celui à l’origine de la campagne de vidéos infâmes de « memes » auxquelles on a eu droit durant ces années d’enfer médiatique orchestrées en haut lieu et de Tweets attribués à Trump, qui l’a autorisé « à poster en son nom » (ou à rectifier ses propres tweets). Pour beaucoup d’observateurs, la campagne de 2020 de Trump a démarré là, dans cet avion, et ce, dès le début de 2017 !!!

Ridicule 

Trump, ravi de son élection surprise (moins pour sa femme Melania), a tout de suite embrayé sur les mêmes recettes démagogiques pour 2020 : le Boeing présidentiel (1) est vite devenu le salon des flatteurs de Louis XIV. Ceux si bien campés des le film Ridicule de Patrice Leconte. Un parallèle étonnant mais fidèle, car le héros du film est aussi celui qui vient demander au roi de l’aide pour assécher les marais de la Dombes, alors sources d’épidémies tuant sa population !!! Draining the Swamp, façon XVII eme ! « Tout au long de sa deuxième candidature, qui a techniquement commencé le jour où sa présidence a débuté en 2017, Trump a semblé convaincu que la formule qui lui avait valu la Maison Blanche lors de sa toute première course politique fonctionnerait à nouveau. Il n’a pas modifié son calcul – qui comprenait une rhétorique ouvertement raciste et un penchant pour la division – pour expliquer qu’il était le titulaire. Il est allé de l’avant comme d’habitude alors que la pire crise de santé publique en un siècle assaillait le pays. Les limites de la perspicacité politique de Trump n’étaient pas partagées par tous les membres de son équipe, dont beaucoup ont travaillé en vain pour calibrer un message axé sur les réalisations plutôt que sur les griefs. De nombreux républicains ont tenté d’empêcher le président d’attaquer les bulletins de vote par correspondance, craignant qu’ils ne réduisent son soutien en cas de pandémie, selon des personnes proches des conversations. Mais en fin de compte, les plus proches de Trump ont accommodé ses caprices et obligé ses obsessions, y compris son insistance à ne pas porter de masque en public et sa demande de convoquer des rassemblements massifs alors que les cas de coronavirus augmentaient.  Même la contagion virale dans l’aile ouest et la propre hospitalisation de trois nuits de Trump avec la maladie n’ont pas fait grand-chose pour modifier son approche du virus. Dans une opération politique où la gestion des sautes d’humeur de Trump est devenue une responsabilité centrale, la tâche de présenter au président des attentes réalistes est tombée sur le bord du chemin. Les imprimantes à bord d’Air Force One ont craché des graphiques et des données dans la dernière ligne droite pour soutenir l’enthousiasme du président, les projections les plus sombres qui montraient ses chemins électoraux étroits ont été laissées de côté, ont déclaré des assistants. Pour une campagne dont les problèmes financiers impliquaient des choix difficiles sur l’endroit où placer les publicités télévisées, un achat fiable est devenu le marché du câble de Washington, que le président était certain de voir. Même pas plus tard que la semaine dernière, les conseillers de Trump ont utilisé des sondages de resserrement pour donner un élan à leurs conversations avec le président. Il était motivé par les foules de plus en plus nombreuses qui se rassemblaient pour ses rassemblements, décrivant les scènes comme un concert de rock qui se répétait plusieurs fois par jour. « Il ne s’est jamais rien produit de tel dans l’histoire de la politique », a-t-il déclaré la semaine dernière en Caroline du Nord, « et je n’ai pas de guitare ». C’est bête : elle est prête depuis 2016, fabriquée en coup de pub par Axe Warrior Guitars.. Mais personne n’a osé l’utiliser depuis. Le mauvais goût, pourtant, dans le rock, ça existe ! Quel massacre !

Le catch à la rescousse de Donald !!!

Trump, éternel macho, persuadé de sa séduction telle une rock-star sur scène ! Il aura tout osé ! Le titre a été abondamment joué par Trump lors de ses derniers meetings,  Visiblement Trump semble accroc aux Village People ! Il est donc logiquement moqué en ridicule le 7 novembre au soir par un Alec Baldwin en pleine forme venu lui aussi exhiber une carte de ses résultats de vote.. amenée par une double de la porte-parole Kayleigh McEnany et qui est en fait… une carte du Covid19 aux USA ! Un Trump ridicule encore, avec la découverte du nom de celui qui a déposé plainte… à propos des élections.

Car Trump a aussi bénéficié immédiatement de l’aide de la communauté des catcheurs, comme on aurait pu s’en douter après voir lu cet article. Ou celui-là. Une aide venue de « flèches » comme Big Sexy Kevin Nash ou Matt Morgan, ici à gauche, que l’on a retrouvé à la tête d’une action en justice contre l’élection de Biden à Harrisburg, là où des fêlés de milices avaient monté tout un cirque médiatique à partir du port de T-Shirt BLM dans le cimetière !! Sur Twitter, Morgan, devenu maire de Longwood, en Floride, a fait une étrange déclaration genre alcoolique anonyme le 3 avril 2020, énonçant « être sobre depuis 14 ans » et ne plus prendre de drogue non plus… grâce à Dieu, bien sûr…  Ici, il nous apprend qu’il a failli quitter l’école car on ne lui avait pas détecté une « difficulté de lecture » assez tôt : une « attention deficit disorder » (trouble du déficit de l’attention liée souvent à l’hyperactivité).

Voici sa déclaration, entachée de mensonges flagrants : « cette élection n’est pas terminée. La fausse projection de Joe Biden comme vainqueur est basée sur des résultats dans quatre États qui sont loin d’être définitifs. La Géorgie se dirige vers un recomptage, où nous sommes convaincus que nous trouverons des bulletins de vote mal récoltés et où le président Trump finira par l’emporter. Il y a eu de nombreuses irrégularités en Pennsylvanie, notamment le fait que des agents électoraux empêchent nos observateurs juridiques bénévoles d’avoir un accès significatif aux lieux de dépouillement. Nous avons triomphé devant les tribunaux de notre contestation, mais nous avons été privés d’un temps précieux et nous avons refusé la transparence à laquelle nous avons droit en vertu du droit de l’État. Au Nevada, il semble y avoir des milliers d’individus qui ont mal voté par correspondance. Enfin, le président est sur la bonne voie pour gagner purement et simplement l’Arizona, malgré l ’« appel » irresponsable et erroné de l’État pour Biden par Fox News et Associated Press. Biden compte sur ces États pour sa fausse déclaration à la Maison Blanche, mais une fois les élections définitives, le président Trump sera réélu« . En Pennsylvanie, il y avait autant d’observateurs républicains que de démocrates à l’intérieur du bâtiment cité et l’Arizona est un Etat républicain de longue date : on imagine mal ses services favoriser Biden…  La revendication des « morts qui votent » au Nevada est l’œuvre orchestrée par l’équipe de Trump envoyée sur place, dont Adam Laxalt et Ricard Grenell (voir ici)  :  gag, dans la liste des gens n’habitant pas sur place et pouvant néanmoins voter, fournie par Morgan et Shana D. Weir,  il y a les militaires US à l’étranger !! Morgan n’a pas dû lire assez attentivement la liste !!! Deuxième gag, on s’est aperçu en dépouillant leurs votes qu’ils avaient été loin de tous voter pour le président comme attendu !!  Trump payant là ses déclarations horribles sur JohnMcCain, héros militaire ou les soldats tués en 1917 en France..  Sa plainte portait sur le comté de Maricopa, dans lequel … Trump a été battu par Biden (49,86% contre 47,62 pour 2 052 756 bulletins, dont 1 886 896 vote anticipé sur seulement 165 860 le jour du vote : l’Etat est actuellement ravagé par la pandémie dans des proportions très importantes (cf ici à droite) !!!  L’image de gauche est le meme de Donald Trump en boxeur de Rocky, proposé par lui-même en Tweet, il  y a un an à peine, une création de l’équipe de Scavino !

Bref, un beau panel, dans AirForce One (1), il me semble, de ce qu’ont vécu et subi les américains durant cette présidence surréaliste, mêlant une pandémie non maîtrisée par volonté présidentielle seule, montée en puissance d’un discours radical sur l’immigration et attisant les tensions raciales, conduisant le pays au bord de la guerre civile, la désinformation et le mensonge entretenus tous les jours, sans oublier… les techniques d’épuration de l’administration antérieure, jugée péremptoirement par le nouvel occupant du siège suprême comme forcément déloyale à son égard. Trump en place, c’est la paranoïa qui a pris l’ascendant en toute chose. L’homme retenu aujourd’hui, appelé John McEntee, en a été l’artisan zélé en effet, recette de vraie chasse aux sorcières. Et le rappel de son cas sonne comme un résumé à lui tout seul de ce dont a été capable ce président intérimaire pendant quatre trop longues années.

Le petit esprit qui anime Donald Trump, qui flirte constamment avec le survol à ras-de-terre (l’épisode du « bleach », ici à gauche en avril dernier, affligeant en a été le plus bel exemple je pense) avait en effet choisi l’individu sur un critère qui n’avait rien à voir avec ses talents politiques. En zappant sur sa télé, Donald l’insomniaque était un jour tombé sur des vidéos assez incroyables, il est vrai, d’un lanceur de balle de football américain, un « quatterback« , complètement bluffantes. L’homme était effectivement extrêmement doué et le montrait avec éclat. Quelle démonstration ! Un vrai phénomène ! Les vidéos avaient été tournées et diffusées durant l’hiver de 2011, lors du blizzard qui avait bloqué les matchs, Donald avait largement eu le temps de s’en délecter ! Six ans plus tard il s’était retrouvé dans l’avion présidentiel avec les autres, qui n’avaient pas davantage montré auparavant de savoir politique. Aucun vieux routier républicain pour accompagner le nouveau président (à part Mike Pompeo, Nicki Haley ou Jeff Sessions, qui a été viré lui aussi comme Rick Perry, un ami de Karl Rove, qui lui a tenu deux ans) ceux-là ne s’étaient en effet pas précipités pour le faire et Trump, rancunier comme on le sait, n’avait pas digéré les tentatives du GOP pour le faire virer des primaires : rappelez-vous ce qu’il avait fait à Ted Cruz, via son maître des basses œuvres Roger Stone (lire ici le détail). Depuis hier, ce même GOP est au bord de l’implosion pour s’être montré bien trois fidèle (le mot soumis irait mieux) à son chef rapporté (au sein des républicains il est perçu comme abatardi en effet). La chute de son leader va être suivie d’une nuit des longs couteaux il semble bien. Et ça risque d’être sanglant en effet. Les premiers tirs ont été échangés. Ils émanent de Larry Hogan (Maryland), Pat Toomey (le sénateur de Pennsylvanie, ici à droite en direct sur Today, là où Trump a tout perdu.  L’homme est en effet révolté par ses accusations de manquements aux procédures électorales); Rick Snyder, (Michigan) Mitt Romney, posant de longue date, Tom Ridge, Jeff Bush, John Kasich, ou la charge récente de Ben Sasse, du Nebraska, etc..

De quatterback à journaliste, puis… porteur de valise 

Revenons à notre (jeune) personnage du jour : né le 9 mars  1990, John D. McEntee.  II vient d’Anaheim, en Californie, où ses facéties avec une balle faites dans l’équipe du NCAA college football team de  Storrs, dans le Connecticut, ne l’ont pas pour autant fait décrocher une place de titulaire au long terme en championnat de football US.  McEntee a été jugé en quelque sorte comme très bon lanceur en 2011, 2012 et 2013, chez les Huskies, mais le recrutement des clubs par rapport aux exigences du terrain, sont différentes des exploits en salle comme on le sait.
Personnellement, il ne craignait rien financièrement : son père John D. McEntee Sr (à droite avec sa femme) est un producteur réputé de musique (TEI Entertainment) ayant produit une peu de tout de Pointer Sisters à Rick Derringer, ou Sugarhill Gang, Dean Torrence de Jan & Dean et Thelma Houston ou le ventriloque Terry Fator (ici à gauche). Il habite Newport Beach, en Californie dans une luxueuse villa (cf ci-dessous).

 

Dépité, il s’est alors recentré sur ses études obtenant un diplôme en communication qui lui a ouvert les portes de Fox-News. Mais il s’est vite retrouvé subjugué par la campagne naissante de l’équipe Trump, omniprésent dans ce média, « et il en a profité pour bombarder le quartier général de la campagne de Trump  avec des e-mails jusqu’à ce qu’ils finissent par céder, récompensant sa persévérance et sa loyauté avec un rôle dans le cercle intérieur sombre chargé de concocter l’un des plus grands chocs politiques que le monde ait jamais connus » écrit le magazine Ballsy, dédié au football, le 20 juin dernier. Comme le staff de com’ est déjà plein, on lui propose un double rôle : garde-du-corps et aide de camp, un rôle ingrat, celui qui se trimballe les valises de documents qui accompagnent le chef de l’Etat (il devient alors the « bag man« ), ou qui lui prépare son pupitre avec ce qu’il doit dire à la bonne page, ce que Donald de toute façon zappe la plupart du temps. Il l’accepte, pour y déployer aussitôt un zèle qui fait très vite l’unanimité et va beaucoup plaire auprès de Donald en personne qui n’apprécie que les obséquieux : il est discret, efficace, précis et… rapide, tout en étant corvéable à merci et s’entend parfaitement en prime avec Dan Scavino (les deux ici à droite), qui est de tous les voyages de Donald Trump (à lui le strapontin dans l’hélico), mais aussi avec aussi Corey Lewandowski, chef de campagne 2020), Jared Kushner ou Ivanka Trump et également avec John Kelly, le White House Chief of Staff qui supervise toute l’équipe. Le départ à la retraite de Keith Schiller, l’ancien garde-du-corps fidèle des fidèles de Trump, renforce sa place auprès du maître des lieux, car en prime Schiller en a fait son protégé. Dans la cabine d’Air Force One, il lance régulièrement un ballon sur des cibles désignées pour faire rire la galerie. Bref, il plaît à tout le monde ! Résultat son salaire monte vite en flèche et pour lui c’est la réussite inespérée. Il touche alors 115 000 dollars – 8 000 euros par mois-, pour 179 7o0 pour le plus haut salaire de la maison Banche (Donald engrange lui 400 000 dollars et le vice-président Mike Pence 230 700). Et ça lui monte aussi vite à la tête.

La chute brutale, d’un coup de roulette de casino

Car il possède un talon d’Achille de taille : une sévère addiction, qui n’est ni à l’alcool ni à la drogue mais au jeu. Il est en effet complètement accro à la roulette de casino ! Et tout près de la Maison Blanche il y a justement le casino du MGM National Harbor installé à Oxon Hill, dans le Maryland sur les rives de la rivière Potomac. Il a ouvert pour son malheur ses portes en décembre 2016 seulement, lui offrant 140 tables de jeu disponibles : c’est vraiment très proche de la Maison Blanche. Trop proche pour ce joueur invétéré. Accroc, il joue autour de 4 000 dollars à chaque fois qu’il vient, ce qui est rapidement devenu chaque jour, et où il perd des dizaines de milliers de dollars régulièrement, accumulant une dette inquiétante : 250 000 dollars, plus du double de son salaire annuel ! Le FBI, alerté, déboule en mars 2018 dans le bureau de John Kelly qui, abasourdi, se retrouve forcé à s’en séparer le jour-même, Kelly étant furieux de ce qui vient d’arriver. McEntee lui, sort immédiatement, sans même récupérer ses affaires, encadré par deux agents du FBI. Il se retrouve humilié sur place. Kelly était ce jour-là furieux à juste raison, car ce genre d’incident est souvent exploité on le sait par des services étrangers d’espionnage : pas mal d’espions étaient des joueurs accrocs à des jeux d’argent, on le sait. Fin abrupte, donc, de sa brève carrière.

La Mafia Trump à l’action

Mais c’est mal connaître Donald Trump que de penser qu’il va en rester là. A peine a-t-il appris le départ de celui qu’il appréciait et en pleine connaissance des faits, il décide de le ré-embaucher immédiatement pour la campagne électorale de 2020, en train déjà de frémir, en se moquant donc ouvertement du FBI (une revanche inassouvie contre James Comey, encore une) mais aussi qui va à l’encontre de chef de cabinet John F. Kelly. Une tension de plus au sein de la maison !!!! Kelly s’en ira écœuré (et fâché, encore un) en janvier 2019. Trump traduira méchamment son départ par un « élégant » « chef de cabinet n’était tout simplement pas un boulot pour lui « . Si Trump a rappelé son ancien assistant, c’est pour lui confier une mission particulière, imaginée par son cerveau malade de chef mafieux. Il sait qu’avec ces antécédents, McEntee ne peut plus que venir lui manger dans la main désormais s’il le réemploie. Il peut donc, lui demander n’importe quoi. Et c’est exactement ce qu’il va faire ! C’est du Don Vito Corleone tout craché !!!

La gestapo de la dystopie

Le voici donc renommé aussitôt chef du Presidential Personnel Office, chargé de « réorganiser l’équipe » administrative autour du chef, ou plutôt comme l’a écrit un site d’organiser une « Gestapo unipersonnelle dans la dystopie trumpienne », en le rapprochant en effet de Stephen Miller, le suprémaciste raciste de la Maison Blanche (dont la grand-mère est décédée du Covid19 et de ses complications  !!!). Le but est en effet de faire la chasse à tous ceux qui pourraient s’avérer déloyaux envers Donald seul et d’en dresser la liste la plus précise possible. La liste de Miller, on peut donc l’appeler également pour cet antisémite déclaré. Hope Hicks est aussi rappelée pour étoffer l’équipe : à son  retour, c’est elle qui contaminera Trump au Covid19 : un retour gagnant pour elle ! Une seule catégorie d’individus va échapper à la rafle : la famille proche bien sûr et les fidèles parmi les fidèles : on les photographiera tous ensemble à Grand Rapids, le 2 novembre lors du dernier meeting électoral, sur l‘aéroport Gerald Ford, en train d’attendre la montée sur scène de la « rock star » attendue au son de Macho Man :

La méthode appliquée sur ordre par McEntee sera brutale, comme racontée ici : « une scène extraordinaire s’est déroulée en fin de matinée le 26 mars, selon deux responsables de l’administration ayant une connaissance directe des événements, lorsque Chad Wolf, le secrétaire par intérim de la sécurité intérieure, a appris qu’il aurait un nouveau chef des affaires publiques dans son agence. Un poste crucial comme celui-ci ne serait normalement nommé qu’avec l’appui du chef de l’agence. Mais Wolf a appris l’existence de son nouveau chef des affaires publiques, Alexei Woltornist, en lisant le communiqué de presse public de la Maison Blanche. Wolf était furieux, selon ces sources. Il a appelé la salle de situation de la Maison Blanche pour essayer de joindre McEntee pour savoir comment cela pouvait se produire à son insu, et encore moins son consentement ». « L’autre côté: Wolf est un secrétaire par intérim du Cabinet, donc McEntee peut le rejeter sur la dotation en personnel d’une manière qu’il ne ferait pas avec un responsable du Cabinet préféré comme Mike Pompeo. Et étant donné l’importance que le président et ses alliés conservateurs accordent à l’immigration, ils sont déterminés à installer leurs élus politiques préférés au Département de la sécurité intérieure ». Un des exemples de la liste, qui existe bel et bien comme on peut le lire ici.

La poupée Barbie d’USAID

McEntee a en effet mis en marche la conspiration des crétins, comme cela a aussi été dit: en fait des incompétents choisis avec un seul critère : leur fidélité extrême à leur chef. « Leur adoration pour le Furher« , selon certains : « McEntee fait exactement ce que Trump veut qu’il fasse, disent les responsables de l’administration. Et ses mesures ont ravi les militants conservateurs, qui ont longtemps exhorté Trump à purger son administration des fonctionnaires insuffisamment fidèles et à installer des personnes qui, à leur avis, mettront en œuvre son programme de manière plus agressive. Mais beaucoup d’autres aux échelons supérieurs du gouvernement Trump sonnent l’alarme sur la perte d’expertise et de connaissances institutionnelles, ainsi que sur une controverse inutile. McEntee a nommé au moins trois diplômés des collèges à des postes administratifs bien au-delà de leur expérience, comme l’a rapporté Politico.
Il a également approuvé des recrutements controversés qui ont entraîné des plaintes internes dans plusieurs agences. Une nouvelle personne nommée par McEntee à l’agence d’aide étrangère des États-Unis, Merritt Corrigan, en est un exemple illustratif » 
Elle tient ici la boutique de l’Official Trump Store lors du Conservative Political Action Conference (CPAC) de National Harbor, dans le Maryland, le 22 février 2018, une exemple flagrant en effet du niveau de recrutement requis par Donald ! Et quel niveau que celui de cette bloggeuse-poseuse  anti-homo !

« Deux sources ayant une connaissance directe ont déclaré qu’avant que McEntee ne prenne le relais, le PPO de Trump avait bloqué Corrigan pour un rôle administratif spécifiquement parce que leurs recherches ont rapidement révélé qu’elle avait des antécédents de déclarations anti-gay. Mais McEntee l’a poussée à travers. Corrigan a depuis attiré l’attention des médias pour ses déclarations publiques passées, y compris ses plaintes concernant les entreprises américaines opprimées par un «homo-empire». Corrigan et d’autres recrutements récemment controversés à l’USAID ont déclenché un tel tollé de la part du personnel de l’agence que l’administrateur par intérim John Barsa s’est senti obligé de publier une déclaration défendant les nouvelles personnes nommées ». Corrigan avait été virée d’USAID le 3 août et repêchée juste après par McEntee. Elle, c’est vraiment la complète : comme petit ami déclaré, elle a Jacob Wohl, jeune fan d’extrême droite adepte de conspirations, un activiste fascisant, un faussaire, reconverti faux fitness gourou, et un troll du net !! Celui-là a répandu l’idée sur le net d’assauts sexuels prétendus de la part de Robert Mueller, de Pete Buttigieg, et même d’Anthony Fauci !!! Pour ce faire il a créé un nombre important de fausses agences de renseignements ! Son CV de malversations est… effarant. Et il est d’une bêtise affligeante, comme ici à gauche quand il oublie de retirer une main dans son découpage de photo ridicule faisant de lui un contorsionniste de la main droite… complètement grotesque !

Les bureaux de vote visés par une déstabilisation téléphonique c’est du Wohl !

Parmi ces hauts faits d’armes, à celui-là, des tentatives pour influencer les gens lors du vote, avec son collège Jack Buckman comme décrit ici par Wikipédia : « en août 2020, une campagne d’appels automatisés a tenté de supprimer les votes dans les zones électorales, y compris à Detroit et en Pennsylvanie. La campagne d’appel automatisé semblait provenir du numéro de téléphone portable personnel de Burkman et l’appelant s’est identifié comme faisant partie du projet 1599 de Wohl et Burkman. Le message diffusait de fausses allégations selon lesquelles les informations fournies par ceux qui utilisent les bulletins de vote par correspondance seront utilisées par la police pour trouver des criminels, par les sociétés de cartes de crédit à des fins de recouvrement de créances et par le CDC pour «suivre les personnes pour les vaccins obligatoires». La secrétaire d’État du Michigan, Jocelyn Benson, a déclaré dans un tweet qu’elle ne savait pas qui était responsable des appels automatisés, mais que son bureau collaborerait avec le bureau du procureur général du Michigan pour identifier et poursuivre son créateur. Dans un communiqué de presse, Benson et le procureur général Dana Nessel ont condamné la campagne comme étant « raciste » et comme « une tentative inacceptable, indéfendable et flagrante de mentir aux citoyens sur leur droit de vote. » Wohl a déclaré à l’Associated Press que lui et Burkman (ici à droite) croyait que les « trolls de gauche » avaient usurpé le numéro de téléphone de Burkman pour passer les appels téléphoniques et menacé de poursuivre Benson pour diffamation. » A gauche le soutien apporté par O’Keefe du Project Veritas, autre désinformateur à Wohl. Avec Trump, on descend toujours plus bas, je vous ai dit !!! Sidérante affaire ! Déstabilisation prouvée, dont cette perruche de Corrigan ne pouvait ignorer la provenance ! Trump qui se plaint de malversations de bureaux de vote emploie quelqu’un dont le fiancé organise des faux appels téléphoniques visant les électeurs : on croît rêver debout là !!! Incroyable !! Il aura tout osé cet odieux personnage ! Les deux lascars ont été officiellement inculpés par le juge Dana Nessel du Michigan, le 1er octobre dernier, devant la 36eme cour de district de Detroit, avant même que ne débute le vote crucial !! Là même où des manifestants pro-trump équipés par l’équipe de Trump comme on l’a vu ont tenté de forcer les bureaux de dépouillement du vote ! Cela devient.. dystopien ! Un autre monde, de fêlés complets qui reprochent à d’autres ce qu’il font eux-mêmes !!! Ce sont des méthodes de nazis en fait !!! Pour se défendre, son avocat invoque le fait que sa campagne de phoning n’aurait pas été efface, ne touchant selon lui que 7% de la population : pas vraiment un bon argument dans un coin où ça s’est joué à moins d’un pour cent parfois ! Non seulement le gars est nul, mais son avocat aussi ! La photo en haut est celle de David Wohl, son, père qui se présente comme « High Profile Defense Attorney » de Riverside en Californie, « 2016 Campaign Surrogate for President Tump »... et aujourd’hui avocat-défenseur obligé de son fils inculpé ! A droite, Wohl au « MAGAphone » lors d’un meeting Tsur la Black Lives Matter plaza le 27 août 2020 à Washington, DC… largement protégé par la police !

En Ohio idem : Wohl est aussi poursuivi pour 8 050 appels automatiques robotisés dont 3 449 avec réponse reçus en Ohio (18 grands électeurs), avec son compère Burkman, qui est plus âgé (54 ans) et qui est originaire d’Arlington, en Virginie, par le procureur général Dave Yost, à la suite d’une plante déposée par Marcia Fudge de Cleveland, une congressiste démocrate, via le juge Michael O’Malley du bureau de vote de Cuyahoga County où ont été dirigés les appels environnants. Le Secretary of State Frank LaRose ayant référé au FBI ce cas de viol du Voting Rights Act, qui interdit strictement la pratique. En Ohio, où le résultat a été au final en faveur de Trump avec un large écart. A Cuyahoga County, le plus peuplé des quatre-vingt-huit comtés de l’État de l’Ohio, Biden y a surtout écrasé Trump par 402 315 voix contre 195 089 (66,46  contre 32,23 % ) !!!! Trump a fait 53,4 % de voix au total dans l’Etat contre 45,2 % à Biden.

Jacob Wohl, banni de Twitter, Facebook et Instagram, et rabattu déjà sur Telegram, Gab et Parlor, a de plus participé activement aux attaques contre les démocrates et Joe Biden, avec des mensonge éhontés, dont celui d’avoir tenté de faire croire qu’il s’était rendu en Ukraine  : « en septembre (2019), alors que le scandale ukrainien engloutissait le pays, Wohl et Burkman ont dévoilé leur dernier plan: une récompense de 50 000 dollars pour des informations qui aideraient à démasquer le lanceur d’alerte de la CIA qui a rapporté l’appel téléphonique du président. Leur offre de prime est intervenue un jour après que Trump a suggéré que le dénonciateur était un espion qui devrait être exécuté. Cinq jours plus tard, le duo trompeur a affirmé qu’ils révéleraient l’identité du lanceur d’alerte ukrainien lors d’une conférence de presse dans l’allée de la maison de Burkman à Arlington. Une fausse alerte : ils ne l’ont pas fait. Dans le passé, des cascades comme celles-ci attiraient des hordes d’équipes de tournage et de journalistes, mais cette production s’est avérée être un raté. Alors que le conservateur Washington Examiner a consciencieusement réimprimé chaque mot de son communiqué de presse, les médias traditionnels l’ont largement ignoré. Une exception notable a été le site d’informations et d’opinion Splinter News, qui publiait un article épouvantable sous le titre: «Les plus grands idiots de Washington offrent une récompense de 50 000 $ pour exposer l’identité du dénonciateur.» (à gauche ici la prédiction de victoire par 315 sièges de délégués de Wohl le 5 novembre; et la description d’un échec probable du vote par mail dans les villes : ou comment avoir tout faux). « Imperturbables, Wohl et Burkman ont continué à s’insinuer dans la couverture médiatique de l’incident. Wohl dit qu’il a passé deux mois l’été dernier en Ukraine, à creuser la terre sur Joe Biden et son fils Hunter, et il a promis de révéler ses découvertes à succès depuis septembre. Mais un partisan du New Jersey Trump, Deelip Mhaske, qui prétend que Wohl l’a grillé dans un stratagème financier, m’a dit qu’il ne pensait pas que Wohl avait jamais mis les pieds dans le pays. Il m’a montré une vidéo bizarre que Wohl avait renvoyé Mhaske en juillet alors qu’il était censé faire ses «recherches d’amis». Wohl y dit que l’heure locale est presque 3 heures, alors qu’en fait l’heure en Ukraine était 10 ou 11. «Il aurait pu être ailleurs», a déclaré Mhaske, «mais il n’était pas à l’endroit où il se trouvait. en le disant. » Etre et ne pas être au bon endroit, encore une dystopie !

A l’USAID, qui a une énorme influence extérieure comme on le sait en effet aussi, on a fait entrer des gens comme ce gros lourdaud de Mark Kevin Lloyd (ici à gauche), un activiste du Tea-Party (ah tiens !)  qui a qualifié d’entrée de jeu l’Islam de « culte barbare » et a « partagé un meme selon lequel les gens devraient être contraints de manger du bacon avant d’acheter une arme à feu ». En 2013, il avait même déclaré que « Barack Obama couchait dans le lit des (islamistes terroristes) Frères Musulmans « ; McEntee venait de le faire entrer comme nouveau « conseiller religieux » dans l’équipe Trump ! Parlez d’un choix apaisant !

Voilà donc l’horreur qui se tramait dans la perspective d’un futur second mandat auquel croyait dur comme fer l’occupant de la Maison Blanche, n’ayant jamais pu envisager sa défaite, via les sycophantes tel McEntee dont il s’est entouré, qui n’ont cessé de lui jouer les airs de violons qu’il souhaitait entendre alors que la défaite s’annonçait au loin.

Après quatre années et des épisodes épiques, le (fort) mauvais feuilleton de téléréalité présidentiel à (enfin) prix fin. Ses vedettes médiatiques vont (enfin) déguerpir, Ivanka Trump en tête, suivie de Kim Kardashian la libératrice des accusés d’un vaste réseau de drogue condamné au complet. Reste à rebâtir, et même aussi à … décontaminer toute la Maison Blanche, touchée dans ses murs par une équipe d’incapables inconscients. On a même déjà chiffré la dépense. En l’Etat, et en dehors de l’attitude forcenée de Donald Trump, jouant à l’intérieur un John Wayne de pacotille cerné à Alamo (2) , Joe Biden n’est pas prêt d’y mettre les pieds !

PS : et cela ne fait que commencer les purges, on en a jusqu’en janvier : hier soir c’est Mike Esper le chef du Pentagone, qui a été viré brutalement. Il s’y attendait depuis plusieurs jour après son refus d’envoyer l’armée lors des émeutes raciales…. Il a été remplacé par le directeur du centre national de contre-terrorisme, Christopher C. Miller. En même temps la directrice des services généraux de l’administration américaine (GSA), chargée de reconnaître officiellement la victoire de Joe Biden en lui octroyant d’emblée des moyens financiers et humains, a refusé de signer la lettre de transition… sur ordre reçu d’en haut. Donald fait déjà plus que de la résistance : il bloque tout, cet imbécile !

 

(1) dans les cartons de Donald il y aussi le remplacement prévu des deux exemplaires de l’avion présidentiel appelé VC-25A, des 747-200 dont les couleurs douces avaient été reprises de celles du Boeing 707 choisies par Jackie Kennedy…  sur une proposition du grand designer Raymond Loewy. Trump avait projeté à la place de faire dans le moche, sa présidence étant une faute de goût constante. La loi (et sa protection) lui ont interdit de voler dans son vieux 757 marqué à son nom, et son équipement clinquant à la Kadhafi ou au goût d’émirs, heureusement. Son projet de décoration envisagé est banal et sans imagination tout à son image. Mais  il y a plus drôle en ce qui concerne les deux machines elles-mêmes. Ce sont deux engins plus grands que les précédents, des VC-25B de type 747-8 (ça se remarque au plus grand nombre de hublots à l’étage, derrière le cockpit). Ce sont des engins qui proviennent en fait de… Russie. Deux Boeing d’occasion rachetés à Transaero., une société mise en faillite en 2015 (à gauche un de ces 747-300). Ramenés aux Etats-Unis en 2019, on ne les attend pas avant 2024, car leur remise à neuf: le découpage de portes basses de soute, notamment, comme celle ici utilisée par Mc Entre (et là par Barack Obama), et surtout leur lourd équipement électronique à installer, obligent à les désosser quasiment pour être installés.

En espérant que Joe Biden en revienne à un schéma de couleurs plus élégant et que l’on continue à célébrer ainsi… le génie de Raymond Loewy.

(2) Une histoire largement révisionniste, revue par le raciste et nationaliste John Wayne : « John Wayne en s’inspirant d’un épisode de la Révolution texane, celui du siège de Fort Alamo, souhaita dans son œuvre montrer l’héroïsme d’un groupe d’individus qui se sacrifièrent pour la création d’une république indépendante, la république du Texas. Pour sublimer ce courage, il se permit quelques libertés avec les faits, aussi ce film comporte des erreurs historiques, des faits imaginaires, ainsi que des anachronismes dans les événements, l’armement, les costumes, etc. Ce qui fit que des collaborateurs du film, dont l’écrivain, folkloriste et journaliste J. Frank Dobie et le spécialiste de l’histoire du Texas Lon Tinkle (en), refusèrent que leurs noms figurent dans la liste des collaborateurs historiques du film. »

 

 

 

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