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Un F-35 inaugure la saison de pêche au Japon

Bon, ça devait arriver avec cette enclume volante. L’une d’entre elle s’est abimée plus vite qu’un Boeing 737 Max, en pleine mer, au large de la côte d’Aomori, sur l’île principale de Honshū (au Nord du Japon). L’engin volait depuis 28 minutes seulement quand son pilote a envoyé un message disant qu’il devait interrompre la mission démarrée avec trois autres collègues (et donc le 1/4 de la flotte prévue dans un premier lot de F-35 japonais !) et puis après… plus rien. Sans le savoir, cet avion qui repose désormais avec quelques morceaux en moins sur des fonds de 1500 mètres de profondeur (1) risque fort de lancer une saison de pêche aux défis bien particuliers, au Japon, car les russes, voire les chinois, pourraient être fort tentés de réitérer, à leur profit cette fois pour les russes, un des épisodes les plus étonnants de la Guerre Froide, initiée par la CIA et Howard Hughes. Prévisions de ce qui nous attend dans les jours  à venir (il va falloir faire vite pour aller à la pêche au F-35 plongeur…!), avec les cinq façons de pêcher au fond de l’eau que je vais vous décrire maintenant… il risque d’y avoir bientôt du monde, sur place !

L’histoire, vous la connaissez je suppose, je l’ai déjà racontée ailleurs.  C’est celle du projet Azorian, la tentative pour remonter un sous-marin russe (le K-129, un Golf II) qui avait sombré le 8 mars 1968, dans le Pacifique après l’explosion d’un de ses missiles (il en emportait trois, logés dans son kiosque alors à l’époque). Je vous la résume. Les américains avaient alors dépêché leur plus fin limier sous-marin en l’occurrence le Halibut (SSN-587) pour localiser le sous-marin perdu et aller prendre des photos du désastre, pour envisager, pourquoi pas, de le remonter. Ce sous-marin profondément modifié servait aussi à poser sur les fonds des plongeurs pour pirater les câbles de communications sous-marins installés par les soviétiques (ça avait particulièrement bien marché près de la base de Petropavlovsk, dans le Kamchatka (2) )! Avant de se lancer dans la carrière d’aspirateur à débris au fond de l’eau (on lui avait mis des « skis » pour se poser sur le fond, visibles ici à droite !) on l’avait transformé en lanceur de missiles en forme d’avion, le Regulus, caché dans une énorme bosse à l’avant ! (nota : son successeur le Parche, lui aussi plusieurs fois modifié, sera lui aussi équipé de skis… « de fond » pourrait-on dire !). Pour un site spécialisé (que je vous recommande, le Parche était le sous-marin spécialisé espionnage « par excellence ») !!!

Les russes, à ce moment-là ne possédaient pas les mêmes moyens, et cherchaient encore après leur submersible égaré ayant explosé et coulé instantanément. Les américains, à vrai dire, alertés par la lueur émise par l’explosion et détectée par un satellite (météo !) mais pas assez précisément, avaient en fait eu de la chance : c’est un petit navire scientifique, le R/V Teritu (ici à gauche), qui, ayant aperçu une tâche d’huile au dessus de l’océan, au large des îles Leewards, au nord de Midway, en avait prélevé une portion et avait tout de suite constaté… son abondante radioactivité : elle émanait du sous-marin et de ses trois missiles nucléaires ! Or on pensait alors qu’il avait sombré bien ailleurs !!! Le hasard, parfois pallie à l’arsenal technique satellitaire (les russes ne manquaient pourtant pas de satellites, avec leurs capsules Vostok modifiées appelées Zenith, comme ici à droite, mais qui ne transmettaient pas en direct ce qu’elles voyaient) !

Première façon de pêcher : le projet fou d’un fêlé

A son retour au Japon (où la Navy et l’Air Force avaient depuis longtemps leurs entrées avec les U-2- on y trouvera Lee Harvey Oswald !), personne n’était très chaud dans la Navy pour tenter l’impossible, à savoir se saisir du submersible russe pour analyser l’état d’avancée de l’adversaire traditionnel depuis 1945. Le temps de tirer les 22 000 photos prises à 4800 m de profondeur déjà et deux années étaient déjà passées (ci-dessous une de celles révélées en 2010 seulement, montrant l’avant dont un tube lance-missile bien visible au milieu des débris. Les américains savaient où était le K-129 mais n’envisageaient pas d’aller plus loin et de le remonter. Pour le faire, il fallait être fou ! Un homme l’était, justement, déjà : Howard Hughes, qui après plusieurs crash d’avions n’avait à l’évidence plus toute sa tête, mais beaucoup d’argent, et beaucoup d’amis à la CIA depuis qu’il leur avait filé un sérieux coup de main pour envahir Cuba. Cela deviendra un projet complètement fêlé, avec en premier toute une campagne médiatique pour expliquer aux gens que le fond du Pacifique regorgeait de nodules de fer et qu’il fallait aller les chercher tant c’était facile à ramasser (à plusieurs milliers de mètres de profondeur, quand même !).

Le temps que tout le monde soit intoxiqué avec cette fake news d’avant l’ère Trump, Hughes avait eu le temps d’acheter un pétrolier, d’en découper le fond et de jucher dessus ce qui ressemblait à un puits de pétrole (en fait c’était déjà fait auparavant, l’engin s’appelait le Glomar Challenger cf i ici à gauche) et de fabriquer la pince à sucre géante la plus longue du monde (appelée « Clementine ») , faite de tubes de pétroles vissés les uns aux autres… pour attraper ce qui était possible d’attraper à près de 5000 mètres de profondeur. Au fond du bateau les deux ports ouvrantes laissaient entrevoir deux énormes pinces, chargée de retenir « Clementine » et son chargement, ce que l’on peu apercevoir ici à droite !!!).
Un truc à la James Bond (le film où le pétrolier « Liparus » absorbe un sous-marin, ici à droite, c’est dans « l’Espion qui m’aimait » !).

 

Pour le faire passer sous le Golden Gate, il avait fallu tout replier : Le pire c’est que ça a failli réussir totalement, la pince à sucre laissée retombée juste avant de l’amener au fond du pétrolier avec une partie de ce qu’elle avait réussi à saisir. La construction de l’ensemble avait pris six ans, sans que les russe n’aient entre-temps localisé leur épave. Un dernier engin incroyable avait été construit ; une barge submersible, avec un toit ouvrant, remorquée à grand peine dans le Pacifique en n’échappant pas aux satellites russes, un engin qui devait recevoir les vestiges remontés, en les transvasant du fond du pétrolier découpé, pour les dissimuler une fois son toit refermé !

La facture totale, étalée de 1968 à 1975 avoisinera les 1.4 millard de dollars aux contribuables US (le morceau de K-129 ayant resurgi de l’eau le 8 août 1974. Au final si les missiles à propergols bien ordinaires n’avaient pas révélé de gros renseignements, des livres de bord contenant des codes secrets des sous-marins russes avaient justifié à eux seuls la dépense, paraît-il. Les américains avaient remonté aussi six corps de soviétiques (sur les 9 à bord), tellement irradiés selon eux qu’ils les mirent dans un coffrage d’acier et les replongèrent à l’eau… avec les honneurs militaires. La cérémonie avait été filmée et la cassette vidéo de l’événement remise à Brejnev. On notera l’absence de protections des manipulateurs de cadavres…

Deuxième façon de pêcher : avec le sous-marin autobus

Les américains, avec l’affaire du K-129, s’étaient aperçus que l’espionnage sous-marin avait de l’avenir.  Si le Halibut leur donnait toute satisfaction, un autre projet était en cours, déjà : celui d’un engin capable de remonter lui-même des morceaux, ou de couper des câbles, et qui posséderait une très grande autonomie pour se rendre discrètement partout sur le globe. Une sorte de bathyscaphe Trieste, qui avait aussi aidé à la remontée du K-129, mais qui fonctionnerait plus longtemps en plongée …  grâce au nucléaire. Pas besoin d’un grand sous-marin pour ça, juste quelques hommes à bord, une douzaine, et un submersible capable de s’approcher des fonds… en y roulant :  de façon surprenante, il avait en effet été muni de roues de camion ou d’autobus sur le dessous: en 1985 la marine norvégienne découvrira son existence, sans déterminer à quoi il pouvait ressembler en trouvant justement au fond d’un des ses fjords des traces de roues (ici à droite) !!! Lancé le 25 janvier 1969, le NR-1, c’est son nom, ne sera révélé qu’en 2010, après être resté 40 ans dans l’ombre !!!! On lui doit plein d’opérations secrètes, dont celle en 1972:  une sortie en Atlantique restée à ce jour inexpliquée, quoique l’un de ses toutes premières missions aurait été d’aller dénicher les deux torpilles nucléaires du Scorpion restées intactes (l’observation du sous-marin accidenté a été décrite ici sans qu’on indique par quel confrère :  à noter que l’on cite le Minerve également sur place au moment de l’accident). Une autre de ses missions est devenue plus célèbre, après coup : « le 14 septembre 1976 au nord-ouest de Scapa Flow le porte-avions USS John F. Kennedy est en démonstration parmi 100 navires de l’OTAN devant toute la presse et les photographes réunis des États-Unis et l’Europe. Sur son pont d’envol, un F -14A Tomcat muni de missiles AIM-54 Phoenix de la VF- 32 se met lentement en place vers la catapulte 3 pour le lancement. Deux lieutenants, J.L. Kosich le pilote, et son radariste L.E. Seymour, sont à son bord… quand soudain l’avion met ses moteurs à fond, malgré les freins enclenchés, heurte deux autres appareils et se jette dans l’océan, avec les deux membres d’équipage qui arrivent in extremis à s’éjecter. Catastrophe : le Tomcat, joyau de la Marine, son radar AN/AWG-9 Hughes et ses missiles du même constructeur, tenus jusque là secrets, sont au fond de l’eau, à 1850 pieds de profondeur (563 m). Une fois l’avion localisé et la zone protégée par un sous-marin d’attaque, le USS Batfish, le NR-1, amené sur place par son bateau de soutien le Sunfish, pourra plonger, ficeler les restes du Tomcat, tombé sur le dos au fond (ce qui a favorisé la récupération des missiles restés accrochés !) et même remonter un des missiles séparé de l’appareil, grâce à sa pince spécialisée, tout cela sous le regard de bateaux russes tenus à distance « . Des russes qui semblaient avoir retenu la leçon : celle de posséder eux aussi un sous-marin pêcheur. Il est apparu plus tard, celui-là, et c’est celui dont devraient se méfier les américains, s’ils veulent vite retrouver leur F-35 et ses secrets (celui de sa couche de peinture « invisible », pas mal éventée depuis la chute, le 27 mars 1999, du F-117 en Serbie (3), ou son équipement radar, voire plutôt son ordinateur de bord, pour mieux le pirater à distance !). Le N1 a pris sa retraite et a été désactivé le 21 novembre 2008 à la base sous-marine de Groton (dans le Connecticut). Il aurait pu rester encore un peu en usage, mais plus personne ne savait comment recharger son réacteur nucléaire, qui ne l’avait été qu’une seule fois au début des années 90 : tous ses fournisseurs de 1969 avaient disparu !

Troisième façon : la méthode russe, celle du sous-marin rémora

Les russes ne pouvaient rester sans rien faire, pendant les observations du N1 qui ont duré 4 décennies de suite. Le Project 1910 Kashalot appelé Uniform dans l’Otan avait surgi sur la table à dessin en 1972 dessiné par le bureau spécialisé Malachite, trois engins ont été construits dans les années 1980. Plus large que le N1, il consistait en deux segments intérieurs de titane indépendants chacun et comportait un réacteur atomique sans aucune possibilité d’accès. L’engin disposait aussi de « pieds » ou de skis courts, et de pinces de préhension à l’avant, ainsi que des projecteurs et des propulseurs extérieurs. Il ne semble plus en activé, comme le N1 : plonger à de grandes profondeurs (1000 m pour le Kashalot) ça use énormément les coques.  L‘exemplaire numéroté AS-15, a été aperçu sur les lieux du naufrage du K-141 Koursk, à peine 15 heures à peine après l’accident, dans la nuit du 12 au 13 août 2000, mais il ne disposait d’aucune possibilité de sauvetage.

Mais les russes on fait mieux après. En août 2016, le sous-marin russe Podmoskovye (BS64) quitte son ponton de Severodvinsk… or il était attaché depuis 16 ans !!! Commissionné en 1986 sous le nom de Project 667 BDRM, un vaisseau de la classe Delfin, il n’avait jamais fait parler de lui et était rentré en chantier en 1999… pour « modernisation ».  Mais les fonds ayant manqué, il l’avait attendu cette fameuse modernisation pour être à nouveau lancé le 11 août 2015.

 

Des Delfin, la Russie en a construit 34, issus du Project 667A, des Yankee Class selon la désignation Otan et le BDRM est un modèle Delta IV, issu de la seconde génération de la série. Bref, un sous-marin bien classique, doté de 16 RSM-54 missiles balistiques à 4 têtes nucléaires chacun. Il en reste 6 en service, bien reconnaissables à leur longue bosse derrière le kiosque pour contenir les deux rangées de 8 missiles et à leurs deux hélices séparées façon Typhoon. Le 7eme, le K-84, a été décommissionné fin 2016 après avoir pris feu dans son dock le 29 décembre 2011. Mis à l’écart, il nous montre ici à gauche son revêtement anéchoïque enlevé par plaques et son avant avec son radar sphérique.  Surprise, lors de la sortie du Podmoskovye, ancien confrère de l’Ekaterinburg, celui-ci a visiblement perdu sa bosse à silos pour missiles.
Il est pourtant toujours aussi long : il fait 174 mètres (soit un mètre de moins que le monstrueux Typhoon  et 4 de plus que la Class Ohio, les plus grands sous-marins US !!!).

A noter que la Russie présentait toujours au 10 avril 2018 deux survivants de la gamme Typhoon (et non pas un seul), comme le montre ici à gauche l’image satellite issue de Google Earth (et un revêtement tout neuf il semble aussi, au point de luire aussi au soleil). Un Typhoon lancé en lancé le 12 décembre 1981 pour le premier des 6 exemplaires construits, qui demeure choyé, puisque l’un des deux exemplaires au 15 octobre de la même année entrait  à nouveau en dock pour remise à jour (photo ici à droite). Le Dimitri Donskoy sert de plateforme d’essais de lancement des nouveaux missiles russes SS-N-30 « Boulava » : on ne peut plus stable avec sa conception en « catamaran » submersible (ici en 2014 on avait pu en saisir trois d’un coup, dont le Dmitri Donskoy, la moitié du nombre construit). A droite ici dans le chantier Zvezdochka de Severodvinsk, c’est Arkhangelsk démillitarisé selon les accords américano-russes de désarmement START, dans le doc du chantier Zvezdochka de Severodvinsk.  Son voisin, sur l’image de gauche, étant en ce cas le Severstal. Les russes n’auraient donc pas respecté le traité en en gardant deux en état ! Le site spécialisé ici ayant prévenu « il convient de plus d’être prudent quant au devenir des sous-marins russes compte tenu des remises en état décidées par l’état-major. » 

Si au-dessus de l’eau le Podmoskovye avait visiblement beaucoup perdu, il avait aussi gagné, en-dessous de sa (double) coque, deux grosses protubérances planes qui ne sont pas pour autant des radars (mais qui pourraient en abriter). Ce sont des protubérances pour transporter… un autre sous-marin de taille plus réduite. L’ancien lance-missile sert en effet de porte-espion !!! Le petit rémora collé à son requin étant le Losharik, qui ressemble beaucoup à la conception du N1 américain, mais qui semble pouvait plonger plus profond (jusqu’à 1000 mètres au minimum, annoncé), grâce à sa conception en 7 sphères de titane reliées entre elle par des passages. Il habite dans la presqu’île de Kola, au 69°12’58″N, 33°22’42 »E, et depuis quelque temps a été rejoint par un autre sous-marin porteur qui pourrait très bien être le KS-411 (Yankee Stretch) ou le BS136 (c’est l’Orenbourg, un delta III agrandi). Le KS-411 emportant plutôt le X-Ray de la classe Paltus, un autre espion plus petit. Ce dernier sous son Orenburg a été détecté au large des côtes françaises en mars 2016 (ci-dessous les trois engins pris par photo satellite le 11 octobre 2018 à Olenya Guba, à Kola, pas loin d’eux, au nord-ouest un sous-marin d’attaque plus petit, amarré à un des bouées, plus deux ou trois autres dans de docks ou à quai). Le Losharik ayant lui aussi un collègue appelé Paltus, plus court en longueur. Le Paltus-X-Ray devant avoir comme sous-marin mère le Belgorod (projet 09852), un Oscar II-class que la marine russe a reçu et commissionné en avril 2017. Gigantesque lui aussi, il fait  184 mètres de long et devrait aussi servir de camion des mers pour la super-torpille nucléaire Poseidon (« Kanyon » aux USA), un engin autonome nucléaire qui intrigue et fait peur. avec sa tête de 100 mégatonnes (deux fois la Tsar Bomba de 1961 !).

Un agrandissement d’une photo satellite confirme la chose : les deux semblent bien munis de deux hélices et l’un (celui au dessus sur l’image) à un avant plus rond que l’autre, typique d’un modèle Oscar II comme le BS-136 Orenburg et l’autre dont l’ombre de la voie révèle une voile plus « rectiligne »  :

A ceux qui se perdent un peu dans les différents types de sous-marins russes, on peut proposer ce tableau synoptique d’où émergent les monstres que sont en haut et en bas sur la gauche le Typhoon et le Borei (qui fait 170 mètres de long !). Le Losharik est le petit submersible gris clair sur la droite, vers le milieu, et l’Uniform-Kashalot en bas à droite en gris et rouge. Les modèles Oscar II et en dessous le Delta, sur la droite, sont les plus imposants après ceux déjà cités.

 

La quatrième, russe toujours, mais avec un accent canadien

Les russes continuent à nous surprendre : quand ce ne sont pas des sous-marins qui mettent 15 ans à renaître, ou de fausses mises à la retraite, ce sont de bien étranges contrats, passés avec des firmes spécialisés qui savent faire ce qu’ils ne savent pas construire. C’est ainsi que l’on découvre une autre étrange histoire. C’est le site (droitier) de la Jameston Foundation qui nous la conte : « le département du Trésor américain a imposé de nouvelles sanctions aux entreprises russes (Treasury.gov, 11 juin). Les dernières sanctions incluent cinq entreprises de haute technologie. La plupart d’entre eux relèvent de Digital Security, un cabinet de conseil accusé d’aider le Service fédéral de sécurité (FSB). Cette entreprise sanctionnée compte une foule de clients russes de premier plan, notamment Yandex, Mail.ru, Sberbank et de nombreuses autres sociétés liées à l’État et au FSB plus précisément (Dsec.ru, consulté le 12 juin) » .  C’est la suivante qui retient notre attention : « Divetechnoservices, une entreprise technologique accusée de fournir au FSB des équipements de plongée et d’autres technologies sous-marines, notamment des mini-sous-marins (The Bell, 11 juin), figure également sur la liste des sanctions américaines. Entre 2014 et 2017, Divetechnoservices a reçu 3 milliards de roubles (47,7 millions de dollars) de marchés publics, dont 95% émanant du ministère de la Défense. Fondé en 2007, Divetechnoservices aide à acquérir des technologies sous-marines et fournit également certains de ses propres produits à partir de son siège social à Saint-Pétersbourg; Il compte de nombreux partenaires étrangers aux États-Unis et ailleurs (Divetechnoservices, consulté le 12 juin) ».  Ok, mais ils avaient acheté quoi les russes ? On y vient : « dans le cadre de ces contrats, Divetechnoservices a acheté et vendu des sous-marins DeepWorker de fabrication canadienne au ministère de la Défense russe (Mil.ru, 11 janvier 2015). Ces mêmes sous-marins se sont également rendus sur le navire de recherche naval Yantar, comme annoncé en 2012. Cette vente est explicitement citée dans le communiqué de presse sur les sanctions comme l’une des principales raisons de la mise sous sanctions de la société. Le Yantar est l’un des navires de recherche océanographique (ORV) les plus perfectionnés de Russie, qui fait également office de «navires espions» pour Moscou (voir EDM, 23 janvier 2007). Des ORV russes ont été remarqués à maintes reprises dans des zones situées au-dessus de lignes de communication sous-marines, notamment à proximité d’une base sous-marine américaine en 2015. L’intérêt de la Russie pour les câbles sous-marins a été documenté comme une nouvelle tactique de la guerre russe «hybride» («nouveau type»). Un navire supplémentaire de classe Yantar est actuellement en construction (Chantier naval-Yantar, consulté le 12 juin) ». Un Yantar dont j’avais déjà ici aussi évoqué les exploits… ceux d’un « bateau espion dernier cri, « avec la capacité de mettre à l’eau rapidement de petit sous-marins…!!! Comme ceux de DeepWorker de Philippe Nuytten  (limités à 600 mètres de profondeur (4)).  L’engin avait été monté dès 2012 en Russie, le 3 juillet : dans le bassin d’essais de l‘Institut Krylov, à Saint-Pétersbourg !

La cinquième, avec le drapeau des pirates

Les russes n’ont pas non plus l’apanage d’aller observer, pirater ou couper les câbles sous-marins des autres. On a vu que le grand ancêtre du jour avait été l’Halibut américain. L’une de ses descendants directs st un autre monstre US, l’USS Jimmy Carter, et ses 138 mètres de long (il a été rallongé de 30 mètres par rapport à sa classe originale Seawolf, pour 1/2 milliard de dollars de plus), un monstre dont j’ai déjà aussi expliqué les vertus d’espion en chef des fonds marins. Lui, ça fait longtemps qu’il pêche, il est vrai, vu qu’il a été entièrement conçu pour le faire avec sa partie centrale rétrécie qui permet autour d’y stocker du matériel de plongée et ses trappes de sortie au même endroit. C’est le coupeur de câble né, pouvant déposer des plongeurs au plus près de l’endroit où ils veulent rééditer l’opération Ivy Bella. Et plonger profond aussi, au cas où, avec sa coque construite en acier à haute résistance HY-100 (c’est le seul aux Etats-Unis paraît-il).  Lui arpente le monde au gré des missions qu’on lui ordonne de faire.  Celles de la CIA ou de la NSA. Quand il rentre au bercail après une longe mission, il a le droit d’arborer un drapeau traditionnel « Joli Rouge  » des des boucaniers français, devenu « Dolly Rogers » chez eux, si sa mission a été réussie.  C’est aussi plus connu comme étant le drapeau noir à tête de mort des pirates… ce qu’il a fait à plusieurs reprises déjà, dont une notamment en septembre 2017 qui avait marqué les esprits.  Ce jour-là, beaucoup avaient regardé le drapeau, mais oublié de regarder l’état du sommet de son kiosque, où l’on pouvait observer quelques éraflures évidentes. Il avait visiblement cogné en remontant contre quelque chose, ou quelque chose lui était rentré dedans.  Le drapeau noir, c’était censé signifier que sa mission avait réussi. Mais allez donc savoir laquelle !!!!

Le F-35 vendu à perte !

Bref, ça risque fort de se bousculer au fond de l’Océan en face de Honshū.  On risque de s’y tamponner aussi comme c’est déjà plusieurs fois arrivé entre sous-marins opposés. L’idéal étant quand même que l’on retrouve aussi l’avant de l’appareil, avec le corps du pilote puisqu’aucune éjection n’a été hélas signalée. Parce que l’on sache aussi: si ce n’est pas le fameux maillon faible de l’avion, ce sont la partie centrale avec ses longerons qui ont déjà montré des signes de faiblesse et son réservoir principal avec ses câbles traversant mal protégés qui sont probablement la cause du crash. Logiquement on aurait dû apprendre quelles étaient les raison du crash précédent d’un modèle à décollage vertical tombé dans un marais en octobre 2018 en Caroline du Sud, à Beaufort (lire ici et là). A l’époque, souvenez-vous, on nous avait promis pour « très bientôt » un rapport complet sur l’accident. Sept mois plus tard on ne l’a toujours pas !!!  Mais on a, à la place, rien eu à lire et un deuxième crash est survenu ! Ironie du sort, l’avion qui s’est écrasé est le tout premier modèle construit au Japon par Mitsubishi Heavy Industries (ici à gauche).  Celui présenté en grande pompe par le premier ministre.  Et qui à peine présenté avait dû s’envoler aux USA et le Wisconsin pour y faire ses essais au mains de Elijah  Supper, pilote de Wild Weasels au départ (du brouillage électronique) et employé par une « Defense Contract Management Agency « . Allez donc comprendre encore une fois !!! A droite ici c’est le Lieutenant Colonel Nakano, dans le cockpit d’’un F-35 lors de sa formation sur la base de Luke, en Arizona.  Le nom du pilote japonais présumé mort dans l’accident n’est pas encore connu au moment où je rédige ce texte (5).

Personne, à cette date n’avait pourtant relevé une chose :  le 19 janvier dernier, le Japon avait indiqué souhaiter ne plus construire sur place les prochains avions (87 de plus de commandés!) et souhaitait plutôt les acheter tout faits, directement aux USA. Une des raisons invoquée était que le travail n’avait consisté qu’à monter des pièces onéreuses fabriquées ailleurs et le Japon réclamait davantage de création dans le processus. Les 4 premiers étaient arrivés tous montés déjà des USA, eux n’avaient fait que les 13 autres. Assembler un engin fourni en kit par les américains reviendrait plus cher que de le construire à la maison ?  Mais attendez, ça devient surréaliste là !!!  L’autre raison, on s’en doute une peu : trop complexe à construire, l’avion serait revenu plus cher que les « 80 millions de dollars pièce » annoncés par les américains et un Trump triomphant (on parle ici de 176 millions, 14 milliards de yens , une sacré envolée des prix !!!).  Le japon venait de découvrir que les américains le produisaient ou le vendaient donc déjà à perte, tout simplement (l’avion revient au minimum à 148 millions et atteindrait les 300 pièces si on compte le développement au total !!! ).  C’est un gouffre financier, on le sait, mais ils venaient de nous le rappeler !!!  Les américains pourraient même accuser les japonais de ne pas avoir su bien l’assembler chez eux :  l’appareil qui s’est écrasé est en effet le 5eme des 17 F-35 japonais mais le premier entièrement construit sur place et sorti de chez Mistubishi, le 6 octobre 2017 seulement (ici à gauche).  Pas sûr que ça plaise aux susceptibles japonais ce genre de rappel !  L’avion affichait 280 heures de vol seulement !  Et c’est, je le rappelle à ceux qui l’auraient oublié, le quatrième crash pour ce type d’appareil (et non le deuxième, relire mes épisodes précédents)….

 

Nota :  j’ajoute à ce crash une autre affaire qui pourrait avoir l’air conspirationniste s’il ne s’agissait d’un bête accident.  Celle d’un petit bimoteur qui s’est écrasé le 18 mars dernier en pleine tempête de neige, en se dirigeant vers l’aéroport de Maryville dans l’Ohio. Un Cessna 421 B Golden Eagle immatriculé N424TW de Classic Solutions Co Inc (une entreprise de nettoyage) parti de Dayton et se rendant à Delaware.  L’avion, selon la presse, aurait « tenté de se poser sur la route 42 » mais aurait alors heurté des poteaux téléphoniques pour s’écraser et être réduit en bouillie, des morceaux restant accrochés à certains pylônes de bois.

L’examen de ses derniers instants en vol montre un pilote plutôt perdu, tournant à 180° pour tenter de retrouver sa  route et non de vouloir se poser (ici à droite). Un pilote naviguant à vue, il semble bien, alors que quelques mois auparavant il enfilait encore le lourd casque à vision intégrale du… F-35. C’était en effet un tout jeune retraité de 44 ans, le lieutenant colonel Matthew Hayden  (surnommé « Rip », le pauvre !), qui avait accordé des interviews sur la base de Luke où il était chef instructeur pilote sur F-35 !!!

Pas un pilote débutant en tout cas : il avait participé à trois opérations de combat: Iraqi Freedom, Southern Watch et Northern Watch, et cumulait  2 500 heures de vol dans 30 types d’aéronefs différents.  C’était aussi le premier à avoir volé 500 heures dans le  F35 Joint Strike Fighter (sans s’écraser !), avion « pour lequel il était responsable des tests de développement et de l’évaluation » et avait « également servi de pilote d’essai expérimental pour l’armée de l’air américaine et la marine ».
En interview il avait déclaré étrangement que « les pilotes nouvellement formés ont un avantage, car ils n’ont aucune expérience des avions de combat et sont donc en mesure de mieux absorber ce que nous leur enseignons » : on aurait confié un tel engin à des débutants ? Allons, allons… L’article servant plutôt la soupe à Lockheed en étant encore une fois par trop dithyrambique sur un avion qui vole réellement un jour sur trois au maximum (le reste étant au hangar). Un article l’avouant tout seul d’ailleurs : « Lockheed Martin et l’US Air Force ont travaillé dur ces dernières années pour présenter une image de relations publiques positive pour le F-35 »… L’homme avait été en effet un de tous premiers à voler sur l’engin comme le montre ce liché d’archives du 10 décembre 2011 montrant les modèles encore munis de leur perche de prototypes (l’AF-4, avec à bord le Maj Steven « Whitey » Spears, sans le « N » à Whitey !), le modèle sans perche avec Hayden à bord étant l’AF-2, et celui du LTC Dwayne « Pro » Opella l’AF-3).  Pour mémoire c’est justement sur l’avion d’essais AF-4 qu’une défaillance du système électrique intégré avait causé un départ de feu sur la base d’Eglin (ici  avec deux photos pendant et après : l’avion et parti à la casse). Le 27 octobre 2016 un autre incendie démarré dans la baie d’armement d’un F-35NB avait aussi eu lieu. En  juillet 1917, sur la base de Mountain Home Air Force Base, Idaho, un autre avait pris feu lui aussi et l’armée US avait réussi la prouesse d’expliquer l’incendie par un … «  vent trop violent » qui aurait provoqué un retour de flammes: il avait fallu l’inventer celle-là !!! C’est fou ce qu’on aura embobiné le monde avec cet avion !!!  Un pilote parti plutôt jeune en retraite, ici à gauche (lassé de servir de propagande ?) mais sans trop avoir prévu l’avenir, car à peine son décès survenu, sa femme et sa fille lançaient une souscription pour leur famille, l’homme ayant oublié de souscrire une assurance, elles se retrouvaient toutes trois sans revenus, à part ceux de l’épouse, enseignante en maternelle.  Ainsi va la vie, aux USA, où l’argent mine tout, et l’imprévision sur l’avenir met dans l’embarras des familles, on le sait…

(1) on se mélange déjà pas mal les pinceaux avec les traductions de « wreckage » : pour certains comme les Echos, on a déjà retrouvé « l’épave »,  alors que l’on a retrouvé que des morceaux de son double empennage.  Le site écrit en introduction que  « Les équipes de recherches ont retrouvé l’épave de l’avion, porté disparu depuis ce mardi. Le pilote reste introuvable, » ce qui semble être allé vite en besogne, vu ce qu’on a effectivement repêché.  Un peu plus loin on trouve aussi que « ’l’accident reste toutefois le premier impliquant un F-35A de cinquième génération » alors que quelques lignes plus loin on lit de la même main que « pour mémoire, un F-35B américain s’est écrasé en septembre 2018en Caroline du Sud » (ce qui en ferait un avion de « 4eme génération »  ?).  Bref, c’est incohérent et pas loin de la fake news  alors que l’auteur se réclame de Reuters comme source d’infos !

(2)  C’est l’histoire assez incroyable de l’opération « Ivy Bells ». « A cette époque, dans les années 70, les Américains apprennent que les Russes ont installé un câble sous-marin longeant les îles Kouriles, permettant de relier les bases secrètes de sous-marin de Vladivostok et de Petropavslok. Les Russes, méfiants, ont installé au fond des bouées détectrices de son, capables de détecter toute intrusion étrangère… ce qui n’effraie pas plus que ça les sous-mariniers américains qui y envoient leur plus fins limiers de la NSA (Navy-National Security Agency) et le Halibut SSN-587, un sous-marin d’attaque très spécial équipé de fusées Regulus, lancé en 1959. Les hommes grenouilles sortis du Halibut réussissent à coller sur le câble un gros boîtier (« pod ») enregistreur (ici à droite), qui capte les communications sans avoir à couper le câble. Régulièrement, il suffira d’aller relever les bandes d’enregistrement du pod, équipé d’un mini-magnétophone, car il ne peut émettre sans se faire repérer. En cas de détection, le pod se décolle et est emporté au fond. La première moisson est plus qu’un succès : les Russes se sont tellement persuadés que leur câble était bon qu’ils n’ont même pas codé leurs messages ! Mais ça ne dure pas longtemps ; un Samos, satellite espion américain détecte en 1981 qu’il y a beaucoup de « chalutiers » russes au-dessus de la zone du câble et de son boîtier espion. En express, le USS Parche (SSN-683) est envoyé récupérer la dernière bande. Quand il arrive, le pod n’est plus là. Un informateur américain payé 35 000 dollars par le KGB a en fait révélé l’endroit : c’est Robert Pelton, de la NSA, qui est condamné à la prison a vie mais il n’y est pas mort : il a finalement été libéré le 25 novembre  2015. Le cylindre est exposé aujourd’hui dans un musée soviétique. Dans l’opération, les Américains ont perdu leurs plongeurs que le Parche n’a jamais réussi à récupérer dans sa précipitation à quitter la zone. » Tout est dans l’ouvrage ici à droite signé Sherry Sontag et Christopher Drew, « Blind Man’s Bluff: The Untold Story of American Submarine Espionage« .

(3) l’avion avait été abattu par un artilleur curieux et observateur qui avait constaté que les aviateurs US, un peu trop sûrs d’eux, utilisaient tous les jours à la même heure ou presque le même couloir de sortie pour leurs appareils !!! Les deux serbes responsables s’appelaient le lt-col Zeiko et le colonel Zoltan. L’avion avait été abattu grâce à de guetteurs… munis de bons yeux !

(4) sur Nuytten il faut savoir qu’il se retrouve aussi avoir fourni ses sous-marins de poche à la start-up sud-coréenne, Shinil Group, dirigée par son PDG Ryu Sang-mi, et liée au groupe Jeil Steel pour découvrir à 434 mètre de profondeur l’épave du cuirassé russe qui s’est sabordé en 1905 au large des côtes de l’île d’Ulleungdo, durant la bataille de Tsushima. Une épave censée contenir un gigantesque trésor que personne n’a encore vu à ce jour : la start up s’est évaporée et est devenue déjà la Shinil Maritime Technology Co. « En réalité, l’histoire se répète autour du Dmitri Donskoi, objet de fantasmes depuis plusieurs décennies. L’épave trouvée par Shinil Group ressemble à celle découverte en 1998 par l’entreprise sud-coréenne Dong-Ah Construction. Celle-ci avait déjà revendiqué la découverte du navire russe – sans toutefois l’identifier – avant même d’en avoir exploré les entrailles. A l’époque, la valeur de son titre avait bondi de 41% avant que la Bourse coréenne ne suspende la vente de ses actions.  L’institut coréen de technologies et de sciences océaniques assure lui aussi que le navire trouvé par Shinil Group est le même que celui qu’il a localisé en 2003. » écrit France-Info. L’histoire d’une belle arnaque, entretenue par des sites aux titres tapageurs !!!

(5) il a été révélé le 11 avril par le ministre de la défense japonais :  il se nomme Akinori Hosomi, de la base de Misawa. L’infortuné pilote, sur sa page Facebook, affirmait être fan de « Top Gun » (mais aussi du compositeur et chanteur Kazumasa Oda, ancien du groupe OffCourse), une vedette reconnue au japon).

sur le Halibut :

https://nationalinterest.org/blog/buzz/meet-halibut-navy-submarine-pulled-ultimate-russia-spy-operation-38567

sur le NR1 :

http://www.hisutton.com/NR-1.html

sur le projet Azorian :

https://www.maritime-executive.com/features/grand-finale-for-infamous-glomar-

https://www.crashdebug.fr/dossiers/1405-le-k-129-ne-repond-plus

sur le Projet Azorian on peut aussi lire ceci.

Enfin, pour dérider un peu, les suggestions marrantes de Gizmodo :

https://gizmodo.com/17-one-man-submarines-that-will-take-your-breath-away-5986644

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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  1. avatar

    Découverte du jour : regardez bien ce journal télévisé japonais de la plus gronde chaîne là-bas (NHK) on y apprend des choses plutôt très graves : le 2 juin 2017, lors de son vol de livraison de retour des USA, l’avion avait déjà dû fair un atterrissage d’urgence car à bord une alarme portant sur le « circuit de refroidissement » de l’appareil s’était déclenchée, et un deuxième (toujours sur le même avion) avait aussi eu lieu lors d’un vol par mauvais temps.

    https://www3.nhk.or.jp/nhkworld/en/news/20190412_23/

    Or, on rappelle que ce fameux circuit de refroidissement est l’âme même de l’avion, qui surchauffe beaucoup (son réacteur a été placé top près de son enveloppe extérieure) et c’est tout le kérosène à bord qui circule pour le refroidir comme je l’ai déjà expliqué ici-même. Ce qui signifierait que l’avion a encore eu le même problème, mais que cette fois…. il a explosé en vol car il ne savait plus se refroidir !!! Ce qui expliquerait pourquoi le pilote n’a rien eu le temps de faire ni de signaler (après avoir dit sobrement qu’il quittait la mission car il devait aussi avoir reçu des ordres pour ne pas signale les défectuosités patentes de cet engin). Ce qui explique aussi que pour l’instant on ait retrouvé que des débis de la queue, l’avion s’étant en ce cas coupé en deux (les deux empennages verticaux sont aussi les éléments qui obligatoirement se sépareront en premier à l’impact sur l’eau à grande vitesse, si l’avion tombe en entier).

    A ce jour, pas moyen de visionner ce qu’on pêché les sauveteurs comme morceaux d’empennage. Il semblent qu’il soient en plusieurs morceaux, à lire les compte-rendus parcellaires. On cherche bien à dissimuler des pièces évidentes, déjà.

    On comprend pourquoi aussi ce black-out : on ment depuis le début dans des proportions inimaginables à propos de cet avion, et la découverte de ce qui serait bien le DEFAUT MAJEUR, à savoir son importante émission de chaleur et son procédé complexe pour la diminuer une révélation catastrophique pour son avenir.

    Comme on dit aux USA, « Stay tuned », je vais bien sûr vous tenir au courant du sujet. et de ses avancées. Les américains ont déjà) dépêché sur place un fin limier : l’USS Annapolis, un sous-marin d’attaque spécialisé dans l’électronique. Il était déjà dans le secteur, en train de se promener il y a quelques semaine au dessus des câbles sous-marins en Mer de Chine…. C’est un Jimmy Carter bis, les moyens de sortie de plongeurs en moins …

    L’avion est tombé sur des fonds de 1500 mètres et les sous-marins d’attaque descendent à 600 maxi. On devrait donc suivre avec attention l’arrivée de barges portant de petits bathyscaphes ou des sous-marins capables de plonger à cette profondeur. L’enfin a surveiller en priorité est le Dong Hai Jiu 101, un navire chinois ayant servi brièvement à chercher après le MH370…

  2. avatar

    Confirmation ici des 2 incidents précédents et du nom du pilote :

    https://mainichi.jp/english/articles/20190412/p2g/00m/0na/100000c

    « L’avion de la Force d’autodéfense aérienne a effectué un atterrissage d’urgence en juin 2017 après une alarme signalant un problème avec le système de refroidissement. Il a effectué un deuxième atterrisage de ce type en août dernier à la suite d’un autre dysfonctionnement, selon le ministère ».

    « Les recherches se sont poursuivies pour retrouver le pilote disparu, le commandant Akinori Hosomi, âgé de 41 ans, et l’épave de l’avion, la Force d’autodéfense maritime a envoyé un navire de sauvetage sous-marin, a déclaré Iwaya » (cf le ministre de la Défense japonais).

    « Nous voulons localiser (le corps de l’avion) le plus rapidement possible. Il pourrait être possible de le récupérer, compte tenu de nos expériences passées », a-t-il déclaré.

    Combien d’autres « dysfonctionnements » ont eu lieu aux USA sans qu’on n’en parle, voilà qui devient intéressant… combien de fois a-t-on menti à propos de cet avion, pourrait-on dire….

    Stay Tuned !

  3. avatar

    décidément ça se bouscule : les américains mettent le paquet :

    https://www.stripes.com/news/high-altitude-us-recon-plane-joins-search-for-f-35-and-missing-japanese-pilot-1.576680

    si les grands ancêtres sont de sortie….

  4. avatar

    la photo du morceau en cause, dans les ateliers de Grumman avant d’être envoyé au Japon comme F-35 en kit à monter :

    https://50skyshades.com/news/manufacturer/northrop-builds-first-f-35-centre-fuselage-for-assembly-in-japan

  5. avatar

    le point le plus précis sur la catastrophe :

    https://www.thedrive.com/the-war-zone/27428/heres-everything-we-know-about-the-ongoing-search-for-japans-crashed-f-35

    c’est le blackout complet de la part de la presse japonaise !!!

    Abe a reçu combien en échange de l’achat de plus de cet avions, à le voir depuis deux jour inaugurer des stades de foot à Fukushima (?) ou faire la fête des cerisier, tout pour ne pas avoir à parler de l’avion perdu…

    selon l’article se seraient les déplacements du tout nouveau Chiyoda (ASR-404) qui seraient à suivre de près… il peut emporter un DSRV de sauvetage sous-marin….

  6. avatar

    Sympa, on a eu des lecteurs ce weekend, qui viennent de se réveiller ce lundi… :

    http://www.lefigaro.fr/international/a-la-poursuite-d-avril-gris-en-mer-du-japon-20190414

    le crash eu lieu le 9, il a fallu 6 jours à la rédaction pour réagir…et découvrir que ça pouvait intéresser aussi les russes ou les chinois. Décidément, les week-ends sont sacrés au Figaro !

  7. avatar

    Toujours pas de nouvelles de ce « sous-marin » furtif F35 ?

  8. avatar

    rien, et des textes lénifiants sur les recherches avec l’assistance (tardive je dirai) d’un sous-marin de recherches japonais.

    des textes sur la peur de la découverte par les chinois ou les russes fleurissent aussi mais sans plus de précisions…

    deux possibilités donc ; ou bien les USA ont déjà tous les morceaux et savent pourquoi il est tombé ou bien effectivement c’est le grand vide et ils ne savent même pas encore où il est.

    pour augmenter un peur leurs stress, les russes ont lancé entre temps leur énorme porte -sous-marin Lorsharik …

    le plsu flagrant c’est la RECOPIE mot à mot diu MEME communiqué partout démontrant que toute info sur cettre perte d’avion est particulièrement sensible.

    seuls quelques bribes sont sortis sur les ennuis récurrents des avions F-35 japonais… et la sortie surprenant d’un haut placé US parlant de FUCKED aircraft… C’est le Defense Secretary, pas moins Patrick Shanahan !!!

    https://www.washingtonexaminer.com/policy/defense-national-security/shanahan-tells-pentagon-investigators-he-said-the-f-35-program-was-f-ed-up-but-the-plane-itself-is-awesome

    un avion qui ne vole pas beaucoup faute de pièces détachées…

    “[S]hortages, repair backlogs, and mismatched parts are keeping F-35s on the ground,” the report finds. “For example, F-35 aircraft were unable to fly nearly 30% of the time from May through November 2018 because they didn’t have the parts they needed.”

  9. avatar

    dernières nouvelles :
    https://www.navy.mil/submit/display.asp?story_id=109376

    le Van Gogh d’appelé…
    DSCV Van Gogh is a multipurpose diving support and construction vessel equipped with U.S. Navy remotely operated vehicles and a U.S. Navy towed-pinger locator (TPL-25) system.

    voilà l’engin :
    http://www.ultradeepsolutions.com/van-gogh-dsv.html

    suivez son trajet, il vous ménera à l’endroit s’il active sa balise… (ce qu’il risque de ne pas faire !)

    voici son ROV
    http://www.ultradeepsolutions.com/rov.html

    et c’est donc bien la preuve qu’aujourd’hui ils n’ont toujours rien trouvé !!!

  10. avatar

    L’inénarrable Trump vient de commettre une bourde dont il est habitué en mettant le F-35 et le B_737 Max dans le mêmz sac, lors de sa visite au Japon :

    « Trump spoke to about 800 men and women aboard the USS Wasp, a Navy amphibious assault ship that is part of the U.S. 7th Fleet and is the 10th Navy vessel christened with that name since 1775. He quizzed the sailors about whether they wanted steam- or electric-based aircraft catapults, suggesting the new technology was too costly and not as reliable.

    « They’re always coming up with new ideas, » Trump said, recycling a line of argument he used this year amid the controversy surrounding two Boeing 737 Max crashes. « They’re making planes so complex you can’t fly them. We all want innovation, but it’s too much. »

    Minutes later, Trump reiterated an announcement that Japan will buy more than 100 U.S.-made F-35 aircraft. »

    « Tellement compliqués qu’on ne peut les faire voler » selon lui : il n’y pas , c’est un excellent représentant de commerce que cet abruti-président !

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