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Un chapitre oublié de la vie du conseiller de Trump inculpé

Le conseiller américain de Trump, Paul Manafort, a été mis en examen en octobre dernier.   Comme excuse, il a clamé que les faits qu’on lui reprochait dataient de bien longtemps, alors que ses derniers contacts russes prouvent le contraire.  En réalité, il y a bien longtemps en effet, le même Manafort était intervenu, non pas pour donner un coup de main à l’époque à Donald Trump, mais en France, pour aider d’une manière bien particulière comme vous allez le voir un politicien français qui se fait fort discret sur la question depuis des décennies…
On est loin d’en avoir fini en effet avec la saga Balladur – car c’est de lui dont il s’agit- pour la raison que plus les juges tirent sur la pelote de son volumineux dossier, et plus les fils qui en sortent révèlent une personnalité plus que tortueuse, voire machiavélique.  Le placide et plutôt inodore premier ministre candidat malheureux à la présidentielle vaincu par la ténacité d’un Jacques Chirac arrivé en phœnix surgissant de ses cendres dans la campagne électorale (tout le monde le donnait battu trois mois auparavant) en a leurré plus d’un, aidé par un trésorier de campagne tout aussi particulier, Nicolas Bazire, un ami proche de Nicolas Sarkozy (c’est son témoin de mariage avec Carla Bruni).  Un Bazire qui comptait tranquillement les petites (et les grosses) coupures comme Francis Blanche le faisait dans le film de Becker dans le dos de son éminence « le grand Ballamouchi » (son surnom au Canard Enchaîné), durant la campagne présidentielle.  Car ce que découvrent progressivement les juges à l’étude de la saga Balladur, ce sont bien des méthodes mafieuses, manipulant de l’argent liquide d’origine douteuse, permettant un train de vie de nabab (à droite son manoir normand à 7,3 millions) mais aussi, et c’est la découverte en 2012, du recours à des conseillers occultes, grassement rémunérés, dont un des exemplaires s’intéressera beaucoup aux tripatouillages électroniques électoraux. Le mentor américain d’Edouard a en effet été mouillé dans plusieurs élections douteuses.  Edouard, qui sentait le souffle de Chirac le rejoindre, avait bien tout tenté pour remporter la mise.  Son digne héritier fera la même chose en 2012, en pourrissant la campagne avec une orientation extrême-droitière nauséabonde, insufflée par le sinistre conseiller Buisson.  Et lui aussi des liasses venues d’ailleurs… dans des valises.
La victoire en valises
La campagne de Balladur jonchée de grosses et petites coupures, c’est désormais un feuilleton interminable, par sa complexité et ses ramifications (en attendant celle de Sarkozy et de l’argent Libyen, dont là aussi les découvertes se font petit à petit).  L’une des péripéties apparues fin octobre 2012 seulement vaut aussi le détour.  C’est la découverte par le juge Renaud Van Ruymbeke d’un personnage inattendu au milieu de la saga, revenu dans l’actualité avec sa récente inculpation.  Un américain cette fois, nommé Paul Manafort, à la réputation de conseiller politique de poids, ayant sévi chez Reagan, Ford et Bush (père et fils) et même John McCain.  « Il a été également le conseiller de personnages plus sulfureux comme le dictateur Marcos aux Philippines et le chef des rebelles Savimbi en Angola » ajoute France-Info, pour rappeler qu’il n’aimait que les politiques de droite dure.  L’homme avait été sollicité par ce cher Edouard pour prodiguer quelques subtils conseils… au prix fort.  Un tarif conséquent, en effet, selon Metro :  « sur la question de la rémunération du politologue, c’est un autre protagoniste de l’affaire également mis en examen, Abdul Rahman El Assir( ici à gauche sur la photo), qui apparaît.  Ce dernier aurait en effet versé 252 000 dollars à Paul Manafort entre septembre 1994 et août 1995, selon des documents bancaires retrouvés par le magistrat instructeur.  Or, Renaud Van Ruymbeke suppose que les commissions versées en marge du contrat Agosta, et qui auraient pu servir à financer une partie de la campagne du candidat Balladur, ont transité par un compte bancaire de Genève, tout comme le versement effectué en faveur de Paul Manafort ».
Ça a mal fini

Précisons que le dénommé El Assir est un des deux intermédiaires choisi par François Léotard, celui qui a écrit le pamphlet « Ça va mal finir » à l’encontre de Sarkozy (il avait eu le nez fin cette fois !), pour négocier les contrats d’armements pakistanais et saoudiens, l’autre étant l’ineffable Ziad Takieddine.  Les deux étant actuellement mis en examen dans cette affaire.  El Assir a été dénoncé par le journaliste libanais Mustapha el-Jundi, qui accuse les porteurs de valises d’avoir rempli le coffre du cheikh koweïtien el-Sabah, qui servait à collecter et transvaser les fonds.  El Assir n’ayant pas hésité à décrire les mouvements d’argent  : « durant cet entretien qui a duré deux heures, el-Jundi a confirmé avoir joué le rôle de « porteur de valises » à Genève pour el-Assir, pour « rendre service » à ses deux amis, rapporte Le Monde . « La banque [genevoise SCS Alliance] me remettait le liquide en billets de 500 F français, sous forme de liasses compactes retenues par une petite bande de papier », a-t-il détaillé.  Il remettait ensuite l’argent à Ziad Takieddine directement à Genève, généralement le jour même, « par exemple au café de mon hôtel ».  « À mon souvenir, Ziad Takieddine était seul […] il s’agissait d’une opération que nous faisions discrètement », ajoute-t-il ».  « Entre le 6 et le 7 avril 1995, celui-ci aurait au final récupéré 13 millions de francs français » ajoute l’informateur.  Si on ajoute à cela des mouvements d’avions, de petits jets privés, dont j’ai déjà décrit le trajet, qui mènent invariablement à l’aéroport de Genêve-Cointrin (l’avion prêté à Pierre Condamin-Gerbier et à sa femme Sabine Herold étant le petit Falcon 10 d’Olivier Dassault, celui ici à droite, aperçu aussi ailleurs…lire ici et là).  A deux pas de la villa de Béchir Saleh Béchir, autre phénomène particulier :  c’est le grand argentier Libyen, qui a bénéficié de toute la sollicitude du gouvernement précédent pour semble-t-il échapper aux recherches d’Interpol.  Il vit depuis avec ses secrets en Afrique du Sud... à Sandton, un faubourg huppé de Johannesburg, sans qu’on ne daigne aller l’en extraire.   On notera au passage l’entregent de « Mr Jacques », à savoir Jean-Yves Ollivier, le héros un peu trop dithyrambique du documentaire « Plot for Peace », dont je vous recommande malgré tout le visionnage.  Dans l’interview décrit, le même Ollivier affirme ne pas avoir eu, bien entendu, les « doigts qui collent »... aux mallettes remplies de billets.

Manafort, mais au tarif fort

Un aéroport de Genève où se rendait souvent Patrice de Maistre, pour revenir ensuite rapporter quelques liasses pour Liliane Bettencourt.  Le juge gentil ayant relevé surtout un intriguant départ vers la Suisse le lendemain même d’une rencontre à l’Elysée avec Patrice de Maistre :  « Après ce rendez-vous, poursuivent les enquêteurs sur procès-verbal, monsieur de Maistre se rend à Genève pour commander deux opérations de mise à disposition d’espèces de 1 000 000 d’euros le 2 décembre, puis 1 000 000 d’euros le 8 décembre. »« Il y a deux options pour expliquer ce rapatriement d’argent en France, détaille une source proche du dossier.  Une nouvelle piste de financement illégal de la vie politique.  Cet argent a également pu être utilisé pour le train de vie des Bettencourt… Ou pour dédommager des employés qui sont partis à ce moment-là de Neuilly. » précise Libération.  L’argent accordé à Balladur servant aussi à régler le conseiller Manafort :  « Le 22 septembre 1994, ­El-Assir verse 35 000 dollars à BMSK (Black, Manafort, Stone and Kelly), la société du consultant américain.  Le 7 novembre 1994, il vire 43 016  dollars sur le compte de l’épouse de Manafort.  Le 16 novem­bre 1994, ­nouveau versement de 17 000 dollars à BMSK.  Le 22 mai 1995, El-Assir règle 52 000  dollars au Tarrance Group, une société proche de Manafort.  Le 2 août 1995, ce sont 125 017  dollars qui alimentent BMSK.  Enfin, le 15 août 1995, El-Assir paie 125 016  dollars à Paul Manafort » ajoute Pari-Match. 

 « Au total, entre septembre 1994 et août 1995, le consultant et ses proches ont donc empoché près de 400 000  dollars provenant des fameux comptes où El-Assir a encaissé les commissions de l’affaire Karachi.  Un lien est enfin établi entre ces commissions et la campagne Balladur ».  Presqu’un demi-million de dollars englouti pour tenter de lutter contre un Chirac redevenu le grand fauve carnassier de la politique ? (à droite les trois larrons républicains : Paul Manafort, Roger Stone et Lee Atwater à l’époque de Reagan, qui finira avec Alzheimer comme conseiller, disent les mauvais langues, le chemin qu’est en train de prendre Donald Trump qui ne sait plus toujours ou il est et ignore même les paroles de l’hymne US, ou ne s’en souvient déjà plus…).

L’usine à mensonges électoraux

Des billets qui auraient donc servi à financer le conseiller occulte américain, qui lui aussi se traîne de belles casseroles, à vrai dire.  Et parmi celles-ci, une fort belle histoire… de manipulation électorale… à l’étranger.  Car notre fameux consultant, qui mangeait donc à tous les râteliers, a aussi conseillé en Ukraine en 2010 le Président Viktor Ianoukovytch pour se faire élire président, lui et son staff de conseillers.  Avec des procédés dignes de la prestidigitation, ou en tout cas de l’influence via une propagande déguisée.  « Clem Whitaker, le co-fondateur de Campaigns, Inc, société organisatrice de campagnes politiques (surnommée la « Lie Factory », l’usine à mensonges !!!) a écrit et envoyé certains points de discussion à 1 500 « leaders d’opinion » sur des questions diverses.  La pratique consistait à déterminer combien de publications ukrainiennes étaient prêtes à recevoir des contenus des politiciens et des entreprises.  L’astuce consistait à envoyer des textes si bien ciselés qu’un éditeur patron de presse fatigué, n’aurait pu remarquer qu’ils avaient été écrits par une société publicitaire », dit l’article ».  Et si cela ne suffisait pas, en augmentant la dose… contre un adversaire, même si celui-ci était imaginaire :  « et si le candidat politique pouvait fonctionner sans opposition, Whitaker et son partenaire co-fondateur Leone Baxter l’ont exhorté à en inventer une, en se rappelant comment le président russe Vladimir Poutine a évoqué l’ennemi américain dans sa dernière réélection victorieuse de mars.  Les deux consultants ont conseillé dans les campagnes politiques de s’en tenir à des messages simples : « plus vous avez à expliquer », a dit Whitaker dans l’article, et « plus le soutien est difficile à gagner. » Ce qui expliquerait pourquoi la campagne présidentielle de Mitt Romney aux États-Unis et la campagne parlementaire du Parti communiste de l’Ukraine « manquent de détails », comme les journalistes se plaignent constamment, » précise encore l’article, dans un surprenant parallèle, qui revient sur ce que tout le monde avait constaté ces dernières semaines de 2012 chez le concurrent plutôt à court d’arguments d’Obama.  Romney, bien trop rigide, plutôt empoté sinon empesé, qui croira jusqu’au bout pouvoir l’emporter… au point de mettre en ligne son texte de victoire…. le soir même de sa défaite.   Comme Balladur, il n’avait pas imaginé une seconde pouvoir être battu !

Les électeurs, des crétins, selon Manafort

Le staff de Manafort avait son analyse toute personnelle de l’électorat : « la raison, selon le grand-père des consultants politiques, c’est que le public « ne veut pas être éduqué, il ne veut pas améliorer son esprit, ne veut pas travailler, conscient d’être un bon citoyen »   Le slogan de Balladur de la campagne de 1995 « Croire en la France », semblait tout droit tiré du même moule… cela, ajouté au charisme d’une huître de sa suffisance Balladurienne, avouez que ça ne drainerait pas les foules, face à un Jacques Chirac alors pleinement revigoré.  Aujourd’hui, cette analyse d’un électorat vu comme un réservoir de crétins explique en grande partie aussi la surprenante campagne de Donald Trump, qui s’est tenue sur moins de doigts que ceux d’une main d’idées fortes, invariablement assénées en meeting :  le mur mexicain, Hillary en prison, etc…  En France, en misant sur Manafort, Balladur avait donc payé très cher une inefficacité certaine.  Pas gêné, l’année suivante, Manafort s’occupera aux Etats-Unis, de la campagne présidentielle de Robert Dole, alors âgé de 73 ans déjà.  Il se fera rétamer par Bill Clinton pour sa réélection.  Clinton obtiendra 49,2 % des suffrages (et 379 grands électeurs) contre 40,7 % à Bob Dole (et deux fois moins de grands électeurs,159 exactement).  La campagne de Dole avait été aussi… insipide.  Mais le coup de la simplification des slogans, un autre le retiendra en 2007, en faisant marteler en meeting des slogans simples, sinon simplistes, rédigés par un dénommé Henri Guaino, qui proposera qu’avec Sarkozy, « tout devient possible »… un sommet, dans le genre politicien promettant la Lune et les lendemains qui chantent.  Un Guaino que l’on découvre aujourd’hui ayant préparé des éléments de langage pour…Marine LePen, durant sa campagne électorale qui s’est terminée par le lamentable fiasco de sa prestation devant Macron, comme on le sait… Comme conseil, même dissimulé, on a fait mieux…

Le fake-book de Ianoukovytch

Cette histoire de manque de détails et de textes brossés à larges traits ira très loin en effet, puisqu’en octobre 2011, elle va ressortir … dans les grandes largeurs, avec la publication d’un livre prétendument de la plume présidentielle ukrainienne et en fait rédigé par un quarteron de « conseillers » : « d’ordinaire réputé pour ses gaffes et autres bévues, mais également ses lapsus politiques et ses confusions géographiques – sans parler de son orthographe – le président aurait en effet puisé dans une foule d’articles de quoi alimenter son livre.  Des morceaux entiers venant de différentes sources – articles de magazines, discours de parlementaires, et même travaux universitaires – ont bel et bien servi à nourrir ses rêves. »  Une histoire de plagiat dans laquelle Viktor Yanukovych va s’enfoncer :  « Et si dans un premier temps le bureau présidentiel nie les accusations, prétextant une tentative d’intimidation de la part de l’opposition, voilà que le traducteur confesse par la suite avoir oublié de reporter les notes de la version originale.  Diablerie ! Avec des sources, le plagiat apparaîtrait différemment, bien sûr.  Mais pour la presse du pays, il n’en reste pas moins que le livre est un ramassis et une agrégation de multiples morceaux, un vrai patchwork, qui ne doit rien à la plume présidentielle.  L’équipe de nègres qui a été embauchée pour le pondre n’a ni plus ni moins que bâclé son travail.  Le syndicat d’auteurs autrichiens a même refusé d’apporter son soutien au livre, durant la Foire de Francfort, alors que l’éditeur Mandelbaum Verlag a déjà fait imprimer 50.000 exemplaires du livre.  Et refuse de faire le moindre commentaire sur le sujet ». 

Les tripatouillages des machines à voter, encore une fois

Et quand la pure propagande ne suffit pas, il reste d’autres procédés, expérimentés aux USA mais aussi en Georgie, n’oublions pas.  Car il y a eu l’Ukraine de 2010, mais aussi celle de… 2004, derrière laquelle se dissimulait Airnet Group, Inc. de Jeff Averbeck, travaillant sous le nom de Smartech, et où l’on retrouvait Mike Connell et ses serveurs-relais en Ohio, ceux qui avaient fait gagner G.W.Bush une deuxième fois, en tripaturant les tableurs rassemblant les résultats.  Comme en Georgie, le matériel de Smartech aurait été déployé pour trafiquer certains résultats.  Manafort était aussi de l’aventure en Ukraine, pour soutenir Viktor Yanukovych qui finalement se fera battre par …. Viktor Yushchenko et sa fameuse « révolution orange », devenue depuis peau de chagrin.  Se faire battre, non sans avoir tenté de tricher, ce que sera obligé de reconnaître le Département d’Etat US.  « Averbeck et Connell, étaient non seulement associés dans l’Ohio lors de la controverse électorale de 2004, mais ont également travaillé avec le consultant politique Paul J. Manafort sur ​​la campagne de 2004 de Viktor Ianoukovitch en Ukraine.  Le Département d’Etat américain a accusé la campagne de M. Ianoukovitch d’avoir truqué l’élection.  Seul un tollé du peuple ukrainien a inversé les résultats des élections.  En 2010, sans le défunt Connell (*) , Averbeck (ici à droite devant ses serveurs) et Manafort ont une fois de plus travaillé pour la campagne de M. Ianoukovitch.  Les allégations de fraude électorale ont émergé de nouveau.   Cette fois-ci, malgré les accusations d’une commission électorale, M. Ianoukovitch a été déclaré vainqueur. »

L’échec de Balladur et la mort définitive du gaullisme

C’est donc cet homme prêt à tout pour son candidat lors d’élections qu’avait recruté au prix fort Edouard Balladur, qui craignait donc la défaite face à Jacques Chirac, lors des primaires à droite, malgré ce qu’il avait pu afficher jusqu’au dernier jour du vote.  « 1995 sera aussi le point de départ d’une division tenace de la droite.  Division dont les plaies sont encore loin d’être refermées aujourd’hui » avait-on pu lire quelque part.  Effectivement : en 2012, à quelques jours du choix du nouveau dirigeant de l’UMP, les partisans des derniers gaullistes, plus proches des chiraquiens, et ceux des descendants de la ligne Balladur-Sarkozy n’avaient toujours pas fini de vider leur sac; et pareil encore, bien après la défaite de Sarkozy.  Les prétendants à la place de relayeur s’appelaient alors Copé, qui avait tant paradé sur le yacht de Takkiedine, ou Fillon, qui devait sa relative popularité au fait d’avoir laissé son président occuper tout l’espace politique, lui le « simple collaborateur » qui se crashera tel un météore lors de sa campagne présidentielle, empêtré dans une sombre histoire… d’argent.  Tous deux se réclamaient en définitive du balladurisme : le gaullisme était donc bien définitivement déjà mort.  Jacques Chirac l’avait déjà tué jadis, avant de devenir le seul dépositaire de son cadavre.  Cette fois, c’est sûr, il ne renaîtra pas de ses cendres :  si l’on compte en plus sur son dernier dépositaire autoproclamé (Nicolas Dupont-Aignan, la risée journalière de la presse et des médias), c’est sans avenir en effet.  Le problème est là, et il devient évident : les héritiers de celui qui avait choisi le mauvais cheval, c’est simple, ne peuvent devenir de bons cavaliers en politique… le mot d’ordre, chez eux, demeurant avant tout « Touchez pas au grisbi ».  

Avec une seule exception, à cette conclusion : Donald Trump, élu à la surprise générale (y compris de lui-même et de sa femme), et qui, très vite, a démontré à quel point il n’était pas vraiment à la hauteur (« Unfit », « pas bon pour le job »).  Mais lui, il est vrai, n’est héritier de rien, en fait, sinon de sa suffisance et de son ego, tous deux démesurés… comme on le sait et comme on le subit tous les jours depuis une année déjà.  Et lui aussi intéressé que par le « grisbi »… mais ça vous le savez aussi, il est vrai.

Allez, la conclusion qui s’impose:

(*) Le National Transportation Safety Board a publié son rapport final sur l’accident qui a causé la mort de Connell le 28 janvier 2010. Le conseil d’administration a conclu que Connell avait perdu le contrôle de l’avion à cause d’une désorientation lors du virage dans les nuages.  Lors d’un briefing pré-vol, Connell avait commenté qu’il voulait retourner à Akron avant que le temps ne «passe de pire en pire».  Plusieurs autres pilotes dans le voisinage avaient signalé un givrage important au moment de l’écrasement; L’avion de Connell n’était pas équipé ou approuvé pour voler dans des conditions givrantes. Un article de janvier 2010 dans Maxim Magazine supposait que Connell possédait des connaissances qui, si révélées, seraient préjudiciables aux républicains de haut niveau, sa mort pourrait avoir été le résultat de sabotage de son avion, particulièrement parce que son téléphone portable n’a jamais été récupéré. Project Censored, une petite organisation à but non lucratif, a demandé une enquête criminelle fédérale; et Robert F. Kennedy, Jr. a appelé l’affaire « plus grave que le Watergate ».  Sur Connell, on peut relire ceci :

Trump et les tripatouilleurs de votes (1)

Trump et les tripatouilleurs de vote (2)

Trump et les tripatouilleurs de votes (3)

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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