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Centpapiers

  • Typologie des journalistes du Web

    5 décembre 2008 | 1 commentaire(s) | vu 1 565 fois
    Photo : Ljubisa Bojic (Flickr)

    Photo : Ljubisa Bojic (Flickr)

    Benoît Michaud, qui a travaillé comme recherchiste sur le documentaire à venir de Florian Sauvageau, dresse une typologie des « cyberjournalistes » selon la part qu’ils occupent dans sa consommation quotidienne d’information.

    En utilisant les mêmes catégories, voici ce que je constate pour ma propre consommation (consultez le billet de Benoît pour les définitions des différents types) :

    Le journaliste traditionnel copié-collé (BM=35%) : Je lis La Presse et Le Devoir en version papier le matin, et ne vais presque jamais sur leurs sites au cours de la journée, si ce n’est que pour lire les textes sur le sport, pour le « boulot« . Je lis bien quelques articles de journaux états-uniens ou français (ou autres) au cours de la journée. Total : 10%.

    Le journaliste-rédacteur web (BM=30%) : Pas trop fan du « remâchage » d’agences de presse, et considérant que je ne visite pas trop les sites de grands médias… Total : 5%.

    Le blogueur-vedette (BM=20%) : Pour ce qui est de l’actualité d’heure en heure, c’est eux que je consulte le plus. Parce qu’ils commentent les sujets importants avec des liens qui transcendent les affiliations médiatiques, à cause du RSS, et parce que c’est souvent court. Je peux décider par la suite si je veux en lire plus sur la chose. Total : 35%.

    Le petit blogueur indépendant (BM=10%) : Même chose que pour les précédents, mais avec à la fois l’avantage d’un point de vue indépendant et le désavantage d’une crédibilité à prouver. Total : 35%.

    Le prolétaire multiplateforme (BM=5%) : Pas tellement d’intérêt pour ceux-là. J’ai tout ce qu’il me faut dans les autres catégories. Total : 0%.

    Le journaliste citoyen (BM=0%) : Bon évidemment, je n’ai pas le choix de consommer une certaine quantité de ce type de « journalisme », avec CentPapiers. Il reste que dans la réalité, ceux qui publient sur CentPapiers sont les mêmes « blogueurs indépendants » ci-haut mentionnés. CentPapiers ne fait qu’agréger leurs contenus. Total : 15%.

    Dans la perspective d’un « journalisme de liens« , je veux savoir ce que ceux avec qui j’ai des affinités lisent, peu importe leur appartenance médiatique. Je m’abreuve chez ceux-ci et sur des agrégateurs comme Reddit pour construire le spectre de mes lectures quotidiennes.

    Pour finir, un petit mot sur le commentaire de Benoît Michaud sur le journalisme citoyen. Il dit :

    « Ce journalisme (ou pseudo-journalisme?), parfois pratiqué sans aucun souci d’objectivité et de respect des règles déontologiques, représente une fraction infime de mes lectures. La possibilité que s’y glissent des « spin doctors », des relationnistes et de sombres fumistes devrait continuer de me garder à distance de ces écrits. »

    Comme je viens de l’expliquer, ceux qui pratiquent le journalisme citoyen sur des sites collaboratifs comme CentPapiers sont les mêmes blogueurs indépendants que M. Michaud consulte à hauteur de 10%. La différence est qu’ils le font sous une même bannière, en se donnant des moyens de vérifier mutuellement leurs informations. Les sombres fumistes, s’ils passent la barrière du comité éditorial, sont généralement dénoncés par les autres participants.

    La partisanerie est bien présente, mais personne ne prétend le contraire. L’idée est de multiplier les points de vue plutôt que de viser l’objectivité, et de se donner des mécanismes neutres pour en juger de la crédibilité.

    Cet article a été publié originalement à cet endroit.
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  • Un commentaire

    Olivier,
    Dans les blogs francais, il y a eu un débat blogueur vs journaliste. J’ai éviter d’y prendre part mais depuis qq temps je remet les pendules à l’heure vu que ce débat dure à mon gout un peu trop longtemps. Et je serait direct.

    Ce Michaud semble un peu « has been » ou raisonne mal avec ces catégories. Le titre de journaliste ne garantie par l’absence de partisanerie ou de qualité d’une analyse ni même la véracité d’une information brute. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’a lire les chroniques de journaliste du groupe de presse de GESCA filiale de PCC.
    Peut importe que le journaliste soit mauvais, corrompu, mal informé, etc … cette partisanerie volontaire ou involontaire est visible dans les faits. Reste qu’elle varie d’un quotidien et d’un pays à l’autre.

    La déontologie du journaliste au Québec, j’ai publié le texte sur mon blog et n’est qu’une sorte de conseil.

    Bien sur que je donne apriori un peu plus de confiance à des journaux de confiance. Il arrive que tel ou tel journaliste, dans tel ou tel article se trompe lourdement. Si l’erreur va toujours dans le même sens on peut parler de partisanerie.

    Maintenant c’est vrai que la loi impose des contraintes sur par ex. la diffamation que n’a pas vraiment un cyber-journaliste anonyme. On y trouve de tout du pire au meilleur qui dépasse la qualité de la majorité des écrits de journaliste professionnels payés par un quotidien ou magazine.

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