Accueil / S E C T I O N S / ILLUSTRATIONS / Images Frederic Frep / Tunisie : vive le dialogue social !

A propos de

avatar

Check Also

L’ONU accuse le Vatican de laxisme . .

Commentaires commentaires

5 Commentaire

  1. avatar

    De violents affrontements ont opposé forces de sécurité aux jeunes dans la banlieue de Tunis dans la nuit
    Hatem Bettahar, professeur d’informatique à l’Université de Technologie de Compiègne, tué mercredi par balles à Douz, est franco-tunisien, a indiqué jeudi un membre de sa famille en France.

    Les émeutes qui secouent le pays depuis près d’un mois ont fait entre 21 morts (bilan officiel) et 50 tués (source syndicale).

    Vidéo

    Un franco-tunisien tué dans les émeutes
    Voir cette vidéo
    Tunisie, les politiques français embarrassés
    Voir cette vidéo
    Les émeutes ont gagné la banlieue de Tunis
    Voir cette vidéo Toutes les vidéos
    Il s’agit du premier mort français signalé depuis le début des émeutes qui secouent la Tunisie depuis la mi-décembre. La communauté française en Tunisie est forte de 22.000 personnes, dont les deux-tiers sont des doubles nationaux.

    Un couvre-feu a été instauré mercredi de 20H00 locales (19H00 GMT) à 05H30 (04H30 GMT) dans la capitale et sa banlieue après des troubles dans « certains quartiers » de Tunis, où l’armée est déployée. Le couvre-feu était strictement observé au centre de Tunis où ne circulaient mercredi soir que des patrouilles de police tandis que des habitants ont signalé des incidents en banlieue. Un homme de 25 ans a été tué par balles lors d’affrontements avec la police au cours de la nuit dans un faubourg de Tunis, rapportent deux témoins et un cousin de la victime.

    L’armée s’est retirée jeudi de la capitale tunisienne où des unités spéciales de la police ont pris place.

    Le gouvernement du président Zine El Abidine Ben Ali, au pouvoir depuis 23 ans, avait tenté de calmer le jeu dans la journée de mercredi, avec le limogeage du ministre de l’Intérieur et la libération de toutes les personnes arrêtées, à « l’exception de ceux qui sont impliqués dans des actes de vandalisme ».

    Le Premier ministre Mohamed Ghannouchi a également annoncé la formation d’une commission d’enquête sur la corruption, un fléau que dénoncent opposition et ONG.

    Les manifestations mercredi

    Deux civils ont été tués par des tirs de la police à Douz (sud) lors d’une manifestation ayant dégénéré, a indiqué un témoin à l’AFP. L’une des victimes était professeur d’informatique à l’Université de Technologie de Compiègne (France). C’est la première fois depuis le début des émeutes que cette ville de 30.000 habitants, située à 550 km au sud de Tunis, connaît de telles violences.

    Hatem Bettahar, professeur d’informatique, tué mercredi par balles « serait franco-tunisien », a indiqué jeudi le ministère des Affaires étrangères. « Il serait franco-tunisien et nous poursuivons les recherches pour confirmer ce fait et sa mort », a ajouté le ministère. « Il était en Tunisie dans le cadre d’un échange universitaire avec un établissement d’enseignement à Gabès (sud-est de la Tunisie ) ». Si sa double nationalité et son décès sont confirmés, il s’agirait du premier tué français depuis le début de la crise en Tunisie.

    A Thala (centre-ouest), un manifestant a été tué par balle et deux ont été blessés par les forces de sécurité, selon un syndicaliste. Des affrontements ont également eu lieu à Sfax, métrople économique.

    Des émeutes ont éclaté mercredi après-midi à Tunis, la capitale du pays. Alors que des centaines de jeunes criant des slogans contre le régime sur la place de la porte de France tentaient d’avancer vers l’avenue Habib Bourguiba, les forces de sécurité leur ont barré la route en tirant des grenades lacrymogènes.

    Le mouvement de révolte sociale a débuté le 17 décembre 2010 après le suicide par le feu d’un jeune marchand de rue de Sidi Bouzid, dans le centre-ouest, à 265 km de Tunis, qui protestait contre la saisie de sa marchandise par la police.

    Le gouvernement français justifie sa position face aux critiques de l’opposition

    La France est « extrêmement vigilante » face au mouvement de contestation en Tunisie, « pays ami », et à la répression des manifestations par les autorités, mais « n’a pas à s’ingérer » dans une situation « locale », a déclaré jeudi le ministre de l’Education Luc Chatel. Interrogé sur Radio Classique et i-Télé, il a par ailleurs dit « toute (son) émotion » et son « soutien à la famille » d’un professeur d’informatique de l’Université de Technologie de Compiègne (nord de la France), qui aurait été tué par balles à Douz (sud) lors d’une manifestation qui a dégénéré. Cet homme, Hatem Bettahar, « serait franco-tunisien », a indiqué jeudi le ministère des Affaires étrangères.

    Le porte-parole du gouvernement François Baroin a défendu mercredi la réaction française aux événements de Tunisie face aux critiques de l’opposition, estimant qu’elle était « équilibrée ». « Déplorer les violences, appeler à l’apaisement, faire part de ses préoccupations, c’est une position équilibrée que défend aujourd’hui la France au regard de la situation tunisienne », a dit M. Baroin. « Je rappelle que la Tunisie est un ancien protectorat français. Compte tenu de nos liens d’amitié et compte tenu de notre histoire commune, aller plus loin serait faire preuve d’une ingérence qui n’est pas du tout la ligne de la diplomatie française en la matière », a-t-il ajouté lors du compte rendu du conseil des ministres.

    L’ex-premier secrétaire du PS, François Hollande, a dénoncé mercredi « un silence des plus hautes autorités de l’Etat » français sur la situation en Tunisie. « On peut avoir de la sympathie pour un pays, on peut avoir eu des relations avec tel ou tel dirigeant tunisien. (…) Mais quand, depuis tant d’années, nous sommes devant une dictature, peut-être même une dictature familiale (…), avec une répression dure, il n’y a pas d’indulgence » à avoir, a-t-il dit. « Il faut être ferme, on ne peut pas avoir des principes à éclipse » a par ailleurs dénoncé le parti socialiste dans un communiqué publié mercredi.

    L’UE condamne le recours « disproportionné » à la force

    La Haut commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Navy Pillay, a appelé le gouvernement tunisien à mener des enquêtes « indépendantes crédibles », à la suite des informations sur un « usage excessif » de la force par les services de sécurité.

    La porte-parole de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a condamné l’usage « disproportionné » de la force par la police. Les Etats-Unis et le Canada ont appelé à la retenue.

    « Nous sommes inquiets du recours à la force disproportionné de la police envers les manifestants pacifiques », a déclaré Maja Kocijancik, la porte-parole de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton précisant que l’UE demandait une enquête à ce sujet.

    Le co-président du groupe des Verts au Parlement européen, Daniel Cohn-Bendit a demandé l’ouverture d’une commission d’enquête internationale indépendante et la suspension immédiate des négociations d’un statut avancé UE-Tunisie.

    Les promesses du pouvoir tunisien
    Lundi, le président Ben Ali avait pris la parole pour dénoncer « des actes terroristes » à propos des affrontements meurtriers survenus la veille dans le centre-ouest. Il a promis de multiplier les capacités d’emploi et la création de sources de revenus (…) dans tous les secteurs durant les années 2011 et 2012?, annonçant 300.000 emplois en plus de 50.000 autres promis par le patronat pour les régions.

    « Cet effort permettra de résorber, avant la fin de 2012, oui, avant la fin 2012, je m’y engage, tous les diplômés du supérieur dont la durée de chômage aura dépassé les deux ans », a-t-il dit. Ceci permettra « l’embauche du plus grand nombre de chômeurs, autres que les diplômés du supérieur et parmi les sans-emploi de toutes les catégories et de toutes les régions », a-t-il assuré.

    Il a aussi dénoncé des « actes terroristes impardonnables perpétrés par des voyous cagoulés » dans le centre-ouest du pays, théâtre d’émeutes et stigmatisé des « éléments hostiles à la solde de l’étranger, qui ont vendu leur âme à l’extrémisme et au terrorisme, manipulés depuis l’extérieur du pays par des parties qui ne veulent pas le bien d’un pays déterminé à persévérer et à travailler ».

    Internet, seul refuge de la liberté d’expression
    Face à des médias muselés, des milliers de jeunes Tunisiens s’expriment sur Internet. Selon Libération, « en interdisant les sites d’information et de partage vidéo », le « régime a bien malgré lui fait migrer les Tunisiens sur Facebook, où près de 2 millions de Tunisiens (sur 11 millions) auraient une page personnelle. Mobilisation aussi sur Twitter avec le mot-clé #Sidi Bouzid. Et parmi les sites de référence, le « blog collectif indépendant nawaat.org reste largement en pointe », note également Libération.

    Souces AFP France 2 Les Voix du Panda

    Je me doutais que ce genre de camouflet que subit un peuple de jeunes de cette façon finirait mais pas ainsi de grâce.
    Même s’il faut revoir la position Algérienne, ainsi que celle de la Tunisie et tous les pays du Magrheb, qu’Abdijan commence par donner l’exemple.
    Nous sommes tous en perte de vitesse, mais à quoi sert donc l’O.N.U Toutes les forces déployées par rétablir si cela ne peut apporter la liberté de pays qui se disent démocratiques

    Le Panda

    :-[

  2. avatar

    Comme indiqué dans le communiqué les vidéos j’ai préféré les séparer afin de ne pas encombrer les intervants:

    Le lien est ci-dessous:
    http://info.france2.fr/monde/affrontements-en-depit-du-couvre-feu-a-tunis-66696834.html?onglet=videos&id-video=MAM_3500000000014717_201101131016_F2

    Le Panda

    :-O

  3. avatar

    Merci Panda pour ces informations ! Bonne nouvelle ,
    le peuple tunisien vient de chasser le tyran !

  4. avatar

    Frep,
    je vien de faire un instatané à ce sujet dont je pose le lien ici, car il y a un probléme technique sur CP
    http://www.panda-france.net/?p=7370

    Trés amicalement

    Le Panda