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5 Commentaire

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    Christophe Barbier : « Plutôt Ben Ali que les barbus »
    par Hicham Hamza – publié le lundi 17 janvier 2011

    Coming out. Vendredi, sur Canal plus, Christophe Barbier, directeur de l’hebdomadaire L’Express, a confessé préférer au sujet de la Tunisie un régime dictatorial, pourvu qu’il soit « républicain », à une démocratie dans laquelle les « barbus » seraient partie prenante.

    Vendredi après-midi, dans une émission enregistrée juste avant l’annonce du départ de Ben Ali, Christophe Barbier assène que « l’inquiétude, c’est l’islamisme ». Face à lui, Ali Baddou et Jean-Michel Apathie, peu suspects pourtant d’islamogauchisme, rappellent les persécutions subies par les islamistes dans la plupart des régimes arabes. Extraits choisis :

    – Christophe Barbier : Est-ce qu’il y a vraiment une alternative politique disponible ? Est-ce qu’il y a un Vaclav Havel tunisien ?(…) J’en suis pas sûr. Et l’inquiétude, c’est l’islamisme(…) Il y a, à un moment donné, un islamisme politique qui menace de prendre le pouvoir.

    – Ali Baddou : Ah, bah oui, mais vous voulez la démocratie ou vous voulez la dictature ? C’est-à-dire qu’en l’occurrence, à un moment donné, il faut laisser les gens s’exprimer, voter, et l’islam politique existe en Tunisie, comme ailleurs… Vous parliez des Frères musulmans en Égypte, ils sont massacrés, ils sont tenus, euh, souvent torturés, arrêtés. Bon, en Tunisie, c’est le cas aussi, est-ce qu’il faut les laisser s’exprimer ou pas ?

    – Christophe Barbier : Je veux la république. Si la république passe par la démocratie, c’est tant mieux, mais s’il faut parfois combattre les mécaniques démocratiques pour sauver la république…

    – Jean-Michel Aphatie : Non, non… Les Frères musulmans ils pourrissent en prison en Égypte. Ils pourrissent en prison. Vous savez, on peut pas dire « je veux la république et des gens qui pourrissent en prison », ça va pas. Le fond du problème, c’est le rapport à l’islam. Si on soutient Ben Ali depuis autant de temps, c’est qu’on a peur de l’islam.

    Christophe Barbier ne pipe mot. Et reprendra rapidement son discours idéologique après les commentaires de ses confrères présents à ses côtés, Sonia Mabrouk de Public Sénat -une journaliste franco-tunisienne toute aussi inquiète par l’islamisme- et Alain Duhamel.

    – Christophe Barbier : Tout faire pour que l’islamisme n’arrive pas au pouvoir dans ces pays-là, c’est pas rendre service à nous, c’est rendre service à nous, et à eux, et aux peuples concernés… Tout plutôt que de les voir tomber dans ce qu’est devenu l’Iran ou l’Afghanistan.

    – Jean-Michel Aphatie : Dans votre « tout », il y a des choses horribles. Dans votre « tout », il y a des choses horribles, Christophe. Il faut que vous vous débrouilliez avec des choses horribles.

    – Christophe Barbier : « Y a la raison d’État et y a du cynisme, je suis d’accord, mais j’assume cette phrase : « Plutôt Ben Ali que les barbus » ».

    http://www.canalplus.fr/c-divertissement/pid3349-c-le-grand-journal.html

    (passage à partir de 3’23)

    Une mise en garde contre les « barbus », sans nuance et visant à diaboliser tout parti politique se réclamant, peu ou prou, de l’islam. Le directeur de L’Express feint d’ignorer que la règle démocratique peut très bien s’accommoder d’un marqueur identitaire religieux, comme c’est le cas de la CDU en Allemagne ou du gouvernement turc d’Erdogan. Cette stigmatisation des islamistes, outre qu’elle fait fi de leurs nombreuses différences à travers le monde musulman, était aussi récurrente tout au long du weekend parmi certains commentateurs. Tel Serge Moati, un journaliste originaire de Tunisie qui s’est régulièrement vanté durant sa carrière de dédiaboliser Jean-Marie Le Pen mais qui ne craint pas ici la contradiction : à plusieurs reprises, sur France 2 et TF1 notamment, l’homme se réjouissait qu’on ait « viré les barbus des manifestations ». Une étrange conception de la démocratie, consistant à la vanter pour tout le peuple tout en l’interdisant à certains radicaux. Et, outre ces faiseurs d’opinion, l’épouvantail sempiternel de l’islamisme n’a pas manqué d’être agité par un gouvernement, le seul à ce jour qui l’ait fait de manière explicite : celui d’Israël dont le ministre du Développement, d’origine tunisienne, a confié dimanche sa crainte quant à une résurgence du fondamentalisme dans la conquête du pouvoir.

    Chez Christophe Barbier, l’obsession d’un complot islamiste mondial, souvent relevée chez l’intéressé par Oumma, n’est pas anodine : elle s’inscrit dans la banalisation progressive, à travers un martèlement politico-médiatique permanent, de l’islamophobie qui fait l’amalgame entre islam, intégrisme et terrorisme. Rendons néanmoins hommage au panache légendaire du directeur de L’Express qui, l’an dernier, avait courageusement pris les armes-celles du moins de la rhétorique- pour défendre la République contre un péril redoutable…celui de l’alimentation halal.

    ==================
    Ce sont les expressions de la population dans la rue, le calme régne dans les rue et c’est hier qui’il y a eu des manisfestations de rues.
    On ne f&ait pas du réalisme avec du vieux

    Nous allons voir dans quelques jours. En observant mais pas en ignorant.

    Le Panda
    :-[

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    Merci Panda pour ces informations et cet éclairage !

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    De rien, c’est tout à fait normal, c’est le sens de la communication démocratique la liberté et chacun fait avec ses moyens et surtout avec leurs capacités.

    Merci à toi pout tes dessins

    Le Panda 😀

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    À l’exemple de la mobilisation à Tunis mardi, les manifestations de protestation contre la présence, au «gouvernement d’union nationale», de proches du président déchu Ben Ali, sont restées fortes dans tous le pays.
    Trois ministres ont donné leur démission. Les Tunisiens oscillent entre colère, désarroi et crainte du chaos.

    De notre envoyée spéciale à Tunis

    «On peut vivre avec seulement du pain et de l’eau, mais pas avec le RCD!» La voix cassée d’avoir trop crié, Saber Yousif Handi est à cran. Autour de lui, dans cette artère adjacente au ministère de l’Intérieur, en plein centre de Tunis encore quadrillé par l’armée, la foule est compacte, nerveuse, inquiète. Après une nuit relativement calme, le jeune chômeur tunisien de 27 ans a repris mardi matin, comme des milliers d’autres manifestants dans la capitale, le chemin de la rue.

    Au fil de la journée, la colère a vite déteint en province, notamment à Sousse, Sfax et Sidi Bouzid où les contestataires ont été dispersés par les forces de l’ordre, à coup de matraque et de tirs de gaz lacrymogène. Cette fois-ci, c’est la composition du tout nouveau gouvernement de transition qui a créé la discorde.

    Annoncé la veille, juste avant le couvre-feu, le cabinet temporaire maintient à des postes clefs (Intérieur, Défense, Affaires étrangères et Finances) des membres du RCD (Rassemblement constitutionnel démocratique), le parti du président tunisien déchu, Ben Ali. «Inadmissible!», s’insurge Saber Yousif Handi. Emprisonné de 2007 à 2010 pour appartenance présumée à un groupe islamiste, l’ex-étudiant en ingénierie se considère victime des «chiens de l’ancien régime». Depuis sa libération, il est interdit d’université et aucune entreprise ne veut prendre le risque de l’embaucher. «Le RCD m’a injustement volé ma jeunesse. Pour moi, ces gens sont comme Hitler ou le parti Baas. Pendant un mois, on a risqué notre vie en manifestant contre eux. Des dizaines de gens sont morts au nom de la liberté. Pas question de les laisser nous confisquer notre révolution!», dit-il.

    «Fausse ouverture»

    En fin de matinée, le désarroi des contestataires a vite trouvé son écho dans l’annonce de la démission de trois nouveaux ministres de l’opposition – tous représentants de l’UGTT (Union générale des travailleurs tunisiens), la puissante centrale syndicale, très active au moment des manifestations. Le ministre de la Santé, Mustapha Ben Jaafar, représentant du FDLT décidait lui de «suspendre» sa participation au gouvernement en attendant le résultat de consultations avec le premier ministre. À peine foulé le sol tunisien, après dix ans d’exil, l’opposant Moncef Marzouki, fondateur du petit parti du Congrès pour la République, s’est également empressé de qualifier de «mascarade» et de «fausse ouverture» la nouvelle équipe gouvernementale, dont son parti – tout comme celui des islamistes et des communistes – a été écarté.

    Mais à ces réactions en chaîne, d’autres opposants préfèrent les appels au calme. «Attention au risque de chaos rampant!», prévient Omaya Seddik, un membre du PDP (Parti démocratique progressiste), représenté, lui, au sein du nouveau gouvernement. «Je salue bien évidemment la vigilance et la clairvoyance de la population tunisienne. Il est normal qu’elle s’inquiète d’une continuité de l’ancien régime. Le premier ministre a également fait l’erreur d’écarter certains partis politiques, qui se placent aujourd’hui en victimes. Mais, à ce jour, nous ne pouvons nous permettre de créer un vide politique et un effondrement du gouvernement. Sinon, c’est la reprise en main assurée de l’armée sur la population et c’est très dangereux. Sans compter les risques d’ingérences de nos pays voisins dans nos affaires intérieures. La Libye n’attend que ça et sa capacité de nuisance est énorme. Il faut donc sauver la situation avant qu’il ne soit trop tard», s’inquiète-t-il. La solution? «Aujourd’hui, mon parti appelle à la recomposition immédiate du nouveau gouvernement», nous confiait-il, mardi après-midi, tandis que s’enchaînaient réunions de crise et concertations entre différents partis politiques et associations.

    « On fait avec ce que l’on a»

    En guise de réponse à ces différents cris d’alerte, le président tunisien par intérim, Foued Mebazaa et le premier ministre, Mohammed Ghannouchi, ont fini par répondre dans la soirée, par un geste symbolique: leur démission officielle du RCD, afin de «concrétiser une décision de séparation des organes de l’État et des partis politiques».

    «Nous devons tout faire pour soutenir la fragile transition de notre pays vers la démocratie», confie Slim Amamou, le tout nouveau secrétaire d’État à la Jeunesse et aux Sports. Ce jeune blogueur tunisien revient de loin. Très actif au cours des manifestations, il s’est retrouvé derrière les barreaux pendant une semaine. Ce parfait francophone, encore ému par le courage de ses concitoyens, qui ont fait partir en fumée vingt-trois ans de dictature en l’espace d’un mois, ose rêver d’un modèle tunisien dont pourraient s’inspirer d’autres pays.

    Pour lui, il est également important de tourner les yeux vers les timides signes de vie qui pointent leur nez, de jour en jour: la réouverture des boutiques et des cafés, la queue devant les kiosques à journaux, libérés de la censure, les gerbes de fleurs que les passants offrent aux soldats de l’armée. «Ce qui prime avant tout, c’est le retour progressif au calme. Je dis: la situation n’est pas idéale, mais faisons avec ce qu’on a, afin de préparer de nouvelles élections», prévues dans six mois.

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    Ce qui démontre que sans rentrer dans la gestion économique de ce pays, nous allons peut-être assister à des manifestations de tailles et violentes qui peuvent entrainer la totalité des pays et du monde arabe.
    Oui tout peut se payer surtout avec 1T 500 d’or volé au peuple
    Mais il ne faut surtout pas se voiler la face, l’Occident laisse faire ce qui l’arrange tout comme en Côte d’Ivoire.
    Ne Pas réagir au moins pas le systéme d’expression en ce qui me concerne c’est de la lacheté.
    Le Panda

    😉 :-[

  5. avatar

    Sources L’Humanité,

    Il est encore pire que Ben Ali, mais combien sont les médias qui ont le courage et la franchise de le contrarer?
    Seule Rama Yade, avait osée dire ce qu’elle pensait de ce FOU DESPOTE.
    Tout le monde sait à présent qu’elle posséde un poste de luxe, quels sont ses tarifs ?
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    Proche voisin du président déchu, le leader libyen s’est longuement entretenu avec lui, samedi, et il a même déclaré qu’il pourrait l’accueillir en Libye. Les ingérences libyennes de Kadhafi ne datent pas d’hier.

    C’est un discours totalement décalé qu’a prononcé samedi soir Mouamar Kadhafi. S’adressant au peuple tunisien, le colonel lui a reproché d’avoir «plongé le pays dans un chaos dont on ne voit pas la fin» et cela, «par manque de patience». «Ben Ali vous a dit qu’il partirait dans trois ans, pourquoi n’avoir pas patienté?? Il n’y a pas mieux que Zine pour gouverner la Tunisie. Pour moi, il est toujours le président et son mandat doit durer jusqu’à la fin.»

    Quelques heures avant ce surprenant discours, le «Guide» avait eu un long entretien téléphonique avec le président déchu. Même si rien n’en a filtré, certains en ont conclu que Ben Ali pourrait aller s’installer en Libye, pays frontalier de la Tunisie. Ce qui confirmerait les craintes de ceux qui pensent que Ben Ali et son clan sont prêts à faire feu de tout bois pour revenir au pouvoir.

    Cela d’autant plus que les ingérences libyennes en Tunisie, au nom du panarabisme militant de Kadhafi, ne datent pas d’hier. On se souvient de la tentative avortée d’union entre les deux pays en 1972, puis de l’appui libyen au soulèvement de Gafsa, en 1980.

    Reste à savoir si le discours du «colonel» n’est pas aussi à usage interne. Le régime libyen, par certains aspects, peut se comparer à celui de Ben Ali. Comme lui, Kadhafi est un militaire arrivé au pouvoir par un coup d’État et il est en place depuis encore plus longtemps : quarante-et-un ans. Comme chez Ben Ali, les opposants sont en prison ou en exil, et la liberté de la presse inexistante. La différence tient à la situation économique et sociale, la rente pétrolière et gazière étant répartie en Libye de manière à satisfaire les besoins essentiels de la population. Mais il existe des mécontents, en particulier la jeunesse. Lasse d’un système autoritaire et sclérosé, elle aspire à davantage de liberté, mais aussi de bien-être. La manière dont les gens se sont rués ces derniers jours sur les logements vacants et en construction pour les occuper est le signe d’une certaine exaspération. Même si le «Guide» lui-même les avait incités à le faire, comme pour prendre les devants et conjurer le risque de contagion.

    Françoise Germain-Robin

    Le Panda

    :-O :-[