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Trump : Gouverner les USA comme le Mississippi (2)

Hier nous avons fait connaissance avec l’Etat du Mississippi, aujourd’hui je vous propose d’étudier plus en profondeur un de ces personnages, à savoir l’ancien gouverneur Phil Bryant, homme fort méconnu  de ce côté-ci de l’Atlantique et peut-être même aussi aux USA, tant son double mandat plutôt transparent n’a pas laissé beaucoup de souvenirs. Et pourtant, son étude attentive aujourd’hui et dans le prochain épisode va nous révéler plein de choses surprenantes sur ce républicain qui a teinté son programme politique d’idées très à droite, empruntées au Tea Parti, comme on l’a déjà entr’aperçu dans l’épisode précédent… Aujourd’hui nous allons entre autre, le découvrir « Brexiteur » ! 

L’activité de Bryant au Congrès

Voici  donc Bryant parvenu à la chambre des représentants. Pour se faire une meilleure idée du personnage, on peut lire ses interventions au Congrès. Au point de vue ouverture d’esprit, Phil Bryant n’a jamais entrouvert sa porte aux idées actuelles : ses interventions « droits civiques  » se notent ainsi sur le registre officiel : c’est d’abord un opposant forcené au mariage gay :

  • 2016: Let businesses refuse to serve LGBT people. (Dec 2018)
  • Backs bill for marriage between one man and one woman. (Jun 2016)
  • States’ rights should stop gay marriage in Mississippi. (Jul 2015)
  • Banning same-sex marriage is good policy. (Dec 2014)
  • Constitutionally define marriage: one man and one woman. (May 2011).

En 2014, Phil Bryant promulgue une loi sortie de son chapeau. Elle est particulièrement tortueuse, car présentée comme une loi dans le domaine religieux, elle porte sur tout autre chose Elle a été votée par 70 voix contre 43 au Congrès du Mississippi et 37 pour, 14 contre et une abstention à son Sénat. Elle  déclare en effet que « le gouvernement ne devrait pas imposer une charge substantielle à l’exercice religieux sans justification impérieuse ».  En fait elle protège les religieux contre les répercussions juridiques s’ils condamnent verbalement le mode de vie ou les actions des personnes LGBT. Elle s’étend aussi aux entreprises : si un propriétaire d’entreprise pense que ses croyances religieuses seraient violées en fournissant des services à une personne LGBT, la loi lui permet donc de leur refuser de le faire, ce qui constitue de fait une « ségrégation anti-gay ». Elle a été signé un premier avril mais ce n’est pas pour autant une plaisanterie, hélas !  Dans les médias, c’est l’étonnement et plus tard dans les rues la colère et l’outrage… il avait osé le faire, le bougre !!!

On se croirait avec lui revenu au temps de la croisade de son homonyme féminin : Anita Jane Bryant, vague chanteuse américaine de musique country-folk, « religieux »ancienne Miss Oklahoma, devenue en Floride la championne de la haine homosexuelle dans les années 70 et 80. C’est elle qui avait dit « si on donne des droits aux gays, il faudra ensuite donner des droits aux prostituées, à ceux qui couchent avec des saint-bernards et à ceux qui se rongent les ongles« . La chanson country lui réglera son compte avec le superbe et remuant David Allan Coe, qui lui a répondu sans ambiguïté en 1978 : Fuck Anita Bryant !

Musicalement, le gouverneur, il est vrai préfère, on s’en doute, la Country Music au Blues. Son préféré est Marty Stuart, à la carrière tardive (dans les années 90) qui avait épousé Cindy la fille de Johnny Cash, et qui était près de lui… à l’enterrement de BB King. Le 19 juin 219 ils étaient ensemble à une cérémonie pour célébrer les six ans du « trail », une animation musicale dans plusieurs villes dont Nesbit, Greenville, Starkville, Philadelphia et Bristol, Tennessee, nouvelles villes du parcours, invités par l’organisateur Marty Gamblin; le producteur à Memphis de Glen Campbell. Sont célébrés ce jour là Johnny Cash, Jerry Lee Lewis, Steve Azar, Marty Gamblin lui-même et Jimmie Rodgers. L’occasion de rappeler quel y a bien eu un mouvement musical country ouvertement raciste, avec notamment  Johnny Rebel, un musicien blanc admiré par les suprémacistes, de son vrai nom  auteur par exemple de la chanson « Kajun Ku Klux Klan » (mais aussi de « Lâche pas la patate « , bien connu de nos amis québécois, enregistrée chez Red Rebel records, créé par Jay « J.D. » Miller de Crowley, en Louisiane. Un Trahan qui disait encore en 2014 : «Les gens peuvent me qualifier de raciste, je m’en fiche. Moi, je ne me considère pas comme raciste. Personne n’est plus raciste que le président Obama et le procureur général Eric Holder, ils ont vraiment divisé le pays. Pour moi, il y a une différence entre les nègres et les Noirs. Oui, je hais les nègres, mais je n’ai aucun problème avec les Noirs» », interviewé par le québécois Ian Bussières.

La surprise  étant de découvrir que c’est le même producteur qui avait pourtant fait enregistrer Slim Harpo, bluesman noir disparu à 46 ans en 1970, le créateur du superbe « Rainin’ in My Heart » et »Baby Scratch My Back » ou encore de « Tee-Ni-Nee-Ni-Nu » superbement interprété par Lou Ann Barton (chanteuse du groupe originel de Stevie Ray Vaughan). Un musicien à temps partiel, puisqu’il n’a jamais cessé de faire son métier de camionneur !

A noter aussi que le Mississippi est l’avant dernier des Etats à avoir (enfin) envoyé une femme au Sénat (il ne reste que le Vermont à ne l’avoir jamais fait e le Sénat n’en a que 23 au total !), le 21 mars 2018, en la personne de Cindy Hyde-Smith, en remplacement de Thad Cochran, tombé malade. Ex-démocrate de 2000 à 2010, elle est soutenue désormais par… Donald Trump. Elle n’hésite pas à tenir elle aussi des propos racistes... « En présentant l’un de ses partisans devant quelques supporteurs, elle a ainsi affirmé qu’elle se placerait « au premier rang » si celui-ci l’invitait à une « pendaison publique », dans cet État où la mémoire des nombreux lynchages de Noirs, perpétrés jusqu’à la fin des années 1960, reste douloureuse. À une autre occasion, elle a salué la « superbe idée » de restreindre l’accès aux urnes des étudiants progressistes, alors que plusieurs États ont été accusés de limiter le vote des minorités ». Déplorable personne !

Continuons à énumérer l’activité politique de Phil Bryant. Dans le domaine de la géopolitique c’est un iranophobe évident:

  • Against nuclear deal with Iran; keep state sanctions. (Sep 2015)
  • Divest state contracts from any investments in Iran. (Apr 2015)

Mais pas que ça… c’est qui s’est intéressé beaucoup à l’Angleterre, et d’une façon bien particulière à vrai dire…

Mississippi sur Tamise 

C’est aussi et surtout en effet un chaud partisan du Brexit : pire, c’est un de ses bailleurs de fonds ! On peut le voir ici avec la présidente de World4Brexit Peggy Grande (au centre) et Nigel Farage (à droite), le leader d’extrême droite, lors du lancement de « World4Brexit », à New York, en juillet 2019. L’argent devait servir surtout à World4Brexit pour embaucher des lobbyistes à Bruxelles : voici comment financièrement on aide un pays à se suicider…  lors de la réunion, la presse avait lâché ce scoop : « le chef du Brexit, Nigel Farage, un ami proche de Phil Bryant, a révélé lors de la soirée de lancement du groupe en juillet que Bannon, qui fait pression pour un réveil d’extrême droite dans le monde, conseille officieusement World4Brexit ». L’agenda de Farage se résumant on le sait à une politique anti-immigrés, façon LePen : « La xénophobie et la croyance en des majorités «blanches» semblent conduire au Brexit. Royaume-Uni les électeurs ont adopté de peu le référendum en 2016 pour se séparer de l’UE. (une «sortie britannique»), motivée en grande partie par une attitude revanchard envers l’afflux d’immigrants, y compris la crise des réfugiés de 2015 qui a vu des milliers de réfugiés syriens demander l’asile au Royaume-Uni. « Toutes les études montrent que l’anti-immigration était la principale motivation du vote du Brexit et du soutien aux partis d’extrême droite », a déclaré Cas Mudde, professeur aux affaires internationales à l’Université de Géorgie et auteur de « The Far Right Today » selon le Jackson Free Press. Le pompon de l’affaire étant comment avait été déclaré l’association de Farage : « World4Brexit est officiellement enregistré en tant qu’organisation de bien-être social à but non lucratif 501 (c) , les mêmes qu’aux États-Unis. Une désignation que la NRA utilise pour lui permettre d’accepter des dons jusqu’à 5 000 dollars sans avoir à divulguer le nom de ses donateurs. Les donateurs peuvent être nationaux ou internationaux ». Un peu dans le style des narcos colombiens qui achètent des jets pour les bourrer de coke et les inscrirvent dans des sociétés anonymes… en LLC !!!

Sur les armes et leur lobbies, c’est sûr un osbcurantiste complet : pour protéger les écoles, sa réponse a été de multiplier les exercices de la police au sein des établissements. La National Education Association avait pourtant déclaré être contre ses reconstitutions d’attaques traumatisantes (aux USA on fait ça comme dans un film, avec de faux blessés sanguinolents et beaucoup de bruit).

  • Protect schools from violence with active shooter drills. (Jan 2019)
  • Concealed carry without permit; that’s a fundamental right. (Apr 2015)
  • Defend the Second Amendment. (May 2011)

Le « Gov. M. Bryant s’est opposé aux décrets du président Barack Obama établissant des règlements supplémentaires sur les armes à feu au moment de leur signature en janvier 2013, affirmant qu’une telle ordonnance «porte atteinte à notre droit constitutionnel de garder et de porter des armes». Bryant a demandé à l’Assemblée législative du Mississippi de «voter immédiatement une loi qui rendrait illégale toute ordonnance inconstitutionnelle du président à faire respecter au Mississippi par les autorités de l’État ou locales » peut-on lire sur ces états de service au Congrès.

Le fameux second amendement étant celui du port d’armes, on s’en doute en effet. Le Mississippi détient pourtant un triste record : c’est dans la Pearl High School qu’a eu lieu le 1er octobre 1997 la première tuerie perpétrée dans un établissement par un élève de 16 ans, Luke Woodham, après avoir descendu sa propre mère. il était équipé d’un fusil Martin Modèle 336, en faite une copie de bonne vieille Winchester de cow-boy, le double du modèle de 1893. Il avait tué deux étudiants et en avait blessé plein d’autres. L’enquête révélera que son action faisait partie d’un culte sataniste entrentenu par six jeunes : Delbert Shaw, Donald Brooks, Wesley Brownell, Daniel Thompson, Grant Boyette et Justin Sledge. Woodhal a pris perpète (en fait trois fois même, plus 140 années de rab), on lui a refusé de sortir « sur parole » en 2010, il ne pourra que tenter de le refaire qu’en 2046, sans trop de chance d’y réussir.

Bryant est aussi un anti immigré notoire avec une fixation sur les syriens après les attentats de Paris surtout, l’occasion pour lui d’en revenir à l’immigration « et ses dangers » :

  • Do everything possible to keep Syrian refugees out of MS. (Nov 2015)
  • Strongest anti-illegal immigration law in MS history. (May 2011)
  • E-verify at work; proof of citizenship in traffic stops. (May 2011)

Mais il n’y a pas que les syriens qui sont rentrés dans son collimateur. En novembre 2019, l’ICE  Immigration and Customs Enforcement effectue un raid surprise massif sur plusieurs établissements du Mississippi et arrête 680 personnes, dont 342 dans la seule ville de Morton, où surtout la population est composée de « latinos » (des hispaniques, le plus souvent des mexicains d’originne)… notamment dans une entreprise industrielle de poulets employant 1 000 ouvriers, et appartenant à Koch Foods Inc – rien à voir avec Koch Brothers-, qui déclare aux USA 3 milliards de dollars de revenus avec ses 14 000 employés. Le raid avoir eu lieu le lundi matin, l’après midi des enfants n’avaient aucune nouvelle de leurs parents ! Aucune humanité, aucune empathie : la méthode Trump dans toute sa splendeur !!!

Quelques heures auparavant dans un à Walmart d’El Paso, au Texas, un (jeune) tueur raciste isolé (et nationaliste) venait pourtant de tuer froidement 22 personnes, toutes « latinos » elles-aussi. Ce n’était pas la première fois, chez Koch, en plus : en 2007 l’ICE avait déjà trouvé 167 clandestins dans l’usine de Fairfiled en Ohio. Cette fois tout le monde avait été conduit sur une base aérienne pour vérifications, et à parti de là on n’avait  plus rien su de leur sort. Et aucun responsable de Koch ne s’était vu reprocher quoi que ce soit après non plus !!! Bryant s’était bien sûr félicité des raids.- remerciant au passage le procureur Mike Hurst, déclarant qu’il « faisait exactement ce qu’il devait faire.  » « Si vous êtes ici en train de violer illégalement des lois fédérales, vous devez assumer la responsabilité de cette violation fédérale » avait-il ajouté.  Or Mike Hurst lui se vantant carrément d’avoir réalisé « La plus grande opération de contrôle de l’immigration d’un seul État dans l’histoire de notre pays ». Sans jamais incriminer les employeurs : il ne manquait pas d’air, ce procureur, décidément ! Celui-là  avait choisi un camp, et pas celui de la justice ! Trump, lui ne trouvera rein de mieux que de poser tout sourire avec le bébé de deux parents abattus à El Paso .. , le pouce levé ! L’occasion de se faire reprendre de volée par un commentateur outré. (ici à gauche).

Or ce même Hurst agissait visiblement sur ordre et pour plaire en haut lieu : il est en effet l’un des procureurs expressément nommés par Donald Trump dans le Mississippi, pur sa deuxième fournée de nominations du 29 juin 2017. Une reprise en main musclée de l’exécutif signé Trump ! Sur Twitter, il se met en scène sur un ton fort martial, à en donner le tournis. Sur place en fait, appliquant à la lettre les directives de Trump, il se heurte depuis à une méthode opposée, celle de Rukia Lumumba, la sœur du maire de Jackson, Chokwe Antar Lumumba, dont le plan de lutte contre le crime, prend le biais d’une approche de santé publique à savoir de traiter le crime comme une maladie plutôt que comme un événement comme le fait bêtement Hurst, dirons-nous. L’un des frères de Rukia, alors sur la pente de la délinquance, avait été atteint d’une balle perdue en pleine tête et gravement blessé. En décembre 2019, elle avait eu cette phrase pleine de sens aujourd’hui : « je crois honnêtement que le problème de la violence est un problème d’inégalité de la même manière que les disparités en matière de santé existent en raison de l’inégalité. Je crois que nous ne sommes pas en aussi bonne santé que nous pourrions l’être à cause de cette inégalité et la violence est absolument une épidémie de santé. »

On est loin avec elle de la fermeture d’esprit d’un envoyé de Trump désireux de jouer le cow-boy de quartier mais déguisé en costume de ville !!! En somme, la sœur du maire de la principale ville du Mississippi donnait aussi à réfléchir à son gouverneur… sur ce qu’il fallait améliorer pour faire baisser la délinquance. La pauvreté en priorité !!! Leur père Chokwe Lumumba, avocat des droits civiques, a été maire de Jackson en 2013, il est mort subitement en 2014.

En bon serviteur servile, Hurst se fait aussi l’écho le 27 avril dernier d’une directive bien particulière signée son supérieur, l’ineffable William Barr, il vient de libérer Michael Flynn qui avait avoué deux fois pourtant être coupable, le ministre-valet de Trump qui rappelle de veiller à « respecter la constitution » qui indique que chaque américain dispose de la liberté que lui octroie le premier amendement, celui du…  droit notamment à « s’assembler pacifiquement » » et donc de circuler aussi, et qu’il s’agit d’un « avertissement aux États et localités qui pourraient fouler aux pieds nos droits individuels« . Sont visés en en priorit » les églises, dont Donad venait de « souhaiter » la ré-ouverture début mai, en dehors de tout bon sens scientifique : William Barr affirmant « qu’il a rappelé aux États et aux localités qu’ils doivent être conscients lorsqu’ils élaborent des règles temporaires pour lutter contre COVID-19 et que «le premier amendement et la loi statutaire fédérale interdisent la discrimination contre les institutions religieuses et les croyants». Le maire de Jackson et père de Rukain se battant toujours pour imposer de respecter le confinement (pas plus de 10 personnes en même temps à un endroit)  ! Deux visions du monde qui s’affrontent !

L’aide médicale, vital en ce moment est le pire talon d’Achille de Bryant qui a succombé aux sirènes du Tea Party voulant tuer dans l’œuf l’Obamacare avant qu’il ne se mette en place : en rejetant ainsi en bon républicain discipliné l’Obamacare, il condamne tout une partie de la population à l’absence de soins…  et à la mort aujourd’hui avec le coronavirus.

  • Medicaid patients are responsible for bad choices. (Jan 2018)
  • The feds won’t pay for their share of Medicaid expansion. (Oct 2015)
  • ObamaCare adds 300,000 entitlements; get people off Medicaid. (Jan 2013)
  • Expand MS School of Medicine; 1,000 new doctors by 2025. (Jan 2013)
  • Fight Obamacare; support insurance exchanges. (May 2011)

Bryant et l’avortement

Dans la même lignée, Bryant s’est fait le chantre de l’interdiction d’avorter dans son Etat. Avant d’arriver à son complet souhait il a obtenu sa limitation à 15 semaines de grossesse, contre 20 actuellement. Encore une fois une décision inique qui nuit le plus aux plus démunis car il n’u a pas que ce volet temporel : « le texte comprend des exemptions en cas d’urgence médicale pour la mère et d’anomalies cérébrales sévères chez le bébé, mais ne fait pas d’exception pour les cas d’inceste ou de viol. Il instaure des amendes et des interdictions d’exercer aux médecins qui pratiqueraient un avortement au-delà de la 15ème semaine de grossesse ».  C’est une attitude et une pensée rétrograde, qui va toucher la partie de population la plus fragile et les jeunes femmes seules principalement. « L’Association de défense des droits civiques ACLU a appelé le gouverneur Bryant à opposer son veto au texte, avertissant qu’il « se retrouvera au centre d’une bataille juridique qui coûtera des dizaines de milliers de dollars d’argent public en frais de justice ». La loi va « profondément nuire aux femmes pauvres, aux femmes de couleur et aux jeunes femmes. Elle ne fera rien pour renforcer la sécurité des avortements ou pour soutenir le choix des femmes », a dénoncé Jennifer Riley Collins, la responsable de l’ACLU au Mississippi. » Le vendredi 24 janvier à Washington, Trump avait été le premier (et on espère le dernier) à participer à la « Marche pour la vie  » des anti-IVG !!!

Question énergie, c’est un défenseur des énergies traditionnelles : or Trump, durant son élection avait promis  de lever « des restrictions inutiles sur toutes les sources d’énergie américaines (comme le charbon et le pétrole et le gaz onshore et offshore) ». Pas le genre à implanter des éoliennes, détestées on le sait par Trump qui les accuse de tous les maux... (« leur son provoque le cancer », selon cet imbécile !). Au Mississippi, la source d’électricité éolienne napperait même pas dans la rubrique… O Mégawatt en production et la même chose en construction !!!

Sur la sécurité il a proposé quelque chose qui n’est pas en relation directe : celui de garder à tout prix l’usine de fabrication Lockheed Martin d’Hercules C-130 installée à Meridian depuis 51 ans. Enfin il est aussi intervenu pour ajouter un truc : faire ajouter « nous croyons en Dieu » sur le sceau de l’Etat !

  • Add ‘In God We Trust’ to Mississippi State Seal. (Jan 2014)

L’Etat est situé dans la « ceinture de la Bible » (Bible Belt), pourtant, mais personne ne s’était aperçu que ça n’y figurait pas !!!! sauf Phil Bryant, bien entendu. Depuis, il l’a imposé sur toutes les plaques minéralogiques de l’Etat !

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