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Trump et les tripatouilleurs de vote (2)

Il faut revenir aujourd’hui sur les liens entre Donald Trump et des gens, qu’il a nommés comme conseilleurs électoraux d’une commission ad’hoc (nommée « Commission on Election Integrity« ) dans l’idée de « nettoyer » les fiches électorales des « étrangers » un vieux dada obsessionnel chez Trump, qui considère toujours que des voix arrivées en renfort d’Hillary Clinton, notamment des minorités noires ou hispaniques, étaient indues.  Le but étant bien entendu de tout faire pour le réélire lors du prochain scrutin, auquel son équipe pense déjà (quatre ans c’est court en effet comme mandat).  L’un d’entre eux, en particulier, a retenu mon attention.  Car l’homme, Kenneth Blackwell, est tout simplement à l’opposé de la probité requise pour ce poste :  il a en effet participé activement à un scandale sans précédent, à savoir le vol en 2004 de l’élection de G.W.Bush avec la bascule inattendue de l’ Etat-clé de l’Ohio lors d’une soirée électorale dantesque marquée par des manipulations évidentes !  Et ces tripatouillages sont allés bien plus loin encore.  Car elles ont mené à une mort d’homme, pas moins.  Retour sur l’incroyable sort de Michael Connell, homme-lige du parti républicain et tripatouilleur  d’élections, sacrifié sur l’autel d’une présidence américaine catastrophique.

L’équipe de G.W.Bush, comme je l’ai expliqué en détail dès 2008, et même dès 2006, il y a 9 et 11 ans déjà, ans déjà, avait volé en 2004 l’élection présidentielle grâce à l’entremise d’un informaticien véreux (ici à droite devant l’appareil dans le lequel il périra).  La disparition tragique de ce dernier dans un accident d’avion plus que douteux survenu en novembre 2008, alors qu’Obama était en passe de se faire élire, avait avivé à l’époque une théorie du complot fortement étayée et crédible.  Elle était en effet… flagrante et indubitable.  La propre veuve de l’infortuné et ses deux sœurs avaient toutes trois émis des doutes sur sa surprenante disparition dans le crash de son avion personnel, juste avant l’atterrissage, alors que Connell était un pilote expérimenté et chevronné (il pilotait aux instruments depuis longtemps déjà à bord de son Piper bien entretenu, c’était aussi en prime le fils d’un pilote !). Heather Connell, sa veuve (ici à gauche), co-fondatrice de la firme New Media Communications en 1995, avait surtout été écœuré de la manière avec laquelle avait êté traité le corps  déchiqueté de son défunt mari, dont elle avait retrouvé la matière cervicale traînant sur le lieu du crash, même pas collectée par l’administration bushienne dans le mépris le plus total d’une enquête passablement discutable.  L’horreur totale ! Elle avait aussi révélé les menaces préalables à l’accident émanant en personne de Karl Rove, l’âme damnée de G.W.Bush, qui craignait particulièrement la déposition devant des juges que Connell devait faire sur son rôle exact lors de la nuit de folie de l’élection de 2004, qui avait vu l’Etat de l’Ohio basculer républicain à la surprise de tout le monde, après une panne providentielle des affichages de dépouillement sur les grandes chaînes de télévision fédérale.  Un incident qui en avait choqué plus d’un dont la célèbre Wonkette, comme je l’avais raconté sur le Web, qui avait été la première à crier au loup après cette surprenante interruption et la bascule du vote jusqu’ici montrant Kerry en tête (ci-dessous le Piper Saratoga de Connell).

 

Un effroyable récit

Interviewée en 2014, soit 6 ans plus tard après l’accident qui a coûté la vie à son mari, et dix ans donc après la fameuse élection volée grâce à ses tripatouillages informatiques, Heather, sa veuve, avait en effet décrit de façon hallucinante le peu de soin accordé aux enquêteurs aux restes de son mari, éparpillés sur toute la scène du crash (je devrais dire du crime) : « Je ne me suis pas rendue au site de l’accident la nuit où il est mort « , dit-elle en choisissant un autre morceau de débris de la boîte. Son mari avait commencé sa dernière descente, Heather et le reste du personnel étaient réunis dans un restaurant pour la fête annuelle de Noël de l’entreprise. « J’ai reçu un message indiquant que son avion avait atterri », se souvient-elle, étouffant les larmes (qui donc avait pu lui envoyer ce message et pourquoi, sinon pour permettre d’effacer au plus vite les traces du crime, tant que sa veuve demeurait dans l’ignorance du sort de son mari). « Alors j’ai continué à appeler et à appeler. » Les souvenirs l’envahissent. « Cela me rend malade à nouveau. » S’appuyant sur sa chaise, elle s’empare d’une cigarette. « Ils m’ont dit que l’avion s’était écrasé et qu’il était mort, mais je ne voulais pas le croire. Je pensais qu’il était sur le chemin de l’hôpital, alors je ne suis pas allée sur le site du crash avant le 26 décembre. « Sa narine gauche montre alors un bref spasme. «J’ai des morceaux du cerveau de mon mari!» Elle pleure. « Je les ai ramassés avec mes mains six jours après le crash. Des morceaux de peau et d’organes internes. Comment cela peut-il avoir été une enquête respectueuse ? Comment cela est-il acceptable? Comment ont-ils pu laisser des morceaux de mon mari trainer là-bas ! Elle sort une autre boîte de rangement remplie d’objets personnels du site du crash: 50 dollars en espèces; un livre de prière carbonisé avec une note à l’intérieur qui lit, « Je t’aime »; un billet de dollars Mickey Mouse (le dollar de Disney, utilisé dans les parcs du même nom, un porte-bonheur devenu collector pour beaucoup d’américains). Il n’en reste pas moins quelque chose d’important. « Pourquoi ai-je son écouteur? » Demande-t-elle en retirant le casque Jawbone d’un BlackBerry. « C’était dans son sac à dos. Et le sac à dos était fermé par un zip. Alors, où est donc son téléphone? « . Ce détail est intriguant, car pour Heather, les deux éléments étaient toujours ensemble lorsque son mari n’en avait pas l’usage : quelqu’un sur la scène du crash, s’était empressé de faire disparaître le téléphone (ci-dessous les débris rassemblés dans le hangar, celui décrit par la veuve de Mike Connell).

Le Blackberry manquant

« Il les déposait toujours les uns à côté des autres », interroge sa fille de 15 ans, Lauren (ci-contre à gauche un autre élément d’écouteur retrouvé au sol par un voisin au lendemain du crash). » C’est un détail important parce qu’il suggère que le BlackBerry peut avoir été supprimé intentionnellement du sac à dos. Il y avait dedans des centaines, sinon des milliers, de fichiers sensibles et d’e-mails relatifs à Karl Rove et à l’administration Bush. »Je veux savoir où est le téléphone de mon mari », commente Heather Connell. « C’est ma responsabilité en tant que mère et conjoint de découvrir ce qui s’est passé. Et je n’accepte pas le terme « cause of crash unknown ». Je ne le ferai pas. Bien qu’elle soit furieuse contre le NTSB, elle n’a pas le temps d’accepter pour autant des théories de conspiration. Tout en admettant que Connell était désabusé par la politique, elle ne retient pas la suggestion selon laquelle il aurait pu participer à la modification du vote. « Mike, avait la religion, la famille et de l’amour pour la démocratie », dit-elle fermement. « il ne serait jamais intervenu dans le processus démocratique. C’est tout simplement ridicule.  » Sa propre femme semble pourtant avoir oublié (ou elle ne l’a jamais su !) que son mari avait été impliqué tôt dans des manipulations électorales, ce qu’ont retrouvé les journalistes de FreePress : « le 11 novembre 1990, le sénateur Dan Coats (R-IN) a congédié Connell pour son rôle dans le schéma de «push polling» que Coats a dénoncé comme «clairement contraire à l’éthique». Ensuite, Connell a refait surface comme membre du personnel d’un porte-parole du Congrès aux États-Unis ». 

L’infâmante technique de manipulation des votes

Rove, le grand spécialiste du procédé:  Wikipedia, pour montrer des exemples de la technique immonde, nous présente en effet deux actions menées sous la férule de Rove, au bénéfice se son candidat : « George W. Bush avait utilisé ces push polls dans son combat de 1994 contre la titulaire du titre de gouverneur du Texas, Ann Richards. Les appelants avaient demandé aux électeurs «s’ils seraient plus susceptibles de voter pour la gouverneure Richards s’ils savaient que des lesbiennes dominaient leur personnel» . Innommable procédé, et pourtant un fait réel et enregistré !!! « Dans les primaires du Parti républicain des États-Unis de 2000, il a été allégué que la campagne de George W. Bush prévoyait un vote contre la campagne du sénateur John McCain. Les électeurs de Caroline du Sud s’étaient vus demander: «Est-ce que vous seriez plus ou moins susceptible de voter pour John McCain pour président si vous saviez qu’il avait engendré un enfant noir illégitime ? Cette question hypothétique semblait être une suggestion, mais sans fondement. Il a été entendu par des milliers d’électeurs primaires que  McCain et sa femme avaient adopté une fille du Bangladesh ».  Un procédé dégueulasse, je ne vois pas d’autre mot pour le qualifier !!!  Le push-polling, à savoir les tentatives téléphoniques ou par mail d’orienter le vote vers un candidat plutôt qu’un autre, le plus souvent en chargeant l’adversaire ou plus subtilement en créant le doute chez l’électeur… la technique préférée d’un certain… Karl Rove !  L’homme vissé à son Blackberry (il y était vraiment « addicted »), le « Bush Brain » (ou le Steve Bannon de « G.W » ?) et celui dont le site de mails (gwb43.com pour « George W. Bush, 43rd President of the United States ») celui du « Republican National Committee » (RNC) était géré… par Mike Connell !!!  Le serveur contenait encore 140 216 mails signés Rove, mais au départ de G.W. Bush, il manquera dedans plus de 22 millions d’emails de la Maison Blanche !!! « Les messages supposément perdus ont également empêché le Congrès d’enquêter complètement, en 2007, sur le licenciement politique de neuf juges américains. Lorsque le Comité judiciaire sénatorial dirigé par les démocrates a assigné des courriels connexes, le procureur général de Bush, Alberto Gonzalez, a déclaré que beaucoup étaient inaccessibles ou perdus sur un serveur privé non gouvernemental géré par le RNC et appelé gwb43.com. La Maison-Blanche, quant à elle, a officiellement refusé de se conformer à l’assignation à comparaître au Congrès ». Connell, suspecté d’avoir effacé ses fameux mails, avait été au centre d’une seconde ténébreuse affaire !

Un « accident programmé »

Pour ce qui est de « l’accident » lui-même de Connell, que j’ai étudié en détail dès 2008, il ressort que l’avion (le Piper N°3257018) semble avoir suivi une pente de descente décalée de plusieurs km en avant du lieu d’atterrissage prévu, l’amenant à s’écraser irrémédiablement : un procédé qui a été utilisé pour assassiner des gens sans laisser trop de preuves à bord (on peut citer Paul Wellstone, Mel Carnahan, Ron Brown,  Mickey Leland, John Tower dans le même cas, ou presque). Le schéma ci-dessous à gauche indique les 3 trajectoires des avions ce soir là : le FLX900 (en rose, arrivé de la gauche), le ASQ5222 d’Express Jet (un Canadair Regional Jet CRJ-700) et le Piper de Connell en rouge.   On notera qu’après avoir commencé à suivre sa trajectoire d’ILS rejointe par la droite, il commet un virage à 360% pile avant de s’écraser.  En ayant constaté qu’il s’écartait de la piste selon ses indications faussées !

Eparpillement suspect des débris
Le moteur et l’aile droite retrouvés à distance de l’impact de l’avion laissent aussi entendre une explosion interne, une fois l’avion près du sol, les morceaux déchiquetés du fuselage et l’état en miettes de la partie centrale du cockpit (et du corps du pilote) laissant entendre un engin explosif dissimulé à proximité du siège du pilote.  Tout conduit à ces fortes suspicions, comme le fait que l’aéroport d’où était parti l’avion n’était pas ouvert à tous, et ressemblait plutôt à un club très fermé où il fallait montrer patte blanche. Ou bien que l’enquête ait été menée de nuit par le FBI (l’avion s’est écrasé à 6 h du matin – l’avion décollé à 3h31 de College Park, Md), la scène du crash voyant vite arriver des militaires et des hommes en civil (et bonnets) plutôt que des pompiers (photo ci-contre à droite de l’enquête de nuit), qui n’ont pas pu faire grand chose (l’incendie des débris, violent mais bref, a été éteint en 5 minutes, l’avion était en fin de voyage et son kérosène peu présent encore à bord).  A gauche un enquêteur qui tente de récupérer quelque chose à l’emplacement de la queue de l’appareil… à sa gauche c’est un siège intact qui apparaît.  Le FBI a même reçu un message anonyme après l’accident évoquant l’implantation d’une « puce » électronique « dans le moteur ».  Les riverains avaient entendu un moteur « chaotique », juste avant le crash.  Si on cumule la pente dictée par l’aéroport mal calculée (ou déformée à dessein par le capteur ILS trafiqué de l’avion), les ratés du moteur et l’explosion finale, on obtient plusieurs moyens pour assurer à coup sûr la mort du pilote de l’avion ainsi trafiqué (« doomed »). En photo plus bas à droite un vestige important non ramassé par les enquêteurs et retrouvé par des voisins : la connexion des deux antennes ILS à bord du Piper, preuve que l’appareil descendait selon une pente définie qui s’est avérée trompeuse et mortelle.

Les enregistrements vocaux des dernières minutes de vol montrent même un pilote qui effectue un 360% pour vérifier sa trajectoire en pleine descente (il s’était bien rendu compte qu’elle n’était pas la bonne !), une manœuvre totalement inusitée et bien loin d’un suivi de trajectoire normale, et qui s’affole au final, jurant comme un charretier, fait presque inimaginable chez ce chrétien traditionnaliste bon teint à la retenue constante et… excessive.  D’aucuns ont également noté qu’avant de décoller, il sortait d’une longue réunion avec les Chevaliers de Cristophe Colomb (fort liés au clan Bush !) dont il était un membre fort actif : l’avait-on retenu sur place le temps de trafiquer son appareil ? Dans un petit aéroport pourtant ultra-sécurisé depuis 2001 où il n’y avait pas plus de 50 membres ?  Etait-ce un « Connellgate » Dernière découverte surprenante : son avion N9299N un Piper PA-32R-301T de 1997 enregistré à Richflied en Ohio était au nom de « Sierra-November Aviation Inc » après l’avoir été à celui de « N9299N LTD ».  Or la firme Sierra November Inc existe toujours et possède aujourd’hui son double exact, le Piper N303GT, racheté en 2012 à Nelson Scott E, chez le broker Brian Willis qui l’avait lui vendu en 2008 à Scott.  Or l’adresse de Richfield de Sierra-November Aviation était bien la même que celle de New Medias Communications de Connell. (Suite D, 3046 Brecksville Rd. in Richfield).  Qui a acheté un avion semblable au lendemain même de son décès et pourquoi donc ?  On sait que Connell avait effectué de nombreuses expéditions humanitaires en Amérique du Sud avec son Piper.  Etait-ce pour les continuer ? Mais pourquoi donc avoir choisi le même appareil vieillissant ?

Une longue histoire de tripatouillages douteux et une proximité avec l’extrême droite anti-avortement

Connell a en fait depuis lors toujours été impliqué dans des activités informatiques liées aux républicains : « En 1996, lors de l’année électorale, Connell est de retour à l’activité informatique pour le parti. Son New Media Communications nouvellement créé a commencé à créer des modèles et des logiciels conçus pour les candidats et les organisations républicains en Ohio et en Illinois. Les dossiers publics reflètent qu’il a travaillé sur la mise en œuvre de bases de données et de services Web pour le Freedom Project PAC de John Bohner (R-OH), le PAC Pioneer de John Kasich (R-OH) et le Fonds des leaders de la majorité de Dick Armey (R-TX). Le Center for the Study of Popular Culture de David Horowitz et le site Web FrontPageMag.com. FrontPage, magazine plus proche de l’extrême droite qu’autre chose, très orienté anti-islam, caractérisé même comme franchement « islamophobique ». Des gens proches de Bassar el Assad, ou de ses admirateurs telle la « célèbre » Agnes-Mariam de la Croix, quel hasard… Comme rédacteurs, on y rencontre Ann Coulter ou Daniel Pipes, ou même Robert Spencer, le grand ami de l’ineffable harpie Pamela Geller ! Connell s’est aussi rapproché d’un autre membre du clan Bush : Jeb, gouverneur de Californie et longtemps pressenti comme futur candidat à la présidence du pays : « Tom Brazatis du Cleveland Plain Dealer a décrit Connell comme « un consultant en Internet en 1998 pour les campagnes gagnantes des gouverneurs Bob Taft en Ohio et Jeb Bush en Floride ». L’article a déclaré que Connell a déclaré au concessionnaire ordinaire qu’il avait été embauché pour faire des  » Projets Internet spéciaux « pour George W. Bush. « Connell a refusé d’être plus précis », notait l’article 2000 du Plain Dealer ». 

Les multiples activités dissimulées de Connell

Peut-être bien aussi que sa propre veuve méconnaissait l’activité réelle de son mari en 2004, car il n’était pas que celui qui avait planté un serveur intermédiaire « de secours »)  entre les collecteurs de carte PCMCIA des machines à voter en Ohio et le bureau de contrôle de l’Etat… sous les ordres de Kenneth Blackwell. Il était aussi celui derrière deux sites douteux : et surtout Swift Boaters, celui des vrai-faux vétérans de Swift, ces anciens soldats du Viet-Nam qui s’en étaient pris de façon odieuse et violente à John Kerry, à bord d’un de ses petits bateaux rapides apparus on l’a vu lors de la montée du conflit avec Cuba, sous Kennedy et qui avaient été très efficaces sur les fleuves vietnamiens. Elle ignorait aussi que dès 1999, son mari avait fait un aveu de taille : Crain’s Cleveland Business a déclaré quand Connell a créé GovTech Solutions en 2001, qu’il «avait décidé de déployer une entreprise distincte pour son travail politique parce que le gouvernement et les entreprises étaient« deux animaux différents assez pour que cela ait du sens ». Connell avait déclaré à Crain Que « GovTech Solutions est la seule entreprise du secteur privé à obtenir la permission du HIR [House Information Resources] pour placer ses serveurs derrière le pare-feu ».  Des serveurs « intermédiaires », déjà entre les serveurs collecteurs de données et ceux de l’Etat chargé de veiller à la bonne tenue des élections !

Karl Rove à la manœuvre

Dans l’étonnnant livre  « Boss Rove: Inside Karl Rove’s Secret Kingdom of Power », Craig Unger dresse un tableau effarant des méhodes insidieuses de Karl Rove, le spécialiste des questions tordues au téléphone chez les citoyens d’un comté dont il souhaitait modifier le vote.  Parmi le genre de questions proposées, par exemple « voteriez-vous pour quelqu’un si vous appreniez qu’il puisse être pédophile » ?  Une question posée juste après un dépliant envoyé à l’adresse de l’électeur montrant le candidat visé (John McCain !) avec sa fille (de couleur) adoptée sur ses genoux, une photo anodine extraite d’une réunion familiale bon enfant…  de la famille McCain… quelle que soit la réponse, Rove avait créé le doute dans l’esprit de son interlocuteur, le poussant plus ou moins consciemment à écarter le candidat visé !

L’artisan de l’ignoble campagne contre Kerry

C’était aussi Rove qui était à l’origine du site des « Swift Boats », chargé de ternir les faits de guerre de John Kerry. « Au Breakfast Club, Rove a décidé d’attaquer en lançant des publicités sur Kerry le présentant comme un inconstant « Flip-Flopper ») pour avoir voté d’abord pour l’intervention en Irak puis avoir demandé de suspendre les subsides pour la guerre  : « Kerry nous a donné lui-même la ligne à suivre pour montrer qui il était vraiment » avait-il affirmé en ajoutant que lui-même voté pour le budget de 87 milliards de dollars avant de voter ensuite contre ». « J’étais stupéfait » : en treize mots seulement, il s’était présenté aux américains comme quelqu’un d’incrédible, d’inconsistant, d’inconstant pas digne du Bureau ovale ». Mais en même temps un problème bien plus important pour Kerry arrivait, grâce aux millions de dollars des publicités pour les Swift Boats des Veterans for Truth et des « groupes politiques » de type 527 (des groupes de pression)  qui avaient lancé une campagne agressive au sujet des médailles reçues par Kerry.  Media Matters, Fascheck.org et 9 journaux parmi les plus en vue avaient pourtant dénoncé ces imprécisions, ces fausses informations et les mensonges outranciers contre Kerry. Mais les dommages étaient réels, et Kerry avait mis du temps à y répondre » note Craig Unger.  Aujourd’hui où Trump pratique journellement les fake-news, on pourrait dire qu’il avait eu un pionnier en la personne de Karl Rove, le tortueux Rove, jamais rassasié de coups politiques tordus.  Difficile comme le voudrait sa veuve de faire en ce cas de Connel un ange, qui n’aurait pas été au courant du contenu qu’il avait mis en place et favorisé l’extension grâce à sa science experte en informatique. Difficile de croire que ce si bon chrétien anti IVG ait pu ignorer le vice de l’attaque contre Kerry au sein du site qu’il avait créé de toutes pièces.  Aujourd’hui que Trump pratique la chose avec assiduité, l’histoire de la manipulation anti-Kerry orchestrée par Rove est remontée à la surface…

Des procédés immondes

« La campagne montre les mêmes efforts contre l’ancien gouverneur Richard, du Texas, ou contre John McCain dans la course électorale pour l’Etat de Caroline du Sud  ou de tout autre opposant à Karl Rove dans lequel son opposant avait été accusé de lesbianisme, d’enfants conçus hors-mariage ou d’enfants de couleur différentes, ou même de pédophilie. Rove dira plus tard que « les Swifties ont fait un sacré bon boulot ». L’auteur rappelant après que c’était bien Connell qui avait créé le site et que la moitié des fonds des donateurs provenait de républicains, tous amis proches de Rove : 4,45 millions de dollars de Bob Perry 3 millions d’Harold Simons et T-Bone Pickers Jr, un pétrolier ayant offert 2 millions de dollars.  Le mouvement se sabordera le 31 mai 2008.  Le tableau de Connell était donc déjà bien chargé ! Les liens partisans étaient pourtant flagrants : « selon SourceWatch, Connell s’était associé à R. Rebecca Donatelli, présidente de Campaign Solutions (ici à gauche),société basée sur Washington DC, pour former Connell Donatelli Inc. (CD Inc.) en tant qu’organisme spécialisé en publicité en ligne en juillet 2004. L’une des premières activités de CD Inc était de devenir l’administrateur et l’organisateur de technologie pour le groupe anti-Kerry des Swiftboat Veterans pour le site Web de Truth swiftboatvetsfortruth.org ». C’était bien Connell l’architecte du site ayant de façon violente et la plus vile (de nombreux « témoignages » de « vétérans » étaient pure invention !) attaqué l’adversaire à la présidentielle de G.W.Bush.  Parmi les clients de Donatelli, il y avait du beau linge : David HorowitzFrontPageMag.comKatherine Harris ou le NRC et « Friends of Giuliani » !!! Or voilà qu’en  2013, de nouvelles fortes suspicions étaient apparues à propos de Connell.  Des documents retrouvés où, quel hasard, apparaissent clairement le nom de… Kenneth Blackwell !!!  » Le nouveau « Mr Elections » de Donald Trump !!! Voilà qui promet pour… 2020 !!!

La découverte (tardive) du pot aux roses de la victoire volée de Bush dans l’Ohio !

Le document découvert cinq après sa mort est accablant pour Connell, mais l’est tout autant sinon davantage encore pour le soutien  actuel de Donald Trump, car Blackwell est toujours en vie, lui. « The Free Press a découvert des documents cruciaux qui éclairent la mort mystérieuse de Connell à l’approche du cinquième anniversaire de son accident tragique. Le document révèle que le secrétaire d’État J. Kenneth Blackwell, de l’Ohio, a signé un contrat de déclaration de travail (SOW) avec Connell pour les travaux informatiques sur l’infâme nuit de l’élection de 2004, lorsque Kerry a perdu de façon inattendue alors que les sondages de sortie le montraient gagnant. Connell et Blackwell ont convenu quatorze mois avant les élections de 2004 que Connell aurait des « capacités de surveillance à distance » pour l’ordinateur comptant le vote présidentiel de l’Ohio. Cela signifie que Blackwell a planifié plus d’un an à l’avance que le tiers partisan et le sous-traitant privé Connell puisse avoir un accès secret sans restriction au résultat des votes de l’Ohio en 2004. Le contrat nouvellement découvert contient une « pièce B », à savoir l’emplacement d’un site Web « miroir » pour gérer le nombre de votes en 2004 de l’Ohio pendant la nuit électorale fournie par GovTech, la société de Connell. Le document indiquait: « GovTech doit installer et héberger (tel qu’indiqué dans la « pièce B ») un site miroir de l’application pour fournir une solution de défaillance en cas d’échec de l’installation principale le jour du scrutin ».  Un site miroir présenté comme une sauvegarde, mais qui en fait était un double qui allait manipuler à la volée les résultats cruciaux de l’Ohio, comme j’avais eu l’intuition lors de ma longue enquête sur Connell.  L’élection de G.W. Bush en 2004 avait bien été volée !!!

Une manipulation nocturne avait fait basculer l’Ohio, cet Etat-clé

L’incroyable soirée électorale de 2004 est restée dans toutes les mémoires en effet. « Cette «hot rollover configuration», comme l’explique le document, «peut revoir complètement le site si le site principal échoue en utilisant certaines fonctionnalités de surveillance à distance».  Les votes de 2004 en Ohio ont été sous-traités à Smartech à Chattanooga, au Tennessee, appartenant à l’éditeur évangélique de droite Jeff Averbeck (ici à gauche), sous-traité par Connell. Le nombre de votes est inexplicablement retourné à minuit 21, passant de Kerry gagnant à plus de plus de 3 points de pourcentage à Bush gagnant avec plus de 3 points de pourcentage lui aussi. Dans l’ensemble, il y a eu un changement rapide inexplicable de 6,7% dans le nombre de votes. Smartech était également, curieusement, la société qui gérait les comptes de courriel privés de Karl Rove de la Maison Blanche. Des millions de fichiers électroniques de Rove ont disparu mystérieusement, y compris ceux liés au scandale de Valerie Plame et au licenciement de sept avocats des États-Unis – malgré les tentatives répétées du Congrès et des tribunaux pour les examiner ». 

L’enquête de 2012 du Harper’s, un tableau affligeant du rôle des machines à voter

« À la fin du jour de l’élection, John Kerry montrait une avance insurmontable dans le scrutin de sortie, et beaucoup avaient alors considéré sa victoire presque certifiée. Pourtant, le vote final décompté dans trente Etats dévié largement des sondages de sortie, avec des divergences favorisant George W. Bush en tout, sauf neuf Etats . Les plus grandes disparités ont été concentrées dans les « swingin states », en particulier l’Ohio. Dans une circonscription de l’Ohio, les sondages de sortie indiquaient que Kerry aurait dû recevoir 67 pour cent du vote, mais le résultat lui en a donné seulement 38 pour cent. La probabilité qu’un tel résultat inattendu se produise uniquement à la suite d’une erreur d’échantillonnage est de 1 sur 867,205,553. Pour citer Lou Harris, qui a longtemps été considéré comme le père du vote politique moderne: « L’Ohio a été une élection sale, comme l’Amérique en avait déjà vue« . Et il est vrai qu’à 4h du matin, tous les médias avaient laissé tombé ce soir-là, tant les résultats cruciaux de l’Ohio s’étaient fait attendre…. (cf ici la page du New-York-Times du 2 novembre 2004). Sale soirée pour un sale résultat, manifestement volé (en Floride et dans l’Ohio notamment comme le précisent James W. Ceaser et Andrew Busch dans « Red Over Blue: The 2004 Elections and American Politics » page 133… Bush clamait avoir été réélu le 3 novembre seulement... grâce à Dieu ! Il finira son mandat désastreux à 20% de satisfaits.  Le pire score jamais atteint.

La dénonciation du procédé par un spécialiste… républicain

Un informaticien, Stephen Spoonamore, pourtant lui aussi conservateur et républicain avait été outré par la technique employée par son collègue et avait choisi d’en faire part à la presse. On peut le voir en train de dessiner sur un tableau blanc au feutre l’architecture du réseau et l’emplacement choisi par Connell pour effectuer ses alversations. « Spoonamore a témoigné que le « système de tabulation de vote [que Connell a conçu] a permis l’introduction d’un ordinateur unique supplémentaire entre l’ordinateur A et l’ordinateur B. » C’est ce qu’on appelle une attaque d’homme au milieu ».  Selon Spoonamore, «cette collecte centralisée de tous les tableaux entrants à l’échelle de l’État permettrait à un seul opérateur ou à un« ordinateur de contraindre par la force de façon préprogrammée de modifier les résultats de la manière souhaitée par l’équipe qui contrôlaît l’ordinateur C.»  Spoonamore a témoigné que le seul but pour cet homme du milieu dans l’architecture était de commettre une malversation.  Malgré les efforts de Connell pour annuler son assignation à comparaître, il lui avait été ordonné de comparaître pendant deux heures, dans une déposition à huis clos le 3 novembre 2008, juste dix-huit heures avant les élections nationales de 2008 (remportées par Obama !).  Bien que Connell ait exprimé sa volonté de témoigner, il était réticent après avoir reçu des menaces de Rove ». On peut admirer la démonstration magistrale de Spoonamore ici, et regarder à droite l’image où il pointe l’emplacement de l’ordinateur dans la chaîne de ramassage des votes.  Là où Connell avait planté le sien !!!  Le 22 du même mois, 19 jours après sa première comparution et dans l’attente de la suivante, son appareil se crashait… fort opportunément pour l’équipe de G.W.Bush dont on était sur le point de révéler qu’elle avait volé l’élection en 2004, à savoir un scandale encore pire que celui du Watergate !!!  Chez un auteur du Huffington Post ayant de la mémoire, la disparition et son timing particulier (entre deux dépositions cruciales !) de Connell en rappelait fort une autre : « le moment malheureux de la mort de Connell rappelle la mort prématurée de George De Mohrenschildt qui devait être le témoin vedette au Comité spécial sur les assassinats de la Chambre (HSCA) en 1977.  De Mohrenschildt était un ami proche de Lee Harvey Oswald.  En février 1977, De Mohrenschildt avait accordé des entretiens en Europe pour dire qu’il avait une connaissance personnelle directe de la conspiration pour assassiner JFK ».  On ne pouvait meilleur parallèle en effet, tant on était sur le point de révéler un scandale monumental, montrant que G.W.Bush n’avait rien de légitime !!!

En 2000, déjà… en Floride, le cas qui précédait

G.W.Bush n’a pas volé que l’élection de 2004, à savoir sa réélection hasardeuse : en 2000, déjà, il avait évincé le champion démocrate de la climatologie… grâce à une tempête informatique (déjà ?), rappelle ici le Harper’s : « Pendant ce temps, le nouveau millénaire, loin de livrer une terre promise démocratique, a présenté aux américains avec la débâcle de l’élection présidentielle de 2000, dont le sort est resté accroché absurdement sur la « hanging chads », les petits morceaux de vote découpés de façon péremptoire.  Examinés au cours du recomptage qui a duré un bon mois . Peu d’américains ont su (et ne savent toujours pas) qu’une carte mémoire défectueuse a déclenché ce fiasco.  A la fin de la nuit des élections, le total de Al Gore dans le comté de Volusia, en Floride, a soudainement chuté quand une circonscription a signalé 16 000 votes négatifs.  Fox News a été immédiatement invitée par le gouverneur de la Floride, Jeb Bush, à apporter la victoire des élections à son frère.  Alors qu’à 3 heures du matin, prêt à effectuer sa concession publique (cf et reconnaître sa défaite), Gore a changé de cap quand un assistant de sa campagne a découvert qu’il était effectivement en avance dans le comté de Volusia avec 13 000 voix.  Mais le dommage a été fait.  Gore a été présenté ensuite comme un mauvais perdant dans un environnement médiatique hostile.  Sean Hannity sur Fox News l’a qualifié de tentative de «voler les élections».  Pendant ce temps, George W. Bush a invoqué son devoir de poursuivre ses activités de gestion du pays.  Le reste, comme on dit, est de l’hisoire »… au recompte final, Bush avait emporté la Floride grâce à 537 voix d’écart, officiellement : o,009786 % des votants séparaient les deux candidats ! lors du soir de l’élection ce sont 1 784 votes d’avance qui avaient été annoncés.  Lors de l’élection, le rôle trouble de Katherine Harris (ici à droite), une républicaine secrétaire de l’Etat, mariée au millionnaire Anders Ebbeson (malade, il s’est suicidé en 2013), et grande fan des machines à voter était apparue.  Gore n’avait reconnu sa défaite que le 13 décembre.  En Floride, tout avait été fait pour dissuader l’électorat noir d’aller voter, notamment grâce à des changements de dernière minute de lieu de vote.  La firme ChoicePoint avait aussi participé à un « nettoyage » plus que suspicieux des listes électorales quelques mois avant les élections… un travail réalisé sous la demande de… Harris.  C’est le site h DBT Online Inc., contractant des bases de données ChoicePoint qui avait obtenu un énorme contrat de 4,294 millions de dollars, pas moins, pour supprimer des inscrits à la pelle (« scrub lists« ). (Ainsi, en mai 2000, juste avant l’élection, plus de 57 000 votants potentiels sous des tas de prétexte). Certains qui s’étaient rendus sur les lieux de vote avaient ainsi été refoulés comme non inscrits.  En majorité… des noirs des districts les plus pauvres, enregistrés comme votant… démocrate. 

Une autre technique employée en Floride :  la confusion dans le design des bulletins

Un autre moyen employé a été la confusion pour faire que les électeurs percent le carton indiquant leur vote de façon maladroite sur les ancestrales « punching mahines » à voter (cf à gauche une Votomatic, dont on distingue bien la fiche à percer et la pointe pour le faire reliée à son fil gris à droite).  « Beaucoup d’électeurs dans le comté de Palm Beach qui avaient l’intention de voter pour Gore ont effectivement marqué leurs bulletins de vote pour Pat Buchanan, ou ont gâché leur bulletin de vote parce qu’ils ont trouvé que la disposition du bulletin de vote était déroutante. Le bulletin de vote affichait la liste des paires présidentielles de compagnon de course alternativement sur deux pages adjacentes (surnommé pour cela « bulletin papillon »), avec une colonne d’espaces perforés au milieu. Le nom de Bush apparaissait au sommet du bulletin de vote, épargnant à la plupart des électeurs de Bush de se tromper. Selon une étude de 2001 dans l’American Political Science Review, les erreurs de vote causées par le vote papillon lors de l’élection: «Si Palm Beach County avait utilisé un format de bulletin de vote dans la course présidentielle qui ne menait pas à des erreurs systématiques de vote biaisés, nos résultats suggèrent, avec d’autres choses plus égalitaires, qu’Al Gore aurait gagné la majorité des votes certifiés officiellement en Floride. «  Tout avait été pensé et imaginé pour amener les votants à choisir Bush à la place de Gore ! « 4 000 personnes ont commis l’erreur de poinçonner le deuxième trou sur le ballet dans la conviction erronée que cette perforation représentait le deuxième candidat, et plus de 19 000 personnes ont commis l’erreur de poinçonner plus d’un trou, car les deux étaient directement aux côtés de leur candidat » note asktog.com.  Le site en conclut de façon sidérante ceci : « si Jeb Bush avait perdu l’élection du gouverneur en 1998, Al Gore aurait été élu président.  Pourquoi ? Parce que le candidat du parti du gouverneur en exercice apparaît en premier sur le bulletin de vote.  En 1996, le démocrate Lawton Chiles était dans la maison du gouverneur, et le républicain Dole a obtenu tous les bulletins de carton abîmés.  Avec Jeb Bush en tant que gouverneur, Al Gore s’est retrouvé deuxième dans le bulletin de vote et deuxième dans le décompte. »

Pas le seul accident perturbant

Et si ce n’était que cela : on a noté le rôle trouble de ChoicePoint, cet organisme fort intrusif qui collectionne les données sur tous les américains, et qui a manifestement servi à établir des listes destinées aux républicains.  Or là aussi, un doute sérieux demeure, comme j’ai pu l’expliquer aussi ailleurs dans l’épisode 7 de ma longue analyse du crash aérien de Connell :  « celui là ou celui de Dan Rocco, crashé en 2002 à Gainesville en Georgie. C’était alors le vice -président de ChoicePoint, l’organisme fort mal protégé qui sous couvert de sécurité sociale ou d’alertes enlèvements espionne littéralement les américains.  Fan de vieux modèles d’avion, il faisait ce jour là un tour (avant de l’acheter !) en T-6, un avion datant de 1942, (c’est l’avion de la Guerre d’Algérie) un North American T-6-AT6D (N7471C), piloté par Don Keller de l’US Aircraft, LLC (en Floride). Un club de passionnés qui bichonnent leurs avions : l’avion s’écrase en plein meeting après plusieurs passages de « touch and go ». Raison invoquée par le NTSB : casse de compresseur, qui, en explosant à condamné le moteur.  Son carter avait en fait des éléments de dévissés !  Connaissant le souci du détail des collectionneurs de l’US Aircraft LLC, tout le monde se pose la question du sabotage possible voire probable. Un crash en fait à l’époque extrêmement bienvenu pour Karl Rove  : les fichiers de ChoicePoint détournés avaient permis de permuter des électeurs d’un état à l’autre, et surtout d’en supprimer des listes entières en Floride. Des noirs, surtout, par pur hasard, plutôt portés à voter… Al Gore. »  Impossible aujourd’hui de retrouver une image du crash… (en photo, l’avion en 1969 à Reno).  Choice Point avait été d’une grande aide en Floride pour Katherine Harris et le retrait providentiel de 57 700 noms des listes d’électeurs… en très forte majorité des démocrates comme on l’a dit.

Connell et l’absence de traces : 22 millions de mails effacés… et retrouvés en 2009

Connell avant de disparaître avait fait un grand, très grand nettoyage… dans les serveurs de la Maison Blanche…  avait relevé Newsweek, et c’est aussi pour ça qu’il a disparu, très certainement. Car cela concernait aussi la guerre en Irak, et les mensonges éhontés sur les armes de destruction massives inexistantes : « aux tribunaux en mai 2008, les avocats de l’administration ont soutenu que la Maison-Blanche avait perdu trois mois de sauvegarde de courrier électronique depuis les premiers jours de la guerre en Irak. Les adjoints de Bush ont donc échappé à une date limite ordonnée par le tribunal pour décrire le contenu de la sauvegarde numérique censé contenir des courriels supprimés en 2003 entre mars, lorsque les États-Unis ont envahi l’Irak et Septembre. Ils ont également refusé de donner à la NSA tous les courriels liés à la guerre en Irak, malgré le PRA, accusant une mise à jour du système qui avait supprimé jusqu’à 5 millions d’emails. Les plaignants ont finalement soutenu que l’administration Bush connaissait le problème en 2005 mais n’a rien fait pour le résoudre. Finalement, la Maison Blanche Bush a admis qu’il avait perdu 22 millions d’emails, pas 5 millions. Puis, en décembre 2009 – alors sous l’administration de Barack Obama – la Maison Blanche a déclaré qu’il avait retrouvé 22 millions d’emails, datés entre 2003 et 2005, qui avaient été « mal étiquetés ». Ce cache a été remis aux Archives nationales, et le demandeur et les autres demandeurs ont convenu, le 14 décembre 2009, de régler leur procès. Mais les courriels n’ont pas encore été mis à la disposition du public ». Contiendraient-ils aussi des mensonges à propos de Ben Laden et l’utilisation de son image par l’administration Bush ??? Obama avait dû faire avec ce lourd héritage, avant de « l’envoyer sous le bus » de façon fort adroite…. sans montrer quoi que ce soit !!!

L’obsession de Trump qui cache une réalité désastreuse et dangereuse

La gestion à l’emporte pièce de l’électorat US demeure un problème de fond, a-t-on pu lire chez les partisans de Trump « malgré l’attention massive des médias accordée à l’affirmation selon laquelle la Russie a tenté d’influencer l’élection de l’année dernière, la plus grande menace pour la démocratie américaine et les élections est la fraude à la maison contre laquelle il faut lutter. Dans tout le pays, les comtés ont plus de gens inscrits pour voter que les résidents qui ont le droit de le faire. Certaines juridictions ont leurs électeurs qui ont atteint leur 200e anniversaire et au-delà. Des milliers de non-ressortissants ont été enregistrés pour voter à travers le pays, ce nombre pourrait bien atteindre des millions ».  Ceci  pour faire peur, mais derrière se dissimule une autre idée comme on va le voir dans les épisodes suivants. Avec un système électoral passé de mode qui fait verser un Etat vers le tout ou rien à quelques voix près, il n’y a pas que le danger extérieur à retenir, même si le hacking facile de machines désuètes présente un danger double (extérieur comme intérieur).  Mais Trump s’en fiche; car il a choisi aussi pour sa nouvelle commission-bidon d’autres personnages peu recommandables… enfin, tout autant  que Kenneth Blackwell a pu l’être jusqu’ici !!!  » Au fur et à mesure que l’enquête sur les liens allégués de la campagne Trump avec la Russie était en cours, le président s’est formé une commission pour supprimer les droits de vote » écrit fort justement Jason Kander chez CNN, en parlant de « commission de la honte » à son égard.  « Les républicains, bien sûr, en profitent pleinement.  Lorsque Trump a inventé le mensonge selon lequel des millions de votes illégaux ont eu lieu lors des élections de 2016 – ce qui l’a amené à perdre le vote populaire – le vice-président Mike Pence et les autres dirigeants du parti ont vu là une ouverture pour activer leurs efforts pour supprimer les électeurs, jusqu’à maintenant maintenus sur la scène nationale par le biais de lois sur l’identification des électeurs promulguées dans 34 états.  Aussi, ce qui a commencé comme un moyen de calmer l’ego de Trump après avoir perdu le vote populaire est devenu le véhicule idéal pour attaquer les droits de vote américains et rendre plus facile pour les républicains de gagner les (prochaines)  élections ».  Et il est vrai que la fameuse commission est une honte à elle seule, comme on va le découvrir en détail demain, si vous le voulez bien.

 (1) le dossier du NTSB sur le crash est ici :
Plusieurs des documents PDF de ce site contiennent les photos des débris de l’appareil rassemblés à la hâte dans le hangar.  On y note un moteur extrêmement boueux (il s’est détaché et a atterri séparé dans un jardin adjacent après avoir sauté au-dessus d’une palissade), une hélice abîmée séparée du moteur, une queue intacte et des ailes fort tordues (celle de droite semble là, mais fort réduite, posés à l’envers, avec une roue encore rentrée) et la partie centrale de l’avion, complètement déchiquetée.  Visiblement, il manque des éléments !  La partie avant du fuselage seule semble avoir été incendiée, ainsi que la partie de l’aile montrée.  Les débris correspondent mal au scénario d’un impact train sorti (la roue avant est aussi fort boueuse) avec rebond du moteur au dessus d’une palissade, à moins d’une… explosion à bord, située à l’emplacement de l’avant (entre la cloison moteur et les deux sièges avant). Le plus inexplicable en effet sont les trois sièges intérieurs retrouvés non incendiés.  Comment ces sièges ont-il pu être extraits d’une cabine en flammes sans montrer de traces d’incendie ?  Ou plutôt, où est passée la cabine qui devait les entourer … (à gauche la cabine arrière d’un Saratoga, avec les mêmes sièges) ??? Il manque aussi une aile qui s’était détachée, la droite, et qui était atterri intacte à 75 m de l’impact principal (et à l’envers avec son flap et son aileron détaché) sur la pelouse d’une habitation voisine… (bien visible ici à droite, avec une portion du fuselage encore attachée).  Quelle force a donc pu séparer en deux cet avion de cette manière ?  Et où donc est passée cette aile quasi intacte; puisqu’on ne la voit pas disposée dans le hangar ???  Un autre crash comparable a donné un résultat totalement différent : le 12 décembre 2014, un Piper du même type (le N3127R) s’écrase à Springfield dans le Missouri, après que le pilote ait assuré sa descente seul, aux instruments :  il heurte hélas une tour de téléphonie de 111 m de haut sur sa trajectoire et s’écrase.  Mais ses 4 occupants s’en sortent… blessés, dont deux gravement, mais vivants. Au sol, l’avion n’a pas explosé. Les sauveteurs ont bien découpé le cockpit pour extraire les blessés, mais  l‘ensemble de la carcasse de l’avion est intacte… pour les mêmes circonstances d’accident on obtient donc deux résultats totalement différents !  L’avion de Springfield était tombé lui aussi à deux pas d’une habitation.  Selon l’ASN, le pilote était descendu trop bas de sa seule décision et n’avait pas vu les lumières de la tour de téléphonie.
Autre particularité, les éclats aperçus le soir même sur la façade de la maison (vide !) devant laquelle l’avion s’est écrasé : il s’agissait de boue projetée ou d’éclats de métal ayant percé le bois de la façade ? Au lendemain, il ne restait plus qu’un pignon de façade brûlé (côté gauche de la maison) et plus aucune trace de ces éclats !  
Et le fait qu’au lendemain aussi du crash, un énorme poteau (porteur d’un drapeau, habituellement, ce qui est courant là-bas) à l’embase plutôt fragile aperçue lors des premières recherches nocturnes (il est bien visible ici à droite) a disparu de la scène du… crime.  Pourquoi donc l’avoir embarqué… pour ne pas le déposer dans le hangar ? Aurait-il joué un rôle dans le processus d’amener l’avion à cet endroit précis ???  Connell, lors de sa descente guidée par l’ILS s’est bien rendu compte, en effectuant son cercle complet pour se repérer, que ce fameux guidage était faussé :  mais quel procédé aurait pu émettre un signal assez fort pour « doubler » celui de l’aérodrome d’Akron et ainsi le tromper ? Un mât et une maison totalement vide d’occupants aurait pu héberger discrètement un tel dispositif de leurre complet (ici à gauche le poteau renversé, heurté à sa base à environ un mètre du sol par l’avion).  Ci-dessous la photo officielle de l’enquête au lendemain de l’accident. Les traces de roues de l’appareil son visibles à gauche, mais le poteau a bel et bien disparu, comme les traces d’éclats sur les murs !!! La scène du crime a bel et bien été nettoyée !
La saga Connell écrite à l’époque, au moment des faits :
1) https://www.agoravox.fr/actualites/international/article/le-cadavre-de-trop-dans-le-placard-49236
2) https://www.agoravox.fr/actualites/international/article/le-cadavre-de-trop-dans-le-placard-49239
3) https://www.agoravox.fr/actualites/international/article/le-cadavre-de-trop-dans-le-placard-49240
4) https://www.agoravox.fr/actualites/international/article/le-cadavre-de-trop-dans-le-placard-49351
5) https://www.agoravox.fr/actualites/international/article/le-cadavre-de-trop-dans-le-placard-49456
6) https://www.agoravox.fr/actualites/international/article/le-cadavre-de-trop-dans-le-placard-49457
7) https://www.agoravox.fr/actualites/international/article/le-cadavre-de-trop-dans-le-placard-49529
8) https://www.agoravox.fr/actualites/international/article/le-cadavre-de-trop-dans-le-placard-49538
un supplément en 2010 avec de nouvelles infos :
https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-connellgate-70023
un rappel historique :
https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/des-petits-trous-des-petits-trous-59369
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