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La totale duplicité de Bachar el Assad

Pour couper court aux informations diverses entendues depuis des mois, ici et ailleurs, sur l’usage ou non d’armes chimiques en Syrie, par le pouvoir syrien, les dernières étant comme par hasard du chlore, car les autres ont été retirées au régime (bizarre, il n’y a plus d’attaques au gaz sarin, l’avez-vous noté ?), je vais aujourd’hui revenir sur l’usage en Syrie d’engins plus classiques. Mais pas pour autant conventionnels. Des trucs qui ne peuvent être lancés que d’hélicoptères, ce dont il ne peut y avoir de discussion sur le sujet, les opposants au régime en étant totalement démunis. Ce qui est tombé avant hier à Alep sont bien des armes lancées par Bachar el Assad, donc, il ne peut y avoit aucune autre explication. Or ces armes, ce sont de terribles barrils remplis de poudre et de boulons ou de ferailles, qui ont été lancés sur un carrefour, sous un pont où était situé une station de minibus. Interrogé à Damas à la télévision française par David Pujadas, le président syrien avait pourtant nié ce genre d’exaction contre son propre peuple !

attaqueLa scène défie une nouvelle fois l’entendement. Près d’une sation de mini-bus du quartier de Jesr al-haj tenu par les opposants au régime, à Alep, ville désormais martyr, un des barrils a fait plus de 50 victimes, la plupart transpercées par les éléments ferreux contenus dans la poudre noire ayant explosé à l’impact. Cela s’ajoute au « cercle infernal » des jours et des mois précédents, qui ont vu pas moins de 85 largages, rien que sur la cité d’Alep, dont celui du quartier d’al-Fardous ou de Sheikh Khodr en 2014 dont les effets ont été dévastateursselon Amnesty International, cité par The Independent .« J’ai vu des enfants sans la tête, des parties de corps partout. C’était comment j’imagine que l’enfer, doit être  » dit un ouvrier de l’usine locale décrivant la suite d’une attaque sur le quartier d’al-Fardous en 2014. Un chirurgien local a déclaré que le niveau de blessures qu’il avait vu, causé par des bombes en barrils était sans précédent : « les bombes barrils sont l’arme la plus horrible et celle qui inflige le plus de blessures… [Nous traitons] des multi-traumatismes, des amputations, les intestins hors du corps, c’est trop horrible », a-t-il dit. Une attaque à la bombe-barril a frappé un marché bondé dans le quartier de Sukkari en juin 2014 tandis que 150 personnes faisaient la queue pour recevoir des paniers de nourriture à partir d’un point de distribution humanitaire à proximité. Un témoin a décrit la suite de l’attaque comme une « pure horreur », en disant que l’attaque avait visé des civils : il y avait là l’homme qui faisait le marchand de glace, l’homme qui tenait la sandwicherie, l’homme qui était au magasin de jouets … Ils ont tous été tués », a-t-il dit.

bus incendiéLe 5 mai dernier, un de ces barrils de la mort a été lancé sur une école maternelle faisant 10 morts, dont l’instituteur. L’immeuble qui l’abritait, touché de plein fouet par un de ces barrils s’était effondré sur les enfants, les broyants pour la plupart L’horreur, l’horreur totale. Une bombardement au hasard, puisqu’aucun objectif militaire n’y était assigné, et que les engins largués sont totalement imprévisibles dans leur chute, n’étant en rien dirigeables ou dirigés. « Selon un rapport publié le 22 février 2015 par le réseau syrien pour les droits de l’homme, 6 163 civils, dont 1 892 enfants et 1 720 femmes, ont été tués dans le cadre d’attaques lors desquelles les forces gouvernementales ont largué des barils d’explosifs, au cours des douze moins qui ont suivi l’adoption de la Résolution 2139 interdisant ce genre d’attaques. » affirme HWR. Le massacre de la population continue, et les scénes d’horreur s’ajoutent aux scènes d »horreur, au point que les agences se retrouvent à mettre en ligne des vidéos prises quelques heures après les attaques, tant celles mises en ligne par des passants, juste après le bombardement sont insoutenables. Des attaques massives, au point que le 5 mars l’une d’entre elle, coordonnée, à été enregistrée… comme un tremblement de terre de magnitude 2,3 sur l’échelle de Richter, indique même le Daily Mail. La ville d’Alep n’est plus qu’une gigantesque ruine. « A quoi servent les mots face au massacre d’Alep ? » titre Le Monde, et en effet. On ne peut rester muet devant ces horreurs !

tremblement

Les faits sont indubitables. On possède les images de ces bombardementsLes hélicopères du pouvoir en place ont été vus lancer leurs barrils et filmés en train de le faire comme expliqué ici par Philippe Bolopion, de HRW. Une atrocité pourtant niée avec véhémence quelques jours auparavant par l’auteur de ses crimes immondes. “Vous n’utilisez pas de barils explosifs ?” demande le journaliste évoquant ces barils bourrés de TNT et de morceaux de métal. “C’est quoi un baril explosif ?” lui répond le chef d’Etat » nous raconte les Inrocks pour nous décrire l’incroyable dupliciité de ce dictateur à qui on a ouvert le micro en sachant très bien qu’il s’en servirait pour se glorifier uniquement et certainement pas pour se repentir. barrel_bomb-df9f5Là où ça devient surréaliste, c ‘est quand il ajoute que pour le chlore, ce ne peut-être lui non plus avec un argument plus que fallacieux : “de toutes manières, nous n’en avons pas besoin. Nos armes conventionnelles sont bien plus efficaces que le chlore.” Et de conclure : “Aucune armée au monde, y compris la nôtre, n’accepterait d’utiliser des armes qui ne peuvent pas cibler avec précision, car elles n’auraient aucun intérêt. (…) Nous avons des bombes conventionnelles et des armements classiques. Nous n’avons aucun armement qui puisse être utilisé aveuglément. C’est tout.” Ce qui en l’occurence est bien un mensonge caractérisé. Car si on le prend au mot, c’est pire encore : les bombes « intelligentes  » ou de « précision » de Bachar el Assad seraient donc programmées par ses militaires pour viser… des écoles, ou des marchés. Des bombes génocidaires, vu leur usage intensif…
Chez Pujadas, à qui il conviendrait un jour de demander des comptes sur ce « scoop » frelaté dont il aurait pu se passer, el-Assad n’avait fait que répéter ce qu’il avait dit en février au journaliste Jeremy Bowen, le correspondant de la BBC au Moyen-Orient à Damas. Là, il avait même été plus catégorique encore : «  Nous avons des bombes, des missiles et des balles … ce ne sont pas des bombes barils, nous n’avons pas de barils ». « (Nous n’utilisons) pas d’armes aveugles. Quand on tire, on vise (…) les terroristes afin de protéger les civils », a-t-il dit, ajoutant « La guerre sans victimes n’existe pas ».
barrel_bomb_copter-0e089A côté de ce grossier mensonge, je vais donc disposer une image prise furtivement d’un hélicoptère de son armée, arborant bien ses signes distinctifs, portant de chaque côté deux énormes bombes-barrils, qui pour Bachar el-Assad n’existent donc pas. Il a même depuis modifié ses hélicopères d’attaque pour en faire des bombardiers, nous a pourtant expliqué The Aviationist. Elles n’existent tellement pas qu’elles ont même évolué dans le conflit. Comme ne doivent pacaisses exister non plus les énormes fûts remplis de gaz juchés au bout d’une roquette, et dont on avait aperçu les longs préparatifs de lancement avec comme servants des militaires et comme surveillants les hommes au béret rouge de la garde personnelle de Bachar el Assad. Sur cette vidéo de « volcano » double, monté toujours sur un Mercedes, tirée par des membres de l’armée syrienne, on peut voir que l’arme n’est pas artisanale, et arrive en caisse, dûment protégée. Une autre série de photos montrera un de ces affûts doubles à East Ghota, Idlib et Qusayr. Ces engins sont ceux dévéloppés par le Hezbollah, allié surprenant de Bachar el Assad

hélicoptère assad largageLes iraniens ont des armes similaires manufacturées. Ici un tir attribué au Hezbollah. Le site « syriana syriana »  les montre très biencondamnant sans s’en rendre compte le régime. Le même site montre en exemple le largage de fûts de poudre des hélicoptères d’Assad, comme on peut le voir ici à droite !!! Les crimes sont signés, et revendiqués !!!   Et d’autres armes ont été utilisées, dont je vous ai déjà parlé ici…

falaq1Des armes tout aussi dévastatrices, de plusieurs sortes, sorties de ateliers du régime où achetées à l’Iran  : « les moyens et lourds « Volcanos« sont lancés à partir d’ensembles montés sur camions assez complexes avec déplacement mécanique et des mécanismes d’élévation hydrauliques. Les camions sont équipés de stabilisateurs de nivellement. Leur conception porte les empreintes digitales des équipes professionnelles, expérimentés en ingénierie de missiles, plutôt que des bricolages improvisés ponctuels effectués dans les ateliers d’usinage locaux. La similitude entre le « Volcano » lanceur à deux coups et l’iranien « Falaq » lanceur de fusée de déminage est frappant. » Cela, je l’ai expliqué en détails à plusieurs reprises sur le net (voir ici). Le régime affiche sur le net ses lancements de « Volcano » comme des victoires sur le terrorisme : flaq hezbollahle fait que le régime d’Assad annonce librement leur existence indique que le régime les considère comme des armes conventionnelles légitimes. Un dossier PDF australien d’Ares, signé N.R. Jenzen-Jones, Yuri Lyamin et Galen Wright les décrit ici dans le détail. Il y précise l’origine iranienne, via le Hezbollah. Les engins construits par la Shahid Bagheri Industrial Group, une division de l’Iranian Aerospace Industries Organization. En face, en représailles, on s’en prend automatiquement aux responsables de l’armée de l’air, qui coordonne les bombardements par futs, et ça donne ça.

chemical warhead

Ces armes, autres que les barils,  il en existe plusieurs modèles très bien repertoriées notamment par le site Brown Moses, et repris par la presse depuis, comme par l’organisme australien cité. Ce sont des engins fabriqués à la chaîne, dûment manufacturés  : « les roquettes de « 330 mm » découvertes à Zamalka et Ein Tarma (exemple ci-dessus) sont pratiquement indiscernables des moyennes roquettes « Volcano », sauf pour l’adaptation des sections d’ogives pour le remplissage avec des charges liquides (Sarin ou agents chimiques). Leurs moteurs sont constitués de la moitié arrière des roquettes de 122 mm standard de type Grad. Cependant, au lieu que le propulseur de base autoporteur original (à « poudre sans fumée »), le moteur « Volcano » est coulé à partir d’un propergol plus puissant, de composite aluminisé, comme on peut le voir clairement sur sa flamme d’échappement blanche et la traînée de fumée épaisse (voir une comparaison avec la flamme rouge et mince fumée d’une roquette Grad régulière). En outre, au moins un clip vidéo d’un milieu « Volcano » en vol indique que le nouveau propulseur est d’une combustion plus rapide que celui d’origine, sans doute pour compenser la surface de combustion réduite d’un moteur faisant « la moitié de la longueur ». Tout cela est indicatif de compétences d’ingénieurs et de moyens de production de ses géniteurs ». Pour ceux qui avaient osé faire de ces engins des bidules fabriqués à la hâte par les opposants au régime, c’est raté.

dead child

Bachar el Assad s’asseoit sur les règles de la guerre depuis longtemps, ce que confirme ici Ruth Jüttner, d’Amnesty : « les lois internationales sont claires : les belligérants doivent se battre entre eux dans des conflits armés, mais cela ne doit en aucun cas blesser les civils. La loi indique également que les espaces publics, tels que les écoles, les mosquées, les églises ou les marchés, ne peuvent pas devenir des cibles, car ils sont souvent fréquentés par des civils. Mais si des combattants s’emparent de ces lieux, nous entrons dans une zone grise. Et c’est précisément le cas à Alep. L’armée syrienne mène ses combats dans les zones résidentielles, qu’elle place sous le feu de l’artillerie. Il n’y a aucun doute que les dommages causés à la population civile sont, selon nous, clairement plus importants que les bénéfices militaires ». 

Il faudra bien un jour juger le boucher de son propre pays, et pas simplement que pour cela, semble-t-il après les terribles aveux de Walid Jumblatt à Robert Fisk, qu’on ne peut soupçonner de compromission. Lui, et ses thuriféraires, dont la « célèbre » Mère Agnès de la Croix, qui, quand elle voit des photos d’enfants morts (elle n’était pas sur place, elle réside au Liban, à Adonis depuis juin 2012 !) parle d’enfants « endormis » seulement… Elle, ses amis de l’extrême droite – dont des surprenants et ses soutiens complotistes bien connus. Les supporters d’un boucher.

 

-le rapport d’Amnesty (qui ne nie pas l’usage de bombes improvisées par l’opposition) :

http://www.amnesty.fr/CP-Le-cercle-de-enfer-syrien-Alep-les-barils-explosifs-repandent-la-terreur-et-le-sang-forcant-les-c-15059

 

-le dossier sur les Falaq – Volcano

http://www.armamentresearch.com/wp-content/uploads/2014/01/ARES-Research-Report-No.-2-Iranian-Falaq-1-Falaq-2-Rockets-in-Syria.pdf

 

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8 Commentaire

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    Je suis sensible à toute cette argumentation et je me pose des questions sérieuses. Par contre, un fait reste indéniable: La raison invoquée pour l’aide apportée au opposants du régime est de « libérer » les Syriens de la dictature. C’est le même argument qui fut présenté pour « libérer » la Libye. Tout ceci a commencé par la volonté de « libérer » l’Irak, et cette première « libération » fut faite appuyée par de fausses informations fournies par les USA au sujet d’armes biologiques. La situation en Syrie n’est donc pas un cas isolé historiquement. Elle fait partie d’une série de « mesures » entreprises par le monde occidental pour faire disparaître tout ce qui n’est pas comme notre « démocratie » qui n’en est certainement pas une. Donc ce conflit fait partie d’un conflit politique international qui n’a rien à voir avec le « bien-être » des populations. Je reste donc sur mes positions de doutes envers les « promotions » d’un parti ou de l’autre.

    Amicalement

    André Lefebvre

  2. avatar

    C’est le même argument qui fut présenté pour « libérer » la Libye

    Pas exactement. La famille el-Assad a déjà opprimé son peuple, bien avant : son père avait commencé la même chose…

    Elle fait partie d’une série de « mesures » entreprises par le monde occidental pour faire disparaître tout ce qui n’est pas comme notre « démocratie » qui n’en est certainement pas une.

    votre propos est HONTEUX, car la Syrie n’a rien d’une démocratie chez Assad; ou alors vous considérez que la torture systématique de prisonniers est un acte démocratique. Il a de lui-même libéré des jihadistes emprisonnés par ces soins, pour lutter par factions dans son propre pays !!!

    Défendre Assad à ce point ne se fit pas avec de FAUX arguments; et laisser croire qu’il puisse être démocrate une grave erreur de jugement…

    Lutter contre l’ISIS fait de lui quelqu’un d’à nouveau présentable alors qu’il bombarde toujours au CHLORE sa population

    à moins aussi que vous ne trouviez l’usage du chlore « démocratique », qui sait, chez vous…

  3. avatar

    🙂

    Plus ça change plus c’est pareil!

    « votre propos est HONTEUX, car la Syrie n’a rien d’une démocratie chez Assad; ou alors vous considérez que la torture systématique de prisonniers est un acte démocratique.  »

    Non; pas du tout. Je considère simplement que lorsqu’on fait des élections on pratique une forme de démocratie. Y a-t-il eu « torture » à Guantánamo? Est-ce là notre forme de démocratie? Soulignez-moi la différence entre ces deux formes.

    Est-ce que la raison d’armes de destruction massive était vraie pour justifier l’attaque en Irak?

    Est-ce que la situation sociale en Syrie était inférieure à celle d’aujourd’hui avant la tentative de « libération » du peuple syrien ou, encore, du peuple Libyen?

    Je ne défends personne sauf les populations quelles qu’elles soient. Et pour ce faire il me semble opportun d’essayer simplement mettre un « bémol » aux extravagances intempestives de certaines tentatives de contrôle de l’esprit des individus.

    Notez que le « péché originel » est celui de Dieu qui se croit supérieur à l’être humain. C’est un manque de respect de sa part. Exemple qu’ont adopté plusieurs humains par la suite depuis cette époque. À moins que ce soit simplement une excuse que se sont donnés ceux qui voulaient prendre le contrôle. De toutes façon, le processus tout comme le résultat est le même.

    • avatar

      Bonsoir André,

      A propos du péché originel: Selon la bible, le péché originel vient de satan. Dieu, après avoir donné la création à l’homme lui avait demandé de ne pas manger du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Satan a convaincu Adam et Eve que si Dieu leur interdisait d’en manger c’était afin de pouvoir demeurer supérieur à eux.

      Je me suis penchée sur cet phrase de la bible, puisque tout porte à croire que Dieu au contraire aurait dû inciter les hommes à discerner le bien du mal. Mais en fait, que l’on soit croyant ou athée, cette phrase de la bible est un enseignement qui se vérifie car dès que l’on fait un choix (connaissance du bien et du mal) avec pour motivation l’orgueil et l’envie de grandeur (ce qui a motivé Adam et Eve à vouloir les connaître), quel que soit le choix exercé (bien ou mal) il devient source de mal quand on y réfléchit. Il fait naître en plus le doute et la dualité de l’être (et des êtres) qui s’avèrent un enfer pour l’esprit. A n’en pas douter, du point de vue de la foi, l’homme a renoncé à la sagesse lorsqu’il a élu l’orgueil.

      Sans la foi on peut vérifier aussi que c’est exact:)

      La Syrie est enfoncée dans une confusion totale. Il appert qu’Assad a pour effet de susciter cette confusion et il s’accroche au pouvoir malgré les exactions et le chaos que sa politique et sa présence ont fait croître. Il détenait possiblement la solution à ce chaos, mais il ne semblait pas disposé à l’appliquer. Maintenant, il est moins sûr qu’il porte la solution qu’il a évité de mettre en place car son pays est désormais livré au désordre le plus complet. A ce niveau, même en supposant qu’il ne soit pas un dictateur, le peuple qu’il dirige meurt tout de même et ses attaquants se multiplient. Son seul combat devrait être l’EI mais son pays est divisé, ce qui rend ce combat particulièrement compliqué. On pourrait dire que son peuple, celui qui n’est pas armé, est livré à toutes formes de violences. L’autre peuple aussi mais on peut penser qu’armé et remonté, il puisse mieux l’assumer.

      Il n’y a pas de jolies guerres ça c’est sûr.

      Elyan

  4. avatar

    Ce qui m’étonne le plus de nos jours est qu’on oublie complètement la qualité de vie à laquelle on était parvenu et qui existait en Syrie avant 2011; en éducation, en logement sociaux en liberté des femmes ect. Ce n’était pas le Pérou mais tous ceux qui visitèrent le pays à l’époque étaient étonnés positivement. La même chose existait en Libye. C’est cela qui m’attriste; pas ce qui est présenté comme défense par chacune des positions politiques en confrontation. Que l’une ou l,autre ait raison m’importe assez peu. Ce qui me semble important ce sont les bombes, les meurtres etc perpétrés des deux côtés. Le mot « Tyran » nous fait peur à nous; mais on oublie qu’un bon Tyran est préférable à un démocrate véreux.

    Enfin; c’est mon opinion qui ne vaut que ce qu’elle vaut.

    Amicalement

  5. avatar

    Ce qui m’étonne le plus de nos jours est qu’on oublie complètement la qualité de vie à laquelle on était parvenu et qui existait en Syrie avant 2011; en éducation, en logement sociaux en liberté des femmes ect.

    le shah d’iran avait fait pareil : mais vous semblez ignorer totalement que les deux étaient des dictateurs, le premier avec la savent, terrible et le second avec la police de son père : bref vous vous bercez de nostalgie à la Paris-Match, genre c’était mieux avant. C’était mieux pour les plus riches seulement. Les autres n’ont toujours pas vu le changement aujourd’hui encore…

    En somme; vous êtes resté superficiel, en bon touriste…

    quant à votre phrase « mais on oublie qu’un bon Tyran est préférable à un démocrate véreux », vous auriez pu nous l’éviter. Ou alors vous ne connaissez pas le sens du premier mot…`

    « Un tyran (du grec ancien ???????? / túrannos), désigne dans l’Antiquité grecque un individu disposant d’un pouvoir absolu, après s’en être emparé de façon illégitime. »

    merci de taxer Bachar de tyran…

    Le président syrien n’est pas seulement le plus grand meurtrier de masse du début du XXIe siècle, il a aussi inventé un style inédit de dictature. Rarement on aura vu un tel détachement dans la cruauté, un tel déni dans la férocité. Même s’il a espacé ses apparitions publiques et télévisées, déjà rares, Bachar Al-Assad ne s’est jamais départi de son calme un peu sentencieux de premier de la classe. Il continue de parler de son pays comme s’il s’agissait d’une contrée exotique. Et de l’exercice du pouvoir, comme si c’était une dissertation. Comme s’il n’était pas impliqué, comme s’il s’agissait d’un autre.

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/12/21/m-magazine-bachar-al-assad-le-tyran_1808449_3218.html#3gJWgbWPvZWO0V9M.99

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    lire la Savak comme police du shah et non « savent »

    http://fr.wikipedia.org/wiki/SAVAK

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    Gaëtan Pelletier

    Je dois être touriste et superficiel moi aussi…
    À qui donc appartient la mission d’aller déloger les tyrans et « instaurer » la démocratie, ou tenter de, en foutant le bordel dans plusieurs pays? Kadhafi a été supprimé. Il a tout de même été un révolutionnaire et … socialiste. Même de force 🙂 Et la qualité de vie en Libye était semble-t-il remarquable… Sauf le reste..

    Et l’Irak? En 1991, autant de bombes que l’Allemagne de 39 à 45…. Des milliers de victimes civiles. Et aujourd’hui?
    Pourquoi ne pas aller implanter la démocratie en Corée du Nord? Kim Jon-un est visiblement un gamin qui n’hésite pas à se débarrasser de ses proches et de ses lointains.
    Il y a l’Iran qui résiste… Le Shah est sorti du sac…

    Il reste encore Cuba. Abandonné par l’U.R.S.S. Avec un peuple crevant de faim au début des années 90.
    Il nous reste la démocratie à la Harper…
    Et aux U.S.A. celle de…