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Texte paru en 2014 : A l’origine des attaques au gaz en Syrie… la guerre Iran-Irak (c)

Le troisième volet, proposé dès février 2014 sur Agoravox… et refusé, bien entendu….puis paru ici et charclé lors du passage chez un autre provider contient des révélations étonnantes. Dans notre enquête sur les armes de Bachar el Assad, voici en effet qu’un autre larron entre en piste. L’homme se cachait derrière les ventes de matériel à Saddam Hussein, et il était… chilien. C’est un des pans peu connus de la période, pendant laquelle le dictateur irakien s’est bel et bien fourni auprès des américains, en armes diverses, via ce personnage particulier, y compris des armes bactériologiques dont la vente avait été autorisée par le Congrès ou des bombes « air-fuel » comme celles qui ravagent aujourd’hui la Syrie. Le secret de la réticence américaine à intervenir dans le pays se cache là aussi : car ils savaient très bien sur quoi tomber, les américains, ayant eux-mêmes fourni ce genre d’armes pendant des années ! En prime, notre revendeur est aussi à l’origine d’une arme spéciale à sous-munitions, fort semblable elle aussi à celles larguées par Bachar el Assad sur son propre peuple. Comme le sont aussi les obus retrouvés, eux aussi capables de conenir du sarin, et dont les vecteurs sont de bien classiques lance-fusées d’origine soviétique ; dont les américains avaient assuré la maintenance chez Saddam Hussein, via leurs fournisseurs égyptiens. Bref, les armes de Bachar cachent une histoire… terrible.

cardoen_pub1-fa815LA CIA a aussi fait acheter autre chose à Saddam Hussein. L’auteur décrivant les activités de la CIA en Irak ajoutant plus loin que les USA ont ainsi revendu des armes israéliennes ou égyptiennes et un type d’arme en particulier, via un intrermédiaire chilien bien « pratique » pour servir de paravent aux américains, sans que l’on puisse remonter jusque Reagan. L’homme avait un autre moyen de mettre fin aux vagues d’assaut iraniennes :  » la simple demande à un tiers de réaliser une action ne constitue pas une « action secrète, » et, par conséquent, il n’est nécessaire pas au président d’en rendre compte au Congrès. L’offre de Cardoen de bombes à dispersion, qui ont été équipés pour une utilisation sur du matériel soviétique, français ou des aéronefs de l’OTAN était une simple extension de la politique d’aide à l’Irak des Etats-Unis, par tous les moyens légaux afin d’éviter une victoire iranienne ». Le dénommé « Cardoen » étant un vendeur d’armes chilien, un industriel ayant plusieurs casquettes et activités, installé en Californie sous couvert d’être vigneron (il y vendait du « Vina Tarapaca », produit sur ses 1 052 acres de terrain, son histoire sidérante est lisible ici).. cardoen_bomb-2293aL’histoire du fournisseur principal d’armes de Saddam est en effet « savoureuse » : « les Chiliens plaisantent souvent en disant que leur industrie de la défense a été fondée par le sénateur Edward Kennedy du Massachusetts. En 1976, Kennedy a réussi à faire passer une loi qui interdisait aux États-Unis de vendre des armes à violateurs des droits de l’homme, y compris le Chili, qui en 1973 avait été repris dans le coup d’Etat militaire sanglant du général Augusto Pinochet. Sans accès au plus grand supermarché d’armes du monde, le Chili était vulnérable dans les années 70 aux attaques de deux voisins hostiles, l’Argentine et le Pérou. Par conséquent, l’armée chilienne a été à la recherche de fournisseurs nationaux, y compris Cardoen, qui à l’époque dirigeait une petite entreprise minière d’explosifs à Iquique ». cardoen_brevet-58fbfC‘est lui qui servira principalement d’intermédiaire avec Saddam Hussein, comme on peut le voir en photo…. L’homme, associé au sénateur (démocrate) Robert Graham et à David Chalmers Jr, le fils d’une famille de pétroliers (il sera inculpé en 2005 !), et le terrible Raul Montecinos, un ancien colonel de l’armée chilienne, avait en effet une spécialité : les armes bricolées sur place vendues à un prix imbattable : « en 1984, Industrias Cardoen avait développé une arme dévastatrice à bas coût qui allait devenir son best-seller. La bombe à fragmentation Cardoen pesait 500 livres et ressemblai à une longue boîte. Après avoir chuté d’un avion, elle ouvrait un clapet dans les airs et dispersait 240 bombes à de la taille d’une canette de soda sur une zone de la taille de plusieurs terrains de football, pulvérisant n’importe quoi dans la zone. C’était l’engin déal pour la lutte contre les fameux « vagues humaines » des attaques de l’Iran, où ils essayaient de submerger les Irakiens en envoyant vagues sur vagues de soldats. De 1984 à 1988, Industrias Cardoen a vendu pour plus de 200 millions de dollars d’armes à l’Irak. » Une bombe dont le corps pouvait alternativement contenir des clusters… ou devenir le support d’une FAE (ici une bombe russe et une FAE côte à côte). La CIA avait trouvé son vecteur idéal pour anéantir les troupes kamikazes iraniennes et sauver L’Irak !!!

 

cardoen-helo-s-1eb9cOr des bombes « cluster », de ce type ont été larguées également en masse en Syrie, elles aussi. Cardoen, lui aussi, avait déposé un brevet en 1988 pour sa bombe....pourtant copiée et devenue RBK-250 chez les russes… la même que celles trouvées en Syrie, là encore. Il faisait aussi dans la bombe au phosphore, à partir de sa société…. d’allumettes, « Fosforos », achetée à la « Swedish Match Company » ! Ses bombes incendiaires étaient « dopées » au zirconium , acheté à la société Teledyne Wah Chang Albany (“TWCA”) ! Enhardi par le succès et la fortune, il s’était même lancé dans la fabrication d’un hélicoptère de combat à partir du modèle LongRanger III !  A bien l’examiner, on s’aperçoit qu’il ressemble fort à des projets… iraniens !!! Or Cardoen, manifestement, avait donc aussi touché aux fameuses bombes à gaz : « la réunion d’août 1988, nous a rappelé comment Cardoen envoyait les produits chimiques fabriqués à Santiago et au Paraguay, ainsi que les bombe cluster de fabrication allemande importés par Barbouti, à Bagdad par lesavions-cargos 747 d’ Iraqi Airways. Unknown-33-a2a36 Les caisses contenant les produits chimiques et les clusters étaient ouvertement visibles sur le tarmac de l’aéroport de Santiago, avec des étiquettes tout à fait claires indiquant qu’elles étaient pour êtres expédiées en Irak. Cardoen utilisait les banques américaines telles que la Banque National Valley en Arizona pour aider à financer ses ventes. Il utilisait aussi une usine à Boca Raton, en Floride, pour obtenir des matières premières pour sa fabrication de produits chimiques. Nous savions aussi qu’Alan Sanders avait fourni des plans de bombes à fragmentation à Cardoen, via la Société Gamma aux États-Unis, et que la CIA lui avait vendu les fusées de déclenchement pour les bombes à fragmentation de Cardoen, » précise « American Buddah »…

 

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Or, et c’est à noter, Cardoen avait tâté aussi des « bombes à air » (Fuel Air Explosives ») selon sa biographie officielle : « en accord avec ses origines en tant que fabricant d’explosifs, Cardoen produit trois types de charges de démolition et une série de détonateurs et de torpilles Bangalore, en plus de trois types de grenades à main, deux types de mines antipersonnel, et une mine antichar. La société produit également des roquettes balistiques de 70 mm, des bombes de 300 kg à fragmentation, et trois types de bombes d’avions à usage général. Des expériences avec des bombes à air auraient été effectuées dans la zone de test de la société dans le désert d’Atacama« . Cardoen avait tâté lui aussi aux « FAE » !!! cardoen_helio-87549Un industriel chilien qui avait servi de paravent à la CIA, et y gagnera plus tard une bienveillante sollicitude : quand on découvrira son rôle, une fois qu’il aura regagné son pays natal, enrichi par ses trafics, aucun juge américain ne cherchera à le faire extrader. Pour services rendus, en quelque sorte. Une diffusion télévisuelle de 1991 avait cité brivèvement aux Etats-Unis le rôle de Robert Gates dans ces contacts : elle avait vite été retirée du circtuit, dénonçait un spécialiste : « ‘le lendemain de cette émission , nous avons signalé que la source du Sénat qui nous avait parlé de l’opération secrète de la CIA avait appelé pour me dire qu’il s’était trompé, qu’aucune opération avait été autorisée. Nous avons laissé de côté, donc, l’allégation selon laquelle M. Gates avait personnellement rencontré le marchand d’armes chilien Carlos Cardoen, qui était l’un des plus grands expéditeurs d’armes à l’Irak dans le monde, et que Gates avait été intimement impliqué dans le transfert d’armes et de technologie à l’Irak. Comme nous vous l’ai dit à l’époque, la Maison Blanche a nié l’accusation, et ils nient toujours catégoriquement :  » M. Gates n’a jamais rencontré Carlos Cardoen. » A ce jour, nos sources – trois d’entre elles – insistent en affirmant et maintenant que les allégations prononcées sont vraies. Ce que nous avons appris, cependant, dans les rapports que nous avons fait au cours des deux derniers mois, n’a pas réussi à produire des informations supplémentaires spécifiques impliquant directement, Robert Gates. Avec la carrière actuelle d’un homme dans la balance, ce devrait être dit«  (à ce moment-là il était pressenti pour devenir responsable de la Défense). S’il y avait sur terre un homme au courant, au sujet des bombes de type Slufae de Cardoen utilisées par Saddam Hussein, via la CIA, c’était donc pourtant bien Robert Gates. gates-04683Et s’il y en a un autre au courant, et pour cause, c’est l’espion Jonathan Pollard, qui a pu le confirmer (ce qui explique aussi pourquoi il n’est pas question de le relâcher !). Ce bon « Bob » avait un côté sombre bien dissimulé… « Ari Ben-Menashe, un ex du renseignement israélien, fait partie d’un « consortium » de témoins qui appuient les conclusions du rapport russe. Ben-Menashe avait fourni des comptes rendus détaillés sur la participation de Robert Gates aux intrigues précédant l’élection de Ronald Reagan à la présidence américaine. Celui qui a travaillé pour le renseignement militaire israélien de 1977 à 1987 avait déclaré lors d’une entrevue accordée à l’émission Frontline, du réseau PBS, que Gates avait pris part à des réunions secrètes entre dignitaires iraniens et des membres du Parti républicain, en octobre 1980. À l’époque, Ben-Menashe était en prison à New York pour avoir tenté de vendre des avions cargos à l’Iran. Il avait plus tard été libéré de ces accusations. Menashe est allé plus loin en ajoutant qu’il avait lui-même transporté à Miami une valise pleine d’argent comptant au début de 1981, argent qui avait servi à payer les intermédiaires engagés dans les négociations clandestines. Toujours selon Ben-Menashe, en 1986, Gates aurait rencontré le Chilien Carlos Cardoen, un fabricant d’armes qui a fourni des bombes à fragmentation et des armes chimiques à l’armée de Saddam Hussein. Ces propos ont été corroborés, entre autres, par Richard Babayan, un exilé iranien qui travaillait à l’époque pour l’Irak », rappelle « Liste Noire », confirmant bien les « armes chimiques » apportées par Cardoen  !

 

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Mais vous allez me dire qu’il manque un élément : comment serait-on passé des bombes vendues à Saddam à celles reproduites plus tard par l’Iran ? Je vous l’ai dit, les tirs de FAE nécessitent d’être prêt des cibles (quelques kilomètres seulement) comme on l’a vu en Syrie). Une offensive subite des iraniens aurait pu se saisir des engins de Cardoen, ou recupérer les enveloppes de cluster non explosées. La méthode de recyclage des camions lance-roquettes égyptiens réutilisés par les israéliens après leurs saisies de 1967. Mais il y a plus simple ; dans une interview de janvier 2007il expliquait comment l’Iran s’était emparé de sa technologie : « mais c’ est peut-être, un homme intéressant. Est-il pour autant un homme honorable, même, comme il l’affirme dans cette interview à Radio Cooperativa de l’année dernière où Il accuse Pinochet d’avoir donné l’autorisation à la fabrication d’armes et l’agence d’approvisionnement (FAMAE) du gouvernement, de faire des copies illicites de ses bombes, et de les vendre à l’Iran. La raison de la vente à l’Iran, « selon lui, tout porte à croire que Pinochet, en autorisant la vente d’armes à l’Iran l’avait fait avec des incitations économiques. Des commissions ». Elles étaient mauvaises, et selon Cardoen, ont donné lieu à un dysfonctionnement au cours d’un essai, l’explosion peu après le déploiement qui a tué un célèbre pilote de chasse iranien et détruit l’avion de chasse F-5″. On n’est pas obligé de le croire : cela ressemble trop à quelqu’un cherchant à se disculper de ce qu’il a pu faire lui-même. Sans trop de scrupules, la technologie des bombes cluster et FAE de Cardoen auraient été vendus à l’Iran par lui-même : comme on l’a vu, de toute façon le premier brevet des FAE était… américain. Aujourd’hui, le stock de bombes à sous-munitions chiliens semble avoir été éliminé mais il a posé problème pour sa destruction en 2002-2003 : on a répertorié 123 443 mines stockées dans 37 sites différents.

 

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moyle-83eb1Les américains savaient donc, pour l’usage des gaz en Irak et des divers supports qui auraient pu les transporter... comme ils savaient aujourd’hui pour le même usage en Syrie, où l’on retrouve ou redécouvre les mêmes usages et les mêmes techniques. L’arme étrange montrée par les militaires de Bachar e-Assad est effectivement et sans aucun doute la même engin que celui du brevet déposé aux USA le 18 juin 1981 par… trois américains, Michael H. Aley, James A. BowenCecil A. Glass ! Mais le rôle de la CIA en Irak ne devait pas se savoir, et celui du rôle de Cardoen menant aux bombes FAE encore davantage. Des hommes vont y laisser la vie. Le 31 mars 1990, Silvia Cabrera retrouvait dans la chambre 406 de l’hôtel Carrera à Santiago au Chli, le corps du journaliste Jonathan Moyle, ancien pilote de la RAF, travaillant au magazine Helicopter World.pc-7-b1b60 Il avait tout découvert, sur Cardoen, et s’apprêtait à faire des révélations importantes ; sur l’implication américaine en Irak, et sur l’industriel Cardoen, après avoir interviewé des membres de l’armée chillienne (le Chili utilisant aussi un Pilatus PC-7 militarisable). Ce qui tombait mal pour la stratégie de Georges Bush (père) qui s’apprêtait à lancer l’opération Desert Storm, Saddam étant tombé dans le piège d’April Glaspie (qui lui avait laissé comprendre que les Etats-Unis ne réagiraient pas s’il envahissait le Koweit !). Trop risqué aussi, pour la réputation des Etats-Unis, d’avouer que l’une des toutes premières attaques de l’opération Desert Storm viserait une des usines de fabrication de bombes installée par Cardoen en Irak, en effet (on effaçait de cette manière toute preuve d’implication au passage) !!! Le bilan était facile à faire : sachant aussi que l’attaque de 1988 sur Halabja a été faite avec des avions rachetés aux français, c’est implicitement reconnaître que les USA savaient, et on aidé Saddam Hussein à gazer ses kurdes.

 

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obus_2_aout_Khalidiya_Homs_-199c1Quand bien même les roquettes SLUFAE n’auraient pas été utllisées (ici pourtant une roquette de ce type, presqu’intacte, tombée le 2 août 2013 à Khalidiya près de Homs), un autre engin aurait pu obtenir le même résultat, en effet. un engin auquel s’intéresse depuis peu l’armée française  : «  Les militaires ont mis au point differents procedes d’emploi des armes chimiques » annoncait le quotidien L’Humanité Des avions peuvent larguer sous forme de bombes ou par épandage. L’artillerie peut tirer sous forme d’obus 155 milimetres. La rumeur de Tarbes fait état à leur sujet d’une commande de 300 000 unites qui aurait été passée a la societe Luchaire, ce  qui ne surement pas sans rapport avec la-récente flambée du cours de l’action Luchaire en bourse. Mais les militaires vont prochainement disposer d’un moyen de mettre en œuvre la mort chimique avec le lance-roquettes multiple (LRM). L’engin a été adopté et développé aux Etats-Unis. Monté sur un chassis chenille Bradley M270, il est capable de tirer douze roquettes de 222 milimetres en 60 secondes a près de 40 kilometres. LRM_irak-515d9C’est en 1984 que le LRM a fait son apparition dans le budget frangais de la Defense avec l’inscription de 42.5 millions de francs d’autorisations de programme (AR) (…) Or, le mode de l’utilisation de la roquette selon l’Humanité emportera dans ses flancs des sous munitions chimiques qu’elle largue au dessus de l’objectif « ... le fameux M-270, dont la base est la même que celle du lance-SUFLAE, pouvait en groupe arroser un espace phénoménal : « une seule batterie de 9 lanceurs peut en une minute tirer une salve de 108 roquettes portant 69 000 grenades capables de neutraliser 700 hectares de terrain ».

1960s-military-parade-in-cairo-f144cEn Irak, aidé par le « Bear Spares » on retrouvera un nombre important de lance-roquettes tchèques équivalents, tel un lance-roquettes multiple tchèque Vz.51 de 130 mm, monté le plus souvent sur un châssis de Praga V3S, entretenu lui aussi avec le programme « Bear Spares » !!! Les mêmes que les BM-24 égyptiens saisis par les isréliens (c’est en effet un Czech M51 (vz.51) de 130 mm MRL sur un Praga V3S qui parade ici à gauche en photo au Caire, dans les années 60) ! Saddam avait largement eu de quoi faire dans l’attaque au gaz, sarin ou attaquant les centres nerveux ! Les USA l’y avaient bien aidé !!! Le régime avait aussi des LRM soviétique BM-14-17, LRM_14-17-3e5e3dont des vestiges ont été aussi retrouvés ces derniers temps et comme par hasard en Syrie : « les débris d’obus retrouvés par les inspecteurs de l’Onu dans la banlieue de Damas sont des munitions de lance-roquettes multiples (LRM) soviétiques, depuis longtemps retirés de l’armée syrienne, a déclaré à RIA Novosti Rouslan Poukhov, directeur du Centre d’analyse stratégique et technologique. Ils sont vraisemblablement le fruit de la transformation bricolée d’un ancien projectile pour en faire une munition chimique ».

Si RIA Novosti le dit, c’est qu’on peut y croire cette fois, car ce n’est pas le genre d’aveu que l’agence pro-russe fait souvent (*) !!! USSR_140mm_CW_warhead-08d14 « Le premier projectile est facilement reconnaissable et il est cité dans le rapport : il s’agit d’un obus de 140 mm de série M-14 de l’ancien LRM soviétique BM-14-17 un modèle de 1952. Le chiffre 179 qui apparaît à deux reprises sur la munition représente le numéro de l’usine 179 de Novossibirsk Sibselmach, l’un des principaux fabricants soviétiques de missiles non guidés. Et l’indice 4-67-179 se décrypte comme la 4ème partie de l’année 1967 sortie par l’usine 179″, a déclaré Poukhov. » Un détail intéressant, qui signifierait aussi que Bachar el-Assad est aussi aux abois, question… matériel, et se retrouve à puiser dans de très vieux stocks… (quand il ne recopie pas des vieux brevets) Ceux, assez incroyables, qu’avait accumulé son propre père !!! De vieux obus… au sarin, déclarés comme tels lors de la réunion houleuse de l’ONU du 17 septembre 2013….

hama-a224dHama en 1982, alors que la guerre Iran-Irak battait son plein, Hafez el-Assad, père de Bachar, écrasait déjà son peuple… avec les mêmes méthodes qu’aujourd’hui son fils.  « Pendant quatre semaines, la ville est en état de siège, pilonnée quotidiennement. Aucun habitant ne peut en sortir. Les témoins décriront des scènes de viols, des exécutions sommaires dans des stades ; des cadavres jonchent les rues, des pelleteuses creusent des fosses communes. Les deux tiers de la ville sont détruits. Pratiquement aucune famille de Hama n’est épargnée par la tuerie ». A ce jour, on n’a toujours pas la preuve formelle qu’à Hama Hafez el-Assad ait pu faire dans l’arme chimique. Mais la boucherie d’Hama, elle, est indubitable, et celle qu’effectue son propre fils en prend le même chemin horrible  ! Quant à Carlos Cardoen, aujourd’hui âgé de 73 ans, tout va bien pour lui, il n’a toujours pas été poursuivi dans son pays, s’est lancé dans le jus de fruits, tout en fabriquant l’APC Swiss Mowag Piranha 6×6 et le VTP-1 Orca 6×6, le BMS-1 Alacrán, un half-track (plutôt rustique) doté d’un lanceur de roquettes de 70-mm LAU-97, a fondé et inauguré un musée d’histoire naturelle à Vichuquén, et il fait même des conférences ou des interviews dans lesquelles il se vante d’avoir inventé la bombe à fragmentation (« bomba de racimo » en chilien). S’il se maintient au pouvoir, Bachar el-Assad devrait songer à lui élever une statue… en 2006, Cardoen, qui ne quitte plus son poncho national depuis, a été nommé « chilien le plus connu »… par un consortium industriel respecté là-bas (celui du sucre). Viktor Bout, lui, est toujours en prison… pour 25 ans.

PS : aux dernières nouvelles en ce début février, Bachar el-Assad n’avait fait détruire que 5% seulement de son stock d’armes chimiques….

IDF engineers corp soldiers prepare for another incursion into Lebanon at the north border near the Rosh Hanikra border crossing point in Israel, on Wednesday, July 19, 2006.
IDF engineers corp soldiers prepare for another incursion into Lebanon at the north border near the Rosh Hanikra border crossing point in Israel, on Wednesday, July 19, 2006.

(*) Si d’aucuns pensent que les matériels pourraient aussi être russes, il faut savoir que oui, la Russie a utlisé ces techniques, mais en Tchétchénie, sous la forme d’un char ressemblant aussi au projet de lanceur Slufae : appelé étrangement « Pinocchio » TOS-1, ou Buratino, l‘engin est en effet un lance roquette de portée moyenne, 3 500 m, mais que n’a pas acheté la Syrie. Il ressemble surtout au second modèle de SLUFAE américain avec ces roquettes regroupées dans une boîte parallépipédique (preuve que l’engin n’a pas été abandonné !). Quant aux israéliens, ils ne sont pas en reste aussi avec une copie du Slufae, construit par RAFAEL, appelé « Carpet«  et dont les énormes obus en forme de fûts ont été souvent montrés dans les mains des soldats israéliens, alors que leur portée est aussi faible que le tout premier Slufae américain : à peine 165 m.

http://www.centpapiers.com/texte-paru-2014-a-lorigine-attaques-gaz-syrie-guerre-iran-irak-a/

http://www.centpapiers.com/texte-paru-2014-a-lorigine-attaques-gaz-syrie-guerre-iran-irak-b/

 

-Le rapport de l’ONU sur les bombardements chimiques en Syrie :

https://unoda-web.s3.amazonaws.com/wp-content/uploads/2013/12/report.pdf

 

-les photos :

http://imgur.com/a/1nziC#IBMoG0v

 

-le rapport de Richard M.Lloyd

http://graphics8.nytimes.com/packages/pdf/world/syria/Lloyd_warhead.pdf

 

-l’annonce de l’ingérence de la CIA auprès de Saddam Hussein

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2013/08/26/secret-defense-la-cia-a-aide-sadam-hussein-a-gazer-les-troupes-iraniennes/

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