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Tableau noir d’un monde fou

Cartographie sur tableau noir

 

Des dizaines d’années passées déjà et on vous dit encore jeune, foutaise  ! On n’a pas l’âge de ses artères. Dehors le vent souffle et la pluie tombe en biais, chahutant les feuilles de mon figuier et courbant les haies des troènes vieillissants. Une courte mais violente grêle a lacéré les raisins de ma vigne et des grappes entières se vautrent dans la boue. Le climat se dérègle et part en couille c’est une évidence, pas besoin d’être un expert pour s’apercevoir que, quel que soit les saisons les thermomètres s’affolent à la hausse ou à la baisse et les baromètres ont la danse de Saint-Guy. Dans les villes les pics de pollution battent des records d’année en année, mais ce n’est pas grave citoyens, triez vos déchets et faites de la permaculture  !

En France tout va très bien, d’ailleurs on vous le dit à la télé. Les politiques vont en prison après avoir tapé dans la caisse ou donnent des ordres et des conseils du haut de leurs estrades. La justice et la police sont aux services exclusifs des maitres qui ont pris le contrôle des institutions. La plupart des policiers sont des larbins. Ils se sentent bien dans leur uniforme et ils peuvent se défouler sur les gilets jaunes, cette bande de salauds qui réclame de quoi bouffer et vivre décemment de leur boulot.  Désolé Monsieur, comprenez nous Monsieur ce sont les ordres…

Quant aux dirigeants, ils modernisent disent-ils ou ils réforment. Réforme, méforme ou déforme serait plutôt le terme exact quand on tire la qualité de vie vers le bas, quand on casse les acquis sociaux, quand on détruit la santé, l’éducation et le logement. Tout s’achète tout se vend. Ce qui n’a aucune valeur marchande n’a aucun intérêt, car une finance crétine et absurde gouverne une planète devenue folle. Sur le bûcher des vanités trônent des banquiers et hommes d’affaires mégalomanes obnubilés par le profit, le toujours plus et encore. Ils n’en ont jamais assez, des psychopathes de l’avoir  ! Bientôt, ce qu’ils perdront dans les flammes de leurs folies on le retrouvera dans les cendres de nos regrets.

Un milliard trois cents millions d’Indiens, plus d’un milliard quatre cents millions de Chinois et un milliard deux cents millions d’Africains et, sous peu, une population mondiale de dix milliards d’individus à nourrir, habiller, loger etc… Les États-Unis, ce beau pays qui depuis plus d’un siècle déclenche des guerres un peu partout sur la planète sont en finale pour les tirs au but avec l’Iran, le match va démarrer sous peu entrainant dans la mêlée d’autres équipes dans un bordel général. La forêt amazonienne flambe, les usines déversent leurs produits toxiques dans les rivières et les fleuves, un sixième continent de plastique flotte sur les mers mais ce soir il y a la dernière saison de Game of trône à la télé alors, faites pas chiez  !

Les religions et autres sectes ont le vent en poupe, chaque adhérent à raison et tous les autres ont tort, Allah est grand, Jéhovah est le seul Dieu, le Christ est en congé et Krisna et Vishnou sont en bateau, va savoir lequel va tomber à l’eau… Des connasses revendiquent le droit de se déguiser en Belphégor tandis que d’autres, les seins nus vont pisser dans les églises, c’est encourageant, de tous côtés la connerie progresse  ! Surtout, ne protestez pas, ne vous plaignez pas, car vous seriez un pessimiste, un mauvais coucheur. Ne critiquez rien ni personne, car vous seriez taxé soit de populiste, de machiste, d’homophobe, d’antisémite, de raciste ou je ne sais quelle autre connerie du même genre  !

Le cauchemar est en marche forcée. La politique de l’autruche est de rigueur, le nez dans le sable ou la tête dans le cul. Est-ce de la négligence, de l’incompétence ou du sauve qui peut et moi d’abord et après on verra  ? Quelle importance après tout, tout ce qui a commencé doit finir et le seul problème le jour de la fin de ce monde, se sera le parking et souriez car, jusqu’au dernier instant, il y aura encore des cons pour vous installer des parcmètres…  !

Voilà, maintenant l’orage est épuisé. Un soleil fainéant cherche à balayer les derniers cumulus d’un ciel de traine. La terre commence à fumer et les herbes crâneuses font briller leur parure de rosée. Les arbres finissent de pleurer les feuilles jaunies et des mini torrents chargés de limon se suicident dans les caniveaux. Quelle que soit la juste violence de la nature, elle n’atteindra jamais le degré imbécile d’une civilisation qui s’autodétruit…

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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