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Syst?me d’assurance maladie et soins de sant

Le syst?me d?assurance maladie ne r?pond pas aux besoins l?gitimes de soins de sant?, d?nonce l?Association m?dicale canadienne. Un diagnostic succinct qui a le m?rite de rappeler l?essentiel: la raison d??tre de cette immense machine est d?abord et avant tout de soigner des malades. Et sur ce point, de grands pans de l?organisation faillent ? la t?che.

L?AMC, qui regroupe plus de 72 000 m?decins, est tr?s pr?occup?e par l?explosion des co?ts de sant? publics. Le Qu?bec a ?t? la premi?re administration ? annoncer des mesures pour corriger la situation, souligne-t-elle dans son rapport publi? cette semaine.

L?AMC salue les nouvelles sources de financement annonc?es dans le dernier budget, comme la contribution individuelle, qui passera graduellement de 25$ cette ann?e ? 200$ en 2012. A-t-elle bien lu ce document, qui justifie ces mesures en disant que ?le gouvernement entend prot?ger la qualit? et l?accessibilit? des services de sant??. Le niveau d?accessibilit? des r?gimes publics canadiens est pourtant l?un des principaux ?l?ments que l?association d?nonce dans son pav?. Si Qu?bec n?a pas d?objectifs plus ambitieux que de le maintenir en l??tat, il n?y a pas de quoi l?en f?liciter.

Le probl?me, c?est que le principal accomplissement du gestionnaire public (?lus et fonctionnaires confondus) au cours des 10 ? 15 derni?res ann?es n?est pas son efficacit? ? servir les assur?s, mais le relatif contr?le qu?il exerce sur ses co?ts? en limitant l?offre des soins. Bien s?r, on ne refuse personne. Chaque patient finira par recevoir ce qui est pr?vu au r?gime ? s?il ne va pas au priv? avant. Mais le d?bit ralenti de l?assureur public contribue grandement ? limiter ses d?penses annuelles.

Et lorsqu?il am?liore la cadence d?un service, g?n?ralement en r?action ? une crise, on peut s?attendre ? des effets ind?sirables ailleurs. Depuis qu?on donne la priorit? aux proth?ses de la hanche et du genou, les chirurgiens orthop?diques ont moins de temps pour d?autres op?rations, comme les ?paules. Le minist?re de la Sant? assure que 93% de tous les types d?interventions sont maintenant effectu?es en six mois. Ils peuvent remercier les m?decins qui limitent d?eux-m?mes leur liste d?attente ? trois ou six mois au lieu d?y inscrire tous les patients qu?on dirige vers eux.

Le gestionnaire public a aussi ?chou? ? attirer et retenir son personnel cl?: les infirmi?res. Ce qui, comme on le sait, restreint consid?rablement la productivit? des h?pitaux et des m?decins. Le Qu?bec compte pourtant 13% plus d?infirmi?res qu?en 2001-2002. Mais seulement 83% d?entre elles travaillent dans le r?seau public, contre 86,8% auparavant. Par contre, plus de 5% travaillent maintenant pour une agence, soit deux fois plus qu?avant.

Le syst?me doit se recentrer sur sa mission fondamentale, qui est de fournir des soins aux assur?s. Les priorit?s de gestion s?imposeront d?elles-m?mes? et l?on s?apercevra sans doute que les besoins en personnel administratif sont beaucoup moins importants qu?on ne le pensait.

Syst?me indigeste - Ariane Krol - La Presse ? 5 ao?t 2010

J?aime le dernier paragraphe: ?? on s?apercevra sans doute que les besoins en personnel ADMINISTRATIF sont beaucoup moins importants qu?on ne le pensait?

Tu m?en diras tant ! Personnellement j?aurais dit ?a autrement, comme vous vous en doutez mais bon? ils sont polis non ?

Il faudra plus pour faire bouger les choses. Qu?on appelle un chat ?un chat?.

Je le r?p?te car j?en suis t?moin r?guli?rement: il y a trop d?organismes, trop de personnel planifiant pour ce qu?il y a de personnel soignant. C?est en haut que ?a se passe, dans les bureaux, en petites r?unions, ou en voyage ? l??tranger pour soi-disant ?apprendre kekechose? et revenir offrir des services dont personne n?a besoin. Les patients eux sont chez eux ? attendre leur tour, ou en bas dans les salles d?attente. On ne les appelle pas ?patients? pour rien.

Le brassage de papiers, les conf?rences de presse, les rencontres sectorielles, le pelletage de nuages? (et j?en passe) n?ont jamais permis ? aucun canadien de recouvrer la sant?.

Alors qu?on n?gocie de peine et de mis?re des conditions de travail pour les infirmi?res, on embauche ? pleines portes des cadres et du personnel administratif. Et tout ?a pendant que chacun se demande o? trouver l?argent pour maintenir les services actuels.

Si les co?ts ne cessent de grimper c?est que les priorit?s sont ajust?es ? la faveur du ?politique? et des lobbys jug?s plus rentables que la sant? d?une population qui, faut-il le rappeler, fait partie du G-8.

Des nominations partisanes, la multiplication et le d?doublement des entit?s administratives, on se croirait en pleine r?publique de bananes.

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