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Centpapiers

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    • Depuis 1998, survivante à un cancer du sein. Webmestre, passionnée d'informatique et de vérité, j'ai décidé de rassembler ces deux éléments afin de créer un espace public qui permette aux citoyens de s'informer et d'échanger au sujet de la santé. Alors que c'est dans l'intérêt de l'industrie pharmaceutique de nous garder dans l'ignorance (comme l'Église l'a fait en son temps), je propose une réflexion basée sur mon expérience et celle de nombreux autres lecteurs, aux prises avec un système qui veut «notre bien» et qui va l'avoir si on le laisse faire.

    Système d’assurance maladie et soins de santé

    18 octobre 2010 | 1 commentaire(s) | vu 1 229 fois

    Le système d’assurance maladie ne répond pas aux besoins légitimes de soins de santé, dénonce l’Association médicale canadienne. Un diagnostic succinct qui a le mérite de rappeler l’essentiel: la raison d’être de cette immense machine est d’abord et avant tout de soigner des malades. Et sur ce point, de grands pans de l’organisation faillent à la tâche.

    L’AMC, qui regroupe plus de 72 000 médecins, est très préoccupée par l’explosion des coûts de santé publics. Le Québec a été la première administration à annoncer des mesures pour corriger la situation, souligne-t-elle dans son rapport publié cette semaine.

    L’AMC salue les nouvelles sources de financement annoncées dans le dernier budget, comme la contribution individuelle, qui passera graduellement de 25$ cette année à 200$ en 2012. A-t-elle bien lu ce document, qui justifie ces mesures en disant que «le gouvernement entend protéger la qualité et l’accessibilité des services de santé». Le niveau d’accessibilité des régimes publics canadiens est pourtant l’un des principaux éléments que l’association dénonce dans son pavé. Si Québec n’a pas d’objectifs plus ambitieux que de le maintenir en l’état, il n’y a pas de quoi l’en féliciter.

    Le problème, c’est que le principal accomplissement du gestionnaire public (élus et fonctionnaires confondus) au cours des 10 à 15 dernières années n’est pas son efficacité à servir les assurés, mais le relatif contrôle qu’il exerce sur ses coûtsen limitant l’offre des soins. Bien sûr, on ne refuse personne. Chaque patient finira par recevoir ce qui est prévu au régime – s’il ne va pas au privé avant. Mais le débit ralenti de l’assureur public contribue grandement à limiter ses dépenses annuelles.

    Et lorsqu’il améliore la cadence d’un service, généralement en réaction à une crise, on peut s’attendre à des effets indésirables ailleurs. Depuis qu’on donne la priorité aux prothèses de la hanche et du genou, les chirurgiens orthopédiques ont moins de temps pour d’autres opérations, comme les épaules. Le ministère de la Santé assure que 93% de tous les types d’interventions sont maintenant effectuées en six mois. Ils peuvent remercier les médecins qui limitent d’eux-mêmes leur liste d’attente à trois ou six mois au lieu d’y inscrire tous les patients qu’on dirige vers eux.

    Le gestionnaire public a aussi échoué à attirer et retenir son personnel clé: les infirmières. Ce qui, comme on le sait, restreint considérablement la productivité des hôpitaux et des médecins. Le Québec compte pourtant 13% plus d’infirmières qu’en 2001-2002. Mais seulement 83% d’entre elles travaillent dans le réseau public, contre 86,8% auparavant. Par contre, plus de 5% travaillent maintenant pour une agence, soit deux fois plus qu’avant.

    Le système doit se recentrer sur sa mission fondamentale, qui est de fournir des soins aux assurés. Les priorités de gestion s’imposeront d’elles-mêmes… et l’on s’apercevra sans doute que les besoins en personnel administratif sont beaucoup moins importants qu’on ne le pensait.

    Système indigeste - Ariane Krol - La Presse – 5 août 2010

    J’aime le dernier paragraphe: «… on s’apercevra sans doute que les besoins en personnel ADMINISTRATIF sont beaucoup moins importants qu’on ne le pensait»

    Tu m’en diras tant ! Personnellement j’aurais dit ça autrement, comme vous vous en doutez mais bon… ils sont polis non ?

    Il faudra plus pour faire bouger les choses. Qu’on appelle un chat «un chat».

    Je le répète car j’en suis témoin régulièrement: il y a trop d’organismes, trop de personnel planifiant pour ce qu’il y a de personnel soignant. C’est en haut que ça se passe, dans les bureaux, en petites réunions, ou en voyage à l’étranger pour soi-disant «apprendre kekechose» et revenir offrir des services dont personne n’a besoin. Les patients eux sont chez eux à attendre leur tour, ou en bas dans les salles d’attente. On ne les appelle pas «patients» pour rien.

    Le brassage de papiers, les conférences de presse, les rencontres sectorielles, le pelletage de nuages… (et j’en passe) n’ont jamais permis à aucun canadien de recouvrer la santé.

    Alors qu’on négocie de peine et de misère des conditions de travail pour les infirmières, on embauche à pleines portes des cadres et du personnel administratif. Et tout ça pendant que chacun se demande où trouver l’argent pour maintenir les services actuels.

    Si les coûts ne cessent de grimper c’est que les priorités sont ajustées à la faveur du «politique» et des lobbys jugés plus rentables que la santé d’une population qui, faut-il le rappeler, fait partie du G-8.

    Des nominations partisanes, la multiplication et le dédoublement des entités administratives, on se croirait en pleine république de bananes.

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